Le 21 février 2014 en Europe sortait Donkey Kong Country Tropical Freeze sur Wii U par Retro Studios. Considéré à juste titre comme étant un des plus grands jeux de plateforme 2D ayant vu le jour chez Nintendo ces 15 dernières années. Une décennie plus tard, il était temps de revenir sur ce que cet opus avait de meilleur. Sa bande-son composée par le génialissime David Wise qui a fait un retour triomphal pour l'occasion. À vos casques, prêts ? Écoutez !
La musique de la cinématique d'introduction (que je n'ai pas pu trouver sans les bruitages) remplit très bien son rôle. À savoir présenter de manière succincte le monde du jeu, ses personnages, et l'histoire. Et ça commence dès les premières notes avec un remix du thème de Donkey Kong issu de ses premières apparitions sur bornes d'arcade. Comme pour rappeler ses débuts aux côtés du célébrissime plombier moustachu que l'on appelait encore Jumpman.
Une ambiance qui à l'air d'être à la fête au sein de la famille Kong. Mais c'était sans compter l'arrivée des Givrés (ou Snowmads dans la langue de Shakespeare). Les principaux antagonistes du jeu que constitue une tribu d'animaux marins. Et qui vont littéralement jeter un froid sur le territoire des Kong en provoquant le fameux "Tropical Freeze" éponyme. Une invasion marquée par un thème menaçant leur étant propre dont je reparlerais. Et se terminant en douceur et en beauté par des cornemuses vers 2:06, le fait accompli.
Mangrove Cove
Premier monde du jeu, première musique. Et rien qu'à l'écoute, il ne fait aucun doute que nous sommes bien dans un Donkey Kong Country composé par David Wise. Un thème festif qui donne envie de se lancer dans une aventure trépidante. Avec une ribambelle d'instruments tels que des trompettes. Des percussions à base de bongos. Ou encore un hula pour appuyer le contexte estival. Le tout une fois mijoté, donne en résultat une ambiance "feel good" qui ferait presque oublier que les Kong viennent tout juste de perdre leur île natale.
Ce même niveau comporte quelques segments aquatiques. Avec un thème qui aurait pu être une simple variation de Mangrove Cove, mais c'est bien plus que ça. Puisque ce morceau reprend partiellement la mélodie de Aquatic Ambience du tout premier opus sur SNES. L'originale est déjà merveilleuse il y a plus de 3 décennies, son réarrangement l'est tout autant. Et ça sera loin d'être le seul hommage de grande qualité sur cette bande-son.
Canopy Chaos
S'il y a bien un morceau qui justifie le "Country" dans l'intitulé de cette franchise, c'est bien celui-ci. Elle passerait crème dans un saloon perdu au beau milieu du Colorado. Même si le niveau où on l'entend n'a rien à voir avec le Far West américain. Car prenant place au sein d'une forêt luxuriante.
Big Top Bop
Pour le coup, je m'attendais à tout sauf à écouter du Heavy Metal au milieu d'une bande-son aussi "tropicale". Et le plus étonnant, c'est que c'est seulement le thème du premier boss du premier monde. Le jeu commence à peine qu'on nous balance un "banger" pareil dans les oreilles. Et je ne suis pas le seul à le penser puisque ce morceau est parmi les plus populaires de cet opus sur YouTube avec 954k vues à l'heure actuelle (juste derrière Homecoming Hijinx). Je sais pas pour vous, mais il aurait eu parfaitement sa place dans un Super Smash Bros.
Busted Bayou
Le niveau dont est tiré ce morceau à 950k vues, est probablement un des plus beaux de tout le jeu. Avec la silhouette de DK et sa cravate écarlate, défilant dans un décor au style visuel proche des ombres chinoises (et dont Super Mario Wonder s'est aussi inspiré). Faisant écho au Sunset Shore du précédent opus qui se déroulait sous un éternel soleil couchant. Qui pour le coup, est un des plus époustouflants de la franchise. Et pour revenir à Busted Bayou, ma partie préférée survient vers 2:38 où on entend un solo de saxophone joué par David Wise lui-même. La grande classe.
Windmill Hills
Rien qu'au titre du morceau et à sa sonorité, on imagine facilement l'ambiance du niveau. Avec des moulins à vent à perte de vue, probablement inspirés du quartier Zaanse Schans à Amsterdam. Connu mondialement pour en regrouper un grand nombre. Une musique qui transpire la campagne, et d'une tranquillité à l'image de son stage.
Wing Ding
Morceau que l'ont entend dans le Monde 2-6 qui n'est pas des plus simples. Et que je trouve fantastique par le fait que la mélodie s'adapte en temps réel avec l'environnement parcouru. Sur la terre ferme, c'est le thème classique qui joue. Mais dans la section où l'on emprunte les lianes avec les montagnes qui défilent en arrière-plan, c'est comme si la musique prenait de l'envol en devant "atmosphérique". D'ailleurs on peut même entendre le bruit du vent. Et la dernière partie vers 3:51 élève le tout au firmament.
Rodent Ruckus
Pour ceux qui se souviennent des niveaux en Tonneau Fusée de l'opus Returns, la musique était assez "jazzy". Et ça n'a quasiment pas changé ici pour notre plus grand bonheur. Et quelque chose me dit que Wise a probablement vu le film Ratatouille avant de composer ce morceau. Tant il transpire la France avec ses trompettes et ses accordéons.
Grassland Groove
À chaque fois que j'entends ce morceau, j'ai la banane (et pas celle de DK). Que ce soit visuellement avec un décor qui bouge en rythme avec le tempo (surtout ces fameuses girafes), et musicalement, Grassland Groove transpire la Savane africaine. Et dès que ça fait écho à mes propres racines, forcément ça me touche. De par ses percussions, et surtout ses chants sans lesquels cette musique n'aurait pas la même aura. D'ailleurs si vous tendez suffisamment l'oreille, vous pourrez même entendre la voix de Mario.
Scorch 'N' Torch
Quand on entend ce morceau sans avoir fait le jeu, on ne s'imagine pas que le contexte d'écoute est assez dramatique. Puisque dans le niveau où il est joué, tout est en train de brûler. Au premier comme en arrière plan. Autant dire que le changement d'ambiance est radical après un Grassland Groove très joyeux en comparaison. Et franchement ça fout le cafard. Une musique avec une aura assez mystique tout du long. Et accentué par un effet d'écho comme si l'on sortait d'une cave. Mais l'atout majeur de cette track est cette incroyable flûte traversière.
Funky Waters
Pour moi la plus belle musique aquatique de cet opus. Joué au sein du niveau Amiss Abyss qui est magnifique avec sa faune et sa flore sous-marine. Le tout baigné de la faible lumière des profondeurs lui donnant tout son charme.
Irate Eight
Un autre très bon niveau aquatique dont le thème est un excellent remix de Lockjaw's Saga de Donkey Kong Country 2. Une "musique de pirate" qui sied parfaitement à ces bandits des mers qu'étaient les Kremlings. Mais ici, pas de crocodiles avec une jambe de bois. Mais quelque chose d'encore plus menaçant vers la moitié du stage.
Cette menace étant le Kraken de l'épisode Returns qui a fait un retour pour le moins fracassant. Et introduit par la version "Chase" de Irate Eight de très bonne facture aussi. Avec un tambour battant qui rythme cette course-poursuite, ou plutôt cette "nage-poursuite" effrénée où il vaut mieux ne jamais se retourner. Une musique bien stressante comme il faut.
Frosty Fruits
Autre remix issu de DKC2. Qui cette fois reprend un passage de In A Snow-Bound Land. Un de mes morceaux préférés dans un territoire enneigé tous jeux de plates-formes 2D confondus. Rien qu'à l'écoute, on devine facilement qu'on aura affaire à un environnement bien glacial. En revanche, sa reprise partielle dans Tropical Freeze qu'on entend aussi dans un niveau verglacé, ne lui arrive pas à la cheville malgré sa qualité et ses carillons.
Homecoming Hijinx
Probablement la piste la plus épique de la soundtrack. Le véritable thème des Givrés dont on avait un petit aperçu dans la musique d'intro. On l'entend pour la première fois dans le Monde 6-1 (qui était assez dur dans mes souvenirs). À l'endroit même où résidaient DK et sa clique avant l'invasion de leur île. Ce morceau qui est parmi les meilleurs du jeu, et avec presque 1 million de vues sur YouTube en 10 ans, sonne comme une revanche pour les Kong prêts à reconquérir leur territoire et lui rendre sa splendeur passée.
Seashore War
C'est mon morceau préféré de toute l'OST. Et il paraît que c'est aussi le favori de David Wise lui-même. Pourtant, malgré la mention du mot "War" dans l'intitulé, il est incroyablement apaisant. C'est un peu l'antithèse de Homecoming Hijinx qui sonnait davantage guerrier. Quand je l'écoute, je m'imagine à la place des Kong en constatant les ravages causés par les Givrés sur une île autrefois rayonnante. Une musique à la fois mélancolique et pleine d'espoir. Comme pour dire que tout n'est pas encore perdu. Un pur chef-d'œuvre.
Forest Folly
Décidément ce Monde 6 a quelques-unes des meilleures musiques de cet opus. Et Forest Folly ne déroge pas à la règle. Très apaisante elle aussi, et ayant subtilement glissé le thème des Givrés vers 0:45. En revanche, il est joué dans un des niveaux les plus difficiles du jeu. Ce qui n'aide pas forcément à l'apprécier en pleine session après des chutes par dizaines.
Stickerbrush Symphony
Pour finir dignement avec cette OST, un double remix de Stickerbrush Symphony qui est la musique la plus connue et la plus belle de DKC2. Et certainement la plus culte de toute la saga.
La première reprise est écoutable au début et à la fin du niveau Twilight Terror dans le Monde 3-5. Et j'avoue ne pas comprendre le choix de ne pas l'avoir laissé durant tout le stage. La principale nouveauté de cette version qui a conservé la même mélodie, est cette flûte qui lui donne un air "tribal".
Pour la seconde version, il faudra attendre les crédits de fin. Et cette fois, c'est le saxophone de Wise qui fait l'essentiel du boulot avec un peu de piano. Personnellement c'est le remix de Stickerbrush Symphony que je préfère. Même si l'originale reste indétrônable.
Conclusion
David Wise n'est pas seulement un compositeur hors pair. C'est surtout un perfectionniste qui arrive parfaitement à adapter sa musique en fonction de ce qui se passe dans le jeu. Un des maitres incontestés de l'ambiance sonore et de la narration environnementale. Avec un style joyeux qui me fait beaucoup de bien et reconnaissable entre mille. Même en dehors des jeux Donkey Kong comme Yooka Laylee sorti quelques années après Tropical Freeze. D'ailleurs concernant ce dernier, qu'il s'agisse des remix qui titillent la fibre nostalgique, ou des compositions originales, c'est ce qu'on appelle dans le milieu une "masterclass". Et c'était pas gagné de passer après la perfection musicale qu'était DKC2 il y a presque 30 ans.
Pourtant, il y a une chose qui me chiffonne toujours une décennie après. C'est le peu de reconnaissance accordé à cette bande-son par les grandes instances. À l'image de la cérémonie des Games Awards qui n'ont même pas eu le bon goût de le nominer parmi les meilleures OST de jeux vidéo en 2014. Et franchement, je pense qu'il méritait autant voir plus que les nominés qu'étaient Alien Isolation, Child of Light, Sunset Overdrive, Transistor, et le vainqueur de l'époque, Destiny. Heureusement que les Golden Joystick Awards de la même année ont eu la décence de l'inclure dans les catégories de l'audio et les visuels.
Mais au final, ce n'est pas grave. Puisque cette soundtrack n'a pas besoin de la validation d'un jury pour être considérée comme qualitative. Ce qui compte, c'est ce que la musique nous fait ressentir. Et autant dire qu'encore aujourd'hui, elle me frappe en plein cœur. Et rien que pour ça et pour toutes ces années d'émerveillement, merci David Wise.
Le jeudi 18 janvier à 21h chez nous, Xbox a diffusé le premier gros événement vidéoludique de 2024. Voici ce que j'ai retenu en bien et en mal des annonces de ce Developer_Direct.
Le prochain RPG du studio Obsidian Entertainment prévu pour la fin d'année à eu droit à une longue présentation de ses combats, et de son écriture à travers ses personnages et permettant des choix multiples qui pourront changer la tournure du scénario. Loin d'être une claque visuelle et assez proche de l'illustre Skyrim par ses mécaniques, il se rattrape toutefois par une jolie direction artistique et un univers qui m'a l'air assez riche. Et c'est un jeu qui aura également la lourde tâche de passer après un Baldur's Gate 3 qui aura sensiblement relevé le niveau du genre.
Hellblade 2 (21/05/2024)
On commence enfin à en voir le bout de ce Hellblade 2 qui est maintenant à 4 mois de la sortie. Cette vidéo de présentation nous a montré les coulisses de la technologie "motion capture" déjà au cœur du premier volet. Afin de capturer au mieux tout ce que Melina Juergens l’interprète de Senua (que j'ai eu la chance de rencontrer à la Gamescom 2023) pourra exprimer. Et aussi tout le travail concernant la spatialisation sonore, rappelant à quel point il est primordial de jouer à ce genre de jeu avec un casque audio.
Une bonne nouvelle qui vient toutefois accompagnée d'une mauvaise. Puisqu'on a appris dans la foulée qu'aucune version physique n'est prévue (tout comme le premier opus mais qui sortira en boite un an plus tard). Ça sera donc uniquement sur Gamepass ou en dématérialisé à 49,99$. Et personnellement, ça m'embête beaucoup. Surtout pour une exclusivité de cette trempe et attendue depuis tant d'années. Au moins, ça ne laisse peu de doutes quant à la stratégie que risque d'adopter la firme de Redmond pour ses prochaines grosses productions. Qui est de tout miser sur son service d’abonnement quitte à délaisser complètement le physique. Chose qui est déjà en cours puisque les versions boites de leurs jeux se font rares dans les rayons. Et contrairement aux récents dires d'Ubisoft, les joueurs sont loin, mais alors très loin d'être prêts pour le tout dématérialisé. Même si je sens qu'on y arrive inexorablement.
Visions of Mana (Été 2024)
Avant qu'ait lieu ce Direct, quatre jeux furent présents sur la vignette. Mais un certain Visions of Mana s'est incrusté en milieu de présentation. Déjà annoncé officiellement depuis les Games Awards 2023, et premier RPG de la saga des Mana depuis plus de 15 ans, sa présence ici est signe d'une réconciliation entre Xbox et Square Enix. En tout cas c'est joli et ça donne bien envie. Même si je connais cette franchise que de nom.
Ara (Ara) : History Untold (Automne 2024)
Bien que ce ne soit pas ma tasse de thé, ça parlera sans doute aux adeptes des STR et jeux de gestion dans la même veine que les Civilisation. Par contre, c'est à ma connaissance un des premiers jeux de ce genre qui intègrent des Mechas. Et ça c'est stylé.
Indiana Jones et le Cercle Ancien (2024)
Dernière annonce du Direct, et de loin la plus intéressante du lot pour moi, le prochain jeu de Machine Games sur la saga de l'archéologue le plus mythique de la pop culture. Et qui a eu droit à un ultime film relativement correct l'année passée. On y retrouve un jeune Indy au sein d'une aventure se plaçant entre Les Aventuriers de l'Arche perdue et La Dernière croisade. Et que je trouve sacrément beau avec une modélisation impressionnante des visages. Jeu qui sera uniquement en vue subjective (tout comme les Wolfenstein du studio). Même si on pourra voir entièrement le personnage lors de cinématiques et certaines phases de gameplay. Un choix qui rebute beaucoup de joueurs, mais pas moi. Pour la simple raison que ça lui permettra de se démarquer de sagas telles que Tomb Raider et Uncharted qui en plus d'être les enfants spirituels de la franchise, sont déjà jouables à la 3e personne.
On y retrouve tout ce qui fait le charme des films. Le dépaysement, le fouet, les énigmes, les nazis, les courses poursuites, ces satanées araignées, la musique (même si ça ne sera pas celle de John Williams). Bref, l'aventure avec un grand A. Et si j'ai mis le trailer en version française, ce n'est pas pour rien. Puisque la voix d'Indy que l'on entend, n'est nulle autre que celle de Richard Darbois. Le doubleur d'Harisson Ford (et aussi de Jeff Goldblum) depuis toujours. Alors qu'outre-Atlantique, ça sera Troy Baker (Joel dans The Last of Us) qui lui donnera de la voix. Merci pour ça.
Conclusion
Voilà pour mon avis sur ce Developer_Direct. Même si franchement à part Indiana Jones et Hellblade 2, il n'y a pas de quoi sauter au plafond pour moi. Et très frustré par cette volonté d'aller vers le tout dématérialisé. J'espère qu'ils savent ce qu'il font chez Microsoft.
Après les jeux vidéos, voici les 10 films que j'attends le plus au cinéma cette année. Sous réserve que certains ne soient pas reportés à l'année d'après comme ce fut le cas pour mon n°2.
Pour être tout à fait honnête, c'est surtout par curiosité maladive que j'ai intégré dans mon classement cette suite de Godzilla vs Kong. Ce dernier qui m'avait laissé un goût très amer en bouche. Je ne m'attends clairement pas à un miracle, surtout après un Minus One qui sera difficile à égaler en termes de qualité. Mais bon "wait and see" comme on dit.
N°9 : The Fall Guy (1/05)
Prochain film de David Leitch à qui l'on doit le premier John Wick et le second Deadpool. Et à ne pas confondre avec le jeu éponyme. Ici, le cascadeur sera incarné par Ryan Gosling, et jouera aux côtés de Emily Blunt et Aaron Taylor-Johnson. Ça a l'air fun et sans prise de tête. Même si j'ai l'impression d'avoir vu les trois quarts du film par ce trailer.
N°8 : Ballerina (7/06)
C'est encore loin d'être fini pour John Wick. Ou du moins pour son univers cinématographique. De par sa série Le Continental diffusée en 3 épisodes sur Prime Video. Un 5e opus qui serait en chantiers (ce que je trouve étonnant après la conclusion du 4). Et ce qui nous intéresse ici, le spin-off Ballerina réalisé par Len Wiseman et avec Ana de Armas dans le rôle-titre. Une assassine ayant fait ses armes au sein de la mafia russe Ruska Roma, et dont l'histoire se situe entre le troisième et le quatrième volet. En tout cas, revoir l'excellente James Bond Girl du dernier 007 dans la franchise qui a remis Keanu Reeves sur le devant de la scène, je prends.
N°7 : Argylle (31/01)
En attendant Kingsman 3, le réalisateur Matthew Vaughn nous livre un nouveau film d'espionnage de son cru : Argylle. Racontant l'histoire d'une romancière incarnée par Bryce Dallas Howard, qui sera prise dans une aventure mouvementée et étrangement similaire à ses livres d'espionnage du même nom. Un film avec un casting alléchant qui comprend notamment Henry Cavill, Sam Rockwell, Bryan Cranston, John Cena, Samuel L. Jackson, Dua Lipa, et d'autres.
N°6 : Sonic 3 (18/12)
Les deux précédents films du Hérisson Bleu ont déjà eu droit à leur critique ici même. En résumé, le premier opus sans être exceptionnel, se laissait regarder et avait eu le bon goût de jeter à la poubelle l'immonde design humanoïde initialement prévu pour revenir à un modèle plus classique. Et le second poursuivit dans cette lignée avec une surcouche de générosité et de fan-service, mais au détriment de la qualité visuelle et des humains sans intérêt à part le Dr Robotnik. Il n'y a donc aucune raison pour que je passe à côté du troisième volet. D'autant plus qu'on a la confirmation de la présence de Shadow. Le clone de Sonic qui fut teasé dans la scène post-générique du 2e film, et certainement le personnage le plus populaire de la saga.
Et Sonic n'est plus tout seul dans sa catégorie. Car l'année dernière, c'était Mario qui a également eu droit lui à sa propre adaptation. Et au succès foudroyant puisqu'il est dans le sommet du box-office mondial en tant que film d'animation avec près de 1,3 milliard de dollars de recettes. Tandis que Sonic 2 a fait 3x moins avec 400 millions. Une rivalité qui me rappelle la bonne vieille époque de la Megadrive et de la Super Nintendo où les deux s'affrontaient par slogans de pubs interposés. SEGA, plus fort que le cinéma ? C'est ce qu'on verra.
N°5 : La Planète des Singes : Le Nouveau Royaume (22/05)
Plus de 55 ans que la saga La Planète des Singes existe au cinéma. Ayant eu droit à une trilogie engendré en 2011 par Rupert Wyatt avec l'opus Les Origines. Et conclue par Matt Reeves avec le très bon Suprématie. Trois films qui ont mis en avant César, un singe plus intelligent que ses congénères et incarné par l'immense Andy Serkis (Gollum, c'était lui). Ce quatrième volet réalisé par Wes Ball, prendra place plusieurs générations après l'histoire de ce singe prodige. Dans un monde (qui ressemble beaucoup à celui des jeux Horizon) où les simiesques règnent en maitres, et où ce qu'il reste de l'humanité a été réduit à l'âge de pierre. Exactement comme dans les tout premiers films.
Et il assez amusant de noter que les deux films du classement où les singes seront au premier plan, sortent tous deux à 1 mois et demi d'intervalle.
N°4 : Joker Folie à Deux (2/10)
À la base, le film Joker de 2019 devait se suffire à lui-même. Ce n'est que plus tard qu'il a été décidé d'en faire une suite. Et sous une tout autre forme puisque ça sera une comédie musicale toujours chapeautée par Todd Phillips, et qui introduira Lady Gaga dans le rôle de Harley Quinn. J'avais beaucoup adhéré à la proposition très sombre du premier film, et de la prestation oscarisée à juste titre de Joaquin Phoenix en tant que prince du crime. Curieux de voir comment rendra ce duo iconique, et surtout l'interprétation de Gaga même si je ne me fais pas trop de soucis pour elle.
N°3 : Furiosa (22/05)
En 2015, Mad Max: Fury Road m'avait mis une claque comme peu de films l'ont fait avant et après lui. Et qui a même été oscarisé 6 fois pour ses visuels, son montage, et ses costumes. Et quand j'ai vu que le prochain projet de George Miller pour la franchise de films à laquelle il a lui-même donné naissance en 1979, serait centré sur la jeunesse de la même Furiosa que dans Fury Road, j'étais chaud. Une Furiosa cette fois incarnée par Anya "Peach" Taylor-Joy, et aux côtés de Chris Hemsworth, et Nathan Jones qui reprendra son fameux rôle de l’excentrique Rictus Erectus.
N°2 : Dune Part 2 (28/02)
Film déjà présent dans mon top de l'année passée avec une date de sortie initiale fixée au 1er novembre 2023. Mais qui finira par être décalée à l'année suivante suite à la grève des scénaristes de la WGA (Writers Guild of America) qui a fait irruption de mai à septembre dernier. J'attends toujours autant ce second volet de Denis Villeneuve. Au point même où j'évite de voir les derniers trailers afin de garder un maximum de surprise.
N°1 : Deadpool 3 (24/07)
Et enfin ma plus grosse attente cinématographique de l'année sortira six ans après le second volet qui fut réalisé par le même David Leitch que pour The Fall Guy. Pour le trailer, il faudra attendre le Superbowl en février, mais on sait déjà que Hugh Jackman fera son retour dans son rôle iconique de Wolverine. Sept ans après le film Logan où son personnage est apparu pour la dernière fois au cinéma. Et il ne vient pas les mains vides puisqu'il arborera la combinaison jaune fluo des comics. À voir le jour j si ce Deadpool 3 par Shawn Levy, sera aussi bon voir meilleur que les précédents films. Mais je sais déjà d'avance qu'il me fera passer un bon moment en termes d'humour, d'autodérision, et de cassage du 4e mur. Et j'ai une confiance aveugle en Ryan Reynolds pour cette tâche.
En plus du classement global de Gamekyo, j'avais envie de partager avec vous mon propre top 10 des plus grosses attentes vidéoludiques de cette nouvelle année. Avec quelques jeux de ma liste que je n'ai pas beaucoup vus ailleurs. Et pour mes critères de sélection, j’ai exclu les jeux n’ayant aucune année de sortie d’indiquée. Un simple « 2024 » me suffit, même si ça ne garantit rien pour autant. On a l’habitude des reports maintenant.
En bientôt 7 ans d'existence, la Switch aura accueilli une quantité astronomique de portages. Toutes les générations de consoles Nintendo y sont passées de la NES à la Wii U. Et le prochain à venir est le Paper Mario de la Game Cube sorti il y a déjà 20 ans. Considéré par beaucoup comme étant meilleur opus de la saga. Deux raisons justifient la place d'un tel remaster dans ce classement. D'abord, le fait que je n'y aie jamais joué à l'époque. Et surtout, les tarifs indécents pratiqués pour sa version d'origine (allez faire un tour sur Vintedc'est à s'en crever les yeux). Si cette nouvelle version peut calmer les ardeurs de certains spéculateurs, ça me va très bien.
N°9 : Neva(2024)
En 2018 sortait Gris. Un jeu qui m'a beaucoup touché par sa narration, son style graphique très épuré, et sa très belle bande-son. Six ans plus tard, Nomada Studio a rempilé avec sa suite spirituelle nommée Neva. Dévoilé durant le PlayStation Showcase de mai 2023. Et rien que par son premier trailer, je sens qu'il va beaucoup émouvoir lui aussi.
N°8 : Thrasher(2024)
Lui, j'ai l'impression que personne n'en parle depuis son annonce aux Games Awards 2023. Et pourtant, l'artiste et le compositeur derrière ce THRASHER, est le même que pour Thumper. Jeu indé sorti en 2016, et qui est une gifle au sens propre. Pour vous donner une idée du délire, je vous invite à voir un de mes tweets dédiés.
J'ignore si ce THRASHER sera aussi rythmé et infernal que son ainé, mais j'ai aucun doute sur le fait que l'ambiance sonore (à profiter avec un casque sinon rien) et visuelle, seront au cœur de l'expérience. D'autant plus que comme Thumper, il sera compatible avec un casque de Réalité Virtuelle.
N°7 : Warhammer 40,000: Space Marine 2 (9/09/2024)
Révélé lors des Games Awards de 2021, ce n'est que très tardivement que ce Space Marine 2 a suscité mon intérêt. D'autant plus que la franchise Warhammer 40,000 m'est totalement étrangère. Mais plus j'en vois, plus il me fait envie. Pour la simple raison qu'il transpire les Gears of War par son ambiance, son gameplay TPS, et sa réalisation de très haute volée.
N°6 : The Plucky Squire (2024)
Dévoilé pour la première fois durant le Summer Game Fest 2022, The Plucky Squire édité par Devolver, m'intrigue et m'attire par son concept des plus originaux. Alterner entre un monde en 2D prenant place à l'intérieur d'un livre de contes, et un univers en trois dimensions au sein d'une chambre d'enfant sacrément bien modélisée.
N°5 : Star Wars Outlaws (2024)
Ces dernières années furent très compliquées pour Ubisoft. Entre les jeux qui sont continuellement repoussés, portés disparus, ou simplement annulés. Les problèmes internes qui ont secoué la boite. Ainsi que les restructurations en conséquence d'une année fiscale 2022-2023 qui fut catastrophique pour eux. Mais depuis peu, j'ai l'impression que l'éditeur commence à sortir la tête de l'eau. En atteste la présence de deux de leurs jeux dans mon classement. Le premier étant Star Wars Outlaws. Un projet ambitieux (et ayant tout intérêt à tenir ses promesses) qui nous fera visiter des lieux bien connus des films. Et nous faisant incarner Kay Vess. Une hors-la-loi qui n'est pas sans rappeler ce bon vieux Han Solo.
N°4 : Prince of Persia: The Lost Crown (18/01/2024)
Le second jeu Ubisoft a être présent dans mon top 10, est le retour de la saga Prince of Persia à ses origines en 2D. Et c'est également celui dont la fenêtre de lancement est la plus proche puisqu'il sort dans deux semaines. Pour avoir pu le tester dans des salons JV, ça s'annonce aussi exigeant que prometteur. De quoi nous faire oublier un peu le remake de l'opus Les Sables du Temps qui a été repoussé à une date indéterminée.
N°3 : Princess Peach: Showtime! (22/03/2024)
En troisième position, l'annonce qui avait fait le plus sensation lors du même Nintendo Direct qui a révélé le Paper Mario en début de classement. 19 ans après Super Princess Peach sur DS, "Peachounette" sera à nouveau à l'affiche de son propre jeu qui lui fera revêtir différents costumes avec leurs aptitudes liées. C'est probablement un des projets les plus originaux et rafraichissants que Nintendo ait sorti depuis un bon bout de temps. Et je suis curieux de voir ce qu'il en retourne.
N°2 : Metal Gear Solid Delta: Snake Eater (2024 ?)
Jusqu'à avant-hier, le remake de MGS3 n'avait pas la mention 2024. Mais si même PlayStation le confirme, c'est qu'on peut probablement s'y fier. Et ça tombera bien car l'opus originel sorti sur PS2,soufflera ses 20 bougies en novembre prochain. Ce même opus que j'ai découvert non pas à l'époque, mais bien plus tard via la compilation « HD Collection » sur PS3. Jeu culte à juste titre, et dont j'attends de son remake qu'il rajeunisse un gameplay qui n'a que trop vieilli. Et ça semble bien parti puisque dans la vidéo, on voit Snake marcher tout en étant accroupi. Chose dont il était incapable deux décennies auparavant (alors que Sam Fisher le pouvait dans le premier Splinter Cell).
N°1 : World of Goo 2 (2024)
Et enfin ma plus grosse attente vidéoludique de 2023, est la suite d'un des tout premiers jeux indépendants que j'ai acheté de ma vie. Et pour cela, il faut remonter une quinzaine d'années en arrière sur la dame blanche de Nintendo. Et plus précisément sur le store WiiWare où il était disponible pour 1500 Wii Points (15€). D'ailleurs, il est aussi présent sur l'eShop de la Switch au même tarif depuis 2017. Mais bref.
Ce jeu de puzzle m'avait marqué par son gameplay qui repose intégralement sur la physique impactant les structures que l'on doit créer avec les Goos. Il fallait redoubler de créativité et d'ingéniosité pour finir les stages avec les ressources à disposition. Et ce, sans que notre construction ne s'écroule sous son propre poids. Je me souviens m'être énormément creusé les méninges pour passer certains ravins. Et j'ai hâte de me prendre la tête à nouveau sur ce second opus qui a l'air d'apporter quelques nouveautés.
Conclusion
Pour le moment et de mon point de vue, 2024 s'annonce moins "violent" que 2023 en termes de sorties. Bien que l'on n'échappera sans doute pas à un "ludocalypse" (apocalypse version jeu vidéo) avec l'habituel embouteillage entre les mois d'octobre et novembre. Pour autant, il y a du bon cru même parmi les jeux qui ne sont pas présents dans mon top. Comme Tekken 8, Hades II, Hellblade II, Death Stranding 2, Like a Dragon : Infinite Wealth, ou Final Fantasy VII Rebirth dont je n'ai pas joué aux opus les ayant précédés.
Du 7 au 8 décembre 2023, Godzilla Minus One fut projeté dans une poignée de salles françaises. 37e long métrage dédié à ce monstre du cinéma, voici mon avis sans spoil sur l'un des meilleurs films de l'année, et probablement un des plus grands de ce genre.
Bientôt 70 ans pour la créature la plus mythique de l'histoire du cinéma. Et l'année prochaine marquera également les 10 ans d'existence du MonsterVersequi a débuté en 2014 par la version de Gareth Edwards, et que constituent 4 films et 2 séries. Un univers cinématographique dont je suis franchement mitigé côté films. Après un Godzilla vs Kong qui m'a énormément déçu en 2021.
D'ailleurs, le récent trailerde sa suiteGodzilla x Kong: The New Empire prévu pour 2024, ne me vend vraiment pas du rêve. Loin de moi l'envie de juger un film pas encore sorti, mais ce que j'en vois m'a l'air d'être dans la plus pure continuité de son prédécesseur. D'autant plus qu'il sera à nouveau réalisé par Adam Wingard (Death Note version Netflix, on n'oublie pas), et qu'on y reverra quelques visages familiers dont je me serais bien passé. À l'exception de Jia, la petite qui communiquait avec Kong par le langage des signes, et atteinte de surdité dans la vie réelle.
Mais quelques mois en arrière en septembre, la première bande-annonce du dénommé Godzilla Minus One fut dévoilée. Film live japonais distribué par la Toho, réalisé par Takashi Yamazaki, et sorti le 3 novembre 2023 là-bas. S'affranchissant donc totalement du MonsterVerse américain. Un trailer qui a fait son buzz avec 10 millions de vues à l'heure où cet article est publié. Et qui m'aura procuré de sacrés frissons. Ma seule hâte était d'aller le voir dès que possible. Sauf que ça ne se sera pas passé comme je l'imaginais.
Puisqu'on aura appris courant novembre, que ce film ne sera projeté dans l'Hexagone que les jeudi 7 et vendredi 8 décembre 2023 en France. Uniquement dans une cinquantaine de cinémas Pathé, et en 4DX ou IMAX. Autant dire qu'avec un créneau aussi restreint, en pleine semaine, et avec un billet chiffré à une vingtaine d'euros, très peu de personnes risquaient d'aller le voir.
La raison sous-jacente étant que le distributeur historique des films Godzilla qu'est la Toho,réclame d'énormes coûts liés au droit d'exploitation de sa franchise phare en dehors de son territoire d'origine. C'est pour ça que son précédent film Shin Godzilla / Godzilla Resurgence sorti en 2016 (que je n'ai pas vu), n'a été projeté que durant des festivals. Le seul bon point à en tirer c'est qu'une diffusion aussi courte ne lui imposera pas la chronologie des médias. Et qu'il pourrait débarquer assez rapidement en streaming et en physique.
Mais ça reste un énorme gâchis. Surtout quand on sait qu'il est déjà le plus gros succès de l'histoire des films japonais pour un live action. Et ayant engrangé plus de 60 millions de dollars au box-office mondial pour un budget estimé à 15 millions.
Petit budget pour grand résultat
Oui, "seulement" 15 millions de dollars. Ça reste un chiffre pour le commun des mortels, mais pour un blockbuster de cette époque, c'est dérisoire. À titre de comparaison, c'est 15 à 20x moins que les dernières productions Marvel et DC.
Et c'est là toute la magie de ce film japonais. D'arriver à faire si bien, avec si "peu". Ne serait-ce qu'en termes d'effets visuels avec un Godzilla plus terrifiant qu'il ne l'a jamais été. Et n'ayant absolument pas à rougir de ses homologues américains. Pas même de la version d'Edwards qui fut assez respectable avec du recul. Où la bête avait mis plus d'une heure à se montrer, et étant dépeinte davantage comme une divinité protectrice plutôt qu'une menace.
Alors que dans Minus One, c'est tout l'inverse. Car non seulement on nous met directement dans le bain (et c'est le cas de le dire), en nous introduisant frontalement face à la créature dès les premières minutes. Et en plus de ça, c'est un danger absolu n'hésitant pas à s'en prendre à la population. Avec des scènes de destruction et de chaos très bien rendus et dignes des films catastrophes à gros budget.
D'ailleurs, son iconique souffle atomique n'a jamais aussi bien porté son nom. La séquence où on le voit dégainer pour la première fois, m'a fait décrocher la mâchoire. C'était spectaculaire, et encore plus en 4DX qui a amplifié tous les effets visuels, sonores, et sensoriels. Rien de mieux pour ressentir le rugissement de ce Kaiju comme si on était réellement face à lui. Et sans vous mentir, j'étais encore un peu sonné après être sorti de la salle.
D'ailleurs, l'excellente composition de Naoki Satō dépeint avec brio l'ambiance générale du film qui ne transpire pas la joie. Avec des morceaux tantôt épiques, tantôt mélancoliques. Parmi mes favoris, "Godzilla Suite II" qui reprend le thème phare de la créature. Ma préférée "Divine" dont le titre se suffit à lui-même (et qu'on entend dans le tout premier trailer). Et "Resolution" où on peut littéralement entendre l'espoir.
À chacun sa guerre
J'ai un gros problème avec les protagonistes humains dans les derniers Godzilla. Soit ils sont sous-développés, soit complètement stupides. Rien ne donnait envie de nous y intéresser ou d'avoir de l'empathie pour eux. Surtout dans des films où le principal intérêt réside en ces créatures qui crèvent littéralement l'écran.
Et c'est l'exact opposé dans le film de Yamazaki. Où l'on suit des personnages parfaitement authentiques, d'époque, et pas stéréotypés pour un sou. Tentant de survivre dans un Japon ravagé par une guerre qui leur a fait tout perdre. Et présentant les stigmates encore béants d'Hiroshima et Nagasaki. Deux catastrophes nucléaires dont Godzilla en est la parfaite allégorie.
D’ailleurs, je me dois de faire un parallèle avec le film américain Oppenheimer de Christopher Nolan. Qui, dès sa sortie mondiale en juillet dernier, a été censuré au Japon parce que J. Robert Oppenheimer inventa la bombe atomique qui rasera les villes citées plus haut. Alors qu'en réalité, ce biopic ne montre rien de tout ça. Il ne se contente que de raconter la vie de ce scientifique tourmenté. Le processus de création de cette arme de destruction massive. Et les conséquences judiciaires qui en auront découlé.
Par contre, ça n'a pas l'air de déranger les Japonais de faire un film qui certes, ne parle pas explicitement de ces catastrophes. Mais raconte une histoire qui en est nettement inspirée et avec des images explicites. Est-ce qu'ils ont ils vraiment pris le temps de visionner Oppenheimer avant de prendre la décision de le bannir de leur territoire ? Puis de toute manière, on a appris récemment via un article de Deadline.com, que l'embargo serait levé courant 2024 au Japon. Bref, revenons aux protagonistes.
Parmi eux, Koichi Shikishima incarné par Ryūnosuke Kamiki. Un pilote désigné Kamikaze durant une Seconde Guerre mondiale touchant à sa fin, mais forcé de vivre couvert de déshonneur après avoir fui ses obligations. Le point de non-retour étant la scène d'ouverture où il fait face à la créature pour la première fois. Un moment qui lui laissera de lourdes séquelles psychologiques. Et lui faisant réaliser que sa propre guerre commence à peine. Pas seulement contre Godzilla, mais surtout contre lui-même en quête de sa rédemption. En tout cas je l'ai trouvé très bon et très juste dans son rôle.
Et il en est de même pour Noriko Oishi (Minami Hamabe) qui fut très touchante. Et avec qui Shikishima se liera d'affection. Tout comme ce dernier, elle sera aux premières loges face à la furie de Godzilla. C'est sûrement le personnage qui m'aura fait le plus de la peine dans ce film.
D'une manière générale, l'essentiel du casting s'en tire largement avec les honneurs. Mention spéciale au personnage de Kenji Noda (Hidetaka Yoshioka), le scientifique du groupe qui sera chargé d'établir un plan d'action afin d'en finir avec Godzilla. Le tout sans aucun appui du gouvernement Japonais dont la moindre intervention militaire pourrait réveiller les tensions entre l'occident et l'Union soviétique alors en pleine guerre froide. C'est donc livré à elle-même, qu'une population déjà bien affaiblie, devra s'unir pour faire face à une menace sans précédent qui les dépasse largement. Et je trouve ça beau.
Conclusion
Je suis tellement dégouté que sa programmation fut aussi restreinte chez nous. Car on est clairement face à un film dramatique et surtout humaniste, qui fera date et doit être vu par le plus grand nombre. Une claque visuelle avec un Godzilla parfait. Un casting excellent et porteur d'espoir. Une très belle bande-son. Une histoire prenante même si j'ai quelques réserves concernant la toute fin du film. Et d'une manière générale, un message fort envers un Hollywood qui doit très sérieusement en prendre de la graine. Encore une fois, un film avec un budget aussi loin des standards et qui arrive à faire mieux que les autres, cela relève du miracle.
Je suis loin d'avoir tout vu concernant la franchise, mais pour moi, c'est le meilleur film Godzilla à être jamais sorti. Il y aura un avant et un après ce Minus One c'est certain. En espérant que ça élèvera un peu le niveau des blockbusters qui ont clairement perdu de leur superbe ces dernières années.