Une légende du passé, toujours présente.
Après un premier épisode fondateur et une suite assez expérimentale, la série des The Legend of Zelda connaîtra la consécration avec son troisième épisode qui parut sur la toute fraîche 16 bits de Nintendo en 1991. The Legend of Zelda: A Link to the Past fait parti de cette élite dans le domaine du jeu vidéo, de cette caste de titres insensibles au temps et qui restent 25 ans après leur sortie des classiques indémodables.
Et là vous me direz fort justement que je démarre par la conclusion, avec un tel parti-pris d'entrée de jeu.
Et bien je vous répondrai simplement que ce test qui n'en est pas vraiment un, est surtout un prétexte à une discussion autour de ce classique connu de tous, mais aussi et surtout la conclusion des festivités autour du 30ème anniversaire de la série.
Zelda en mode "paysanne"
On retrouve bien évidemment la fine équipe de Nintendo R&D4 derrière ce Zelda III (NB : on l’appellera ainsi durant ce test), mais sous un autre nom. Le studio fût renommé durant l'année 1989 Nintendo EAD(Nintendo Entertainment Analysis & Developpement) avec toujours aux commandes Shigeru Miyamoto entourés de Koji Kondo et de Takashi Tezuka entre autres.
Et cette fois, plus besoin de lire le manuel pour comprendre les tenants et les aboutissants de cet épisode, le scénario se développe directement dans le jeu. Entre temps, l'industrie dans sa globalité avait commencé à apporter plus de soin à la narration de ses jeux, grâce notamment au passage à la 16 bits, et aux nouveaux supports de stockage comme le CD-ROM.
L'histoire de Zelda III se situe avant les 2 premiers opus. Link, un jeune garçon destiné à devenir un héros légendaire est couché tranquillement dans son lit, jusqu'au moment où il reçoit un message de détresse par télépathie de la part de la princesse Zelda.
Cette dernière est emprisonnée dans un cachot du château d'Hyrule, son propre château.
Entre temps, l'oncle de Link ordonne à ce dernier de rester à la maison jusqu'au matin, et part dans cette nuit pluvieuse prêter main forte aux troupes loyalistes, car un vil individu a renversé le roi.
Ne suivant pas le conseil de son oncle, Link s'en va à son tour rejoindre et délivrer Zelda de sa prison. Ils se frayeront un chemin jusqu'au sanctuaire.
A ce moment précis, notre jeune héros de vert vêtu comprendra qu'un sorcier malfaisant du nom d'Agahnim (celui qui a renversé le roi donc) tente de briser le mystérieux sceau des 7 sages et qu'il faut absolument l'arrêter. Le seul moyen d'arriver est de récupérer l'épée légendaire Excalibur.
A partir de ce synopsis se développe un scénario certes assez rudimentaire, mais qui s'avère toutefois plutôt bien ficelé. Cependant au-delà de sa trame, Zelda III brillera davantage par le background qu'il pose.
Le concept de monde des ténèbres/de lumière, des 7 sages emprisonnés dans des cristaux, et surtout de l'épée Excalibur font leur apparition dans cet épisode. Sans oublier bien sûr, les Zoras, les légendes autour des Hyliens, la reine des fées et j'en passe....
Autant d'éléments que l'on retrouvera dans l'épisode majeur qui suivra, à savoir Ocarina of Time. D'ailleurs, on en reparlera plus loin mais le cheminement consistant à proposer 3 donjons au début suivi des 7 ou 8 donjons qui sont le plat de résistance du jeu rappelle aussi le titre Nintendo 64.
Dans la "mythologie Zelda", ce jeu est de fait un épisode obligatoire dans la série pour tout fan qui se respecte.
Outre le scénario et le background, d'autres éléments narratifs ont bénéficié de plus de soins, comme les PNJ. Fini les dialogues débiles du 2e épisode comme le fameux "I am error", on a droit maintenant à de vrais personnages différents, avec des vrais dialogues qui déboucheront même parfois par des petites quêtes.
A ce sujet, le jeu est intégralement en français. Aussi, cet épisode marque le début du côté "humour" qui accompagnera la série par la suite, même si il est encore assez peu mis en avant.
L'un des personnages les plus importants sera Sahasrahla qui nous apportera son aide dans les donjons. Mais citons tout de même la sorcière Syrup et son apprenti, les jumeaux nains forgerons ou encore le mystérieux flûtiste qui offrira au joueur la scène la plus mélancolique du jeu.
Du côté du gameplay, Miyamoto et son équipe ont opté pour le choix lucide et judicieux de revenir au gameplay du premier opus.
L'action se déroule vu du dessus donc, avec une grande map monde représentant les différentes régions d'Hyrule. Sauf que cette fois, une carte du monde sera à notre disposition pour nous guider dans le cheminement du jeu. Fini donc les promenades un peu (beaucoup) à l'aveugle du premier, le chemin est plus balisé ici et c'est tant mieux ! En effet, nos objectifs seront marqués sur la carte ce qui facilite la vie.
Toutefois, le titre regorge, que dis-je est submergé d'endroits secrets dont certains sont particulièrement bien cachés.
Assez vite dans le jeu, on atteindra la Terre d'Or devenue le monde des ténèbres. Et c'est à ce moment-là que toute la surpuissance de ce Zelda III nous pète à la figure.
Car oui, le monde des ténèbres est le pendant dévasté du monde verdoyant d'Hyrule. La carte est à quelques détails près identique, et du coup on se retrouve à circuler sur les 2 overworlds en alternance. Encore mieux, certaines actions réalisées dans un monde, se répercutent sur l'autre. Le résultat pad en main est tout simplement bluffant, surtout en 1991/92, d'autant que le changement de dimension se fait instantanément.
Zelda en mode "princesse BG"
Outre les nombreux secrets qui seront découverts par le joueur fouineur via le changement de mondes, certains éléments de game-design ont été clairement pensés par jouir de cette possibilité. Il ne s'agit pas d'un petit artifice pour faire joli comme on peut le voir (et le déplorer d'ailleurs) dans moult jeux, même actuels. Cette mécanique entre les dimensions fait parti des fondations du gameplay.
Comme dans le premier épisode, on assiste au retour des rubis et surtout des objets utilisables en donjons et même en dehors d'ailleurs.
Et là-encore ce titre est très important dans l'univers de la saga car il introduit des objets devenus indispensables dans tout bon Zelda, comme le grappin, les flacons pour enfermer fées ou élixirs, la carte des donjons, la boussole qui permet de repérer la salle du boss, ou encore les flèches spéciales.
Aussi, Zelda III introduit la quête des quarts de cœurs, et non plus des simples cœurs comme avant.
Et ces objets ne seront pas de trop pour venir à bout de la bonne dizaine de donjons que compte ce troisième épisode. Plus grand, plus labyrinthiques, plus tortueux, plus astucieux au niveau des énigmes, tenant sur plusieurs étages, ils sont dans l'ensemble une réelle et franche réussite.
On en prend plein les mirettes, et on a sans cesse envie de découvrir ce que les game-designers nous ont concocté. A ce sujet, les 2 ou 3 derniers donjons sont assez difficiles disposant de certains passages particulièrement vicieux.
Aussi, et c'est à noter, les 20 objets seront tous mis à contribution à un moment ou un autre du jeu.
Cependant, la difficulté a été revu assez sérieusement à la baisse, surtout comparé au 2e épisode qui était assez horrible de ce côté-là.
Je ne dis pas non plus qu'il s'agit d'un jeu facile, la difficulté est juste moyenne. Aussi le système de sauvegarde a été repensé et s'avère plus souple qu'auparavant.
Comme tout n'est pas rose, on peut noter quelques petits défauts. Le premier est le fait de ne pas utiliser tous les boutons de la manettes SNES, notamment L et R. Cela aurait été judicieux dès cet épisode d'assigner plusieurs objets, plutôt que de switcher dans l'inventaire. C'est notamment un défaut qui devient pénible lors du combat contre Ganon.
Autre petit défaut : les boss justement. Mis à part le dernier donc, les autres s'avèrent beaucoup trop faciles. Ils volent littéralement en éclat à vitesse grand V, je n'ai jamais eu besoin contre eux d'une quelconque fée...
Même s'il ne renverse pas la rétine, le jeu est très joli avec ces tons pastels, ces différents effets de brume, d'ombre ou de pluie et a le mérite d'être très propre et lisible.
Les différents personnages sont sympathiques et assez attachants. Bien que Zelda III se déroule sur le même monde (et sur 2 dimensions) la variété est tout de même au rendez-vous.
Certains effets spéciaux sont réussis, tout comme l'animation de la triforce, qui s'effectue désormais en 3D, Super NES oblige.
Mis à part le petit soucis au niveau de l'inventaire que j'évoquais plus haut, la jouabilité est parfaite. C'est un modèle de précision tout en étant intuitive. De plus le titre ne bugue jamais, ne rame jamais, en somme c'est du très beau travail.
Koji Kondo nous livre là une bande-son de fou furieux !! Tous les thèmes sont rentrés dans la légende du jeu vidéo. Pour tout résumer, l'OST est une grosse tuerie et selon moi la meilleure de toute la série, épisode HD compris ! Les thèmes du Dark World sont particulièrement inspirés. Les effets sonores sont quant à eux réussis, avec pas mal de sonorités qui seront conservés pour les suites.
Connaissant déjà bien le jeu, cela m'a pris un peu moins de 10 heures pour en venir à bout, mais en mode découverte totale la durée est quasiment doublé je pense.
Obligatoire. Ce jeu est un passage obligé pour tous ceux s'affirmant fan de la saga des Zelda, ou fans des jeux d'action-aventure tout court. Même si la narration continuera à progresser par la suite, notamment avec Ocarina of Time, Wind Waker et compagnie, ce titre reste tout simplement magique pour son univers réussi, très épique et particulièrement soigné et bien pensé avec cette dualité des 2 mondes.
Sans oublier bien sûr le gameplay qui n'est pas en reste avec des donjons qui sont des modèles de game-design, le tout soutenu par une OST 5 étoiles. En deux mots : un must !
Fiche technique: Titre original: ZELDA NO DENSETSU: KAMIGAMI NO TRIFORCE Développeur: NINTENDO EAD Editeur: NINTENDO Genre: ACTION-AVENTURE Année: 1991 Autres supports: GAME BOY ADVANCE Nombre de joueur(s): 1 Localisation:
L'aspirateur Steam continue d'absorber moult jeux de la génération précédente, dont pas mal d'exclusivités comme ce Guilty Gear 2 Overture, titre de Arc System qui n'était sorti que sur Xbox 360 en 2007.
Personnellement je m'en tamponne de cette sortie PC, vu que j'ai le jeu sur 360.
Mais pour ceux qui n'ont pas la console et qui veulent découvrir ce titre à part dans la série (mélangeant stratégie et beat them up) à moindre prix, c'est maintenant que çà se passe.
En effet, vu qu'il est sorti jeudi dernier le titre bénéficie du prix de lancement de 11,99€. Le 7 avril il passera à son prix normal, 19,99€. Voici le trailer de lancement, ci-dessous. Source: Gamekult
Atlus a balancé hier un nouveau trailer de Etrian Odyssey V, la prochaine itération de ce Dungeon-RPG prévu exclusivement sur 3DS.
Cette vidéo nous montre les différentes options de personnalisation de notre avatar.
Le titre est attendu au Japon cet été, le 4 août pour être précis.
Une petite brève pour vous annoncer le portage sur Steam de Code of Princess, le jeu d'action beat them up sorti il y a quelques années sur 3DS.
Le jeu est attendu sur Steam courant avril, par contre pour ceux qui, comme moi ont un écran PC de grand taille, il faudra absolument jouer sur une petite fenêtre car en plein écran... ben çà pique quoi !
Je vous propose le trailer de lancement, et quelques images. Source: Page Steam
Geese Ce charisme, ce stage, je suis conquis !! Ryo est vraiment pas mal je trouve, par contre pourquoi on voit Joe juste une fraction de seconde ? Il a pas droit à une présentation officielle ? Bwef, "deille oane" PS: Oui je sais çà a déjà été posté mais je m'en bats les c...lles.
On ne parle quasiment plus de Konami dans les colonnes d'actualité, et pourtant la firme controversée continue timidement à sortir des jeux hors mobiles/tablettes.
En effet, hier sont parus au Japon 2 jeux de la gamme BEMANI en arcade qui sont des suites, à savoir DanceDanceRevolution A et jubeat Qubell.
Le nouveau DDR bénéficie d'une refonte des menus, et la difficulté a été un peu revue à la baisse. Konami prévoit d'ailleurs de l’emmener aux USA cet été pour effectuer quelques location-tests là-bas.
Quant à jubeat Qubell, il proposera 600 chansons en tout, avec une notion de personnalisation de la playlist (ou quelque chose du genre). Source : arcade-belgium
Une petite info qui est passée sous mon nez, c'est l'annonce par Sega de Border Break X prévu cet été uniquement en arcade au Japon (comme d'habitude...).
De nouvelles armes seront implémentées dans cette version comme des armes de guérilla ou encore l'armement au sniper qui sera remanié. Avancez la vidéo à 2:10:00 pour voir l'annonce du jeu.
On se souvient tous l'an dernier du "drama Konami" qui a abouti au final à une grosse restructuration de la société et surtout au départ du fameux Hideo Kojima.
On reparle de lui aujourd'hui, ou plutôt il reparle de lui non sans une certaine rancœur. Oui David Hayter n'a toujours pas digéré sa mise à l'écart de Metal Gear Solid V: The Phantom Pain.
Lors d'une récente interview accordée au site Game Informer, il déclare entre autres :
"Je n'ai pas d'adoration particulière pour Kojima. [...] Donc non, je ne pense pas qu'il soit nécessaire de revenir en arrière et travailler pour lui à nouveau."
Voilà qui est clair, et qui ne laisse aucune chance de collaboration, notamment sur le projet de Kojima Productions sur PS4.
--> Retrouvez d'autres passages et toute l'interview (en audio/ENG) sur GamerGen.
Et oui, Amazon US a ouvert les précommandes hier du prochain boitier de protection du Game Pad de la Wii U, aux couleurs du premier The Legend of Zelda.
C'est Hori qui fabrique cette coque qui protège pad Wii U des 2 côtés, le tout décoré avec un artwork de l'épisode de 1986.
Le prix est fixé à 14,99$ et çà sera disponible le 21 avril prochain. Source: Amazon.com.
20 ans, déjà ! La série des Harvest Moon fête cette année son 20e anniversaire. Un épisode a déjà été annoncé pour célébrer cette série de simulation de ferme/romancé à savoir Harvest Moon : Mitsu no Sato no Taisetsu no Tomodachi qui est exclusivement reservé à la 3DS.
Marvelous vient de balancer le tout premier trailer du jeu.
La sortie du titre est prévu pour le 23 juin de cette année au Japon, rien concernant l'occident. En même temps, vous pouvez vous rabattre sur Story of Seasons sorti récemment chez nous, toujours sur 3DS. Source: Gamekult et Nintendo Street.
Il y a l'article juste en dessous qui en parle, mais on va amener quelques petits compléments d'info sur ce 9e trailer de The King of Fighters XIV.
On retrouve donc Athena Asamiya, un personnage classique qui n'a jamais raté un seul épisode de KOF.
On découvre 2 nouveaux personnages, ce qui me réjouit personnellement. Ras la casquette du recyclage, place à la nouveauté, donc après Syvlie, Luong rejoint le casting. Selon le fameux leak, il s'agirait de la femme de Kim sauf que dans le leak le nom est différent Myeng Swuk. N'empêche elle rejoindra l'équipe de Kim, et pratique elle-aussi le Taekwondo.
Enfin on découvre le premier membre de la South America Team, le fameux "handicap boxer" répondant au nom de Nelson.
On remarque donc qu'Athena a perdu du poids (des cuisses), que Luong est assez classe et rappelle un peu Juri de SFIV, et que le boxeur est assez dégueulasse. En fait, il est beaucoup trop générique il aurait pu être un personnage de Tekken par exemple, ou un autre jeu au pif çà aurait choqué personne.
On découvre aussi un nouveau stage, ma foi assez joli, mais encore une fois un peu vide. Les cascades font penser un peu au stage de Gato dans MOTW mais c'est tout.
Enfin vous savez que le jeu sera jouable au KVO Exhibition Tournament à Osaka le 30 avril. SNK Playmore a annoncé il y a une poignée d'heures que 20 personnages seront jouables lors de cet event.
On finit avec quelques captures maison. Source : Cyberfanatix
Si vous aimez les jeux de stratégie de Sega, je vous prierai de jeter un oeil sur ce Humble Bundle lancé ce matin.
Si vous payez 1$ vous pouvez récupérer sur Steam :
- Company of Heroes Complete Edition
- Warhammer 40.000 : Dawn of War - Master Collection
- Medieval II : Total War et Medieval II : Total War Kingdoms
- Rome : Total War et Rome : Total War : Alexander
- SEGA Genesis/Megadrive Strategy Pack contenant Shining Force, Shining Force II, Gain Ground et Columns.
- 10% de réduction sur le premier mois d'un nouvel abonnement Humble Monthly
Si vous payez 6,39$ vous aurez droit en plus à :
- Valkyria Chronicles
- Warhammer 40.000 : Dawn of War II - Grand Master Collection
- Eastside Hockey Manager
- Total War : Shogun 2 : La Fin des Samouraïs Collection
- ainsi que 66% de réduction sur Football Manager 2016 dans le Humble Store.
Enfin pour 12$ ou plus, vous pourrez chopper en plus :
- Total War : Attila
- Company of Heroes 2 - Master Collection
Vous avez donc une douzaine de jours pour profiter de cette offre, que je trouve vraiment intéressante. Source: Humble Bundle
Le vilain petit canard.
Il n'aura pas fallu attendu longtemps pour voir débarquer la suite du succès The Legend of Zelda sur NES. Effectivement, Zelda II: The Adventure of Link est sorti le 14 janvier 1987, soit un petit moins d'un an plus tard.
Ce qui est étonne d'abord dans ce jeu, qui je le rappelle, est toujours développé par Nintendo R&D4 sous la houlette de l'incontournable Shigeru Miyamoto, c'est son titre !
Exit "The Legend of Zelda", Link sera cette fois valorisé. Et ce n'est pas la seule chose qui étonne dans cet épisode, qui comment dire, est assez particulier.
Dans le test du premier épisode de Zelda, on avait parlé du jeu qui avait inspiré ce titre, à savoir Dragon Slayer de Nihon Falcom. Miyamoto l'avait d'ailleurs reconnu à demi-mots.
Cependant on ne dispose pour ce second épisode d'aucune déclaration officielle d'un membre du staff de Nintendo au sujet de l'inspiration de cet opus.
Je suppose donc, que là-encore Falcom est le fournisseur d'idées puisque Zelda reprend beaucoup de la suite de Dragon Slayer, à savoir Xanadu ainsi que son extension Xanadu Scenario II: The Resurrection of Dragon.
Vous pouvez voir sur cette vidéo que la ressemblance est assez nette, d'autant que ce jeu est sorti bien avant Zelda 2, en octobre 1985 au Japon pour être très précis et que son extension est arrivé un an après en octobre 1986.
Ce qu'il faut savoir c'est que Xanadu fût un succès monumental au Japon, puisqu'il s'était écoulé à l'époque à 400 000 exemplaires sur (principalement) PC-88 !! Par rapport au faible nombre de micro-ordinateurs installé à ce moment-là sur l'archipel nippon, le ratio est juste monstrueux. A ce sujet, ce record est toujours d'actualité puisque Xanadu occupe la 3ème place des jeux les plus vendus sur PC/Micro de tous les temps au Japon.
Tout cela pour dire, que le filou de Miyamoto avait tout intérêt à s'inspirer de ce cador, tout y amenant moult modifications, l'intégrer à la mythologie Zelda et surtout inverser le gameplay Xanadu à savoir :
- utiliser la vue latérale pour les phases de combats
- utiliser la vue du dessus pour les phases d'exploration.
Et oui, ce Zelda nouveau bouscule les règles établis par son aîné, en allant jusqu'à intégrer un système EXP tel un RPG, qu'il s'avère être d'ailleurs en partie.
Xanadu
Effectivement, Zelda II est le seul épisode de la série intégrant un vrai système d’expérience pour son héros. Bien sûr on y retrouve la quête des cœurs mais désormais Link pourra effectuer des montées en niveau et améliorer une compétence de son choix sachant qu'il y en a 3 :
- l'attaque qui augmente sa force.
- la magie permet de réduire le coût des sorts dans la barre de magie.
- la vie qui augmente sa constitution.
Les points d'expérience sont donnés par les ennemis, mais attention tous ne donnent pas de l'EXP. Et les rubis dans tout çà ? Et bien il n'y a en tout simplement pas. Contrairement à Xanadu (ou au premier Zelda), l'équipe de Nintendo a fait le choix que je juge judicieux, d'évacuer toute notion mercantile du jeu pour se concentrer sur le système d'EXP.
Nous n'avons pas encore aborder le scénario de cette suite. Pour résumer, le prince d'Hyrule (oui oui le frère de Zelda, appelé Hyro aussi) accède au trône et décide de rassemble la Triforce.
N'arrivant pas à rassembler la dite Triforce, le prince sous les conseils d'un vil magicien se trouva contraint de demander la localisation des fragments à la princesse Zelda, que elle-seule connaît.
Elle refusa de coopérer, et le magicien envoya un sortilège qui la fît plonger dans un profond sommeil.
Et Link dans tout çà? Et bien il fête ses 16 ans, et il est tiré de sa quiétude par une Impa inquiète qui va lui confier une quête importante, celle de trouver la Triforce du courage.
Elle se trouve au Grand Palais, mais pour avoir accès à cet endroit Link devra récupérer 6 cristaux et les poser sur les 6 statues des 6 donjons à visiter.
Un royaume d'Hyrule en ruine, des monstres qui prolifèrent et qui tentent de ressusciter Ganon (qui viendra vous "taunter" si vous faites Game Over), un prince meurtri, une Zelda qui roupille voilà ce qui attend notre héros de vert vêtu.
Une fois de plus, le Royaume d'Hyrule est assez vaste, mais cette fois-ci notre chemin sera plus balisé. Et oui, on peut enfin visiter des villages et parler aux autochtones qui nous donneront des indices (certes cryptiques par moment...) sur le prochain lieu à visiter.
Certains lieux ne seront pas accessibles, et le deviendront en récupérant certains objets comme le marteau par exemple.
Cependant, il y a toujours des endroits planqués de manière absurde et tordue, comme un village, la cabane d'un type, et je ne parle même pas des emplacements des vies supplémentaires... Oui il y a des vies dans ce Zelda !
Restons dans les villages, une jeune femme nous invitera à chacun d'entre eux à venir chez elle pour nous restaurer notre barre de vie. Que fait-elle à Link ? C'est une question que l'on se pose depuis près de 30 ans.
Il y a aussi un PNJ dans le premier village qui nous a sorti ce dialogue mythique "I am error". Où veut-il en venir ? C'est aussi une question que l'on se pose depuis près de 30 ans.
Enfin, à la même manière que la demoiselle, une mémé nous rendra à chaque village tous nos points de magie.
Hyrule
Dans quasiment tous les villages, vous retrouvez une vieille connaissance. Je ne parle pas Tingle, il n'existait pas à cette époque, mais bien du Père Fouras. Il aime beaucoup les caves humides (ne me demandez pas pourquoi) et filera systématiquement un nouveau sort à notre avatar.
Outre le Père Fouras, on trouvera parfois un maître d'armes qui nous apprendra une nouvelle technique de combat.
Aussi, et il faut le souligner, le nom des villages de ce jeu deviendra celui des 7 sages de Zelda Ocarina of Time (Saria, Darunia, Ruto etc...).
Concernant le gameplay, l'exploration se fait donc dans l'overworld vue du dessus, la vue change instantanément quand on passe en configuration combat, quand on entre dans un donjon ou dans un village.
Bref, lorsque vous n'êtes pas dans la carte, le jeu se passe en vue latérale tel un Super Mario. Les combats dans la map monde sont générés aléatoirement, tel un RPG à la différence près que l'on peut voir les ennemis dans la carte, ce qui n'était pas spécialement des JRPG de cette époque lointaine.
Il sera possible d'échapper à un combat aléatoire dans l'overworld si on se trouve dans une route, bien balisée.
Les quelques objets que Link trouvera lui serviront uniquement dans l'overworld, pour débloquer des nouveaux passages comme on l'a mentionné plus haut.
Ce qui nous amène à dire que dans les donjons, à savoir le cœur du jeu, Link n'utilisera pas d'objets mais des sorts.
Ce dernier ne changera jamais d'arme et d'équipements, la seule chose qui l'aidera dans sa quête, ce sont bien la puissance de l'arme grâce au points de la compétence "Attack", la résistance du héros avec sa compétence "Life" et surtout les sorts donnés par les Pères Fouras, ou les techniques apprises. Ces sorts ne sont actifs que dans une salle donnée.
Vous arrivez dans une salle, vous activez le sort, et il durera le temps que vous trouverez dans cette salle, une fois passée à la suivante le sort cessera de fonctionner automatiquement.
C'est pour cela qu'augmenter ses points de magie est important, puisque plus ces points sont élevés et moins ils consommeront de points de magie.
A ce sujet, le maximum de points que l'on peut atteindre est de 8 dans chaque statistiques.
Les donjons sont grands, parfois assez labyrinthiques mais surtout difficiles. Certains passages plateformes sont compliqués à négocier tout comme les ennemis particulièrement énervés dans cet épisode qui donneront au joueur de gros soucis.
Je ne citerai que le chevalier bleu qui est une véritable plaie, et qui reviendra un nombre incalculable de fois, notamment en mid-boss. Les boss des différents donjons sont dans l'ensemble assez durs, dans tous les cas bien plus durs que dans The Legend of Zelda.
Du coup, le jeu s'est forgé avec le temps, une réputation de jeu trop difficile et vraiment frustrant. Et selon moi, cette réputation n'est pas usurpée. Outre la difficulté réelle du soft, c'est l'aspect aléatoire du jeu qui s'avère vraiment dérangeant, et là je parle clairement des éventuels bonus droper par les ennemis vaincus.
Être dépendant d'un drop aléatoire d'un ennemi vaincu, est une chose que je n'aime pas vraiment dans un jeu vidéo. Il m'est arrivé souvent de tourner en rond dans une aile d'un donjon pour espérer qu'un ennemi me lâche une fiole de magie bleu ou rouge, histoire de me faire un soin complet pour ensuite affronter le boss Full Life.
C'est vraiment lourd, mais les jeux de cette époque était souvent ainsi.
Ce qui est le plus dérangeant au-delà de sa difficulté brute, ou sa "punitivité", c'est sa jouabilité franchement douteuse.
Link doit systématiquement faire quelques pas afin de prendre son élan pour sauter plus haut. Quand vous êtes dans un passage plateforme démoniaque, dans le sens où 150 monstres viennent vous agresser pendant que vous essayez de doser vos sauts pour pas ne tomber dans le vide, et bien ce genre de détail prend tout son sens de la manière la plus négative qui soit.
Autre point sensible, la hitbox de Link, et aussi des monstres qui donne pas mal de soucis.
Un problème qui retrouve principalement dans les affrontements contre les différents chevaliers et autres ennemis bipède en armes du jeu. Notre allonge est vraiment faible, sans compter que tantôt on touche notre adversaire et tantôt on n'y arrive pas, alors qu'on respecte à peu près les mêmes conditions.
Cependant, il faut saluer Miyamoto et son équipe pour leur exploitation intelligente du pad NES (les coups vers le haut et bas), pour le monster design qui est vraiment réussi, tout comme le layout des donjons d'ailleurs. Graphiquement, le titre assurait sur la 8 bits de Nintendo, on constate d'ailleurs très peu de clignotements de sprites.
La partie musicale assurée par Akito Nakatsuka est de bonne qualité, surpassant clairement le premier épisode puisque disposant de plus de thèmes, aux sonorités plus rythmés et plus travaillés.
On déplorera toutefois l'absence de quêtes annexes, sachant qu'un new game + est dispensable vu que le titre de Nintendo est suffisamment dur comme çà.
Finalement ce second épisode est un OVNI dans la série principale. On peut vraiment le considérer comme un titre expérimental, mélangeant les genres pêle-mêle de la plateforme, de l'aventure, de l'action assez intense et aussi un soupçon de RPG.
Le jeu fourmille de très bonnes idées, mais qui n'ont pas été suffisamment bien amenés à mon sens. La cause principalement à une jouabilité pas au niveau, qui renforce souvent la difficulté déjà grande du jeu.
Néanmoins, l'aventure de ce Link s'avère épique, en témoigne ce combat final contre ce dernier boss fort surprenant.
En définitive, je ne fais pas parti des joueurs qui ont adoré cet épisode, mais je ne fais pas parti de ceux qui le dénigrent. Je me situe plutôt entre les deux.
Fiche technique: Titre: THE LEGEND OF ZELDA 2: LINK NO BOKEN Développeur: NINTENDO R&D4 Editeur: NINTENDO Genre: ACTION-RPG Année: 1987 Autres supports: GAME BOY ADVANCE Nombre de joueur(s): 1 Localisation:
NOTE PRESSE (Joystick 005 - Mai 1990)
Screenshots:
Bonus:
La publicité française d'époque particulièrement drôle.
Il n'y a pas énormément de vidéos qui sont tombées de la loke-test de The King of Fighters XIV issue de la Playstation Arena qui se déroule en ce moment en Corée du Sud. En même temps, le jeu n'est jouable que depuis aujourd'hui donc çà va arriver.
En voilà une, que dire à part que SNK Playmore a ramené la même démo que celle du mois dernier à Hong Kong. On retrouve les mêmes personnages jouables à savoir Andy, Kula, Kyo, King, Billy, Robert, Iori, Leona et Chang. Source : Forum Neo-Arcadia
UPDATE: Plusieurs vidéos sont tombés au cours de l'après-midi, je vous en mets une seule, et en dessous un lien vers la chaîne Youtube de Gato Ray
Voici quelques scans de Yo-kai Sangokushi, crossover mélangeant l'univers de Yo-Kai Watch et Romance of the Three Kingdoms.
Ce panaché est attendu pour le 2 avril au Japon uniquement sur 3DS.
Pour ceux qui s'intéressent au gameplay, il s'approchera fortement de celui d'un Sangokushi (ou Romance of the Three Kingdoms en occident), à savoir de la Stratégie/Gestion avec une bonne dose de T-RPG.
Le joueur partira de son QG, pour accomplir différentes quêtes, et pas mal de missions. Le retour au QG nous permettra de nous reposer, se préparer etc...
Le jeu sera jouable jusqu'à 4 en ligne, les joueurs communiqueront à l'aide de dialogues pré-écrits.
Le jeu est très attendu au pays du soleil, preuve en est qu'il reste accrocher à la 3e place des réservations tous supports confondus. Source: Ici