8 ans séparent le premier Mirror’s Edge de son reboot Catalyst. Dévoilé pour la première fois à l'E3 2013, cet opus reprend les bases du jeu d'action-aventure à la première personne, sorti en 2008 et dont le gameplay rafraîchissant sur fond de "parkour" lui a valu un certain succès d'estime. Mais cette très longue attente en valait-elle finalement la peine ?
Informations sur le jeu
Éditeur : EA Développeur : Dice Type : FPS/ Plate-formes Sortie : 7 Juin 2016 Classification : +16 ans
Scénario
Dans la cité futuriste de Glass, tout ce qui touche de près ou de loin à l'information est contrôlée par le Conglomérat. Parmi ses corporations, on y trouve les forces de sécurité KrugerSec.Qui sont les principaux antagonistes des Messagers. Ces derniers sont chargés d'effectuer des livraisons clandestines dans le plus grand secret, et par conséquent délivrer l'information au péril de leur vie. Faith Connors, jeune asiatique au fort tempérament fait partie de cette résistance de Yamakasi des temps modernes. Bondissant de toit en toit dans le but de mener leur mission à bien.
Ça c’était le synopsis. Parce que pour le scénario en lui même ca vole pas haut. Avec des rebondissements que l’on voit venir de très loin, et une fin trop abrupte. C’est du classique, pour ne pas dire cliché. Mais pour les plus motivés, il y a la BDExordium en ligne qui est une pré-quelle du jeu.
Gameplay
Parmi les évolutions notables, le Gameplay qui a pris un sacré coup de jeune. Moins lourd et bien plus souple.Faithdemeure plus maniable que par le passé, même si sa palette de mouvements n’a quasiment pas changée depuis l'opus originel. On retrouvera avec plaisir la glissade, la course murale, le demi-tour et consorts.
En revanche, faudra pas s'attendre à pouvoir effectuer toutes ces acrobaties dès le début, non. Car c’est grâce aux pts d’exp qui s’acquièrent par la réussite des missions, et l’obtention des bonus liés à l’exploration que l’on pourra déverrouiller une par une, toutes les cascades de Faith. Un système qui selon moi n’a pas sa place ici, car illogique et handicapant.
Illogique car on n'est pas dans un jeu où on récupère de “l’équipement” à proprement parler. À l'exception faite du grappin (j’y reviendrai). Faith devrait se suffire à elle même niveau aptitudes non ? Et handicapant car certaines acrobaties à débloquer se révèlent être quasi indispensables pour la progression dans l’histoire. Et surtout pour mener tout type de missions à bien, et dans les temps. Comme le demi-tour sauté, ou la roulade à l'atterrissage qui nous épargne d’une mauvaise réception, et par conséquent d’une perte de temps considérable.
Le sens urbain fait également son retour. En plus de mettre en évidence les éléments interactifs sur la route, il peut se matérialiser en une traînée rouge indiquant la route à suivre. C'est très pratique pour des missions chronométrées et surtout pour ne pas se perdre dans cet open world labyrinthique. Personnellement j'ai essayé au maximum de m'en affranchir, mais c'est vraiment pas évident de s'y retrouver.
Voila où j'en suis me concernant
Ces aptitudes sont toutes regroupés dans un arbre de compétences divisé en 3 catégories. L'exploration, le combatet le costume. Si vous avez bien suivi mes précédents paragraphes, l'idéal serait d'abord de prioriser la première catégorie afin de profiter au mieux du Parkour.
Mais globalement, le jeu est plutôt agréable à jouer et j’ai pris plaisir à courir et sauter un peu partout dans la ville de Glass.
Un peu de verticalité
Dans le premier opus, Faith pouvait récupérer une arme (pistolet, sniper) soit en la ramassant, soit en la subtilisantà un ennemi pour s’en servir après. Mais il était impossible de s’en servir en pleine course. Ce qui cassait le rythme en plus de ne pas coller du tout au Gameplay. Faisant de lui un bon jeu pour l'exploration certes, mais un mauvais FPS. Dans Catalyst, plus d’armes du tout, mais un gadget qui ajoute un peu de verticalité, mais de manière complètement artificielle.
Le grappin. Un outil que j’imagine être indispensable à ceux qui pratiquent le Parkour dans la vraie vie . Plus sérieusement, grâce à lui on peut aussi bien servir pour se tracter sur des accroches prédéfinies, que pour tirer vers soi des obstacles gênants.
Voilà pourquoi je dis que c’est artificiel. Car on nous impose son utilisation dans des zones déjà prévues pour. Mais il y a quand même certaines phases de jeu dans de très grands buildings où on est quand même bien content de l’avoir et de ne pas à voir à tout grimper soi même.
Fight !
Puis bon le combat, c’est pas la joie non plus même si ca reste un peu plus travaillé que le premier. Le jeu pousse à rester en mouvement le plus souvent possible. D’où l’existence de la jauge de concentration, nous rendant invulnérable aux balles à condition de ne pas rester statique.
On peut utiliser aussi le peu de physique que propose le jeu pour faire des dégâts collatéraux aux ennemis en les faisant s'entrechoquer. Ou jouer sur l'élan pour les mettre K.O en un coup depuis les airs. Sinon y a l’esquive aussi. En revanche, et comme dans la quasi totalité des jeux d'action, l'IAn'a pas une très grande conscience de son environnement.
Un monde faussement ouvert...
“L’open world” qui est a la mode en ce moment ne sied pas très bien à ce Catalyst, car pas pensé pour. Dans un jeu où le personnage évolue dans l’environnement en fonction de l’équipement acquis, ça aurait du sens. Mais pas ici. Et pour un monde ouvert, ça reste quand même assez dirigiste. Les chemins annexes pour arriver à destination ne sont pas si nombreux, pour ne pas dire uniques.
Par contre, la bête noire des jeux à monde ouvert à encore frappé. Les quêtes annexesde remplissage types “FedEx”, innombrables et se ressemblant toutes. Ça se limite à livrer tel colis (sous certaines conditions) à tel endroit et dans le temps imparti. Et le pire, c’est que ces quêtes sont presque infaisables sans le sens urbain.
Pourquoi ? Car elles sont ultra millimétrées et ne laisse pas le droit à la moindre bourde. Même pour les premières missions les plus faciles. Une mauvaise réception ou une petite erreur de parcours et on est bon pour tout recommencer.
Du coup, le mieux à faire pour profiter de Catalyst à sa juste valeur, est d’abord de se contenter du multijoueur asynchrone (on ne joue pas directement contre les autres) avec des parcours, balises et contre la montre qu’on peux soi-même créer et partager avec la communauté.
Et ensuite les missions GridNodes. Ces dernières se caractérisent par des niveaux fermés mais avec un aspect plate-forme très prononcé. Mais hélas trop peu nombreux. Pour moi ce sont les meilleurs passages du jeu car ils tirent parti du moveset de Faith et incitent à la jugeote. Et ce sont aussi les rares moments où le sens urbain est automatiquement désactivé.
Malgré ça, ca reste un jeu parfait pour les speed runners dont j’ai hâte d’en voir les exploits.
Environnement
La zone de jeu se divise en plusieurs quartiers que l’on débloquera au fur et à mesure du scénario. Toits, intérieurs, entrepôts, sous-sols, jardins, en tout cas ça ne manque pas de variété. Hélas, ca manque franchement de vie. Car à part les ennemis, nos compères et les PNJ qui nous confient des missions, on ne croise quasiment personne. dans le jeu. Exception faite de certains intérieurs où on peut observer des gens à travers une vitre, mais qui eux ne nous voient guère...
Certaines missions se dérouleront très largement au dessus du plancher des vaches. Donnant lieu à des panoramas de toute beauté avec une vue imprenable sur une ville qui aurait pu être mieux modélisée. D’ailleurs parlons-en.
Graphismes
Visuellement, le jeu s’en tire pas trop mal mais est loin d’arracher la rétine. C’est le syndrome “beau de loin, mais loin d’être beau”. La faute à des textures souvent grossières et souvent pas complètement chargés une fois sur place. Mais ça, ça va va encore. Parce que du coté des ombres en revanche, c’est une honte absolue...
J’ai joué à Catalyst sur PC avec la qualité ”ultra” (1 niveau en dessous de la qualité max) et en 60 fps. Et même ainsi, les ombres ne sont pas nettes et restent marquées par un effet “escalier” qui ne devrait même plus exister en 2016. Ça pique saute aux yeux avec les ombres des Buildings.
Les personnages en revanche sont assez bien modélisés pour la plupart, et on peut même voir le reflet de Faith à travers une surface adéquate. Mais faudra pas s’attendre à quelque chose de “net” encore une fois.
Concernant l'apparence visuelle de Glass, j'ai apprécié le ton épuré, presque "transparent" (d'ou son nom) qui s'en dégage à travers sa direction artistique. D'ailleurs ceux qui sont atteints de vertige devront s'accrocher, car ce Mirror's Edge Catalyst est surement l'un des jeux les plus vertigineux jamais crées.
Casting
Pour les persos, ca ne vole pas haut non plus...Fort heureusement Faith sort du lot avec son charisme et sa forte personnalité. Reboot oblige, son histoire à été complètement remodelée. Même si on quelques éléments scénaristiques du premier opus s’y retrouvent ici. Elle est également plus humaine, mais aussi beaucoup plus tête brûlée.
Les autres protagonistes et antagonistes ne m’ont pas assez marqué pour que je puisse m’attacher à eux. À part peut être Plastic. Une pirate informatique assez drôle et qui a une importance cruciale dans le scénario et dans les quêtes annexes. Car c’est par elle qu’il faudra passer pour effectuer les missions GridNodes et ainsi pouvoir se téléporter de zone en zone.
Ces mêmes personnages sont illustrés non plus par des images fixes style BD comme dans le premier opus, mais cette fois par le biais de cinématiques plutôt jolies. Qui comporteront leur lots de moments forts avec par exemple des scènes de baston bien chorégraphiées.
Pour les doublages Français, c’est moyen. Sauf du côté de Faith où ça passe encore (à croire que c’est le seul perso qu’ils ont travaillé…). C’est Sybille Tureau, doubleuse française renommée, qui a une nouvelle fois (comme en 2008 ) prêté sa voix au personnage. Pour info, c’est aussi la doubleuse officielleFR de l’actrice anglaise Keira Knightley (Pirates des Caraïbes). Sinon pour les autres, ca reste assez sur-joué.
Bande Son
L'OST est sympa mais très discrète. On l'a doit au compositeur Suédois Solar Fields (Magnus Birgersson) qui avait déjà œuvré pour l'épisode éponyme. On retrouve ce ton souvent très calme et parfois plus stressant quand la situation l'exige.
Pour le thème principal, c'est le groupe Écossais CHVRCHESqui succède au “Still Alive” de Lisa Miskovsky (que je préfère)avec "Warning Call". Piste écoutable parmi d'autres dans une Jukebox au sein de la planque principale, et qui n'est pas toujours accessible selon le moment de l’histoire.
L’ambiance sonore en général est très bonne et renforce ce sentiment d’immersion. On “ressent” presque tout ce qu’endure Faith. Le bruit des pas de course, le souffle du vent, la respiration haletante et j’en passe. Grisant une fois encore. Je pense que ce jeu serait une excellente expérience avec un casque de réalité virtuelle. Vivement un Mirror's Edge VR !
En vrac
Le jeu n’est pas très difficile, (sauf pour trouver son chemin sans le sens urbain). Mais faudra s’attendre à tomber de haut au sens littéral du terme, très souvent. Que ce soit en voulant escalader une paroi en vain, ou chuter dans le vide alors qu’on croyait prendre un chemin sûr.
Le jeu se finit entre 8 et 10h en ligne droite. Ce qui est déjà bien plus long que le 1er Mirror’s Edge finissable entre 3 et 5h pour les plus rapides. Mais si l’objectif est de récupérer tous les bonus cachés un peu partout dans Glass, et d'effectuer toutes les quêtes FedEx annexes, faudra compter minimum 20h de jeu.
Verdict : 15/20
Au final l'attente en valait la peine, mais pour un jeu un chouia plus ambitieux que ça. On sent quand même que les développeurs y ont mis toute leur bonne volonté (suffit de voir leur site internet), mais ca ne rattrapera pas l' open world perfectible, la mollesse des combats, des quêtes annexes inintéressantes et son scénario générique au possible.
C'est dommage car le Gameplay est maîtrisé malgré le manque d'ajouts, l'ambiance visuelle et sonore est excellente, les sensations de jeu sont grisantes et le personnage de Faith est réussi. Mirror's Edge Catalyst n'est clairement pas un mauvais jeu, mais très loin de la claque de son prédécesseur.
Samedi 7 Mai 2016. Ultime journée passée en Floride, et étape finale avant le départ des USA le lendemain. Un périple qu'on a choisi de conclure en beauté avec la visite du complexe Universal Orlando Resort. Deux parcs à thèmes regroupant une multitude d'univers différents issus de la “Pop Culture”, que sont Universal Studios Florida et celui qu'on aura visité, Universal's Islands of Adventure.
Avec la voiture louée la veille, il nous aura fallu 4h de route pour effectuer le trajet (plutôt fluide) de Miami vers Orlando. Ça équivaut à peu près à un Paris -> Poitiers (presque 400km). Un état que je n'aurais pas cru si vaste, et dont on n'aura parcouru que la moitié...On arrivera finalement sur place dans les coups de midi heure locale.
Le Parc
On pourrait l'apparenter à nôtre Disney Paris avec d'un coté le coin plus traditionnel avec ses attractions phares, et de l'autre la partie Studios avec des attractions plus modernes et d'intérieur pour la plupart. Sauf qu'au lieu de un, ce sont pas moins de 3 univers différents qui sont représentés là bas. Rien que ça.
D'abord le Marvel District, fidèle à l'esprit des Comics et où on peux y croiser ses Avengersfavoris. D'ailleurs, une grande montagne russe était dédiée à Hulk, mais hélas fermée ce jour-là.
Le parc à également reproduit très fidèlement le quartier Pré au Lard et le Château de Poudlard(qu'on a pas pu visiter) tous deux issus de l'univers de Harry Potter. L'homme que je suis et ayant passé une bonne partie de sonadolescence avec cette saga à beaucoup apprécié.
Et enfin, le véritable Jurassic Park ! Presque aussi dangereux que dans les films avec des dinosaures presque en chair et presque en os. Des créatures animatroniques pour être plus précis, et bougeant de manière assez réaliste.
Même le resto où on se sera posé, et nous ayant offert la superbe vue ci-dessous, était dans le thème. Vous vous souvenez du lieu de la scène finale du premier Jurassik Parkde 1993 ? Les décors ont été reproduits à la brique près.
Ce parc en définitive, c'est un rêve de gosse devenu réalité. Le jour où j'en aurai un, je l'emmènerai la bas à coup sûr.
Attractions
Jurassic Park River Adventure
Prenez le Grand Splash du Parc Astérix. Remixez le à la sauce Jurassic Park en y ajoutant pleins de dinos dedans, et vous obtiendrez l'attraction Jurassic Park: The Ride. Un parcours aquatique dans une jungle recréant le décor du film, et qui se termine par l'inévitable "chute" du haut de la cascade face à ce bon vieux T-Rex. Ça mouillait pas mal, mais y avait pire...
The Amazing Adventures of Spider-Man
Attraction dynamique et ultra immersive. Dont sa technologie m'a rappelé celle du Futuroscopeà Poitiers que j'ai visité l'année passée. Grâce à des lunettes 3D, on parcourt depuis la voiture, la ville de New York en compagnie de l'homme araignée, tout en évitant les divers obstacles et les antagonistes de Peter Parker se dressant face à lui. Par moments, on avait vraiment l'impression de s'envoler, chuter où même manquer de peu de finir brûlés. C'était grisant.
Dragon's Challenge
A 2 pas du château, deux montagnes russes inversés se faisaient face. Elles avaient pour thème les dragons de feu et de glace. D'ailleurs, l'attraction a été conçue de manière à ce que ces dragons s'entrecroisent de temps à autre. C'était assez drôle de frôler de si près, les occupants de l'autre parcours. Pour ma part, j'ai trouvé ça sympa mais très court. Pour le moment ma montagne russe préférée reste toujours le Ozirisdu Parc Astérix.
Poseidon's Fury
Au sein du continent perdu, dessiné par de nombreuses ruines ayant pour thème la mythologie grecque, s'y trouvait l'ancien temple du Dieu des mers Poséidon. Au programme, une bataille épique entre dieux sous un déluge d'effets aquatiques et pyrotechniques. Le tout saupoudrée d'une touche d'humour que l'on doit aux showmans.
Dudley Do-Right's Ripsaw Falls
Et enfin le dernier lieu visité du parc, Toon Lagoon. Où on peut y croiser de célèbres personnages issus des Comics Strips tels que Betty Boop et Popeyepour ne citer qu'eux. Le paradis des attractions qui "mouillent". Avec notamment celle qu'on a testé en tout dernier qui est une rivière rapide se terminant par une chute (celle que vous voyez au fond de la photo au dessus) aussi vertigineusequ'humide.
Un superbe Parc, qui n'a rien de comparable aux nôtres rien que par les moyens mis en œuvre. Puis c'est aussi ça les USA. Champions du monde de la démesure.
Jour 10 - Retour au bercail
Le soir même, on s'est préparés à quitter le sol américain en passant par un Aéroport International de Orlando plutôt classe. Suite à ça, 7h de vol (comprenez par là 7h de sommeil ) nous ont attendu au sein de la très chouette Norwegian Airlines. Bye bye America !
Retour sur le continent européen à 11h20 à l'aéroport de Gatwicken Grande Bretagne. Escale finale avant l'atterrissage en France. Avec encore un autre retard, de 1h30 cette fois-ci, que l'on devait à la compagnie Britannique Easyjet. Encore aujourd'hui j'en connais même pas la raison...
Finalement, notre aventure prend fin à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle dans les coups de 18h. Ce fut un des voyages les plus marquants de mon existence.
Conclusion
Pactole final !
J'aurais passé une incroyable semaine en compagnie de ma grande sœur et mon beau frère, que je remercie chaleureusement. J'ai pu découvrir un pays dont je rêvais de fouler le sol depuis tout petit, et je ne pouvais pas ne pas vous partager ce que j'avais vécu là bas. J'y retournerai, ça c'est certain.
Vue de l’appart-hôtel depuis la station de métro la plus proche
Mercredi 4 Mai, nous quittions la tête pleine de souvenirs (nos valises aussi) notre appart-hôtel du Queens direction l'Aéroport international de Newark-Liberty. Sauf qu’on était loin de s’imaginer qu’une très mauvaise surprise nous attendrait là bas.
Notre vol en direction de l'Aéroport international de Fort Lauderdale-Hollywood en Floride près de Miami fut retardé de 3h30 à cause d'intempéries ravageant le couloir aérien...
Finalement, on a tous embarqué pour un vol de plus de 3h direction la pointe Sud de l'état de la Floride. Vol qui n’a pas manqué de turbulences malgré tout. Comme quoi ça aurait pu être bien pire si on était partis plus tôt.
21h heure locale, nous sommes finalement parvenus à atterrir, mais sous une pluie diluvienne et à 25°C...Sur place, on choppa un Uber qui ne mettra que quelques minutes à arriver, et qui nous déposera enfin à l’appart (toujours sous la pluie) dans la soirée.
Jour 7
Welcome to Miami ! Comme dirait ce bon vieux Will. Sauf que dans notre cas, c’était South Beach. Un quartier à l'est du centre ville et donnant directement sur l'atlantique. Fini les gratte ciel anormalement hauts et trop nombreux pour être répertoriés. Place aux villas, hôtels et voitures de luxe ou autres signes de richesse (trop) évidents.
Les fanas de caisses seront aux anges là bas. Presque tout le monde là bas roule dans des bolides hors de prix (Porsche, Chevrolet, Buggati, Cadillac et j'en passe...).
Y avait aussi quelques modèles plus extravagants comme celle que j'ai baptisé de mini "Batmobile". Et une voiture de flic toute droite sortie de la saga Need For speed.
South Beach, c’est l’équivalent de Cannes en Côte d’Azur, mais à un tout autre niveau. Et avec beaucoup plus d’ambiance. Là bas, les gens peuvent faire la fête toute la nuit, mettre la sono à fond sur la plage ou dans la rue, ca ne dérangera personne, ou presque. À part peut être les touristes et les moins habitués. Une différence de culture que j’apprécie, et assez dépaysante.
Parfois, j’avais l’impression d’être dans un de ces clips américains qui passent à la télé. Après faut pas se voiler la face. Tout est très “superficiel”. L’apparence et le faire paraître priment sur le reste. D’où les “signes de richesse” évoqués plus haut.
Dans la soirée, on aura bu un cocktail sur Collins Avenue. Le quartier "chic" de la ville, et aussi le plus animé, surtout de nuit. Sans exagérer, il doit y avoir facile au moins une boite de nuit par rue.
Jour 8
Deuxième et dernière journée à Miami Beach. Qu'on aura pu explorer davantage avec notre voiture louée dans une agence Sixtce jour-là. Par chance, la gérante parlait aussi le Français. Ce qui facilita grandement la tâche.
Journée terminée en beauté (à un coucher de Soleil près) au South Pointe Park, peuplé de Yoguistes et situé à la pointe sud de la ville. Lieu nous offrant une vue imprenable sur l'océan et le centre ville. Ce "Miami Sunset" aura été l'une des plus belles choses que j'aurais vu durant ce voyage au USA.
Article un poil plus court que les autres, mais mes activités là bas furent moindres qu'à N.Y. Dernier acte demain, Universal Orlando et retour à Paris.
Ultime journée passée à NY avant le départ pour la Floride le lendemain, et avant dernière cartouche utilisée du Citypass. Celle du Museum Américain d'Histoire Naturelle, où on aura passé le plus clair de la matinée.
Il fut inauguré il y a presque 140 ans et regroupe une collection hallucinante de spécimens et d’objets par millions. Même son homologue Parisien que j’ai déjà visité y a une quinzaine d’années avec mon école primaire ne fait clairement pas le poids à coté.
Ce musée regroupe tout ce qui touche de près ou de loin aux sciences naturelles (faune & flore, minéralogie, anatomie, etc...), la culture des civilisations humaines, la paléontologie, et l’astronomie. Cette dernière faisant partie du magnifique cube de verre (celui de la première photo) englobant le Rose Center for Earth and Space.
D’ailleurs concernant cette dernière catégorie, on a débuté l’exploration spatiale par une projection spéciale sur les origines du Cosmos, au sein du Hayden Planetarium. Une salle à écran hémisphérique du même acabit que la Géode de la Cité des Sciences à Paris, ou celles du Futuroscope de Poitiers. Le plafond faisait office de voûte céleste et diffusait de splendides effets spéciaux illustrant l’univers. L’expression “avoir la tête dans les étoiles” a pris tout son sens. Et le passionné d’astronomie que je suis en a eu plein les mirettes.
On s’est dirigés par la suite dans ce qui m’avait l’air d’être la plus grande salle de tout le musée, à contempler des animaux figés dans un simili environnement naturel. J’ignore s’ils sont empaillés ou non mais l’impression d’être au zoo n’était pas loin.
Suite à ca, on a commencé à remonter le temps dans le passé en contemplant en vitrine des objets, armes et divers ayant de quelques siècles à plusieurs millénaires d’ancienneté pour certains. Comme cet attirail de samouraï ci dessus datant du Japon médiéval.
Beaucoup d’objets datant carrément de l’époque préhistorique y furent exposés. Avec parmi eux les tous premiers outils utilisés par nos lointains ancêtres (bifaces, silex, etc..), et une Vénus paléolithique(en haut à gauche de la 1ere image du dessus), statuette féminine datant de -200.000 ans avant nôtre ère pour les plus anciennes.
Puis vient l’objet même de notre venue, que sont les Dinosaures ! Ou plutôt leur fossiles dans le cas présent. Mais pas d’inquiétude, on reparlera dinos (presque) en chair et (presque) en os plus tard dans un prochain article…
Bon ok, j’avoue. Le "classique" qu'est Jurassic Park de 1993 a UN PEU joué sur ma fascination pour ces créatures d’un autre temps. Et qui ont foulé notre Terre durant plus de 160 millions d’années (au moins 50x plus longtemps que l’homme). Les derniers ayant disparus 65 millions d’années avant nôtre ère. Vraisemblablement suite à l’impact d’une gigantesque météorite.
J’ai eu sous les yeux, et souvent (largement) au dessus de ma tête, des ossements quasi complets de quelques uns des plus grands dinosaures ayant existé, et des plus connus aussi. Diplodocus, Stégosaure, Tricératops et bien sur Tyrannosaure. Y avait aussi d’autres créatures d’une époque un peu plus proche comme cette tortue ci-dessous, aussi grande qu'un homme, ou d'autres visibles dans une vidéo que j'ai filmés plus bas.
Parfois je me dis que si ces immenses créatures n’avaient pas disparus, “on” (j’entends par là l’espèce humaine) ne serait sûrement pas là pour en témoigner…
Retour au Rockfeller Plaza, avec un passage rapide dans la boutique LEGO, étonnamment petite dans le genre. Quand en comparaison, t’as le M&M’s World à T.S et le Nintendo NY Store à 2 pas de là, comptant 2-3 étages chacun contre un seul étage sur une surface pas immense ici, ç'est déroutant.
M’enfin bon, y avait quelques créations sympathiques. Comme une reproduction du Comcast Building, et le Dragon Shenron de Dragon Ballimpossible à louper et visible même depuis l’extérieur de la boutique.
Notre dernière nuit à NY s’est conclu par un retour au Macy’s, et l'ascension de l’Empire State Building plus loin dans l’avenue. Et franchement, si ce n’était pas pour utiliser une dernière fois le Citypass, j’y serais jamais allé. En tout cas pas cette nuit là. J’aurais déjà du m’y attendre avec cette jolie photo ci-dessous, mais la désillusion fut absolue 381m plus haut.
On se croirait dans un jeu où quelque chose de terrible nous attend là haut
Quand je vous disais dans mon 2ème article que j’étais chanceux d’avoir eu un Samedi ensoleillé pour contempler NY de jour depuis le “Top of the rock”, c’était surtout pour vous parler du fait que je n’ai rien vu du tout ce Mardi soir en haut de ce building des années 30.
Une brume tellement épaisse qu’on n’y voyait rien à 20m. Et c’est à peine si on distinguait l’antenne de là haut. Même King Kong lui-même aurait du mal à y voir quoi que ce soit...Puis bon, quand on prépare un voyage pareil plus de 6 mois à l’avance, y a parfois des imprévus (bons ou mauvais) auquel on ne peux rien y faire.
Après faut voir aussi le bon coté des choses. On a eu aucune file d’attente, j’ai pu admirer les jolis décors d’intérieur d’époque du style “Art Déco”, et on est arrivés au sommet d’un des buildings les plus iconiques de la ville. Mais ma frustration fut trop grande pour le réaliser à ce moment là.
Et c’est ainsi que notre séjour à NY s'est terminé. Une sacrée aventure que je referais à coup sûr, dans un futur proche je l'espère. La seule chose que je regrette étant le fait que nous n'ayons pas pu rester plus longtemps afin de profiter au mieux de tout ce que la ville proposait. Car sans compter le vol d'arrivée du 29 Avril et le départ du 4 Mai, on aura passé 4 jours complets à arpenter cette ville. Dit comme ça c'est pas énorme, mais ca nous aura pas empêché de voir énormément de choses comme vous avez pu le voir sur ces 5 premiers articles. Puis depuis le temps que je rêvais de poser le pied là bas, au moins ça sera fait. Bye Bye New York !