Premier gros AA de Game Freak, Beast of Reincarnation peut se définir comme un mélange de Nier Automata et de Stellar Blade.
Qualités
- La direction artistique
- L’alternance zones linéaires/ouvertes
- La feature de la liane
- Le système de combat
- Une bonne OST
Défauts
- Pas toujours fluide même sur PS5 Pro
- Bestiaire peu varié avec du recyclage de boss
- Des murs invisibles grossiers
- Devient globalement trop simple même en hard
- Narration mollassonne
La DA mélangeant du Nier Automata et du Princess Mononoké marche à merveille. Même si le type d’environnements varie peu avant le dernier tier du jeu (villes en ruines, zones forestières, montagne, etc...), chaque chapitre possède une idée propre qui permet de le différencier des autres. D’ailleurs, si le premier chapitre laisse penser que le jeu ne sera composé que de zones ouvertes, on aura en réalité quasiment autant de niveaux linéaires, avec tout de même son lot d’exploration, que de zones ouvertes.
En parlant d’exploration, j’ai beaucoup apprécié la mécanique nous permettant de créer des ponts et de s’élever avec la liane géante que crée l’héroïne grâce à ses cheveux.
Les combats à base de combo et de parry à la Sekiro/Stellar Blade avec une jauge à remplir pour lancer les attaques de votre loup sont assez fun, et l’OST très (trop) inspirée de Nier Automata est une réussite, bien que certains thèmes reviennent trop souvent.
Techniquement, le jeu souffle le chaud et le froid. Certains endroits sont plutôt jolis, quand d’autres sont plutôt vilains. Le framerate est stable 90% du temps sur PS5 Pro, mais chute parfois à des endroits où l’on se demande comment c’est possible. C’est aussi la fête aux murs invisibles ; je ne suis pas du genre à tiquer sur cet aspect, mais c’est parfois choquant, en particulier dans le chapitre 7, qui est une véritable purge à ce niveau-là.
À peine arrivé à la moitié du jeu, le bestiaire n’évoluera quasiment plus, de même que les boss qui peuvent revenir jusqu'à 3 fois sans nouveauté dans leurs attaques. Boss qui, en dehors de quelques-uns, sont relativement simples avec des patterns qui bouclent.
Si au départ on ressent un minimum de challenges, plus on avance, plus le jeu devient simple, même en Hard. Non pas que les ennemis font peu de dégâts, mais entre la puissance de nos attaques, ceux du chien et la masse de soins que vous pouvez obtenir, difficile de perdre. Sans compter que Gamefreak ont eu la bonne idée de mettre à la moitié du jeu un "monstre élite" qui vous donne tellement d'xp que vous pouvez passer au niveau max en moins de 2 heures... Ah l'équilibrage.
Pour terminer, si l’histoire se laisse suivre (bien qu’un peu bordélique vers la fin), la narration manque de punch avec parfois de longues secondes entre deux dialogues durant une simple discussion.
Bref, malgré ses défauts, j’ai passé un bon moment sur Beast of Réincarnation.
Même s’il manque de finition et de moyens sur plusieurs points, son ambiance, ses musiques et ses combats en font une bonne pioche pour les fans de Nier Automata et de Stellar Blade.