Avant le fameux test de Gamekult que tout le monde attend (lulz), voici celui de Kamui
Un JRPG, ce n’est pas qu’un style de jeu de rôle japonais. C’est aussi un contrat, un engagement d’aventures et de péripéties, un mélange d’espiègleries et de bons sentiments. Celles de Xenoblade 2 commencent par la mort de Rex, un jeune garçon, ferrailleur dans un monde où les mers sont remplacées par des nuages. Courageux mais visiblement insouciant, il meurt assassiné par un méchant avant d’être ramené à la vie aussitôt après par Pyra, une jeune fille mystérieuse et puissante.
Pour la remercier, Rex décide de l’escorter jusqu’au mythique Elysium, le supposé dernier bastion de l’humanité que personne n’a jamais vraiment vu. Un voyage initiatique qui emporte ces personnages et le joueur à travers les vastes étendues que sont les corps des Titans, derniers vestiges habitables d’un monde ésotérique.
Xenoblade est un des rares jeux à jouir d’une popularité telle que les fans se sont mobilisés massivement pour lui, jusqu’à monter l’« Operation Rainfall » ; mobilisation en ligne pour que des RPG japonais puissent sortir en Europe
(faux, aux US). Cela a marché, et Nintendo sort désormais systématiquement les siens en Occident.
Migraine de RPG
La première chose à faire lorsqu’on se lance dans Xenoblade 2, c’est désactiver les voix digitalisées pendant les combats. Non pas que le doublage anglais soit loupé. Au contraire, il est riche de multiples accents irlandais, gallois et écossais, comme dans le premier épisode. Les voix japonaises sont même en option. Le problème, c’est lors des affrontements, avec un effectif d’au moins six personnages à l’écran dans une pagaille générale. Ce sont toujours les mêmes phrases, les mêmes interjections, lancées en même temps. Cette bouillabaisse auditive est si pénible qu’elle épuise. On désactive ce chaos dans le menu, une manière simple d’économiser l’aspirine.
Si les personnages sont si nombreux, c’est qu’ils viennent par deux. Dans le monde de Xenoblade 2, les combattants sont des Pilotes et sont accompagnés de Lames (les Blades). Le nom est trompeur puisqu’il ne s’agit pas d’objets coupants mais de véritables entités – objets humanoïdes ou animaux. On peut les créer à volonté grâce à des artefacts récoltés en chemin ; ce qui est intéressant d’un point de vue jeu mais qui les rend moins uniques. Au bout d’un moment, on se retrouve avec un véritable cheptel de personnages un peu lambda, bons à aller accomplir des quêtes à notre place. L’important, c’est que ces Lames fournissent et contrôlent les armes et l’énergie pour se battre.
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La suite et conclusion:
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/12/01/on-a-teste-xenoblade-chronicles-2-grands-espaces-et-petites-histoires_5223020_4408996.html