Alors que la sortie (officielle) du nouvel opus The Legend of Zelda Tears of the Kingdom est imminente sur Nintendo Switch, ultime retour en arrière sur son prédécesseur Breath of the Wild à travers le livre La Création d'un Prodige. Publié initialement au Japon fin 2018, puis traduit chez nous en 2020. Et m'ayant été gracieusement offert par Éditions Soleil à son lancement.
De dimensions 23.7 x 31.4 x 3.1 cm, et pesant 2.3 kg, on a affaire à un ouvrage bien dense en gabarit. Avec sa couverture rigide et blanche du plus bel effet, orné du sigle brillant du clan des Sheikahs sur la face avant. De plus, la couleur dorée du texte et des motifs collent très bien avec la teinte du bouquin.
Et avec ses 424 pages, c'est surtout un ouvrage conséquent en termes de contenu. Puisqu'on y retrouve quasiment tout ce qui constitue l'univers de BotW à travers d'innombrables illustrations, et des anecdotes en pagaille de la part des têtes pensantes. Autant dire que pour ceux qui n'y ont jamais joué, il est fortement déconseillé de feuilleter ce bouquin au risque de se spoiler l'intégralité du titre.
Bien évidemment, je ne décrierai pas tout le livre. Je vais plutôt me limiter à une quinzaine de pages qui me semblaient pertinentes. À commencer par le sommaire décrivant sa structure globale découpée en quatre grandes parties que je vais lister.
Illustrations
La première partie est consacrée aux planches de Takumi Wada ayant servi à la promotion du jeu jusqu'en 2018.
La plupart sont déjà connues de tous. Qu'il s'agisse des jaquettes officielles des versions Wii U et Switch, en passant par les guides, couvertures de magazines, et le contenu additionnel. Mais d'autres sont inédites comme certains dessins préparatoires en vue de l'E3 2016 ci-dessus. Pour leur conception, Wada nous confie s'être inspiré de l'illustration de la boite du tout premier The Legend of Zelda sur NES.
Création
La seconde partie, quant à elle, représente le plus gros du bouquin avec près de 300 pages d'illustrations et d'idées des développeurs sur le monde d'Hyrule. Pour les personnages, peuples, monstres, créatures, objets, vêtements, ingrédients, contrées, et DLC.
Parmi les nombreux designs pour un Link "moderne", celui-ci a retenu mon attention pour son audace. Voir le héros de la légende dans un style "biker", c'est spécial.
Ici, les croquis préparatoires de la princesse Zelda. Son style vestimentaire aura subi pas mal d’évolutions, et un grand travail d'humanisation du personnage a été effectué au vu des multiples expressions faciales de la porteuse de la Triforce de la Sagesse.
À l'origine, le prince Sidon devait être gris comme le requin marteau dont il est inspiré. Mais il a fini par virer au rouge pour qu'il ressorte mieux dans le décor des Zoras, et accentuer davantage le lien du sang qu'il partage avec sa sœur Mipha.
Une double page consacrée aux Gardiens des Sources que sont Ordrac, Rordrac, et Nedrac dans sa forme classique et corrompue. De somptueux dragons qui dégagent une aura toute particulière dans le jeu.
Sur la page de droite, le croquis d'un des objets majeurs du jeu et indispensable à l'exploration qu'est la paravoile. Souvent imitée depuis, jamais égalée même après 6 ans.
Les designs initiaux et définitifs des mortellement dangereux Gardiens. Certains semblent sortis tout droit d'un jeu d'horreur. Le directeur artistique Takafumi Kiuchi nous confie s'être inspiré de la poterie de l'ère japonaise Jômon pour leur corps.
La prospère citadelle d'Hyrule qu'on ne peut voir telle quelle qu'à travers les souvenirs de Zelda, et le DLC l'Ode aux Prodiges. Ça n'est pas évoqué dans cette double page, mais je ne serais pas étonné que l'architecture des maisons alsaciennes ait servi de modèle pour celles de cette citadelle.
Personnellement, je trouve les croquis préparatoires du Domaine Zora, beaucoup plus classes que celui de la version finale. Un domaine où l'eau coule à flots, et qui semble être protégé par la divinité Jabu-Jabu taillée dans la pierre.
Si j'en crois les dires du directeur artistique Manabu Takehara, la conception du Village Piaf devait être un vrai casse-tête. Initialement, il devait s'élever vers le ciel avec des maisons construites hors sol afin de correspondre à la nature de ses habitants. Et atteignables uniquement par voie aérienne. Sauf que ça aurait pu poser un problème majeur si ce village était le premier rencontré dans l'aventure. Surtout sans le pouvoir de Revali permettant de s’élever des les airs. Par conséquent, le design a été complètement revu.
Les croquis du Destrier de Légende issu du DLC. Avec du recul (et surtout au vu des possibilités de locomotion que semble proposer TotK), cette moto rend plutôt bien dans le jeu.
Histoire
Dans la troisième partie qui comporte énormément de texte (d'où le fait que je n'ai posté qu'une seule photo), c'est l'histoire d'Hyrule contée du point de vue de BotW. Des événements faisant écho à d'anciens jeux de la saga. Jusqu'aux prémices du fléau Ganon ayant engendré la destruction du royaume. Et enfin le présent du jeu avec le réveil de Link un siècle après ce cataclysme.
Tous ces évènements sont liés d'une manière ou d'une autre au Château d'Hyrule dont on a un plan détaillé ci-dessus. Structure visible depuis (presque) tout le royaume, et construite sur une forteresse naturelle le rendant quasi imprenable. Mais ça, c'était avant que le Grand Fléau ne surgisse.
Retour à nos racines
Et dans la dernière partie, les témoignages datant d'octobre 2017 de la part du réalisateur Hidemaro Fujibayashi, le directeur artistique Satoru Takizawa, l'illustrateur Takumi Wada.
Ainsi qu'une partie du témoignage du producteur historique de la série, Eiji Aonuma. Intitulé "le prochain Zelda a déjà commencé". À quelques jours de la sortie de TotK, on pourrait changer le titre par "le prochain Zelda est enfin terminé".
Conclusion
En plus d'être un bel objet de collection faisant office à la fois d'artbook et de making-of, cet ouvrage est une véritable mine d'or d'informations sur le lore de BotW, et sur le processus créatif qui a engendré cette nouvelle formule d'une saga bientôt quarantenaire. Celles et ceux qui ont poncé le jeu auraient tort de s'en priver. D'autant plus qu'il est toujours en vente à 45€ chez les revendeurs spécialisés tels que Fnac, Cultura, Amazon, et bien évidemment chez les Éditions Soleil que je remercie encore pour ce cadeau surprise.
Dorénavant, il est temps de laisser BotW derrière nous et de se tourner vers TotK. Ce dernier qui a déjà son propre guide de prévu, et un artbook inclus dans l'édition collector. Mais seul l'avenir nous dira s'il aura droit à un livre de la même trempe que La Création d'un Prodige.
En ce jour spécial qui sent le poisson, j'ai souhaité marquer le coup avec un test très sérieux sur le jeu vidéo le plus basique au monde. Et pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit ni plus ni moins que Pong. Pionnier vidéoludique apparu en salle d'arcade il y a déjà 50 ans. Et qui changera la face du média à tout jamais.
De par son nom et son concept, il est évident que le Ping Pong / Tennis de Table est le sport qui a servi de modèle pour ce jeu. Sauf que pour représenter cette discipline le plus fidèlement possible avec les moyens d'antan, il fallait aller à l'essentiel. Les deux raquettes étant représentées par deux barres blanches de chaque côté de l'écran qu'il faudra bouger verticalement. De manière à ce que la balle carrée puisse y rebondir puis faire ricochet sur le bord supérieur ou inférieur de l'écran. Constituant notre table de Ping Pong virtuelle.
Le but du jeu tient en un mot, marquer. Tant que la balle est interceptée par les joueurs, la partie suit son cours. Mais si une des palettes rate la balle, alors le point est marqué et le score augmente chez le gagnant. Difficile de faire plus simple et plus accessible. La seule difficulté étant de se placer suffisamment vite et bien. En anticipation de la trajectoire de la balle suite à ses multiples rebonds, et de sa vitesse qui augmente au fil du temps. D'ailleurs, selon l'endroit où tapera la balle, l'angle de rebond sera plus ou moins aigu. Ce qui rendra d'autant plus difficile la réception dans le camp adverse.
Jouabilité
À l'époque, les premiers supports qui pouvaient accueillir Pong furent les bornes d'arcades Atari, et l'Odyssey. Une des toutes premières consoles de jeux vidéo, conçue par feu Ralph Baer. Sur une machine comme dans l'autre, la seule manière de déplacer la barre était de tourner un bouton pour le faire monter ou descendre à l'écran. Bien que la prise en main soit relativement simple, ça requiert une certaine dextérité pour un bon placement de la palette.
Les décennies passèrent, et les manières de jouer à Pong évoluèrent. Les boutons tournants ont progressivement laissé la place aux croix directionnelles, puis aux joysticks, puis aux supports tactiles, et même en Réalité Virtuelle avec "PING! ". Il est aussi possible d'y jouer de manière "mécanique" avec des tables spéciales que l'on peut retrouver dans certains bars à thèmes (comme celle au Player One à Paris). Autant dire qu'en termes de jouabilité, Pong n'a pas que traversé les époques. Il s'est surtout parfaitement adapté avec son temps. La marque des grands jeux qui ne vieillissent jamais.
Graphismes
Alors que nous vivons dans une ère où beaucoup ne jurent que par l'aspect visuel des jeux, la résolution, et le nombre d'images par seconde, Pong ne se contente que de deux couleurs que sont le noir et le blanc. Pour les animations, ça se limite à la translation des barres, la trajectoire linéaire de la balle, et le score changeant. Le seul élément qui demeure fixe étant la ligne médiane en pointillé représentant le filet vu du dessus. Scindant l'écran en deux pour distinguer les deux camps. C'est tellement minimaliste que l'on peut compter sans difficulté le nombre de pixels à l'écran. Ni beau, ni moche, tout simplement intemporel.
Bande-son
Je mets au défi quiconque serait capable de me citer une bande sonore plus courte que celle de Pong. Car se limitant au strict minimum avec seulement trois bruitages. Lorsque la balle rebondit sur une barre, puis sur un mur, et lorsqu'un point est marqué. De quoi faire frémir les plus grands compositeurs de jeux vidéos de notre ère comme Konji Kondo, Yōko Shimomura, Keiichi Okabe ou encore Gareth Cooker pour ne citer que ceux là.
Durée de vie
Si on parle de la version arcade, une session peut durer plusieurs minutes comme elle peut durer plusieurs heures. La seule limite étant la quantité de monnaie que la borne pourra avaler, et la patience des joueurs les plus acharnés. Autant j'imagine mal qui que ce soit tenir plus d'une heure là-dessus en 2023, autant en 1972 ça me choquerait moins. Sachant que ce genre de divertissement électronique était tout nouveau, plutôt attrayant, et assez élaboré.
Conclusion
Si le Jeu Vidéo avait son arbre généalogique, Pong serait à son sommet. Né de l'imagination de feu Ted Dabney et de Nolan Bushnell, ce binôme était loin de se douter qu'il donnerait naissance à l'industrie la plus populaire et la plus lucrative de tous les temps. Loin devant le 7ème art et la musique réunis. Sa simplicité, son accessibilité, et son fun, ont conquis des millions de joueurs de tous âges et de toutes époques.
Certes de nos jours, la version d'origine de Pong parait désuète, répétitive, et extrêmement minimaliste. Mais son influence dans le JV demeure absolue et son héritage inquantifiable. Le plus récent d'entre eux est Windjamers 2, sorti l'année passée et modernisant son gameplay et son esthétique avec une certaine panache.
Et dire qu'en un demi-siècle, on est passé d'une bouillie de pixels, à des jeux au rendu quasi photoréaliste aujourd'hui. Ça donne le vertige rien que d'y penser. Ce n'était pas un test comme les autres, mais il me semblait nécessaire afin de rendre hommage dignement à ce monument.
Pour les plus vieux d'entre vous, c'est quoi vos souvenirs avec Pong ?
Parce qu'il n'y a pas que les jeux vidéo dans la vie, voici mon tout premier top 10 de mes attentes cinéma sur ce blog pour cette année 2023. Et "il va y avoir du lourd, du très très lourd" comme dirait l'autre.
Réalisé conjointement par Scott Beck et Bryan Woods qui ont quelques films d'horreur à leur actif, on retrouve un peu de cette atmosphère dans 65. Racontant l'histoire d'un astronaute incarné par Adam Driver, qui s'est échoué sur Terre mais 65 millions d'années avant notre ère. Une époque dominé par des créatures que l'on connaît tous, et au destin tragique ayant eu lieu exactement à cette période du Crétacé. Moi qui a toujours rêvé de voir ce que donnerait un film du style d'un Jurassic Park en tant que film d'horreur avec des dinos réellement effrayants, ça risque de me plaire.
#9. Indiana Jones et le cadran de la destinée (28/06/2023)
Indy est de retour pour l'ultime fois dans ce cinquième volet de l'aventurier le plus mythique de l'histoire du cinéma et de la pop-culture. Son influence étant telle que des sagas de jeux vidéos comme Tomb Raider ou Uncharted n'auraient jamais existé sans lui. À vrai dire, je ne sais pas trop à quoi m'attendre après un quatrième film qui fut très moyen, mais j'ai envie d'espérer un final en beauté et qui sera par la même occasion l'un des tout derniers rôles de l'octogénaire Harrison Ford. D'avance, chapeau l'artiste et merci de nous avoir fait autant vibrer durant toutes ces décennies.
#8. Killers of the Flower Moon (Mai 2023)
Un projet de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio dans le casting, c'est systématiquement gage de qualité. Shutter Island et le Loup de Wall Street pour ne citer que ceux-là, l'ont bien prouvé. Il va sans dire que j'attends ce film même s'il n'a pas encore de trailer à l'heure actuelle. Racontant une histoire vraie datant des années 20, où le FBI tente d'élucider le mystère autour d'une tribu indienne qui a été assassinée pour une histoire de pétrole.
#7. John Wick - Chapitre 4 (22/03/2023)
Les trois opus déjà sortis m'ont permis de confirmer une chose. C'est que le scénario n'est pas le point fort de cette franchise. Même si Parabellum a tenté des choses en mettant une prime sur la tête de l'invincible John Wick qui est maintenant traqué de partout. Mais la force de ces films et la raison principale pour laquelle je vais les voir en salles, ce sont ses scènes d'action phénoménales d'une violence inouïe, et brillamment exécutés par un Keanu Reeves (et ses cascadeurs) qui ne fait pas du tout sa quasi soixantaine. Et en plus de ça dans ce quatrième volet à venir, Keanu fera équipe avec Laurence Fishburne. Dit autrement, on reverra Neo et Morpheus côte à côte. Autant dire que le fan de Matrix qui est en moi est joie.
#6. Les Gardiens de la galaxie Vol. 3 (03/05/2023)
C'est le Marvel que j'attendais le plus depuis l'ère post-Thanos après Endgame. Davantage que n'importe quel projet d'une Phase 4 tout juste terminée et qui n'est clairement pas ma préférée. Même si pour moi quelques projets sortaient du lot comme les séries WandaVision et Loki. Ainsi que les films Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux et Doctor Strange in the Multiverse of Madness. Mais bref.
J'ai une affection toute particulière pour le premier volet des Gardiens qui apporta un vent frais au sein d'un univers cinématographique alors âgé de six ans, et constitué de dix films à l'époque. Dont le premier Avengers sorti deux ans avant lui. Je m'étais attaché au groupe constituant Quill, Gamora, Drax, Groot, Rocket et tous ceux qui les auront rejoints en cours de route. Et ce même si le second film m'aura moins marqué malgré un Yondu très émouvant. En tout cas, je m'attends à avoir le cœur en miettes avec ce troisième et ultime opus qui s'annonce dramatique d'après James Gunn. Même si j'ai déjà ma petite idée de qui pourrait passer l'arme à gauche mais peut-être que je serais surpris.
#5. Oppenheimer (19/07/2023)
J'aime presque tous les films de Christopher Nolan. Lui qui m'avait retourné la tête dans Inception. M'a fait voyager à travers les étoiles dans Interstellar. Et retourné le temps contre nous dans Tenet qui est son dernier film en date.
Mais là, il n'est plus question de jouer avec le temps. Nolan revient avec une proposition plus classique, mais qui sera sans doute très efficace avec ni plus ni moins qu'un biopic sur J. Robert Oppenheimer. L'homme qui a conçu la première bombe atomique durant la Seconde Guerre Mondiale. Incarné par l'excellent Cilian Murphy qui a déjà fait ses preuves avec le réalisateur. À croire que le sujet de la guerre passionne énormément Nolan puisqu'il a déjà fait l'exercice avec Dunkerque en 2017.
#4. Mission: Impossible - Dead Reckoning - Partie 1 (12/07/2023)
Pour beaucoup, la référence en matière de films d'action et espionnage est James Bond. Me concernant, c'est la saga Mission Impossible envers qui j'ai une attache particulière depuis le premier opus de 1996 par Brian de Palma. Des films très corrects pour la grande majorité. En particulier les derniers en date que sont Rogue Nation et Falllout réalisés par Christopher McQuarrie. Ce que j'attends du prochain volet ? De l'action, une histoire qui tient en haleine, et des cascades que seul l'inarrêtable Tom Cruise est en mesure de réaliser.
#3. Dune - Deuxième partie (01/11/2023)
Denis Villeneuve est un réalisateur dont j'apprécie beaucoup l'approche de la Science-Fiction. Avec Blade Runner 2049, Premier Contact, et le Dune de 2021 qui fut ma porte d'entrée à cet univers ayant déjà eu droit à plusieurs films, bouquins, et jeux vidéos avant lui. Un univers que j'avais trouvé bien introduit dans ce premier film malgré ses longueurs. Avec un bon casting, et une esthétique au top. J'attends de ce second opus qu'il rentre enfin dans le dur et ne se contente plus que de simplement exposer son contexte et placer ses pions. Même si sans trailer à ce jour, il est difficile de se faire une idée de la direction prise.
#2. Spider-Man: Across the Spider-Verse (31/05/2023)
Spider-Man New Generation (Into the Spider-Verse en VO) est sans conteste un des meilleurs films d'animation que j'ai vu ces dix dernières années. Ce fut une claque autant visuelle qu'émotionnelle qui a même été récompensé par les Oscars et d'autres dans sa catégorie. Quant à sa suite annoncée en 2019, c'est le film que j'attends depuis le plus longtemps de tout le classement. Une attente qui devait déjà durer trois ans car prévu initialement pour Avril 2022, mais finalement décalé à Mai 2023. En espérant que nôtre patience sera récompensé par un film au moins à la hauteur de son illustre aîné si ce n'est plus. Hâte de revoir Miles, Gwen, et les innombrables itérations de l'araignée.
#1. Super Mario Bros, le film (5/04/2023)
Sans surprise, ma plus grosse attente ciné de l'année est le film d'animation Super Mario Bros. Réalisé par le studio Illumination à qui l'on doit les Minions. C'était durant le Nintendo Direct de Septembre 2021 où Shigeru Miyamoto avait annoncé une première date de sortie en 2022, et un casting américain qui m'a surpris sur certains aspects. Autant Jack Black en tant que Bowser et Anya Taylor-Joy en Peach je n'ai rien à redire. Autant Chris Pratt en Mario je me questionne encore aujourd'hui sur ce choix. Surtout après avoir vu les trailers où même en outre-Atlantique on nous envie le casting français (qui je l'espère sera définitif). D'ailleurs en plus du doublage, ces trailers m'ont beaucoup rassuré sur l'aspect visuel, et les nombreuses références aux jeux Mario qui comblent déjà le fan que je suis. En espérant avoir quand même quelques surprises en salles et que les trailers n'ont pas montrés le plus important.
Voila en ce qui concerne mes attentes cinéma. N'hésitez pas à me dire les vôtres
Il y a tout juste 5 ans le 1er Décembre 2017 sortait Xenoblade Chronicles 2 sur Switch. Faisant "suite" au premier opus sur Wii, lui-même ressorti sur l'hybride de Nintendo en 2020 et dont j'avais déjà parlé de sa majestueuse bande-originale.
Celle-ci aura été composée par Yasunori Mitsuda, ainsi que quelques habitués de la saga tels que Kenji Hiramatsu, Manami Kiyota, ACE, et la chorale de chambre Irlandaise ANÙNA. Voici ma sélection musicale d'une quinzaine de morceaux parmi ceux m'ayant le plus marqué d'une OST qui d'emblée, s’assoit à la table des jeux Xeno et même des plus grands du genre.
Mais avant de parler des musiques du jeu d'origine, un bond de 500 ans dans le passé du monde d'Alrest s'impose via l'extension Torna ~ The Golden Country. Une époque où apparemment ça écoutait du jazz si j'en crois la composition du très entraînant thème de combat classique. Avec ses pianos et ses tambours tout droit sortis d'un cabaret dédié. Je dois avouer que la première fois que j'ai entendu ce thème en plein affrontement, ça m'a surpris mais agréablement. D'autant plus que ce n'est pas un genre musical ultra répandu dans les jeux vidéos. Et encore moins en tant que musique de combat.
The Awakening - Kenji Hiramatsu
Quoi de plus approprié pour réellement démarrer cette sélection qu'un morceau que l'on peut traduire par "éveil" ? Une musique que je trouve assez sous-côté mais me procurant systématiquement des frissons. Surtout durant les premières secondes avec des violons frénétiques comme pour marquer un début d’élévation. Suivi de l'envol musical avec la fanfare marquant la renaissance de Rex en tant que pilote d'Aegis, et du réveil de Pyra après un sommeil qui aura duré des siècles. Les premiers pas d'un duo prêt à faire face à Malos et à tous les dangers d'Alrest.
Gormott – ACE
C'est désormais une tradition. Chaque opus Xenoblade a son morceau "signature" caractéristique de la première grande zone ouverte du jeu que l'on sera amenés à parcourir. Celui qui nous donne à la fois envie de partir à l'aventure sans jamais se retourner, et de danser à un rythme endiablé. Le tout pendant que l'on explore une plaine verdoyante peuplée de créatures souvent pacifiques, parfois mortelles. Comme ces éternels Godrills au niveau bien trop élevé pour les joueurs débutants, et qui gifleront à mort tous ceux qui auraient l'audace ou la malchance de les approcher.
Dans le premier opus, c'était le thème mythique de Gaur Plains qui pour moi est encore inégalé dans le genre. Celui du titan Gormott se pose comme son digne héritier. Certes moins impactant, mais loin d'être mauvais pour autant. On y retrouve la même énergie, les mêmes percussions, mais se démarque par la présence de vocalises à partir de 3:40 lui donnant un côté presque divin.
Et sans oublier sa version dans Torna qui a été remixée dans une sonorité plus jazz pour faire "à l'ancienne" comme pour le thème de combat dont j'ai parlé plus haut. En se payant le luxe d'avoir un magnifique solo de saxophone.
Uraya - Kenji Hiramatsu
L'environnement du titan Uraya est sans conteste l'un des plus incroyables qu'il m'ait été donné de voir dans un Xenoblade et peut-être même dans un jeu vidéo. Un lieu mystique, immense, phosphorescent, et surtout d'une beauté sidérante. Comme si ce lieu sortait tout droit d'un conte. Le premier qui me vient en tête étant Pinocchio. Ce qui a du sens vu que le titan ressemble à s'y méprendre à une Baleine et qu'on y évolue en son sein.
Mais le plus magnifique reste sa musique s'envolant vers les cieux vers 1:44. Musique qui doit l'essentiel de sa composition à sa flûte enchanteresse qui avec du recul, fait fortement penser à Xenoblade Chronicles 3. D'autant plus que dans le tout premier trailer de ce dernier, on y voit Noah jouer de la flûte devant la carcasse d'Uraya. Coïncidence ? Il n'y a qu'un pas.
Mor Ardain - Kenji Hiramatsu
Un de mes morceaux préférés de toute l'OST. Dégageant une telle énergie qu'il aurait pu être une parfaite musique de boss. Alors qu'il s'agit d'un thème de désert. Celui de Mor Ardain dans le cas présent. Gouverné par l'Empire du même nom, et dont le titan vieillissant semble être proche de sa fin. Ce qui explique le climat aride et chaud qui y règne.
Comme dirait l'autre, un "banger" absolu qui plafonne à 2 millions de vues sur YouTube à l'heure où j'écris ces lignes. Ce qui veut tout dire. Les trompettes et les violons donnent toute la puissance à ce morceau. Un peu comme un hymne mais en plus rythmé. Donnant un ton héroïque et militaire qui sied bien au contexte de la zone. Et c'est un morceau qui par moments reprend une mélodie très similaire à un grand classique d'un certain Michael Jackson. Le premier d'entre-eux étant joué de 0:11 à 0:13.
Tantal - ACE
Une région désertique associée à une musique énergique. Deux points communs que la région de Tantal partage avec Mor Ardain dont j'ai parlé juste avant. Mais dans le cas présent, il s'agit d'un territoire enneigé. Et ce thème est probablement l'un des plus incroyables du genre qu'il m'ait été donné d'écouter dans un jeu vidéo. Avec des violons frénétiques qui ne font qu'un avec les chœurs, et quelques sons de cloches qu'on entend en fond pour rappeler qu'on est en plein hiver (et à quelques jours de Noël accessoirement).
Je n'arrive pas à départager sa version de jour avec celle de nuit qui est tout aussi exceptionnelle. Aussi tranquille que mélancolique, et conservant la même mélodie avec cette guitare qui accompagne le tout. En tout cas jusqu'à mon moment préféré à 2:09 qui semble suspendu dans le temps. Et où le solo de piano fait le reste.
Shadow of the Lowlands - ANÙNA & Yasunori Mitsuda
De tous les morceaux interprétés par ANÙNA dans cette OST, celle-ci est ma favorite. On reste sur la région de Tantal mais dans un cadre plus intimiste et religieux. Avec la voix apaisante de Dónal Kearney et du reste du groupe. Chantant en chœurs l'espoir de revoir la lumière et triompher de l'adversité.
You Will Recall Your Names - Kenji Hiramatsu
Que dire de plus si ce n'est qu'il s'agit de la version 2017 de "You Will Know Our Names ". À la différence qu'ACE n'aura pas composé ce morceau comme c'était le cas dans le premier jeu. Ça reste néanmoins un classique instantané qui donne autant de pêche et de courage que son aîné. Et il semblerait que la boucle soit bouclée car XC3 a eu droit à sa propre version nommée sobrement "You Will Know Our Names - Finale".
Drifting Soul - ACE & Jen Bird
Second morceau le plus populaire du jeu avec plus de 3 millions de vues. Chanté par la voix enivrante de Jen Bird, et figurant parmi les plus émouvants de cette bande-son. On l'entend à certains moments charnières du jeu. Le plus marquant étant le sacrifice de Vandham durant l'incroyable cinématique du chapitre 3. Qui sauva Rex et ses alliés d'une mort certaine. Dans les paroles de la chanson, il est question pour une "âme à la dérive" de persévérer et trouver sa place dans ce monde.
Counterattack - Kenji Hiramatsu
Issu lui aussi de cette fameuse cinématique dont j'ai parlé plus haut. Et qui à l'écoute, fait immédiatement penser à l'un des morceaux les plus iconiques de XC1 qu'est Engage the Enemy. On y retrouve certaines mélodies similaires notamment à 0:55, ainsi que les mêmes instruments majeurs tels que les pianos, et guitares électriques pour garder l'aspect rock'n roll indispensable pour un thème de cette trempe. L'un des tous meilleurs morceaux du jeu et des plus populaires qui cumule à 4,5 millions de vues sur YouTube à l'heure actuelle.
Pourtant, tout oppose ces deux musiques. Engage the Enemy demeurait plus sombre et plus tragique. Alors que Counterattack est plus lumineux et synonyme d'espoir. Comme pour dire que malgré les difficultés, rien n'est encore perdu et il faut aller de l'avant. D'ailleurs la première fois qu'on l'entend est lors de l'éveil de Mythra dans le chapitre 3. Sauvant la mise à un Rex acculé par Malos et Akhos.
The Power of Jin - Yasunori Mitsuda
Pour quelqu'un d'aussi charismatique et puissant que Jin (qui pour rappel avait "tué" Rex très tôt dans le jeu), on aurait pu s'attendre à une musique très énergique au rythme effréné. C'est tout le contraire. De par la complexité du personnage et son triste vécu conté dans Torna, on ressent à travers cette mélodie un mélange de détermination illustré par les fanfares, et surtout de tristesse accentuée par les pianos et violons. Comme si Jin par cet ultime combat, voulait mettre fin à ses propres souffrances qui durent depuis des siècles.
Peut-être l'une des rares fois dans un jeu vidéo où j'étais triste de battre un boss. Et aussi soulagé d'une certaine manière car ce combat fut pour moi l'un des plus difficiles de tout jeu. Même face au boss de fin j'aurai moins galéré.
Morytha - ACE
Est-ce que XC2 est un JRPG dans un univers fantasy au ton plutôt léger ? Ou un jeu d'horreur post-apocalyptique ? C'est la question que je me suis posé quand j'ai atterri pour la première fois à Morytha. Avec cette mélodie aussi douce qu'inquiétante dans les oreilles qui doit l'essentiel de son atmosphère à son violon tremblotant. Cette ville fantôme situé au fin fond de la mer de nuages où la nuit y est perpétuelle, et étant les ruines d'une civilisation très similaire à la nôtre. Avec des routes, des passages piétons, des immeubles, et même des humains ou du moins ce qu'il en reste. Ça m'a rappelé les jeux Horizon qui se déroulent eux aussi dans les vestiges de notre civilisation moderne plusieurs siècles après.
Le genre de morceau et surtout de lieu nous faisant porter un tout autre regard à cet opus. En nous faisant plonger littéralement dans les plus profonds secrets d'Alrest. Et ça ne s'arrête pas là.
Yggdrasil / World Tree - Yasunori Mitsuda
Absolument rien n'avait pu me préparer à ce que j’allais voir et entendre dans cet Arbre-Monde. Pas même l'exploration de la ville fantôme de Morytha juste avant, et qui avait pourtant déjà changé radicalement ma vision du jeu.
Ce que j'ai pensé être un arbre gargantuesque tel qu'il est représenté sur la couverture du jeu, est en réalité bien plus que ça. Car abritant en son sein une technologie étonnamment avancé par rapport au monde d'Alrest qu'il surplombe. Et la musique le retranscrit à merveille avec un début en chœurs pour rappeler le caractère mystique du lieu, et quelques sonorités électroniques et rock'n roll pour l'aspect moderne. Et la cerise sur le gâteau étant les révélations de dingues qui surviennent dans cette partie finale du jeu. Déconstruisant toute la mythologie que nous joueurs, ainsi que les protagonistes, s'étaient tous imaginés. Et ça c'est fantastique.
The Decision - Yasunori Mitsuda
Si j'ai placé ce morceau dans ma sélection, ce n'est pas seulement par sa qualité et par le fait qu'il donne l'impression qu'il va falloir s'attendre au pire. C'est avant tout parce qu'on l'entend durant la cinématique la plus importante de toute la saga et qui sert d’introduction au dixième et ultime chapitre du jeu. Une cinématique reprenant quelques passages qui seront très familiers à ceux ayant joué au premier opus. Et faisant le lien avec ce second volet de la plus belle des manières. À peine j'avais eu le temps de me remettre des révélations sur Morytha et l'Arbre-Monde que le jeu en rajoute une triple couche avec ni plus ni moins la raison de l'existence même des univers de XC1 et XC2. Un morceau qui porte bien son nom car décisif, et survenant à un moment lui aussi décisif.
After Despair and Hope - Kenji Hiramatsu
Est-ce le meilleur thème de boss de fin tous jeux Xenoblade confondus (même en comptant XC3) ? Pour moi ça ne fait aucun doute. Un feu d'artifice musical commençant réellement à 1:10 pour ne plus jamais s'arrêter, et regroupant l'essentiel des instruments et sonorités phares de la bande originale du jeu. Pianos, trompettes, chœurs, guitares électriques et j'en oublie certainement.
Un morceau d'autant plus important car tout comme The Decision, il est lié au premier opus. Car ce combat de Rex vs Malos à Alrest, se déroule au même moment que celui de Shulk vs Zanza sur Bionis.
One last you - Yasunori Mitsuda & Jen Bird
Et je termine cette sélection avec le tout dernier morceau qu'on entendra avant les crédits de fin.
Vous savez, il y a ces moments dans la vie où après avoir vécu une longue et belle aventure avec des individus auxquels on s'est fortement attachés, vient l'inévitable moment des adieux. Ces moments sont souvent déchirants. Et c'est exactement ce que j'ai ressenti à l'écoute de ce morceau. Chanté à nouveau par Jen Bird durant la cinématique finale. Et qui fut déchirante à son tour. Car j'ai dû dire au revoir à tous ces personnages hauts en couleurs qui m'ont accompagné durant cette centaine d'heures de jeu, et fait passer des moments inoubliables.
Et c'est un morceau qui prend un tout autre sens après avoir fini XC3. D'une part car les paroles s'appliquent totalement au destin de Noah et Mio. Et d'autre part avec certaines lignes qui font écho à ce dernier jeu. Notamment à 1:12 quand la chanteuse dit "The frozen time began to flow" qui se traduit par "Le temps figé commence à s'écouler". Je n'en dirais pas plus pour ne pas spoiler, mais ceux qui ont fini le dernier opus savent où je veux en venir.
En définitive, un chef d’œuvre musical qui a le don de m'émouvoir à chaque écoute même 5 ans après.
Conclusion
Images promotionnelles pour le 5ème anniversaire du jeu
C'était déjà très difficile de départager les musiques pour le premier opus. Ce fut encore pire pour XC2. Car non seulement sa bande-son est beaucoup plus généreuse avec 126 pistes réparties sur 6 CD et pour une durée totale avoisinant les 8h. Et en plus de ça, elle demeure aussi qualitative que son prédécesseur si ce n'est plus. Qu'il s'agisse des musiques de combats, d'environnements, de cinématiques, chantées et j'en passe, c'est ce qu'on appelle dans le milieu une "masterclass". Je ne comprends pas qu'il n'ait jamais été nominé dans la catégorie "meilleure bande-son" dans un Game Awards ou équivalents.
J'ai quand même envie de placer quelques mentions honorables comme le thème du village de Torigoth très joyeux. L'archipel céleste de Leftheria respirant la tranquillité absolue. Le menu des Missions Mercenaires peu populaire mais que je trouve très motivant. Le très mélancolique Elysium in the Dream qui a été réutilisé tel quel dans XC3. Et The Tomorrow With You qui pour moi est comparable à One last you en termes d'émotions.
À toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à cette composition, bravo et surtout merci.
De votre côté, y a des musiques qui vous ont marqués dans XC2 ?
Est-ce qu'on aurait pas là le tout premier jeu vidéo en 4D ? Ok je délire peut-être mais en tout cas ce trailer du tout premier jeu de Sad Owl Studios m'aura retourné la tête. Le concept me rappelle un peu Superliminal mais en beaucoup plus poussé.
Avec 6 prix rien que pour lui, que God of War Ragnarok a failli égaler le record de The Last of Us : Part II qui avait raflé 7 prix en 2020 dont celui du jeu de cette année-là. Et je pense que ce dernier-né du studio Santa Monica aurait pu ramener la coupe à la maison tout comme son prédécesseur en 2018. Mais c'est finalement Elden Ring qui aura raflé le précieux sésame avec un total de 4 prix. Avec Sekiro en 2019, c'est donc la seconde fois qu'un jeu de chez From Software le remporte. Me concernant, je ne l'ai pas encore fait mais vu à quel point il aura marqué positivement les esprits cette année, je pense qu'il n'a pas volé le titre. Bravo à Hidetaka Miyazaki et à son équipe pour leurs travaux.
Quant à Ragnarök, il est entre mes mains mais ma progression actuelle dans le jeu ne me permet pas encore de dire si les prix lui ayant été attribués sont tous mérités ou non. D'ailleurs je me dois d'évoquer celui de la meilleure performance enfin décernée à Christopher (Kratos) Judge et remis par un Al Pacino vieillissant. Prenant sa revanche de 2018 pour le premier opus car c'était Roger Clark aka Arthur Morgan dans Red Dead Redemption 2 qui l'avait remporté. Si j'en parle, c'est surtout à cause de son discours sur scène qui fut très touchant à destination de ses collaborateurs. Et surtout très long compte tenu de la durée du show. Si ça avait été une autre cérémonie du genre les Oscars, à mon avis il n'aurait pas fait long feu.
Semi-surprise, le fait de voir le tout premier jeu des montpelliérains de chez BlueTwelve Studio récompensé de 2 prix parmi les indés. Je parle bien sûr de Stray que je n'ai pas testé à ce jour, mais qui aura fait beaucoup parler de lui. Forcément quand cela implique des chats, c'est tout de suite plus vendeur. Mais au-delà de ça j'ai cru comprendre que le jeu était plutôt sympathique.
Et cela m'amène à dire que la France a eu un certain succès à ces Games Awards. Puisque As Dusk Falls et la série Arcane ont été récompensés tous les deux. Manquait plus qu'un prix pour A Plague Tale Requiem et ça aurait été parfait.
L'autre gagnant de ces Game Awards n'est pas un jeu en particulier mais un constructeur. Nintendo en l'occurrence qui aura remporté 5 prix (ou 4,5 avec Mario + Lapins Crétins qui est aussi un jeu Ubisoft) grâce à Bayonetta 3, Splatoon 3, Kirby et le Monde Oublié, et Zelda Tears of the Kingdom. Ce n'était pas arrivé depuis 2017, l'année de Zelda Breath of the Wild. D'ailleurs je suis très content que la licence de la boule rose ait enfin été récompensée. Et je suis très surpris que la hype pour le prochain Zelda soit plus grande que celle d'Harry Potter et son très attendu Hogwarts Legacy.
En revanche, énorme déception pour Xenoblade Chronicles 3 et la saga en général qui n'aura eu aucun prix tous Games Awards confondus. Et ce malgré les nombreuses nominations du dernier opus en date même en tant que jeu de l'année. C'était difficile de faire face à Elden Ring en tant que meilleur RPG, mais il méritait au moins pour sa bande-son.
Une fois encore, "rien à l'Horizon" en termes de prix pour les jeux du studio Guerrilla Games. Même si Forbidden West a fait parler de lui par l'annonce de Burning Shores. Son DLC exclusif à la version PS5. Chose qui me frustre au plus haut point car ayant fini cet opus uniquement sur PS4. La raison invoquée par les développeurs étant grosso modo que le hardware de l'ancienne génération pourrait ne pas tenir le choc. Excuse compréhensible mais dans ce cas-là il aurait fallu l'anticiper plus tôt avant la sortie du jeu de base. Loin de moi l'envie de m'acheter une machine à 549,99€ pour une extension qui sera forcément vendue à part.
Pour le reste des annonces, franchement il y avait de quoi manger. Le pre-show fut efficace avec Viewfinder dont j’ai parlé plus haut. Un mode cache-cache dans Among Us déjà disponible. Le très poétique After Us. Et le retour du sublime Replaced.
Puis on entre dans le vif du sujet avec l'annonce surprise de Hades II. L'annonce (non) surprise de Death Stranding 2. Bioshock 4 heu non Judas, réalisé par le fameux Ken Levine. Le surprenant Bayonetta Origins : Cereza and the Lost Demon et sa très belle direction artistique. Earthblade dont on reconnait bien la patte de Celeste mais qui n'arrivera pas avant 2024. Le casting de fou furieux de Crime Boss avec Chuck Norris pour ne citer que lui. Et encore un somptueux trailer pour Final Fantasy XVI.
Les concerts aux Game Awards sont toujours des grands moments. Et cette année n'aura pas dérogé à la règle avec d'abord la prestation de Hozier en hommage à God of War. Et le concert d'orchestre final jouant un medley des nominés en tant que jeux de l'année 2022. Mention spéciale au flûtiste passionné qu'est Pedro Eustache. Compositeur de renom qui a notamment collaboré avec Hans Zimmer.
Et je passe rapidement sur l'incident à la fin de la cérémonie avec un individu qui s'est incrusté sur la scène pour faire une "dédicace à Bill Clinton". Moment complètement lunaire qui ne peut que finir dans un best of, mais soulevant de sérieuses questions en termes de sécurité. Rien ne lui empêchait de commettre une grosse dinguerie. On a certainement échappé au pire.
Conclusion
Voilà ce que j'ai retenu d'une édition qui en occultant quelques moments gênants et ses pubs à foison, fut plutôt satisfaisante. Beaucoup d'annonces intéressantes avec même quelques surprises dans le lot. Même si ça manquait un peu de gameplay mais bon on commence à avoir l'habitude. En tout cas l'année 2023 s'annonce très très chargée.
Et de vôtre côté, vous retenez quoi de ces Games Awards ?