Licence pionnière de chez Nintendo qui va lentement vers ses 4 décennies, Metroid aura marqué les esprits par de nombreux aspects. Son héroïne, son gameplay, son univers, ses musiques, et ce dont on va parler aujourd'hui, ses boss qui sont pour une grande majorité de qualité.
Et à l'occasion du premier anniversaire de Metroid Dread sorti le 8 Octobre 2021, j'ai concocté un top 10 (avec quelques wallpapers) des boss les plus marquants issus des opus 2D existants à ce jour. Un classement qui par la présence de certains boss finaux, comportera des Spoilers.
On commence ce top avec un des quatre boss majeurs qui bloquent l'accès à la zone finale de Tourian dans Super Metroid. Créature spectrale et d'une apparence proche d'un céphalopode, Phantoon a élu domicile dans les ruines abandonnées du vaisseau mère des Pirates de l'Espace. Qu'il hante tel le fantôme qu'il est.
D'ailleurs, il demeura intangible la majeure partie du combat. Sauf durant les brefs instants où son unique point faible oculaire sera ouvert. En attendant, il faudra esquiver ses nombreux projectiles qui s'apparentent à des flammes bleues avec des yeux en leur sein.
Au sein du Secteur 4 (AQA) de la Station BSL de Metroid Fusion, se terre Serris. Une sorte de serpent de mer n'ayant aucun lien avec la commune de Seine-et-Marne, et certainement le boss le plus véloce de ce top. Cette particularité le rend assez difficile à atteindre et à esquiver sauf si on arrive à bien se placer. Tomber dans la flotte (sans le Costume de Gravité) est vivement déconseillé face à cette créature aussi rapide en milieu aquatique qu'à la surface.
Mais ce boss m'aura surtout marqué par sa musique très énergique qu'il partage avec un autre boss du même jeu, l'araignée mécanique Yakuza que l'on affrontera plus tard au sein du Réacteur Silo de la station.
J'ai d'ailleurs découvert récemment cet excellent remix non-officiel du thème de Serris dans le style de Metroid Dread.
Stade final de la créature qui donne son nom à cette saga, la Reine Metroïde est la seule de son espèce à pouvoir donner naissance à ces bestioles. D'ailleurs après l'avoir défait sur la planète SR388, on découvrira un œuf qu'elle aura laissé dans son sillage, et qui finira par éclore devant Samus Aran. Cette dernière aurait pu tuer ce "Last Metroid" sur le champ, et par la même occasion éradiquer cette espèce à tout jamais. Mais elle se résigna après que ce bébé Metroïde se prit soudainement d'affection pour elle en la considérant comme sa propre mère. La chasseuse de primes ne le savait pas encore à ce moment, mais cette décision sera lourde de conséquences et changera à jamais la tournure de la saga.
Avec une telle carrure, la mobilité n'est clairement pas le point fort de cette Reine. Mais elle compense avec son long cou extensible qui tentera d'atteindre Samus à de multiples reprises de la même manière qu'une Tortue Serpentine, et des gerbes de flammes qui font beaucoup de dégâts. Pour s'en défaire, il faudra soit attendre qu'elle ait la bouche grande ouverte pour la bourrer de missiles, soit profiter de ce moment pour s'introduire dans son estomac et la pulvériser de l'intérieur avec la Bombe de Puissance. J'ai une préférence pour la version Returns sur 3DS qui rend ce boss encore plus impressionnant et avec davantage de mise en scène.
Créature hybride à mi-chemin entre un gros lézard aux dents acérés, et un insecte aux yeux multiples, Z-57 est le gardien de la centrale thermique de la zone Cataris. Une version "rafistolé" de Corpius qui est un des premiers boss majeurs que l'on affronte dans Metroid Dread. Il doit être battu afin de rétablir la chaleur sur la planète ZDR.
Et malgré le fait qu'il ressemble à Corpius, l'affrontement ne se déroule pas de la même manière. Là où le premier pouvait compter sur son invisibilité et sa queue pour nous tenir à distance, ce Z-57 peut balayer la pièce de ses rayons lasers, de coups de griffes, et une phase d'évitement de projectiles qui fait étonnamment penser à du Flappy Bird. Un combat assez nerveux que j'ai beaucoup aimé, et qui brille par sa mise en scène mettant en avant la "badassitude" de Samus. Et ça ne sera pas la seule fois dans Dread.
Organisme biomécanique créé par la Fédération Galactique, ce boss du Secteur 5 (ARC) de la Station BSL à la capacité de contrôler la gravité. Mais ce qui le rend si particulier, c'est ce qu'il cache derrière son masque de fer. Un visage verdâtre et répugnant qui se décompose en temps réel au fil des coups portés. Et qui a du traumatiser de nombreux joueurs.
Un boss qui porte très bien son nom car c'est un véritable cauchemar ambulant qui se hisse facilement dans le haut du panier des boss les plus terrifiants de la saga. Son thème musical très inquiétant lui aussi, participe à cette ambiance qui a peu de choses à envier à un jeu d'horreur classique. Et comme si ça ne suffisait pas, c'est l'un des boss les plus ardus de Fusion. De par sa mobilité qui requiert une grande agilité de notre part, et ses salves de projectiles qui font très mal.
Ce classement Metroid n'aurait pas de sens si je n'avais pas inclus le big boss parmi les boss. Je veux bien sûr parler de Ridley. Ce gigantesque ptérodactyle à la tête des Pirates de l'espace, et l'ennemi juré de Samus qui ne ratera pas une occasion pour lui barrer la route. À vrai dire, ses apparitions sont si régulières dans la saga qu'il mériterait un top rien que pour lui. Restait plus qu'à choisir un opus.
Et mon choix s'est porté sur Super Metroid. Plus particulièrement le second round à Norfair. L'affrontement qui conclut le fil rouge instauré au début du jeu dans la station Cérès. Avec la capture du bébé Metroïde du second opus par ce fourbe, à l'issue d'un combat perdu d'avance. Cette confrontation posera les bases des futurs affrontements contre lui dans la série. Où il faudra faire avec ses coups de queue dévastateurs, ses boules de feu, et la grande agilité du bestiau.
Comme pour Ridley, je ne pouvais pas ne pas placer Kraid dans ce top tant il est emblématique lui aussi. Même si ses fréquences d'apparitions sont moindres. Se limitant exclusivement aux opus 2D tels que le tout premier Metroid sur NES, son remake Zero Mission sur Game Boy Advance, Super Metroid sur SNES, et son retour triomphal dans Dread qui justifie cette place dans le top.
L'affrontement en lui-même demeure assez classique et efficace dans l'esprit de la créature. Avec son énorme taille qui crève littéralement l'écran, et ses énormes épines expulsées de son ventre qui peuvent servir de plate-forme. Mais ce qui m'a le plus marqué lors de ces retrouvailles, c'est le dédain de Samus à son égard et la manière dont elle tient en respect ce Kraid qu'elle ne connaît que trop bien. Le tout appuyé par des cinématiques de très grande qualité.
D'autant plus qu'il existe une méthode cachée pour le terrasser. Un "Sequence Break" prévu par les développeurs. La vidéo ci-dessus détaille bien le process mais pour résumer, il faudra d'abord obtenir la bombe boule morphing plus tôt que prévu, et ensuite attendre la deuxième phase du boss pour révéler avec la bombe un propulseur caché qui nous projettera directement dans le trou béant de Kraid. Ne reste plus qu'à le bombarder de l'intérieur et ainsi en finir rapidement et avec classe.
Si la terreur avait un visage, ce n'est pas dans Dread (qui est la traduction anglaise du mot "terreur") qu'il fallait la trouver malgré la présence des E.M.M.I. Il suffit de remonter un peu dans la chronologie jusqu'à l'opus qui le précède directement, Metroid Fusion. Qui dès les premières minutes du jeu, pose l'ambiance en nous mettant face à l'une des créatures les plus puissantes que Samus ait jamais affronté à ce moment précis. Elle-même.
Et par "elle", je parle du SA-X. Une réplique parfaite et surpuissante de Samus. Dopée par le parasite "X" qui aura préalablement contaminé la chasseuse de primes originelle, et manquant de peu dela laisser sur le carreau. Elle ne devait son salut qu'au sérum Metroide prélevé sur le bébé dont j'ai déjà parlé plus haut, et qui aura une importance capitale dans le futur de la série.
Ce SA-X nous pourchassera sans relâche au sein de toute la station et sera à éviter à tout prix jusqu'à la toute fin du jeu. Où on l'affrontera d'abord sous sa forme "Samus" donnant l'impression de se battre contre son propre miroir. Puis sous une forme plus monstrueuse dont le parasite en lui nous filera entre les doigts pour réapparaître un peu plus loin durant le boss final du jeu, le Métroïde Oméga. Et là, retournement de situation. Alors que l'Oméga s'apprêtait à porter le coup fatal à Samus, le SA-X s'interpose en le prenant à notre place. Un sacrifice qui lui fera perdre son enveloppe corporelle en devenant un "X" pur qui se fera à nouveau absorber par Samus. Sauf que cette fois ça sera pour la renforcer et ainsi faire face à ce Metroïde bipède surpuissant. Un scénario qui n'est pas sans rappeler l'opus qui l'a précédé et dont on va parler de suite.
Je ne pouvais pas faire de meilleure transition pour évoquer Super Metroid et le combat final contre Mother Brain. Et oui j'ai choisi de le mettre "seulement" à la deuxième place de ce top. Un choix qui surprendra probablement les fans, et que je peux comprendre tant il est difficile de faire plus mythique. Moi-même pendant très longtemps ça a toujours été mon numéro un. C'est ce que je pensais jusqu'à "très récemment".
Plus haut je disais que Nightmare était terrifiant. Mais le maitre incontesté en la matière reste MB. De par son apparence assez intimidante qui ne se limite plus qu'à une simple tête comme c'était le cas dans le premier Metroid et Zero Mission. Ses cris glaçants à chaque coup porté. Sa musique stridente qui aurait très bien pu avoir sa place dans un film d'horreur tant il transpire le danger mortel et l'urgence. Et surtout sa quasi invincibilité vers la fin de la première phase.
Ce moment fatidique où MB balance son rayon de la mort face à une Samus impuissante et aux portes de la mort. Jusqu'à ce que le bébé Metroide, qui par sa taille démesurée pour son espèce est devenu le Super Metroïde donnant son nom au jeu, sauve Samus in-extremis en aspirant une partie de l'énergie vitale de MB qu'il restituera à sa "mère". MB finira par se réveiller et achèvera ce Metroïde. Qui dans un baroud d'honneur, transmettra l'hyper rayon à Samus qui lui permettra d'en finir une bonne fois pour toute durant une séquence épique et jouissive pendant que le thème de la Space Warrior se joue en arrière-plan.
Un très grand moment de jeu vidéo qui a été sublimé dans la cinématique d'intro de Metroid Other M sur Wii.
#1. Bec de corbeau / Raven Beak (Metroid Dread)
Metroid Dread - Samus Aran Vs. Raven Beak by Socrates
J'ai longuement hésité pour celui-ci. Mais un an après sa sortie, je pense avoir pris suffisamment de recul pour me rendre compte à quel point ce combat final de Dread et tout ce qui en découle, justifient sa première place dans ce top.
Pour moi, Bec de Corbeau à tout des plus grands antagonistes du jeu vidéo. De par sa prestance, son chara-design, son histoire intrinsèquement liée à Samus, ses ambitions démesurées, et sa très grande puissance. Il suffit de voir à quel point il domine Samus dès l'introduction du jeu. Un rapport de force qui ne bougera quasiment plus jusqu'à leur match retour.
Un match retour où on apprend d'abord que l'IA d'Adam qui nous accompagnait sur la planète ZDR, c'était lui depuis le début. Guidant Samus exactement là où il le voulait sans qu'elle ne s'en rende compte jusqu'à la fin. Un retournement de situation plutôt bien amené qui démontre de la malice de cet individu.
Concernant le combat en lui-même, c'est certainement l'un des plus durs et des plus techniques de toute la saga même en incluant les opus 3D. Il se décompose en trois phases. La première au sol où il use du Déplacement Phasique tout comme Samus. La seconde où il déploie ses ailes noires dans les airs, lui permettant de faire des piqués et des tirs de projectiles à 360°. D'ailleurs à la fin de cette phase, Samus parvient à lui arracher une aile. Rappelant très brièvement un certain Sephiroth. Ce qui conduit à la troisième phase à nouveau au sol et où Bec de Corbeau sort le grand jeu avec son canon dévastateur et son "genkidama" (que j'ai compris trop tard qu'on pouvait l'exploser à la bombe de puissance ).
Mais je n'aurais pas mis ce duel à la première place s'il n'était pas arrivé autant de choses à Samus à la toute fin. Alors qu'elle est à nouveau acculée par Bec de Corbeau, elle explose soudainement dans un sursaut de rage qui me fout des frissons à chaque fois. Ce qui a pour effet d'éveiller complètement les pouvoirs du Metroïde qui dormaient en elle, et qu'elle avait obtenu par le sérum dans Fusion. La transformant radicalement physiquement et mentalement, et lui permettant de prendre définitivement l'ascendant sur un Bec de Corbeau qui finira par se transformer en une immense créature "X". Et que Metroid Aran n'aura aucun mal à pulvériser.
C'est certainement le moment le plus important de toute la saga. Celui où Samus devient la créature qu'elle a toujours chassée. Le nom de la saga prend ainsi tout son sens. L'ironie après ça, c'est qu'on à tout a fait le droit d'appeler Samus -> Metroid (de la même manière que certains individus peu renseignés appellent encore Link -> Zelda ). Définitivement un combat d'exception pour une saga exceptionnelle.
Et c'est la fin de ce top 10 sur les meilleurs boss des Metroid 2D. Il y en aura certainement un sur ceux des opus 3D, mais tout dépendra d'un "certain jeu". N'hésitez pas à me dire quels boss vous ont marqué vous aussi.
Après deux éditions digitales en 2020 et 2021, la Gamescom fit son grand retour en physique cette année. Voici mon gros compte-rendu de ma 4ème visite consécutive au sein du plus grand salon de jeux vidéos au monde du23 au 26 Août 2022.
Peu de temps avant l'évènement, un certain nombre de constructeurs et d’éditeurs avaient annoncé leur non-participation. Et pas les plus petits. Cela comprenait Sony, Nintendo, Activision Blizzard, EA, 2K, et bien d'autres. J'ignore les raisons officielles mais je suppose que c'était soit par manque de choses nouvelles à montrer. Soit pour des raisons tarifaires afin d'économiser sur le prix très élevé pour venir exposer dans un salon de cette ampleur. Ou soit pour garder ses cartouches pour un autre événement ou conférence. C'est d'ailleurs ce que font la plupart d'entre-eux. Chacun y va de son propre show en ligne pour présenter leurs futurs jeux. Ce qui réduit nettement l'intérêt pour eux de se déplacer.
Paris Games Week 2016 & E3 2019
Un phénomène qui avait déjà touché l'autre gros salon mondial du JV qu'était l'E3 2019 qui avait déjà dû se passer de Sony (toutefois présent à la Gamescom de la même année) et d'EA pendant les jours d'ouverture. Je ne serais même pas étonné que la prochaine Paris Games Week en Novembre soit impacté aussi. Cela est même déjà arrivé en 2016 avec l'absence de Nintendo dans le salon parisien. Sauf que la raison est connue aujourd'hui puisque la firme préparait le terrain pour la Nintendo Switch qui sortait quelques mois après.
Entrée nord
En toute honnêteté quand j'ai appris cette nouvelle, ça a sérieusement remis en doute ma venue à la Gamescom. Et j'en connais pas mal dont ça a coupé l'envie. Voir ses constructeurs fétiches ne pas être présents, c'est moins motivant. Après il faut voir le bon côté. Moins de monde, ça veut aussi dire plus de place pour le reste. Pour voir des choses différentes sur lesquelles on ne se serait pas attardé dans des circonstances classiques par manque de temps ou d'envie. Et c'est là qu'il fallait compter sur les irréductibles comme Xbox, Ubisoft, SEGA, Bandai Namco, THQ Nordic et les indés.
Au final il y avait de quoi faire même si ce n'était pas comme les années précédentes. Je vais y venir dans les prochains paragraphes décrivant Hall par Hall, ce que j'ai vu et fait à cette Gamescom 2022.
Hall 6
À commencer par le Hall 6 qui cette année n'accueillait plus de stands de jeux. Il servait uniquement pour les évènements relatifs à la Gamescom. Comme le concert de Metal du tout juste sorti Metal Hellsinger le 25 Août auquel je n'ai pas assisté, et la cérémonie d'ouverture deux jours avant à laquelle j'ai pu enfin participer.
Opening Night Live
Le 23 Août au soir avait eu lieu l'Opening Night Live de la Gamescom. Un show qui a l'image de ce salon, avait lui aussi fait son retour en présentiel avec un public. Rien que pour l'ambiance, ça valait le coup de venir vivre ce genre de moments sur place plutôt que derrière un écran. Même si ça ne m'a pas empêché de trouver le temps long. Les 2h de présentation m'ont paru durer 3h.
Et si je devais donner mon avis global sur cet ONL, j'ai trouvé que c'était mieux rythmé qu'avant même si les séquences de gameplay se faisaient rares. Il y avait certes beaucoup de jeux dans l'espace, mais il y avait surtout beaucoup de jeux surchargés d'hémoglobine que n'aurait pas reniés un certain Quentin Tarantino. Et seulement une petite poignée m'auront réellement intéressés comme Lies of P que j'ai pu tester,Dead Island 2 qui est revenu d'entre les morts, High of Life qui a l'air bien barré, The Callisto Protocol que j'attends toujours, et Everywhere.
Hall 7
Je ne m'attendais pas à voir un stand Tik Tok dans un salon de JV. Et je m'attendais encore moins à ce que des exclusivités du salon y soient jouables comme Street Fighter 6, Sonic Frontiers (avec des casques), et le récemment sorti Teenage Mutant Ninja Turtles The Cowabunga Collection.
Du côté d'Ubisoft, le seul gros jeu de l'éditeur à être présent était Skull and Bones qui n'était pas jouable mais visible durant une présentation privée à l’intérieur du stand.
Chez la très chouette zone de Bandai Namco (qui avait remporté le prix du meilleur stand durant la Gamescom Award 2022), on pouvait y trouver The Devil In Me, One Piece Odyssey et le même Luffy géant qu'à Japan Expo 2022, ainsi que Park Beyond.
À défaut d'avoir un stand, Nintendo était présent physiquement via cet immense Bowser en LEGO constitué de près de 663.000 briques.
Les stands des jeux "Simulator" et leurs imposants véhicules agricoles.
Scène de concert de la chanteuse Uta du film One Piece Red.
La zone de Level Infinite (Tencent) qui devait être la plus grande (et aussi la plus bruyante) de toute la Gamescom avec son immense place centrale, ainsi que ses jeux testables ou non, et leurs photobooths dédiés. On pouvait y retrouver PUBG Mobile, GTFO, Tower of Fantasy.
Ainsi que V Rising et son gigantesque trône. Warhammer 40.000 Darktide avec un artiste peintre en plein exercice sur des figurines de la licence.
Vampire Bloodhunt et son décor rouge sang où j'ai pu faire quelques photos armé jusqu'aux dents avec @kogascorner. Il me fallait au moins deux arbalètes pour marquer le coup.
L'intérieur du stand de Metal Hellsinger dont j'ai écrit une preview. D’ailleurs vos avis m’intéressent pour ceux qui l’ont
Toute une rangée d'appareils photos numériques auront été nécessaires pour cette prise de vue à 90°. J'avais le choix parmi plusieurs décors et il s'est porté sur celui du futur jeu Dune annoncé durant l'ONL.
Hall 8
Chez Genshin, j'ai vu le groupe Starrysky enflammer la scène du stand.
Une fois de plus, THQ Nordic avait un nouveau jeu Bob l'Éponge à présenter au sein d'un sympathique décor. Il s'agissait de SpongeBob SquarePants: The Cosmic Shake que j'ai pu tester. Bien coloré et raccord avec l’univers du dessin animé. Même si étrangement je l'ai trouvé moins "beau" que le Bataille pour Bikini Bottom – Rehydraté que j'avais testé en ces lieux en 2019, et dont il reprend quasiment le même gameplay. De la pure plateforme 3D qui plaira aux fans de l'éponge carrée et aux plus jeunes.
Chez Thunderful Games, les titres LEGO Brick Tales, Tinkertown, et surtout Planet of Lana étaient jouables. Ce dernier avait un sympathique décor sur lequel je me suis permis de rêvasser un peu. J'en ai aussi écrit une preview :
Avec l'absence inédite de ses concurrents directs, c'était le moment idéal pour la firme de Redmond de briller. Sauf que cette année, Xbox a privilégié la modestie à la démesure. La zone étant beaucoup plus petite que les éditions précédentes, les activités sur places étaient moindres pour ne pas dire inexistantes (adieu la roulette Gamepass), et le nombre de jeux testables fut assez restreint avec une répartition inégale.
Des jeux déjà sortis comme Sea of Thieves, Grounded, Flight Simulator, ainsi que des exclusivités comme Pentiment avaient droit à 4 bornes chacun. Mais pour d'autres, ça ne dépassait pas deux, voire une seule comme pour A Plague Tale Requiem, (testé sur le stand BenQ du même hall), The Last Case of Benedict Fox (ici même), et Lies of P (testé dans la zone Business chez Neowiz). Jouables au centre de la zone et au prix d'une file d'attente grimpant très vite jusqu'à plusieurs heures. J'avoue ne pas avoir compris la démarche, surtout pour des jeux qui sont aussi jouables ailleurs. Voici mes previews des deux premiers jeux cités :
Il y avait quelques décors sympathiques comme ceux de Sea of Thieves, Starfield, et la gargantuesque araignée du jeu Grounded que je me suis gardé de poster ici..
La soirée du 24 Août, j'ai pu me joindre au Xbox Fanfest de la Gamescom. Mon second après celui de la Paris Games Week en 2018. Quelques invités étaient présents comme Klas Martin Eriksson à la tête de Wishfully Studios (Planet of Lana), Jason Park le boss du studio Neowiz (Lies of P). Et surtout Aaron Greenberg le n°2 de chez Xbox avec qui j'ai pu faire le "X" de Xbox aux côtés des copains blogueurs Inforumatik et Ma vie de Geek. Un très bon souvenir.
Xbox Fanfest Paris 2018
Du coup que vaut ce fanfest allemand comparé à son homologue français ? Et bien c'est le jour et la nuit. D'abord en termes d'emplacement puisqu'à la Gamescom, tout s'est fait au sein du stand. Alors qu'à Paris la fête s'était prolongé sur les toits du Parc des Expos de Porte de Versailles qui avait des faux-airs de discothèque ce soir-là. C'est pas cette année qu'on aura eu la péniche en tout cas.
En termes d’organisation générale, bien que la Gamescom s'en est mieux sortie de mon point de vue que la PGW, niveau cadeaux ils ont été franchement avares. Les participants n'ont eu droit qu'à un simple Tote Bag et un sac banane aux couleurs de la marque. Tandis qu'à Paris, y a pas photo..
Hall 9
Le stand de Sonic Frontiers et sa quinzaine de bornes de jeu (sans casque). Ma preview :
L'enclos de Goat Simulator 3 auquel je me suis essayé par curiosité. Pas grand-chose à dire sur ce défouloir totalement assumé de ce 3ème opus d'une saga qui rend “chèvre” sans mauvais jeux de mots. Où on peut tracter tout et n'importe quoi d'un simple coup de langue, avec des voitures que l'on peut faire s'envoler vers l’infini et au-delà (il y a même un succès pour cette action). Tout est permis.
Gotham Knights n'était peut-être pas testable dans la partie publique, mais sa moto était enfourchable.
Hall 10.1
La scène du village cosplay qui aura vu défiler bon nombre de pratiquants du milieu, et des concours auquel je n'ai pas pu assister le week-end.
L'incroyable stand / atelier de Dinoshop-Nerdstuff où on y trouvait une tête du robot Veilleur du jeu Horizon Zero Dawn. Le costume Utaru appartenant à Aloy dans Forbidden West. Et des raptors plus vrais que nature.
Pas de bornes de jeu mais un joli décor pour Return to Monkey Island.
La petite allée des artistes avec les œuvres de Reyhan's Artwork
Des "nouveaux jeux pour de vieilles consoles" de chez retrospiel. Et un peu de musique avec des bornes Taiko no Tatsujin, et les Bongos de Donkey Konga.
Et pour finir avec ce Hall 10.2, un petit tour en vidéos (que j’avais déjà posté il y a quelques jours) des très nombreux jeux indépendants présents dans le secteur.
Dans l'habituel hall dédié au merch, The Battinson montait la garde au stand DC.
De splendides figurines de Jin,Ezio, et de Kratos & Atreus respectivement aux prix respectables de 1000€, 1200€, et 1890€.
Et le clou du spectacle, un Licker terriblement réaliste pour "seulement" 1000€.
La voiture 100% électrique MINI Aceman a fait sa première apparition publique durant cette Gamescom. Et quel meilleur représentant que ce cher Pikachu pour la mettre en avant ?
Business Area (Halls 2, 3, 4)
Retour dans la zone business accessible grâce à mon accréditation. Et ouverte aux journalistes et autres médias les trois premiers jours d'ouverture en semaine. Toujours un plaisir de gambader dans ce salon à part, loin de l'agitation des autres halls de la partie publique. J'y ai pris deux rendez-vous chez Nacon et Neowiz pour y tester les jeux suivants :
Le même Alien de Destroy All Humans 2 Reprobed état présent dans le Hall 8. Pas de doute, ils nous envahissent..
Le petit salon de chez Raw Fury.
Et ma rencontre fortuite avec Stefanie Joosten. Connue pour avoir incarnée entre-autres, le personnage de Quiet dans Metal Gear Solid V (mais ça vous le savez sans doute déjà ). Et faisant écho à ma Gamescom 2019 où j'avais pu rencontrer le créateur de ce même jeu Hideo Kojima. La boucle est bouclée.
Cosplays
Un duo de chevaliers avec qui j'ai pu brandir une hache, et Mirana portant le costume de la reine du jeu The Last Oricru confectionné par Lightning Cosplay.
Un Medic et un Pyro de Team Fortress 2 (je devais être le Spy à coup sûr), et Maul Cosplay (Red Hood) & Cie au stand de Gothan Knights.
Et enfin j'ai pu rencontrer Kamui Cosplay. Une des personnes les plus influentes dans ce milieu. Elle m'aura offert un print signé de sa main de son cosplay de Beidou de Genshin Impact qu'elle aura porté le week-end.
Conclusion
Pour une édition où je n'étais même pas sûr de venir à cause des absents, et de la galère sans nom qu'aura été mon obtention de mon accréditation à quelques semaines de l'évènement, je ne regrette finalement pas d'être revenu à la Gamescom pour son retour en physique.
Si on fait abstraction des stands moins nombreux qu'avant, et des halls qui ont été réorganisés voire carrément fermés à cause de ces effectifs réduits, globalement le salon est resté fidèle à sa réputation. De par sa disposition, son organisation, et sa démesure qui me marque toujours autant malgré le fait que ce soit la 4ème fois que j'y mets les pieds. Un temps d'adaptation a même été nécessaire de mon côté pour retrouver mes repères trois ans après ma dernière visite.
Au final j'en ressors plutôt satisfait. En termes d'activités avec l'ONL auquel j'ai enfin pu participer et mon second Xbox Fanfest. Des jeux que j'ai pu tester et les previews réalisés. Et de certaines rencontres que j'ai pu faire. Je pense notamment aux membres de chez Gamekyo Bennji et K7 qui gèrent le média MaG - Movie & Game avec qui j'ai pu passer du temps dans le salon et en dehors. Au plaisir de tous vous recroiser un de ces quatre, et potentiellement de revenir à Cologne en 2023.
En attendant mon Reportage écrit avec photos qui sera publié d'ici quelques jours, voici quelques vidéos que j'ai prise durant mon séjour à la Gamescom 2022.
Je suis pas Youtubeur ni rien, mais ces vidéos sont mes toutes premières que je peux qualifier en tant que "vlogs". En vous souhaitant un bon visionnage !
Depuis son reveal à l’E3 2021, Planet of Lana a été un coup de cœur instantané qui fait encore partie aujourd’hui de mes plus grosses attentes vidéoludiques côté indé. Ma hype est-elle toujours intacte après avoir enfin pu l’essayer au stand Xbox de la Gamescom 2022 ? Ma réponse dans cette ultime Preview.
Mon ressenti envers ce Planet of Lana après est assez partagé. Je suis à la fois très content de l’avoir fait, mais j’en suis aussi ressorti très frustré. Content d’abord d’avoir pu contempler de mes yeux cette peinture vivante sur fond d’aquarelle qui m’émerveille à chaque instant. J’insiste mais ça donne vraiment l’impression que le jeu a été peint image par image. C’est magnifique, et c’est surtout très reposant. Aussi bien pour les yeux que pour nôtre état d’esprit.
Mais là où la frustration entre en jeu, c’est par le contenu de la démo qui n’a pas l’air de montrer le plein potentiel du titre. Et le temps imparti de 15 min n’a clairement pas été suffisant pour ça. Peu d’obstacles, pas d’ennemis, donc peu de challenge mis à part quelques précipices et hauteurs qui n’attendent qu’un saut mal jaugé. Pas de musiques non plus même si l’ambiance s’y prête bien sans. Et une mécanique de gameplay intéressante certes, mais qui ne se renouvelle pas des masses au sein d’un seul et unique environnement.
Gameplay qui consiste à « contrôler » une toute petite créature (qui me rappelle les Rots dans Kena Bridge of Spirits) en lui indiquant quelle direction prendre et avec quels éléments du décor interagir. Un bloc à bouger, un fil à couper, ou quelconque mécanisme à activer à distance. C’est elle qui fera la moitié du travail d’exploration pour nous. Ça m’a remémoré certaines phases des anciens jeux du studio Playdead tels que Limbo et Inside. Sauf que dans le cas de Lana, le jeu entier à l’air d’aller dans cette direction. À moins qu’on perde la créature en cours de route, mais ça seul le scénario nous le dira..
En tout cas ce que j’ai pu voir de la démo ne me permet pas d’assurer si Planet of Lana s’annonce très bon, ou très médiocre. Il me tarde d’en voir plus d’ici sa sortie en 2023.
Mais avant toute chose, je me dois d'être honnête avec vous. De base je ne suis pas du tout familier avec le genre des "Souls-Like". Au point ou à ce jour, même si je les connais de nom et de visu, je n'ai jamais touché à des jeux comme Bloodborne, Sekiro, Elden Ring, ou tout autre jeu se finissant par Souls. En tout cas jusqu'à cette Gamescom ou ma curiosité m'aura emmené jusqu'à ce fameux Lies of P (et plus tard sur Steelrising dont j'ai déjà parlé sur mon blog perso).
Au final, j'ai apprécié l'expérience même si ce fut un peu galère d'évoluer dans ces ruelles lugubres sans que je prenne tarif (vous le verrez dans mon court extrait du dessus ). L'impression que j'en ai eu, c'est que ce Lies of P a un gameplay et une ambiance très similaire aux jeux cités plus haut. Et plus particulièrement celui qui commence par un "B". Avec moins de brouillard et beaucoup moins hémoglobine. Il se démarque toutefois par la présence du grappin du "Puppet String" qui est jouissif à utiliser sur les ennemis même si ça consomme une grosse quantité de la jaugé dédiée.
Autre chose que j'ai beaucoup aimé, c'est son atmosphère et sa direction artistique très soignée reprenant l'univers de Pinocchio. Sauf qu'il ne s'agit pas de l'adaptation par Disney connue de tous, mais de celle du matériau d'origine qui est beaucoup plus sombre. D'ailleurs contrairement au dessin animé, ça sera le fait de mentir dans le jeu qui fera redevenir notre personnage humain. Un aspect que je n'ai pas expérimenté dans la démo mais qui serait important dans la trame scénaristique selon les développeurs. En espérant que la bande-son soit à la hauteur et dépeigne le tout à sa juste valeur.
Pour conclure, le fait qu'un premier du genre par ce studio arrive à s'approcher autant des plus grands, ça force le respect. Je pense très sincèrement qu'il plaira aux amateurs du genre, et peut-être même à moi si je saute enfin le pas en 2023.