On parle beaucoup des futures spécifications de la PlayStation 6, mais soyons réalistes deux minutes. La technologie actuelle atteint un plafond de verre, notamment au niveau du coût de la mémoire vive (RAM).
Est-ce qu'on a vraiment envie d'une PS6 avec 32 Go de RAM qui coûterait 800€ pour afficher trois brins d'herbe en plus ? Je ne crois pas. Il est temps pour Sony de revoir sa copie et de s'inspirer... d'Apple et des constructeurs de smartphones. Voici pourquoi l'avenir de PlayStation ne passe pas par une nouvelle génération, mais par une évolution continue.
Le mur technologique : La course à la puissance est finie
Le saut quantique qu'on a connu entre la PS1 et la PS2, ou même la PS3 et la PS4, c'est terminé. Aujourd'hui, doubler la RAM pour passer à 32 Go ou plus coûte une fortune pour un gain visuel qui devient marginal ("diminishing returns").
Plutôt que de nous sortir une PS6 qui ne sera qu'une "PS5 Pro Plus" vendue au prix fort, Sony devrait changer de paradigme. La technologie est là, mais elle doit être utilisée différemment.
La stratégie "Smartphone" : Une gamme, pas des générations
L'idée est simple : Arrêtons les cycles de 7 ans. Passons à des améliorations crédentielles tous les 3 ans, comme le font Samsung ou Apple.
Au lieu de tout raser pour repartir de zéro, Sony devrait structurer son offre sur trois piliers simultanés :
1. L'Entrée de gamme (PS "Nano") : On prend la puce de la PS5 actuelle, on miniaturise à l'extrême, on réduit la chauffe et surtout le prix. Une machine à 299€, parfaite pour le 1080p/60fps solide.
2. Le Milieu de gamme (PS Pro "Slim") : La technologie de la Pro actuelle, mais optimisée et moins chère. Le standard pour jouer en 1440p upscalé ou 4K dynamique.
3. Le Haut de gamme (PS Ultra) : C'est là que Sony peut se lâcher. Une machine au prix fort pour les passionnés, intégrant les dernières innovations (IA poussée, Ray Tracing complet) pour viser la 4K native à 120fps.
On arrête de réinventer la roue
Les joueurs d'aujourd'hui ont changé. Soyons honnêtes : la "magie" des nouvelles architectures, ça intéresse les ingénieurs. Les joueurs, eux, veulent de la performance pure.
Avec cette stratégie, les développeurs n'ont plus à apprendre une nouvelle console. Ils développent un jeu unique avec des presets graphiques (comme sur PC) :
• Low/Medium pour l'entrée de gamme (1080p/30-60fps).
• High pour le milieu de gamme.
• Ultra pour la machine premium (4K/120fps).
C'est une évolution logique. Les jeux tourneraient partout, votre bibliothèque serait éternelle, et chacun achèterait la puissance dont il a besoin (ou que son portefeuille permet). Si tu as une TV 1080p, tu prends la petite. Si tu as un OLED 4K 120Hz, tu prends l'Ultra.
Conclusion
Sony doit arrêter de courir après une "PS6" qui risque de décevoir par son rapport prix/puissance. L'avenir est à la scalabilité et à l'écosystème unifié.
Et vous, vous seriez prêts à abandonner le concept de "nouvelle console" pour des mises à jour matérielles plus régulières type iPhone ?