Selon les estimations de Dataintelo (relayées par CNBC), le marché mondial des jeux vidéo d'occasion était évalué à 7,2 milliards de dollars l'année dernière, avec une prévision de croissance le portant à 13,8 milliards de dollars d'ici 2034. Les consoles représentaient 42,3 % du chiffre d'affaires de ce marché, l'Amérique du Nord en constituant la part la plus importante. Et comme on pouvait s'y attendre, GameStop et CEX dominaient le paysage concurrentiel en 2025.
Selon Dataintelo, ce marché de l'occasion a été stimulé par des préoccupations liées au coût des jeux (un point sur lequel nous sommes sans doute tous d'accord), par l'essor de la culture "retrogaming" et par ce que l'entreprise a qualifié de "transition du numérique vers le physique" dans le domaine du jeu vidéo.
Toutefois, la décision controversée de Sony d'abandonner les disques physiques pour les futurs jeux PlayStation menace de détruire ce marché. Kazunori Ito, directeur de la recherche sur les actions chez Morningstar, a effectivement déclaré à CNBC que le marché des jeux d'occasion allait "continuer à se réduire pour finir par disparaître". De son côté, Michael Pachter, directeur général de la planification stratégique chez Wedbush Securities, a affirmé, toujours à CNBC, que "la vente au détail physique de jeux vidéo [était] condamnée", alors même qu'historiquement, au moins un tiers des jeux étaient vendus d'occasion.
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L'association britannique ERA (Digital Entertainment and Retail Association) a de son côté qualifié la décision de Sony de "triomphe de la facilité pour l'entreprise au détriment du choix des consommateurs".
Dans un communiqué publié en ligne, Kim Bayley, la PDG de l'ERA, a indiqué que les données de l'association révèlent que 25 % des moins de 25 ans utilisent encore des disques pour jouer, et que ce format devrait rester une option aux côtés du numérique.
"L'annonce de PlayStation, selon laquelle les jeux majeurs ne seront plus disponibles sur disque, est un triomphe de la facilité pour l'entreprise au détriment du choix des consommateurs", a déclaré Mme Bayley.
"Chaque année, des millions de joueurs continuent d'acheter des copies physiques de leurs jeux car ils tiennent à la notion de véritable propriété. Un disque peut être partagé en famille, revendu, collectionné, conservé et, point crucial, utilisé encore des années plus tard. Une licence de téléchargement n'offre souvent aucune de ces libertés", rappelle-t-elle.
IGNFrance