Le 3 Mars dernier marquait le 4ème anniversaire de la sortie de The Legend of Zelda : Breath of the Wild (et de la Nintendo Switch par la même occasion). Un jeu qui quoi qu'on en dise, aura bouleversé les codes d'une série venant tout juste de fêter son 35ème anniversaire.
Un renouvellement qui s’est étendu jusqu'à sa bande-son. Composée en grande partie par Manaka Kataoka, Yasuaki Iwata et Hajime Wakai. Sélections perso à l'appui, je vais tenter de réhabiliter cette OST si particulière qui selon moi n'a pas eue le traitement qu'elle méritait.
L'un des principaux reproches fait à ce BotW concernait son OST. Jugée trop discrète et donc moins marquante en comparaison des anciens opus. Je reconnais que beaucoup de thèmes ne sont pas aussi percutants et restent moins facilement en tête que celui de la Vallée Gerudo d'Ocarina of Time pour ne citer que lui. En revanche, la bande-son de BotW s'adapte parfaitement avec son environnement et le style du jeu. Un monde totalement ouvert et dominé par la nature.
Parfois, la musique passe au second plan, ou se coupe totalement pour mettre en avant cette nature environnante et par extension le sound-design du jeu. Que je trouve d'excellente qualité encore aujourd'hui. Le bruit du vent, le ruissellement de l'eau, les oiseaux qui chantent, le feu qui crépite et j'en passe. Ce sont des choses qui n'existaient tout simplement pas dans les anciens jeux Zelda. D'où l'intérêt d'avoir une musique plus posée et relaxante afin de profiter au mieux de ce qui nous entoure. Et vu le temps qu'on passe dans certaines zones immenses, une fanfare qui se répète toute les 2-3 minutes aurait vite fait de nous gâcher l'immersion.
Pour y parvenir, les compositeurs ont eu la bonne idée de mettre le piano plus en avant qu'auparavant. L'instrument par excellence pour ce type d'atmosphère, et constituant la majeure partie des musiques de BotW. Sans oublier les traditionnels instruments à cordes, à vent, percussions, et autres qui ne sont jamais très loin. Ainsi que des instruments synthétiques pour tout ce qui touche à la technologie Sheikah et les sanctuaires. De plus, on retrouve souvent des musiques emblématiques de la saga glissés subtilement. Comme quoi malgré le virage musical entrepris, les origines ne sont pas reniées.
Afin d'illustrer mes propos, voici ma sélection d'une douzaine de mes morceaux préférés du jeu en tentant d'expliquer (avec un peu de spoil) pourquoi ils valent le détour. Enfilez vôtre casque, et laissez-vous guider au gré du vent, ou plutôt au gré de la musique à travers ces contrées sauvages.
Sélection
Main theme
Je démarre avec le thème principal du jeu. Qui pour moi remplit le même rôle qu'un synopsis ou une cinématique d'introduction. Car c'est une manière musicale de nous présenter le monde de BotW. Une grosse partie des instruments utilisés dans la bande-son du jeu y figurent. Avec des sonorités rappelant celle des différents peuples d'Hyrule que sont les Gorons, Piafs, Gerudos et Zoras.
La particularité de ce morceau, c'est qu'il est littéralement coupé en deux. Avec ce skip à 1:06 dans la vidéo que je pensais être un "oubli" de la part des compositeurs lors de la première écoute. Puis j'ai appris plus tard que ce court moment de flottement était en réalité symbolique. Car marquant le premier "souffle" de Link après son sommeil centenaire. S'ensuit l'envolée musicale du morceau qui devient beaucoup plus énergique jusqu'à la derrière "pause" vers la fin. Marquant peut-être l'affrontement final contre le Fléau Ganon. C'est dommage que le trailer de l'E3 2016 où on l'entend pour la toute première fois, ne le mette pas en scène de cette manière.
Riding (Day)
Avec son rythme cadencé comme une horloge et marqué par un piano prédominant, c'est comme si cette musique "galopait" en même temps que le cheval qu'on est en train de monter. Jusqu'à la fin du morceau marquant la "pause" ou l'arrêt de la course. J'apprécie aussi beaucoup la manière dont est dilué le thème de la Berceuse de Zelda aux violons en arrière-plan.
Kakariko Village (Day)
Certainement le morceau le plus "Japonais" que j'ai entendu dans un Zelda. Que ce soit par la présence d'instruments folkloriques en provenance du pays du soleil levant, ainsi que le village en lui-même par son architecture, les Sheikahs qui la peuplent et habillés de tenues traditionnelles. Un tout qui aide beaucoup à s'immerger dans cette ambiance. En tout cas le thème du village de Cocorico aura bien évolué à travers les âges, même si on peut entendre sa toute première version en fond de carillons à 0:24 de la vidéo.
Omen of the Bloody Moon + Reversed
La première fois que j'ai aperçu la Lune de Sang en levant la tête et que ce thème s'est lancé, j'étais clairement pas serein. J'avais l'impression que quelque chose de très dangereux allait me tomber dessus. Mais j'allais vite déchanter quand j'ai compris que son seul effet était de repeupler le monde d'Hyrule des créatures qu'on aura terrassées. Probablement un des morceaux les plus flippants du jeu, mais qui a une particularité unique.
En réalité, le morceau qu'on entend en jeu est une version "inversée" d'un thème joué au piano. Et étonnamment beaucoup plus calme mais pas moins troublant. J'imagine qu'il aurait très bien pu être un thème de Créature Divine. En tout cas ce n’est pas la première fois que Nintendo nous a fait le coup du thème à l'envers. Comme c'était le cas avec le thème principal de Skyward Sword qui est en réalité la Berceuse de Zelda inversée. Comme quoi parfois il n'y a pas besoin de se prendre la tête pour pondre des musiques de qualité.
Guardian Battle
Quiconque a déjà joué à BotW sait à quel point ces 4 premières secondes de piano sont stressantes. Ce morceau, c'est la définition même du danger de mort. Incarné par les créatures parmi les plus dangereuses du jeu que sont les Gardiens. Leur laser pointé vers nous et prêt à nous porter un coup fatal. Les violons aigus ajoutent une touche assez effrayante à cette musique.
Daruk's Theme
Un thème qui sied parfaitement à la personnalité de Daruk.Fort et fier à la première impression, mais cachant un grand cœur et une générosité sans bornes. C'est le cas avec cette fanfare à la trompette durant les 15 premières secondes, puis cette douce mélodie au piano qui prend le relais et ajoute une touche de sincérité au morceau. Piano qui devient plus dramatique vers 0:45 comme pour marquer les derniers instants du Prodige Goron.
Attack on Vah Ruta
À la fois ma musique d'attaque de Créature Divine favorite, et aussi la première musique que j'ai trouvée vraiment épique dans le jeu. Vah Ruta étant la première créature que j'avais atteinte. Un morceau qui accompagne avec brio l'affrontement contre cet éléphant aquatique géant que j'ai mené à dos de Sidon. Faisant partie de mes meilleurs souvenirs du jeu. Ces violons frénétiques et ces chœurs ajoutent une touche héroïque au morceau. Comme pour dire que le destin des Zoras repose sur cette bataille, et que Mipha dont on entend une partie de son thème, n'est pas tombée au combat pour rien.
Divine Beast Vah Ruta
Les musiques d'intérieur des Créatures Divines ont chacune la particularité d'avoir trois intonations différentes qui se jouent selon notre niveau d'avancement. La première qui marque la découverte des lieux, est la plus calme, la plus mystérieuse. Pour la seconde, le tout s’éclaircit avec le thème "classique" qui s'enclenche dès lors que l'exploration commence réellement. Et la troisième partie se joue durant la dernière ligne droite avant le boss, avec une variation plus rapide du thème précédent afin de marquer l'urgence de la situation.
Et si j'ai (encore) choisi Vah Ruta, c'est parce qu'en comparaison des autres créatures, c'est celui où on ressent le mieux l'appel à l'aide et la détresse qui en émane avec ce piano chaotique. Car il y a une autre chose que les créatures ont en commun et que je trouve glaçante. C'est le signal SOS qu'on entend en fond dans leurs morceaux, et qui est particulièrement flagrant chez Vah Ruta. On imagine facilement que ce signal marquait l'ultime appel des prodiges avant leur trépas, et qu'il a continué d’émettre 100 ans durant sans jamais être réceptionné...
Hyrule Castle (Exterior)
Le meilleur morceau de tout le jeu pour moi. Au point même où je le placerai sans difficulté dans un Top 10 des meilleurs thèmes de toute la saga. Avec ces percussions en début de morceau, ces trompettes, et ce beat en fond qui survient en seconde partie du morceau sonnant comme une marche militaire. Comme si les soldats d'Hyrule tombés il y a un siècle, étaient tous derrière un Link qui va finir leur travail et sauver le royaume à leur place.
On sent clairement à l'écoute de ce thème que la fin est proche et qu'on se trouve à la fois dans le lieu autrefois le plus sûr, et aussi actuellement le plus dangereux de tout Hyrule. Par la présence du thème principal de la série, et de celui de Ganon. La cerise sur le gâteau étant ces quelques notes de piano qui se répètent au fil du morceau, faisant figure de "transitions" entre deux changements d'instruments. Un chef d’œuvre.
Activate ! The Power of the Champions
Un morceau très court mais pour moi terriblement sous-coté. On l'entend juste avant le combat contre le Fléau Ganon pour peu que les Créatures Divines soient déjà libérées. Durant des cinématiques parmi les plus stylées du jeu, on voit les fantômes des Prodiges à tour de rôle, tenir un court speech avant que leur Créature balance un rayon surpuissant en direction du château d'Hyrule où se terre Ganon. Ayant pour conséquence de diminuer grandement la barre de vie initiale de ce dernier. Un chant du cygne qui sera leur ultime soutien à Link avant de disparaître pour toujours. Si je devais prendre un élément de comparaison, ce thème c'est le "Avenger Assemble !" version Prodiges.
Autant dire que ce morceau devait être taillé sur mesure pour être épique. Les chœurs n'ont jamais été aussi puissants, et le violon rarement aussi virevoltant. L'aboutissement d'une lutte qui aura pris un siècle.
Dark Beast Ganon Battle
Prenez le thème principal, réarrangez le en repoussant les limites de l'orchestration, mettez y quelques variations de musiques du jeu et de la saga, et vous obtiendrez la musique parfaite pour le plus grand boss final (en terme de taille) de toute la saga.
Mais ce qui rend ce morceau réellement épique, c'est ce piano de fou furieux qui me donne l'impression que le compositeur était possédé. Une montée en puissance progressive qui ne s'arrête qu'à 3:50. À ce moment, la musique change complètement d'ambiance et sonne comme un compte à rebours. N'attendant que le héros porte le coup de grâce à une Créature Maléfique totalement immobilisée. Un coup qui fera à la fois s'évanouir Ganon et la musique dans le néant..
Switch Presentation 2017 Trailer Music
Pour finir en beauté, je me devais de mettre ce morceau en particulier et absent du jeu de base. On l'entend seulement dans le trailer dédié durant la présentation de la Switch du 13 Janvier 2017, qui fut l'un des plus beau trailers de Jeu Vidéo que j'avais vu de ma vie. Au point ou 4 ans après, il me procure encore des frissons. Il m'avait totalement retourné à l'époque par son visuel, sa mise en scène épique et émouvante, et bien évidement sa musique.
Une musique qui contrairement à celle du thème principal et son trailer dont j'ai parlé plus haut, se complète parfaitement avec ce qu'on voit à l'écran. Je pense que la raison pour laquelle elle ne figure pas dans le jeu, c'est simplement parce qu'elle a été créé spécifiquement pour ce trailer légendaire.
Conclusion
On peut aimer ou non le parti pris des compositeurs pour avoir entrepris un tel virage musical. Mais on ne pourra certainement pas leur reprocher d'avoir pris de tels risques, quitte à ce que leurs musiques ne soient plus perçues comme avant. Rien que pour l'initiative, ça mérite d'être salué et d'être mis en avant comme je l'ai fait avec cette sélection.
D'autant plus que je personnellement, je trouve les musiques très qualitatives. Que ce soit en tant que Zelda comme en tant que jeu vidéo. Avec une excellente utilisation du piano et des autres instruments, et un bel hommage aux anciennes compositions de la saga.
Je ne sais pas dans quelle direction partira Breath of the Wild 2 musicalement parlant, mais j'ai une entière confiance par le fait que la musique sera parfaitement adaptée à un univers qui semble bien plus sombre que son prédécesseur. Un grand bravo aux compositeurs pour leurs travaux.
De votre côté, y a des musiques qui vous ont marqués dans BotW ?
L'édition anniversaire de Dying Light incluant tous les DLC si j'ai bien compris. 30€ en physique (sans compter les frais de ports UK) sachant que la version démat est à 70€ sur le PlayStation Store. Ça fait longtemps que je voulais me le faire
Le 24 Février 2017 sortait Hollow Knight sur PC. Le tout premier jeu indépendant de la petite équipe australienne de Team Cherry, et fruit d'un financement participatif sur Kickstarter. Pile 4 ans après sa sortie, voici mon ressenti sur un opus que j'ai découvert cette année et que je ne suis pas prêt d'oublier.
Si je devais utiliser un seul adjectif pour décrire l'atmosphère et l'ambiance si singulière du royaume d'Hallownest, ça serait "froid". Une froideur que j'ai ressenti tout le long du jeu d'abord à travers son environnement chargé d'histoire à la fois organique et géologique. Nous faisant passer par des villes plus ou moins fantômes. Ruines de civilisations autrefois prospères, aujourd'hui éteintes. Cavernes, forets et bien plus encore.
Une froideur qui émane aussi des créatures insectoïdes constituant le plus gros de la population. Des nombreux cadavres jonchant les sentiers, aux bêtes sauvages hostiles et dénués de volonté propre, totalement ravagés par l'influence d'un fléau qui semble consumer un royaume en décrépitude.
Et surtout, une froideur qui transparait par la teinte globale du jeu. Souvent terne, sombre, et à l'image des lieux visités qui ont chacun leur propre couleur. Le tout est appuyé par cette direction artistique soignée me faisant penser à une Bande Dessinée macabre.
Au fur et à mesure que l'on s’enfonce dans les profondeurs du royaume, on réalise à quel point cet univers qui paraissait si "mignon" en surface, est en réalité ténébreux et glauque à souhait. Certains lieux étaient tellement oppressants pour moi que j'étais mal à l'aise rien que d'y être.
Esprits rêveurs
Mais tout n'est pas noir à Hallownest. On le voit "à travers le masque" de personnages parfois attachants, et parfois détestables que l'on croisera. Personnages qui sont tous doublés dans un dialecte leur étant propre, permettant de mieux cerner leur caractère. Pour certains d'entre-eux, leur destin dépendra grandement de nos actions, parfois sans qu'on s'y attende vraiment. On est donc loin des simples PNJ qui ne sont que de passage.
Qu'il s'agisse de marchands, rivaux ou simples voyageurs, certains se révèleront être d'une grande aide et auront beaucoup de choses à nous apprendre sur ce monde à travers leurs témoignages, les rares quêtes annexes qu'ils nous confieront, leurs combats, et aussi leurs rêves. L'accès à ces derniers via l'aiguillon des rêves, nous permet de sonder leurs pensées profondes afin de mieux les connaitre. Ce qui m'amène à dire que l'écriture de ces personnages est de très bonne facture.
Mention spéciale à Cloth la brave guerrière. Quirrel l'explorateur qui apparait dans la BD officielle du jeu. Cornifer le cartographe souvent bien planqué. Et bien évidement Hornet qui manie l'aiguillon comme personne, et que j'ai hâte de revoir dans l'opus Silksong où elle aura le premier rôle. Grâce à eux, on se sent un peu moins seul à Hallownest.
Exploration dangereuse
Pour ma part, je suis assez familier avec le genre Metroidvania qui caractérise ce HK. Rendant de multiples hommages à des sagas phares du genre comme les Metroid, Castlevania,Ori, et même les Souls. Ce dernier ayant certaines similitudes avec HK mais j'y reviendrais plus bas.
Pourtant, mon exploration d'Hallownest s'est avérée plus compliquée que prévue. La faute à une carte du jeu qui ne se complète non pas en temps réel selon nôtre avancée, mais via les bancs constituant le point de "repos". C'est seulement là que vont se dessiner les zones découvertes pour peu qu'on ait déjà acheté la carte de la région auprès de Cornifer. Et tant qu'on ne l'aura pas récupéré, on sera forcé d'explorer "à l'aveugle" sans savoir ni où aller, ni les dangers qui nous attendent sur le chemin.
Mais même en l'ayant sous mes yeux, ça ne m'aura pas empêché de me perdre de nombreuses fois. Et de perdre de nombreuses heures de jeu à fouiller partout pour trouver les objets manquants sans lesquels je ne pouvais pas progresser. Certaines zones ou passages demeurent tellement bien cachés qu'ils n’apparaissent même pas sur la map.
Pour faciliter le voyage, on aura à notre disposition très tôt dans l'aventure du Dernier Coléoptère. Celui que je considère comme étant notre guide touristique personnel du Royaume, et qui nous fera voyager de station en station pour peu qu'elles soient déjà découvertes.
Pas de doute on est sur du bon Metroidvania à l'ancienne sur ces aspects. Avec un level-design très bien construit et des niveaux en parfaite cohésion s'enchainant naturellement.
C'est le genre de jeu où on ne te dit jamais où aller et comment, et où tu dois te débrouiller par tes propres moyens pour avancer dans ces dédales que j'ai aimé (et détesté) parcourir avec les différents pouvoirs et objets acquis au fil de ma progression. Une progression qui a été mise à mal un nombre incalculable de fois à cause de ces saletés de ronces et autres obstacles dangereux.
À ce propos, il existe dans le jeu une zone cachée nommée le "Sentier des Souffrances" qui est constitué quasi intégralement de pièges sur le chemin. Et pour l'avoir parcouru dans sa totalité, je peux dire qu'elle porte très bien son nom. À croire que les développeurs prennent plaisir à voir leurs joueurs souffrir...
Maître de l'aiguillon
Le gameplay de HK est l'une de ses plus grandes forces. Vif et très exigeant, même si assez peu de boutons sont mis à contribution et qu'il n'y a aucun système de combos. La difficulté ne sera pas de le prendre en main, mais de le maitriser au mieux pour triompher des plus puissants boss et des obstacles les plus dangereux.
Pour ça, il faudra s'approprier les techniques liées à l'aiguillon du chevalier qu'on incarne. Aiguillon que l'on pourra améliorer au prix de quelques geos (la monnaie du jeu), et certaines ressources. Chaque coup asséné à un ennemi par cette arme provoquera un léger effet de recul et remplira notre jauge d'âme dans laquelle on puisera pour réaliser des attaques spéciales et se soigner. Cette dernière action nous forcera à rester immobile le temps du rechargement, nous laissant à la merci des attaques adverses.
Concernant l'aiguillon, je ne peux passer à côté la technique signature de ce HK qu'est le "Pogo". Consistant à rebondir continuellement sur un ennemi ou un obstacle en lui donnant des coups vers le bas depuis les airs. Je la trouve assez jouissive à utiliser et ça change grandement la donne en combat une fois bien maitrisée.
Si on a une bonne gestion du timing, il y a aussi la parade qui s'enclenche dès que notre arme et celle de l'ennemi s’entrechoquent. Laissant un bref instant de répit pour contre-attaquer et donnant l'impression de jouer à un jeu d'escrimes.
En plus de l'aiguillon, on peut gérer différents charmes qui nous octroieront diverses capacités qui pour certaines seront utiles en combat, et pour d'autres en exploration. L'assignement s'effectue sur les mêmes bancs d'où on gère la carte, mais servant aussi pour récupérer de ses blessures et sauvegarder.
Car à chaque mort du chevalier, celui-ci réapparaitra sur le dernier banc sur lequel il se sera assis. Mais en contrepartie, il aura perdu temporairement tous les geos accumulés jusqu'alors. Pour les récupérer, il lui faudra retourner sur le lieu de défaite pour affronter un esprit à son image et récupérer son dû. Et s'il meurt à nouveau en chemin avant d'y parvenir, alors les geos sont perdus à tout jamais. Un aspect qui n'est pas sans rappeler la série des Souls pour ne citer qu'elle.
Challenge sans fin
HK est un jeu difficile comme c'est pas permis. Je l'ai constaté dès le début de l'aventure face aux premiers boss qui ont déjà donné du fil à retordre avec le peu de santé et de techniques de combat dans mon répertoire. On pourrait penser qu'au fil de la progression et des techniques acquises, le jeu deviendrait plus simple. Bien au contraire ! Car cette escalade de la difficulté ne s'arrête pour ainsi dire, jamais.
Entre certains boss que l'on peut ré-affronter dans leur forme Rêve et qui demeurent beaucoup plus puissants et rapides. Le Colisée des Fous où on y affronte des vagues d'ennemis par dizaines. Ou encore le contenu des DLC gratuits avec d'abord un certain Grimm et ses faux airs de Dracula qui m'aura donné des sueurs froides dans sa forme cauchemardesque. Et ensuite la Maison des Dieux qui permet d'affronter à nouveau l'intégralité des boss du jeu à la chaine. D'ailleurs à l'heure où ce test est publié, j'essaie de venir à bout du 5ème Panthéon qui est de loin le défi le plus corsé du jeu.
Concernant les boss, j'en avais pas gardé un très bon souvenir à mes débuts. Beaucoup étaient assez ardus d'entrée de jeu, et j'ai dû prendre mon mal en patience pour en venir à bout. À constamment étudier leur pattern et adapter mes techniques en fonction. Puis le temps passait, les combats s'enchainèrent, et je commençais à prendre plaisir à les affronter.
Je pense que si j'ai changé d'avis en cours de route, c'est grâce aux DLC dont j'ai déjà parlé plus haut. Au point où aujourd'hui je ne galère presque plus face à des boss que j'arrivais à peine à toucher et à esquiver des dizaines d'heures de jeu plus tôt. À l'issue d'un combat où j'ai tout donné, le sentiment de puissance et surtout de satisfaction que me procure une victoire est indescriptible. Et c'est précisément pour ça que je suis allé aussi loin malgré la difficulté.
Puis faut dire que la mise en scène de ces batailles est souvent spectaculaire. Avec une musique parfaitement adaptée en arrière-plan qui rend le tout encore plus grisant. D'ailleurs il est temps d'en parler.
Symphonie chevaleresque
Avant de conclure je tenais à toucher quelques mots sur la composition de Christopher Larkin qui est tout simplement grandiose. Peut-être l'une des plus belles que j'ai pu écouter dans un jeu du genre avec les Ori. Constitué en majeure partie de pianos, violons, d'orgues et de cuivres comme pour rappeler l'ambiance moyenâgeuse et héroïque du titre. Avec une teneur globalement mélancolique, sublimant la beauté et l'atmosphère des contrées visitées. Voici ma petite sélection des morceaux qui m'ont le plus marqués.
City of Tears
Crystal Peak
Soul Sanctum
Sealed Vessel
Dream battle
Grimm
Conclusion
Hollow Knight m'aura mis une sacrée baffe. Au sens propre comme au figuré. J'ai été happé par son ambiance ténébreuse, et ses bribes d'une histoire qui pour peu qu'on s'y intéresse, révèle un lore d'une richesse insoupçonné. Lore qui doit énormément à des personnages hauts en couleurs qui m'auront marqué. Sans oublier son gameplay exigeant, mais jouissif avec l'aiguillon et les charmes. Et sa bande-son sans aucune fausse note pour ma part.
Ceci dit, c'est un jeu qui ne fait aucun cadeau et qui n'est pas à mettre entre toutes les mains. Sa difficulté croissante en est la principale raison, et les morts liés aux boss et à l'environnement sont innombrables. Pourtant et à ma grande surprise, ça ne m'aura pas empêché de dépasser largement les 100% de complétion du jeu. Chose qui m'aura pris une soixantaine d'heures. Une aventure que je ne pensais pas aussi longue pour un jeu du genre.
À défaut de réinventer le Metroidvania, ce jeu le sublime en y ajoutant sa propre patte. Le plus incroyable c'est de se dire que le nombre de personnes ayant bossé dessus se compte sur les doigts d'une main. Un grand bravo à la Team Cherry d'avoir sorti une telle pépite en tant que premier jeu du studio.
La première annonce du Direct. Avec une cinématique qui a failli me faire croire à une suite (ou un DLC) de Xenoblade 2 jusqu’à ce que je comprenne que c’était pour annoncer l’arrivée du duo Pyra/Mythra dans le Fighter Pass 2 de Smash Ultimate. Succédant donc à Shulk qui avait fait entrer la saga dans Smash avec l’opus 3DS/Wii U.
Artwork officiel de l'annonce de Pyra/Mythra
Pour ma part, je ne suis pas du tout hostile à leur venue connaissant la popularité de la licence de Monolith chez Nintendo. Même si je m’attendais à voir le héros Rex (ayant déjà un costume Mii à son effigie et présent durant le final smash du duo), ou même Elma de Xenoblade X. Et de ce que je vois du trailer, le duo à l’air de fonctionner d’une manière similaire à Zelda/Sheik (ou Samus et sa version Sans Armure) du temps où on pouvait intervertir entre les deux personnages. De toute manière, Sakurai nous en dira plus d’ici sa sortie en Mars prochain.
En revanche, je me permets un coup de gueule concernant la censure grotesque appliquée à nouveau sur Mythra (et Pyra aussi dans une moindre mesure). Avec cette texture noire sur ses jambes et une partie de son corps. C’est quoi l’intérêt ? Surtout que le chara-design du duo est déjà suffisamment « sexy » de base. Alors qu’à côté t’as des personnages comme Samus SA qui a déjà les jambes à découvert. Tout ça pour ne pas « choquer » les occidentaux. Hypocrisie quand tu nous tiens…
Fall Guys Switch
Le jeu multi qui avait fait sensation l’été dernier sortira à son tour sur l’hybride de Nintendo (et sur Xbox) l’été prochain. Mix entre Battle Royale et Intervilles déjà disponible sur l’online PS4 et sur PC. Reste à voir le tarif et si le crossplay sera de la partie.
Mario Golf: Super Rush
J’aurais préféré le retour d’un Mario Football ou même d’un regroupement de sports divers à la Mario Sports Mix sur Wii, mais bon. Une licence qui revient sur le devant de la scène après 7 ans d’absence, et dont je n’ai encore fait aucun opus à ce jour. À voir si je me laisserais tenter par ce Super Rush qui sort le 25 Juin 2021. En tout cas le mode aventure à l’air intéressant.
Project TRIANGLE STRATEGY
Un titre sur lequel Nintendo a passé un peu trop de temps durant leur Direct. Avec ce style graphique reconnaissable entre-mille et que j’aime beaucoup, j’ai cru à une suite d’Octopath Traveler (que je n’ai pas fait) en premier lieu. Sauf qu’on est plus du tout sur du JRPG mais du Tactical RPG. Un genre avec lequel je ne suis pas du tout familier mais dont je ne doute pas de l’efficacité. Un des rares jeux annoncés pour 2022 et dont la démo est déjà disponible sur l’eShop.
Hyrule Warriors: L'Ere du Fléau - Pass d'extension
Celui-là je le voyais venir. Même si j’aurais préféré des infos plus concrètes qu’un simple listing d’un contenu qui me parait « léger » compte tenu du tarif appliqué. Bien que je ne serais pas mécontent de prolonger mon expérience sur un jeu qui m’a fait dépasser la centaine d’heures, j’attends d’en voir davantage avant de craquer (ou pas) avec la première vague qui arrivera au moins de Juin 2021.
Splatoon 3
Bien que chronologiquement parlant ce fut le dernier jeu du Direct, j’en parle ici car je veux garder le « meilleur » (ou le pire c’est selon) pour la fin.
Et s’il y a bien une licence que je ne m’attendais pas à revoir sur Switch, c’est bien Splatoon avec ce 3ème opus prévu pour 2022. Ma première réaction à ce trailer était : « Déjà ? » Puis je me suis rappelé que cet opus sortira 5 ans après Splatoon 2, qui lui-même n’est sorti que 2 ans après le premier volet sur Wii U. Le temps passe vite.
En tout cas j’espère un solo plus consistant que celui du 2 (qui fut rattrapé par l’Octo Expansion), davantage de modes multi originaux, et qu’on en finisse une bonne fois pour tous avec ces intempestifs briefings d’avant-match des maps qu’on ne peut pas passer…
The Legend of Zelda: Skyward Sword HD
« Désolé »
Ce simple mot d’Eiji Aonuma a suffi à rendre fou une grosse partie du web avec ce que j’appellerais la « contre-annonce » de Breath of the Wild 2. Qui n’aura pas été l’objet de cette présentation, mais dont on en saura plus dans le courant de l’année selon ses propres dires. Probablement durant la version Digitale de l’E3 2021 ou avant. Pas sûr que c’était la meilleure manière de tourner la chose connaissant l’impatience des fans. Après aurait-il été préférable de ne rien dire du tout ? Compliqué…
2011 vs 2021
Histoire de « nous aider à tenir » pour le citer à nouveau, il nous a balancé le seul Zelda 3D qui n’avait pas encore fait l’objet d’un Remake ou Remaster. Le Skyward Sword sur Wii sorti en 2011, et qui fut un des derniers gros jeux de ladite console. Pour l’avoir fait à l’époque, c’est un opus que j’ai apprécié sans être mon préféré, mais que je ne me vois pas refaire pour autant le 16 Juillet prochain.
Pour terminer non pas sur ce jeu mais sur la saga Zelda en général, j’aurais préféré quelque chose de plus consistant pour célébrer les 35 ans de la saga. Comme une compilation regroupant Skyward Sword HD, mais aussi Twilight Princess HD et Wind Waker HD. À l’image de Super Mario 3D All Stars contenant l’opus 64, Sunshine et le 1er Galaxy. Mais c’était trop demander manifestement.
Conclusion
Ce n’était pas le meilleur Nintendo Direct mais loin d’être le pire non plus. La faute à un manque d’annonces originales et marquantes, des portages toujours plus nombreux, et surtout des jeux attendus depuis trop longtemps dont on n’a toujours pas de nouvelles. Dont Metroid Prime 4 et Bayonetta 3 pour ne citer qu’eux, et que je pense tout simplement arrêter d’attendre. Que ce soit en 2021 ou en fin de vie de la Switch, ils sortiront quand ils sortiront, point.
Au final, je me demande si on ne place pas trop d’attentes et d’exigences envers Nintendo. Est-ce que ce Direct a déçu car il était attendu comme le messie ? Ou bien parce que les jeux que les fans réclament sans cesse n’y figurent pas ? Je pense que c’est un peu un mix des deux, et que le plus gros à venir sera pour le mois de Juin. On croise les doigts