Les trailers d'annonces des nouveaux personnages dans les Smash Bros sont uniques en leur genre. Par leur capacité à retranscrire parfaitement l'univers du newcomer concerné. Par leur qualité visuelle et leur mise en scène souvent de très haute volée. Et surtout par le fait d'enflammer le web tout entier dès leur parution.
C'est pourquoi en ce 7 Décembre 2021 qui marque le 3ème anniversaire de la sortie de Super Smash Bros Ultimate, j'ai choisi de revenir sur ces trailers avec mon top 10 des meilleurs d'entre eux. Un choix qui fut difficile (malgré la présence de quelques mentions honorables) tant ils sont tous de qualité.
Je commence ce top avec un trailer au style graphique plutôt original mettant en avant un Little Mac s'entrainant rigoureusement, et avec une certaine touche d'humour que l'on doit à une Samus qui le prend littéralement de haut du haut de ses 1,90m (contre 1,70m pour le boxeur).
#9. Smash Bros Ultimate - Pyra & Mythra
C'était la première annonce du premier Nintendo Direct de 2021 après 1 an et demi d'absence. Que j'avais cru à tort être l'annonce d'une suite ou d'un DLC de Xenoblade 2. Faut dire que le moteur graphique utilisé pour le trailer est le même que pour les cinématiques du jeu d'origine. D'autant plus qu'on retrouve les personnages clés du jeu comme Nia, Dromarch, Mòrag, Brighid, Zyk, et Pandoria pour ne citer qu'eux. Et que dire du fanservice avec la rencontre à la fin entre Mythra et Shulk tellement symbolique pour la licence.
#8. Smash Bros Ultimate - Min Min
Rien que pour le fait de voir Captain Falcon savourer un bol de nouilles sous les yeux attendrissants de la serveuse Min-Min comme si c'était son dernier repas, ce trailer méritait sa place dans le top. Mais le plus gros de cette annonce reste quand même cet affrontement entre les différents combattants de ARMS qui se disputent la fameuse enveloppe jusqu'à ce que Min-Min débarque au dernier moment dans l'arène pour tous leur voler la vedette par les poings.
#7. Smash Bros Ultimate - King K. Rool
Une intro qui débute par un magnifique ascenseur émotionnel que l'on devait a un Roi Dadidou bien farceur, mais très vite expédié par le véritable King K. Rool sous les yeux médusés de DK et Diddy. Un trailer dont les plans et la mise en scène seront presque intégralement repris pour celui de Banjo & Kazooie. Sauf que cette fois K. Rool partagera la même maison que les simiesques, et que l'auteur du "prank" n'est autre que le Duo Duck Hunt qui n'arrêteront décidément jamais de nous narguer.
#6. Smash Bros Ultimate - Simon & Richter
Parmi les trailers de Smash Bros, deux d'entre eux m'auront marqué par une violence assez inhabituelle pour un jeu Nintendo. Le premier étant celui où ce pauvre Luigi sorti tout droit des jeux Mansion, se fait trucider par la Mort elle-même au sein d'un château lugubre. Un trépas suivi de l'intervention du tueur de vampires Simon Belmont, puis de son descendant Richter bien décidés à nettoyer les lieux avec leur arsenal.
#5. Smash Bros Ultimate - Ridley
Mais le plus violent d'entre tous reste pour moi celui qui introduit Ridley. Un trailer aux allures de film d'horreur où on le voit empaler silencieusement deux des figures emblématiques du JV que sont Mario et Megaman. Je vois en ce trailer un bel hommage aux films Alien de Ridley Scott. Avec une créature aussi mortelle et rusé que le Xénomorphe, et dont le nom est tiré directement du réalisateur de ces films.
Après je me demande si c'est pas une manière pour lui de se venger du fait qu'il avait été considéré comme étant "trop grand" pour être un personnage jouable ? Seul le temps nous le dira (ou pas).
#4. Smash Bros Ultimate - Sora
À ce jour l'ultime trailer de personnage dans un Smash Bros. Et qui par sa mise en scène a l'air de faire directement suite au tout premier teaser du jeu. Avec le regard de l'Inkling fraichement révélé, tourné vers le symbole flamboyant de la saga. Un symbole qui dans le dernier trailer se consume totalement jusqu'à rendre inerte tels des trophées, tous les combattants du jeu.
Tous sauf Mario. Qui parviendra à raviver cette flamme combative, et par la même occasion révéler Sora aux yeux du monde entier. Qui fut de loin le personnage le plus réclamé de toute la saga selon les dire des développeurs. Une très belle manière de boucler la boucle et de conclure cette série d'annonces. Une fois encore, merci Sakurai pour tout ça.
On rentre dans le top 3 avec un trailer qui m'aura offert une chose dont j'avais toujours rêvé. Un anime dans l'univers des jeux Nintendo. Mais à défaut d'avoir une série entière, on a eu cette réalisation du studio d'animation japonais Shaft nous gratifiant d'un beau combat entre Pit et Link qui sera interrompu par l'intervention divine de Palutena. Le tout agrémenté de dialogues aussi savoureux que dans Kid Icarus Uprising sur 3DS.
#2. Smash Bros Ultimate - Sephiroth
C'est probablement le trailer que j'ai le plus visionné tant je le trouve exceptionnel en tous points. Avec le boss final du mode aventure d'Ultimate qui s’apprête à lancer une attaque dévastatrice en direction des combattants. Mais stoppé net dans son élan par une attaque mystérieuse venue des cieux et le fendant en deux. Un suspense qui prend fin au moment où retentissent les fameuses percussions de la musique de l'un des méchants les plus iconiques du jeu vidéo.
Avec une telle entrée en scène, il ne pouvait s'agir que de Sephiroth. Qui par sa simple présence fait passer Galeem pour un boss de seconde zone. Il est clairement là pour montrer qui est le patron. J'en veux pour preuve l'aisance avec laquelle il se défait des rares combattants qui ont eu le cran de lui faire face. Donc un Mario qu'il manque de peu de transpercer donnant lieu à un plan visuellement incroyable et tiré directement du combat final du film Advent Children. Où cette fois c'est Cloud qui se faisait réellement transpercer.
Mentions honorables
Smash Bros Wii U / 3DS - Mega Man
Smash Bros Wii U / 3DS - Lucina & Daraen
Smash Bros Wii U / 3DS - Bowser. Jr
Smash Bros Ultimate - Joker
Smash Bros Ultimate - Hero
Smash Bros Ultimate - Terry Bogard
Top #1
Smash Bros Brawl - Trailer E3 2006
Impossible pour moi de mettre en place ce classement sans le placer. Je m'en souviens encore comme si c'était hier de la première fois que je l'avais vu. L'adolescent que je fus à l'époque était comme un dingue. D'autant plus que j'avais déjà beaucoup d'heures sur Melee et que j'attendais déjà sa suite avec impatience.
Pour quelqu'un qui n'a pas connu cette époque, voir ça en 2021 peut faire doucement rigoler quand on voit à quel point les trailers actuels ont gagné en qualité visuelle au fil des années. Mais pour l'époque c'était de la folie de voir autant de nouveaux personnages réunis au sein d'un seul jeu vidéo. Et de les voir défiler à l'écran avec une telle mise en scène. On parle quand même de 5 newcomers annoncés au sein d'une seule vidéo. Respectivement Meta Knight, Pit, Zero Suit Samus, Wario et celui que personne n'attendait, Snake. À date, aucun autre trailer de Smash n'a fait mieux que ça.
À cette époque, l'Internet n'avait pas du tout le même visage. Les réseaux sociaux tels qu'on les connait aujourd'hui n'existaient pas encore. Et YouTube était encore tout jeune. Mais ça n'a pas empêché ce trailer de faire un buzz monstrueux. Tout le monde ne parlait que de ça. C'était le début d'une hype qui allait durer 2 ans jusqu'à la sortie du jeu en 2008. Une hype alimenté par le site internet de l'époque que je consultais chaque jour. Et c'est pour tout ça que malgré son âge, ce trailer est pour moi le meilleur de tous.
Voila pour mon classement en hommage à cette saga. N'hésitez pas à me dire quels trailers vous ont marqués aussi.
À cette occasion, j'ai déballé à nouveau la version collector de l'époque. Comprenant le jeu, la Wiimote dorée aux couleurs de la saga, une notice, ainsi que le CD du concert symphonique des 25 ans de la série et son livret. Pour l'époque et pour le tarif, c'était vraiment pas mal avec du recul.
25ème film de la franchise du plus célèbre des espions anglais, et le 5ème avec Daniel Craig qui aura endossé le smoking pour l'ultime fois. Voici mon avis sans spoilers sur Mourir peut Attendre que j'ai pu voir le week end dernier. Un opus dont la crise sanitaire a fait repousser sa sortie 3 fois depuis Avril 2020 pour finalement arriver le 6 Octobre 2021 chez nous. Que valent les dernières aventures de Bond, James Bond ?
Avec ce volet, ce n'est pas seulement la fin de l'ère de Craig qui aura interprété l'agent double zéro durant ces 15 dernières années. C'est surtout la fin du personnage de 007 tel qu'on l'aura toujours connu depuis presque 60 ans au cinéma. Puisque ce matricule iconique n'est plus porté par l'homme brun britannique (qui est devenu blond aux yeux bleus avec Craig) imaginé par Ian Flemming, mais par une nouvelle recrue également britannique mais du sexe féminin cette fois.
Il s'agit du personnage de Nomi interprétée par Lashanna Lynch. Une des figures féminines fortes de ce film qui m'a fait plutôt bonne impression. Faisant quasiment jeu égal avec Bond sans pour autant l’éclipser de son propre film. Les levées de boucliers à son égard lorsqu'elle fut annoncée dans le rôle sont totalement injustifiés pour le coup. De toute manière, elle n'a jamais eu pour vocation de devenir la nouvelle "James Bond". Ça ne veut rien dire. C'est simplement un autre agent double avec son propre caractère et ses propres convictions, qui partage le même nom de code que Bond, c'est tout. Et je trouve que ces deux-là forment un excellent binôme.
Histoire de rester sur les personnages féminins, j'aimerais en placer une pour celle qui m'aura le plus marqué. Paloma, jouée par Ana De Armas et que j'ai trouvée incroyablement classe et humble malgré sa courte apparition. Ça fait bien longtemps que je n'avais pas vu de "James Bond Girl" de cette trempe et de cette élégance.
Après tout si je devais reprendre une phrase du film résumant tout ce que je viens de dire : "Ce n'est rien qu'un numéro". Au final, n'importe peut être 007. Ce qui compte c'est surtout l'homme et dans le cas de ce film, la femme derrière ce numéro.
L'être humain derrière l'agent double
Depuis Casino Royale, on sentait une volonté de rendre le personnage de Bond plus sombre et aussi plus vulnérable. Afin de mieux voir l'homme qui se cache derrière cette machine à tuer. Et dans ce volet qui est la conclusion de l'arc scénaristique du Bond de Craig, c'est là où son côté humain ressort le plus.
Cela est beaucoup aidé par sa relation amorcée dans l'opus Spectre avec le personnage de Madeleine toujours incarnée par Léa Seydoux. Avec qui il coule des jours heureux depuis son retrait des services secrets britanniques. Et cela est surtout beaucoup aidé par un "autre personnage aux yeux bleus" pour ne pas en dire plus, mais qui est intrinsèquement lié à ces deux-là.
Et pour revenir à Bond lui-même, bien qu'il n'ait pas livré une prestation aussi incroyable que dans Skyfall qui pour moi demeure toujours comme étant le meilleur film 007 avec Craig, ce film conclut le personnage de la plus touchante et de la belle des manières. Quand j'y repense, c'était une décision extrêmement couillue de la part de la production. Une initiative à saluer là où beaucoup n'osent pas prendre de tels risques sur des licences aussi lucratives.
Les réminiscences de Spectre
Suite oblige, l'organisation du Spectre qui avait mis bien des bâtons dans les roues de l'Aston Martin de Bond est toujours d'actualité. Elle qui m'avait tant déçu dans le précédent volet. Une menace toujours présente par l'existence des membres restants et du Franz de Christoph Waltz qui reste toujours aussi intimidant même sous les barreaux. Mais à cela s'ajoute le vilain de ce nouvel opus qu'est Safin.
Et c'est encore une déception pour ma part. Due non pas par l'interprétation de Rami Malek que je trouve plutôt réussie, mais par l'impact de son personnage au sein du film. Il n'est au final pas si menaçant qu'il ne ne laisse paraitre malgré sa très bonne entrée en matière au début du film. Il réussit même l'exploit d'être encore moins menaçant que Franz qui lui-même l'était moins que ses vilains prédécesseurs. Pour moi le seul véritable haut fait de Safin se situe à la toute fin du film. Où il fera quelque chose à Bond qui forcera ce dernier à prendre la décision la plus difficile de son existence. Qu'aurions-nous faits à sa place ?
Esthétique
Les films 007, et par extension les films d'espionnage en général, ont toujours eu pour vocation de nous faire voyager aux 4 coins du monde. C'est toujours le cas ici avec de belles séquences en Jamaïque, à Cuba, et en Norvège pour ne citer qu'eux. Le tout appuyé par une réalisation toujours aussi efficace, et quelques cascades un peu plus rares qu'auparavant.
C'est d'ailleurs un des opus qui comporte le moins de scènes d'action et de chorégraphies de l'ère Craig. Le film prenant davantage de temps de se concentrer sur les personnages que sur le reste. Mais ça n'a pas évité certaines longueurs et moments de flottements qui ralentissent un rythme global assez soutenu. D'autant plus que le film dure presque 3h. Et à titre personnel, je regrette toujours que durant cette ère que les gadgets aient été si peu mis en avant.
Conclusion
Sur la forme, Mourir peut Attendre reste un film très classique. Pas aussi marquant pour moi que Casino Royale et Skyfall, mais bien plus intéressant que Quantum of Solace et Spectre. Mis à part pour l'histoire de la passation du matricule, la formule ne change pas et on demeure en terrain connu au niveau du déroulement du scénario, des personnages, et de l'ambiance.
Mais dans le fond, il s'agit certainement du film le plus profond et le plus sincère de toute la franchise. Et aussi une parfaite conclusion au Bond de Daniel Craig qui a su réinventer ce personnage mythique du cinéma. Merci à lui pour avoir tant donné de sa personne, et ainsi qu'à tous ceux qui ont contribué à cette saga.