Pas plus tard qu'hier sortait la Definitive Edition de Xenoblade Chronicles sur Switch. Remake du jeu Wii sorti 10 ans plus tôt au Japon, et dont je vais vous présenter la version collector Européenne à travers cet Unboxing.
De dimensions 32 x 6 x 32 cm, c'est une grosse boite carrée. Peut-être même la plus grosse pour un collector Switch juste devant celle d'Astral Chain qui mesure 5,5 cm de moins sur la largeur, et seulement 1,8 cm de plus sur la longueur.
On y distingue la Monado rouge vif avec le titre du jeu, et les inévitables logos PEGI / USK qui pour une fois ne prennent pas trop de place sur la languette.
Face arrière
Cette même languette qui à l'arrière nous dévoile tout le contenu de ce collector.
La languette une fois retirée, met en évidence le kanji de l'art "Enchantement" de la Monado. Qui dans le jeu permet aux compères de Shulk de faire des dégâts aux Mekons. Un symbole que l'on retrouvera quelques photos plus bas.
Jaquettes
Une fois ouverte, le premier étage de la boite laisse apparaitre la jaquette du jeu et le steekbook.
Je me suis amusé à mettre côte à côte les jaquettes Wii et Switch. Pas de changements majeurs mis à part que le logo PEGI a disparu de la couverture de cette dernière, collector oblige.
Couverture qui est même réversible si on en croit l'illustration (que l'on retrouvera plus bas) se dévoilant à l'ouverture de la jaquette. Illustrant le tout nouvel épilogue du jeu.
Steelbook
La boite métallique aux couleurs des titans Bionis et Mekonis lors de leur affrontement à mort qui sert d'ouverture au jeu. Une illustration d'époque, et épique.
À l’intérieur, deux artworks du Facia Némésis à gauche, et du Facia d'Or à droite. Deux personnages dont je ne peux pas en dire plus pour ne pas spoil, mais dont le parallèle avec les Titans du côté extérieur de du steelbook est pertinent.
Poster
On retrouve l'illustration d’intérieur de la jaquette sous la forme d'un gros poster recto mais au format 1:1. Qui une fois déplié, fait pas moins de 64,5 cm de côté.
En parlant de poster, un autre est offert sous forme de bonus de précommande dans l'édition collector chez Fnac. Ne pouvant donc pas être vendue séparément donc.
Vinyle
Certainement l'objet le plus intéressant du collector, et qui justifie à lui seul la taille de la boite. Quand la plupart optent pour un CD (comme pour la version Américaine du collector), voire une clé usb pour regrouper des morceaux de leurs jeux, chez nous européens le studio Monolith Soft n'ont pas faits les choses à moitié en intégrant un Vinyle, rien que ça.
Et ils ont même pensé à ceux qui n'auraient pas de platine pour le faire tourner en glissant un code de téléchargement des morceaux figurant au verso.
Voici à quoi ressemble le disque vinyle que je trouve magnifique. Reprenant le design de la zone circulaire de la Monado. Comme si elle avait été séparé rien que pour former cet objet
La face B avec "L'enchantement" que l'on retrouve ici. Peut-être que le fait de la jouer nous protégera des Mekons, qui sait...
Porte-clés
Le bonus de précommande offert par Micromania. Un porte-clés reprenant la forme de l'épée. Mais qui étrangement n'est pas percé là où elle devrait être. Peut-être pour ne pas fracturer le logo à l’arrière.
Artbook
Pour finir, que serait un collector sans un Artbook digne de ce nom ? Assez costaud ici (30 x 1,6 x 21 cm), et ne comptant pas moins de 256 pages d'illustrations, de croquis et plus encore.
Avec Mekonis en première de couverture, et Bionis en dernière de couverture. La prestance est présente sur ces artworks eux aussi d'époque.
Je ne mettrai pas plus de photos que ça. D'une pour garder la surprise parce que 256 pages ça fait un peu beaucoup là, non ? Et de deux car le contenu de cet artbook spoil énormément le jeu.
Et pour l'avoir comparé un peu avec celui du collector de la version Wii dont vous avez un aperçu ci-dessus, il est assez différent dans l'ensemble.
Conclusion
Un beau collector assez fourni comme vous avez pu le constater, et étonnamment bien meilleur en contenu que la version Américaine. Qui elle, opte pour une boite plus petite, un simple CD au lieu du vinyle, et le poster en moins. Pour moi, il vaut sa centaine d'euros contrairement à celui de Link's Awakening ayant moitié moins de contenu pour un tarif similaire. Allez la seule chose qui pourrait rendre cette édition parfaite sans trop bouger le prix, serait l'ajout d'une petite figurine ou statuette.
Et le fait d'avoir pris ce collector est aussi une façon pour moi de me consoler du fait que je n'avais pas pu chopper celui de la version Wii à l'époque. Avec sa manette pro rouge, et l'artbook qu'on devait chopper à part et qui me faisait déjà saliver.
À l'occasion de la sortie imminente de la Definitive Edition sur Switch ce 29 Mai 2020, petit retour en arrière sur la bande originale de Xenoblade Chronicles premier du nom sur Wii. Qui fut composée par Yōko Shimomura, le trio ACE+ (CHiCO, Tomori Kudô, Kenji Hiramatsu), et Manami Kiyota. Je vais vous expliquer pourquoi 10 ans après sa sortie, elle demeure toujours l'une de mes préférées tous jeux vidéo confondus.
Pour un jeu tel que Xenoblade où l'on foule les terres de Titans grands comme plusieurs montagnes, il fallait au moins une bande son à sa hauteur. Titanesque par l'aspect de gigantisme retranscrit avec brio dans certains morceaux. Titanesque par le nombre de styles différents (classique, rock, ballade, etc), et d'atmosphères différentes avec des musiques de jour et de nuit qui parfois changent du tout au tout. Tantôt joyeuses, tantôt mélancoliques, ou guerrières. Et surtout titanesque par la qualité difficilement contestable de ces compositions à base de pianos, violons, guitares et chœurs pour ne citer que ça.
Et bien que cette bande-son peut tout à fait s'écouter sans avoir préalablement joué au jeu (ce que j'avais moi-même fait), certains morceaux prennent une toute autre dimension selon le moment du jeu ou la zone explorée. Des morceaux qui durant certaines cinématiques vont même jusqu'à se superposer à elles pour ne faire qu'un avec l'action. Et pour beaucoup d'entre-eux, leur intitulé se suffit à lui-même. On s'imagine déjà à quoi s'attendre en les écoutants.
Sur ce, il est temps pour moi de parler plus concrètement de cette OST, avec une sélection musicale d'une quinzaine de morceaux parmi ceux qui m'ont le plus marqué. Alors posez-vous tranquillement, branchez votre casque, et laissez-vous emporter.
Main Theme - Yōko Shimomura
Imaginez, vous êtes là devant vôtre écran après avoir lancé Xenoblade pour la toute première fois. Et la première chose que vous contemplez est l'écran-titre du jeu avec l'épée Monado plantée au sol au sein d'une plaine verdoyante où le jour se lève. Le tout accompagné d'une douce mélodie au piano, qui peu à peu est rejointe par d'autres instruments faisant monter le tout crescendo. Jusqu'au climax musical arrivant au moment où le soleil s'apprête à se coucher pour laisser place à une nuit étoilée. Puis soudainement, la musique se calme jusqu'au lever du soleil.
Je me souviens avoir été complètement figé devant cet écran-titre. Bercé par cette musique poignante que je voulais laisser défiler indéfiniment. À ce moment-là, j'ai su que j'allais vivre une aventure sans précédent. Existe-il un meilleur "premier contact" dans un jeu vidéo que celui-ci ? J'en doute. Un pur chef-d'œuvre musical que l'on doit à une Yōko Shimomura qui n'avait déjà pas grand-chose à prouver à l'époque.
Hometown - Yōko Shimomura
L'un des premiers morceaux que l'on entendra dès lors que l'aventure débutera réellement en jeu. Et il fait partie de ceux qui portent bien leur nom car il s'en dégage un sentiment de paix, de nostalgie, et de joie de vivre que l'on associe naturellement à notre chez-soi, notre bercail. Un morceau apaisant dont la guitare acoustique en fond donne le rythme, et met tout de suite de bonne humeur.
Gaur Plain - ACE+
Impossible de parler de l'OST de Xenoblade sans évoquer LE morceau phare de cet opus et du trio ACE+. Certainement le plus bel appel à l'aventure qu'il m'ait été donné d'écouter dans un jeu vidéo. Je ne sais pas pour vous mais moi, il me donne envie de partir explorer le monde et en découvrir ses secrets. Ou parfois même de danser. Puis ces violons quoi...
Satorl Marsh (Night) - Manami Kiyota
Je vais vous faire un aveu. La première fois que j'ai entendu cette version du marais de Satorl, j'ai failli verser une larme. Ma musique nocturne favorite du jeu et de très loin. Dégageant une mélancolie ambiante qui me frappe en plein cœur à chaque écoute. Avec cette douce mélodie au piano, puis les chœurs en fin de morceau qui élèvent le tout au firmament.
Prison Island - Manami Kiyota
Le genre de piste nous faisant clairement comprendre qu'on n'est pas le bienvenu ici. Une mélodie aussi peu rassurante qu'intense, dont l'aspect est renforcé par ce piano grave, les percussions lourdes en fond, et le passage aux violons faisant tout le reste.
Valak Mountain (Night) - ACE+
Une musique nocturne idéale pour s'endormir et que j'aime énormément. Au point de la préférer à sa version de jour dont elle diffère totalement. Avec une magnifique mélodie au piano au premier plan, et des percussions en fond qui semblent résonner jusqu'au fin fond du massif de Valak. Rendant le tout encore plus mystique. Une musique sublimée par l'environnement qu'il représente avec ces colonnes de lumières surgissant des cristaux et illuminant toute la zone.
Mechonis Field - ACE+
On pénètre pour de bon sur les terres ennemies avec ce morceau hors normes qui est l'un des plus "différents" de cette soundtrack. Avec une sonorité électronique, tranchant radicalement avec le reste comme si elle venait d'ailleurs. De Mechonis en l'occurrence qui est littéralement un autre monde par rapport au reste du jeu. Pas de piano, pas de guitare, pas de chœurs, mais principalement du synthé. Avec une intro étrangement douce, avant l'envolée musicale survenant peu après.
Central Factory - ACE+
Toujours chez Mechonis avec ce morceau "militaire" par ses tambours et percussions qui donnent le tempo. Et évoquant une sensation de grandeur assez appropriée à l'immense usine du Titan. Une tension constante s'en dégage comme pour nous dire qu'il faut être constamment sur ses gardes en ces lieux.
Agniratha, Mechonis Capital - ACE+
La première fois que j'ai atterri en ces lieux et que la musique s'est lancée, j'étais bouche-bée. Je m'attendais à tout sauf à ça, pas sur les terres de Mechonis en tout cas. Mais quand on constate l'état des lieux et qu'on apprend dans la foulée ce qu'il s'est passé à Agniratha, c'est comme si la musique racontait cette terrible histoire à notre place. Certainement la musique la plus touchante du jeu et que je mets au même niveau que son homologue de nuit. Et est-ce que c'est moi où j'entends un peu de la musique des "Feux de l'amour" là-dedans ?
Engage the Enemy - ACE+
Pour ceux qui ont déjà joué à Xenoblade, vous vous rappelez sans doute que la première fois que l'on entend ce morceau survient à un moment tragique au début du jeu. Et rien que ça rend ce morceau mythique avec son mélange de styles entre le "classique" avec les pianos et violons, et le "rock" avec de la guitare électrique et batterie. Le climax survenant vers 2:00 avec cette voix lancinante qui me fout des frissons à chaque fois. On sait que quelque chose de terrible risque de s'annoncer dès qu'on entend ce morceau dans le jeu.
A Tragic Decision - ACE+
Si le désespoir, le chagrin, et la défaite totale avaient une musique, celle-ci les représenterait à merveille. Les rares moments où on l'entend dans le jeu les rend encore plus mémorables et émouvants qu'ils ne le sont déjà. À écouter un soir de pluie où lorsque tout est perdu. Ou peut-être pas en fait, cette piste est déjà assez déprimante comme ça.
Bionis' Awakening - Manami Kiyota
Quand je disais en début d'article que certains morceaux retranscrivaient l'aspect titanesque du jeu, je pensais surtout à celui-ci. Un de ceux que l'on entend qu'une seule fois dans le jeu, et quel moment... Rien que pour ça c'est pour moi le morceau le plus épique de toute cette OST et la meilleure contribution de Kiyota. Avec cette montée en puissance du début, puis ces violons déchainés qui donnent le rythme jusqu'à la tempête musicale en fin de morceau. Le tout accompagné par une orgue et des chœurs qui ajoutent un côté divin et religieux à l'ensemble.
You Will Know Our Names - ACE+
Avec le Main Theme et Gaur Plain, sans nul doute le morceau le plus iconique de ce Xenoblade. Le thème "Rock 'n' Roll" par excellence. Et bien qu'on sera amené à l'entendre très souvent dans le jeu surtout face à un type précis d'ennemis, difficile de s'en lasser. Ici la batterie et la guitare électrique sont rois.
Zanza the Divine - Manami Kiyota
Un thème qui ne pouvait aller que pour CE personnage tant il est épique. Ici, le Rock 'n' roll prend une tournure divine avec ces chœurs qui surplombent une intense guitare électrique, et cette mélodie au piano qui sonne étrangement orientale.
Unfinished Business - Yōko Shimomura
Je tenais à conclure cette sélection musicale avec ma piste numéro un. Et étant pour moi l'un des plus beaux thèmes de combat que j'ai jamais écoutés dans un jeu vidéo. Un morceau qu'on n'entend qu'une seule fois à mon grand regret, mais qui paradoxalement le rend encore plus mémorable. C'est un peu une synthèse du meilleur des musiques d'affrontement de ce Xenoblade avec ces violons frénétiques qui laissent à peine le temps de souffler. Et c'est exactement l'effet qu'il me fait, de me couper le souffle à chaque écoute.
Conclusion
Dire que l'OST de Xenoblade Chronicles m'a mis une gifle serait sous exagérer mes propos. À ce jour, aucune bande originale du Jeu Vidéo ne m'aura fait le même effet. En l'écoutant, je me suis senti à la fois heureux, déterminé, fataliste, et profondément triste. Tant d'émotions différentes que seule une composition digne de ce nom sait faire véhiculer.
En tout cas, choisir parmi les 91 morceaux répartis sur 4 CD pour une durée totale dépassant les 4h ne fut pas chose facile tant il n'y a rien à jeter pour moi. Raison pour laquelle je ne peux que vous recommander si ce n'est pas déjà fait, de l'écouter que ce soit en dehors, ou idéalement au sein même du jeu.
D'ailleurs peu avant de mettre en ligne cet article, j'ai pu entendre quelques réarrangements réalisés pour la Definitive Edition. Et à ma grande surprise, certaines d'entre elles vont jusqu'à surpasser les morceaux d'origine. Je ne pensais pas ça possible mais pourtant, les compositeurs ont (encore) fait un travail de maitre. Merci infiniment à tous ceux qui y ont contribué.
Et vous, c'est quoi votre OST favorite du jeu ou d'ailleurs ?
Dans cette courte vidéo publiée sur son compte Instagram, Iskander Utebayev, un designer originaire du Kazakhstan nous fait une démonstration d’utilisation de la future manette de la PlayStation 5, réinventée à sa manière. Et qui fait encore plus futuriste qu’elle ne le paraît déjà. Le Touchpad devient un écran tactile affichant un contenu similaire à l’écran de TV et peut même s’étendre. Pareil pour la manette en elle-même qui peut gagner en volume tout en révélant d’autres icônes pouvant servir en jeu.
Notons que même le menu de la PS5 a été imaginé. On le voit manipuler l’écran tactile pour défiler un catalogue de jeux assez surprenant. Autant pour Spiderman ou Fortnite je veux bien. Mais Ori ? Sur PlayStation ? Je dis pas non mais ça ne sera pas pour tout de suite à mon avis.
La 3ème saison de Westworld s'étant terminée il y a peu avec le 8ème épisode, il est temps de donner mon avis global et sans spoilers sur une saison radicalement différente de ce que la série nous avait habitués jusqu'alors.
Me concernant, je n'ai pas vu à ce jour le film éponyme de 1973 (appelé aussi Mondwest) par feu Michael Crichton. Et dont s'inspire cette série que j'ai découverte il y a deux ans. En m'étant fait d'une traite la première saison déjà sortie et que j'ai beaucoup aimée. Puis la seconde qui était déjà en cours de diffusion, plus complexe voire trop par moments même si ça restait de qualité.
J'avais tout de suite accroché à ce savant mélange entre Western et Science-fiction, mettant en scène des androïdes appelés "hôtes" d'apparence humaine, peuplant le parc d'attractions futuriste de Westworld (et ailleurs). Une reproduction fidèle du Far West Américain, très prisé par des visiteurs fortunés où tout est permis. Jusqu'au jour où suite à une "mise à jour", ces mêmes hôtes prennent lentement mais surement conscience de leur condition, et finiront par mettre en danger les visiteurs du parc.
Un superbe opening qui nous plongeait directement dans l'ambiance
J'ai été happé par son univers. Admiratif devant la prestation des acteurs. Envouté par la bande-son de Ramin Djawadi (l'un des plus grands compositeurs de cette dernière décennie pour moi) et ses nombreuses reprises de morceaux connus. Impressionné par les effets visuels et plus encore.
Mais ce qui m'avait le plus marqué (en bien comme en mal), c'était la narration à base de multiples temporalités des deux premières saisons. Mélangeant passé, présent, et même futur au sein d'un même épisode et ce sans nous donner d'indications sur l'époque dont il était question. Autant l'idée n'est pas inintéressante sur le papier, autant en pratique ça rend le tout difficile à suivre si on n'a pas la timeline sous la main. Chose que la saison 3 a laissé de côté pour se concentrer essentiellement sur une narration plus linéaire. Mais est-ce que cela rend la saison plus intéressante pour autant ?
Changement de décor
Une série s'appelant Westworld mais ne se déroulant quasiment plus dans le dit parc, c'est un peu ironique quand on y pense. J'en étais même à me demander ce qu'ils allaient bien pouvoir raconter au vu des événements irréversibles survenus au parc, et du sort de la plupart des hôtes dans la saison 2.
Au final, le fait de voir ce fameux monde extérieur nous montre à quel point s'étend le lore de cette série que je n'imaginais pas aussi riche. Avec de somptueux décors reprenant une architecture à la fois actuelle et futuriste, s'inspirant de certaines villes d’Europe, d'Asie orientale, et de la côte ouest Américaine. Et même si c'est une toute autre atmosphère que dans le parc, voir les hôtes restants interagir avec la population locale fait prendre à la série une autre dimension. En plus ce ça, ces deux mondes sont plus similaires qu'il n'y parait, car les hôtes ne sont pas les seuls à être "contrôlés".
Le prix de la liberté
Si on devait résumer cette saison en un mot, ça serait Liberté. Recherchée par les hôtes et en particulier Dolores. Qui pour y parvenir prépare une révolution dans le monde de leurs créateurs afin de briser définitivement les chaines de ses congénères, et de surcroit ceux de l'humanité toute entière. Car il s'avère que ce monde est encore plus contrôlé que ne l'était le parc de Delos.
La faute à Incite. La société qui héberge la surpuissante Intelligence Artificielle Rehoboam étant au cœur de la série, et ayant la main mise sur le destin de chacun des individus de cette société. Et ce sans même qu'ils ne s'en rendent compte, exactement comme pour les hôtes au début de la série. Et exactement comme un grand classique du genre qu'était Matrix en son temps. Où Neo évoluait sans le savoir dans un monde virtuel qu'il pensait être la réalité jusqu'au moment où il avalera la pilule rouge.
Un parallèle que j'ai trouvé pertinent et qui soulève de nombreuses questions, dont la suivante. Nos choix en sont-ils vraiment dans un système qui décide tout pour nous ? Cette interrogation prendra tout son sens durant l'épisode 5 qui est l'un de mes préférés de cette saison. Où Dolores mettra en place sa révolution et fera voler ce système en éclats. C'était assez intense à voir. Épisode qui m'a aussi marqué par le "Drug Trip" de Caleb qui l'aura fait passer par de multiples genres cinématographiques, et la course poursuite explosive au centre-ville de nuit.
L'homme et la machine
Une des forces de Westworld résidait dans l'interprétation des personnages. Humains comme hôtes. Pour cette saison c'est globalement correct même si certains d'entre eux nous avaient habitués à mieux. Comme Bernard que je n'ai pas trouvé très utile sauf vers la toute fin. William qu'on ne reconnait presque plus mais qui n'a pas perdu sa fougue caractéristique. Et Maeve bien que toujours badass et surpuissante, a perdu en profondeur.
En revanche j'ai beaucoup apprécié le traitement du personnage de Charlotte Hale. Passant de l'humaine impitoyable et n'ayant peur de rien, à une "Halores" (le corps de Hale avec l'esprit de Dolores) en pleine crise identitaire mais pas moins humaine pour autant. Tentant tant bien que mal de se fondre dans un monde qu'elle ne connait pas, et qui a parfois du mal à la reconnaitre comme c'est le cas avec sa famille biologique. Elle ne manquera pas de le montrer à une Dolores agissant comme une "mère" pour elle. Son personnage atteindra son apogée dans un épisode 6 montrant une très belle démonstration de force de sa part, et faisant figure de basculement majeur au vu de ce qui lui arrive.
Concernant les nouveaux venus, le personnage de Caleb Nichols interprété par un Aaron Paul qui m'avait marqué dans Breaking Bad. Et qui m'a fait une plutôt bonne impression. J'ai apprécié son côté emphatique et son recul qui le différencie des autres humains malgré son passif peu enviable. Et sa relation avec une Dolores qui aura beaucoup à apprendre des humains à travers lui.
L'autre nouveau venu et principal antagoniste de cette saison, l’insaisissable Enguerrand Serac interprété par le charismatique Vincent Cassel. Qui avec cette série, signe probablement l'une de ses meilleures interprétations à l'écran. Son intelligence et obsession à vouloir tout contrôler en font un personnage aussi complexe que dangereux.
Et enfin je ne pouvais pas ne pas finir par le personnage le plus important de cette saison, et qui à porté cette série à elle seule. La Dolores Abernathy autrefois innocente devenue vengeresse. Et résignée à en finir à sa manière avec les humains qui l'avaient persécuté dans le parc. Une évolution que je trouvais certes logique mais trop classique sur la forme. Jusqu'au tout dernier épisode et la scène très puissante lui étant dédié. Qui m'a fait prendre conscience que son plan n'était pas celui qu'on croyait être, et que tout ce qu'elle voulait c'était voir la "beauté" de ce monde qui lui a pourtant causé tant de torts. Comme le dit cette citation (en anglais) qui résume à elle seule toute l'essence du personnage.
« Some people choose to see the ugliness in this world. The disarray. I choose to see the beauty. To believe there is an order to our days, a purpose »
Conclusion
La meilleure musique de cette saison
Une saison plus courte que les autres, correcte bien que n'étant pas ma préférée, et soufflant constamment entre le chaud et le froid malgré son dépaysement. Avec quelques moments impactants dilués dans une soupe manquant de piquant dans sa globalité. Des personnages anciens comme nouveaux au traitement inégal. Et des thèmes abordés loin d'être révolutionnaires même si l'exécution est maitrisée. Peut-être que j'en attendais trop, même si ce ne fut pas la saison de trop comme je le craignais. Mais au vu du devenir de certains personnages clés, j'ai peur que les prochaines saisons elles, risquent d'être de trop. Et quand on sait que les producteurs envisagent d'aller jusqu'à 6 saisons, y a de quoi être dubitatif.
En tout cas cette saison est arrivée au bon moment. Car diffusée du 15 Mars au 3 Mai 2020, soit la durée officielle du confinement français à une semaine près. Et rien que pour ça, je suis content de l'avoir suivi jusqu'au bout.
Une news qui fait probablement suite à celle de Masharu disant que Shigesato Itoi le créateur de MOTHER / EarthBound, recherchait un mangaka fan de la saga.
Hobo Nikkan Itoi Shinbun (ou Hobonichi), la société créée par Shigesato Itoi, créateur de la série Mother / EarthBound, avait déjà beaucoup fait parler d'elle l'année dernière lors de la sortie du livre Iwata-san que nous évoquions ici, contenant la biographie de Satoru Iwata, qui pourrait d'ailleurs être traduite officiellement en plusieurs langues dans un avenir moins proche. Et cette semaine, Hobonichi a fait une nouvelle annonce importante, cette fois-ci dédiée exclusivement à Mother / EarthBound. Il s'agit du Hobonichi Mother Project, qui aura pour but de proposer différents contenus et goodies consacrés entièrement à la série imaginée par Itoi.
Pour commencer, Hobonichi sortira un livre qui sera disponible avant la fin de l'année au Japon. Il contiendra les scripts des trois jeux, et donc l'intégralité des dialogues entre les personnages. D'autres annonces pour les fans de la saga sont prévues avant la fin de l'année, sans plus de précisions pour le moment. Un site teaser a ouvert ses portes avec une vidéo présentant le projet que vous pouvez visionner ci-dessous. Hobonichi Shinbun propose d'ailleurs d'inscrire son adresse e-mail sur le site pour être tenu au courant des prochaines annonces.
Perso j'ai jamais fait un seul MOTHER. Mais au moins ça montre que cette licence très appréciée des fans n'est pas complètement oubliée. Peut-être que ça annonce un éventuel portage Switch ou un nouveau jeu ? Soyons fous