JeuxActu 19/20
Après plus de 110 heures passées dans le monde gigantesque de Pywel, il est évident que Crimson Desert est bien le grand open world qu’il promettait d’être. Pearl Abyss a créé un univers immense, vivant et complexe, qui rivalise avec Red Dead Redemption 2 en termes de taille et d’ambition, tout en apportant sa propre identité grâce à sa verticalité, ses environnements diversifiés et ses systèmes d’exploration organique. Chaque recoin du monde offre des surprises, que ce soit des événements aléatoires, des créatures imposantes, des lieux secrets ou des PNJ interactifs. L’expérience n’est jamais linéaire : le joueur doit réfléchir, observer et expérimenter pour progresser, ce qui renforce le sentiment d’immersion et de liberté totale. Le jeu impressionne aussi par sa profondeur et son contenu, avec une quête principale titanesque de 12 chapitres qui nécessite entre 120 à 140 heures pour en venir à bout. Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg. Explorer le monde à 100% représente un défi monumental pouvant atteindre 400 heures de jeu. Les mécaniques de combat sont elles aussi un point fort majeur : nerveuses, complexes et combinables à l’infini, elles offrent une richesse rarement vue dans un open world, avec la possibilité de créer des combos, de contre-attaquer, d’utiliser des gadgets ou des armes diverses et même de manipuler l’environnement pour prendre l’avantage. Couplé à une caméra dynamique et à un système de lock inspiré des combats free flow de Batman Arkham, Crimson Desert propose des affrontements palpitants et exigeants, où chaque erreur peut coûter cher, mais chaque victoire procure une satisfaction immense.
Et puis visuellement, le jeu est d'une beauté confondante, sur PC du moins. On n'avait pas pris pareille gifle graphique depuis Red Dead Redemption 2. Le moteur Blackspace Engine gère la lumière, les textures et les animations avec une précision qui rend chaque paysage impressionnant et crédible. La modélisation 3D de chaque objet et la possibilité d’interagir avec presque tout renforce la sensation de monde vivant et organique. Ajoutez à cela la variété des biomes, des créatures et de la faune, et l’on obtient un univers qui se sent vraiment habité et dynamique. Pourtant, Crimson Desert n’est pas exempt de défauts. La difficulté parfois abusée, voire déséquilibrée et certains boss particulièrement exigeants peuvent décourager les joueurs les moins patients. La prise en main, surtout au début, est complexe et nécessite un investissement considérable avant de se sentir à l’aise. Certaines mécaniques sont obscures ou trop complexes pour peu de gain, et la caméra peut devenir capricieuse dans les espaces confinés. Enfin, l’histoire, bien que riche en enjeux et en rebondissements, souffre d’un fil narratif parfois décousu et d’une mise en scène qui n’atteint pas toujours le niveau d’ambition visuel et scénaristique du monde qu’elle dépeint.
Malgré ces quelques défauts, Crimson Desert est une prouesse technique et artistique. C’est un jeu exigeant, pensé pour les joueurs prêts à se perdre, à expérimenter et à relever des défis sans aide permanente. L’univers de Pywel est gigantesque, vivant et organique, avec une richesse de gameplay qui dépasse la plupart des open world modernes. Pour les joueurs qui recherchent l’exploration totale, la profondeur d’un système de combat avancé, et une liberté d’action sans compromis, Crimson Desert est un incontournable. Cependant, pour les joueurs occasionnels ou ceux qui préfèrent un chemin balisé, la frustration pourrait vite prendre le dessus. Oui, Crimson Desert est un chef-d’œuvre pour les explorateurs et les amateurs de défis, mais il reste un titre exigeant, parfois radical, qui ne fera pas l’unanimité. Pearl Abyss a réussi à livrer un open world ambitieux, complexe et impressionnant, capable de rivaliser avec les plus grands noms du genre, tout en apportant sa touche personnelle. Ce n’est pas un jeu pour tout le monde, mais pour ceux qui accepteront de se laisser immerger dans Pywel, l’expérience est tout simplement monumentale.
IGNFrance 8/10
Crimson Desert est un jeu qui se vit, qui prend du temps et qui nous pousse à nous plonger corps et âme dans tout ce qu’il nous offre. Le rythme narratif s'en ressent forcément : ce n'est pas un titre qui nous immerge dans un voyage épique-palpitant-linéaire avec un rythme effréné. C'est un périple qui nous fait découvrir, à travers les yeux de son héros, son monde et son évolution au rythme des heures qui passent. L’aspect technique est tout bonnement énorme quand on a la machine qui va bien et on en prend plein les yeux. Est-ce que Crimson Desert est imparfait ? Oui, en toute franchise, il a des axes d’améliorations bien en vue côté ergonomie ou courbe de difficulté, par exemple, mais c’est un titre qui mérite amplement la hype qu’il a su générer et entretenir ! Si Pearl Abyss tient compte des retours des joueurs comme ils l’ont fait durant la période de review, et affine encore ce qui doit l'être, Crimson Desert pourrait bien marquer la génération actuelle.
Gameblog 8/10
Malgré une prise en main très délicate dans les premières heures, ses défauts et les frustrations que l’expérience peut procurer, Crimson Desert est sans conteste une aventure à part dans le paysage vidéoludique. Rarement un jeu n’a su mélanger de manière aussi convaincante combats épiques, exploration propice à l’expérimentation et simulation de vie dans un monde ouvert médiéval-fantastique aussi massif, et pourtant si cohérent et addictif. Le titre de Pearl Abyss ne s’adresse pas à tout le monde et risque clairement de diviser, mais il saura emporter les plus déterminés pendant des centaines d’heures de plaisir à se perdre dans sa proposition étourdissante de générosité. Il lui manque cependant un peu de peaufinage pour pleinement briller et être en mesure de s'asseoir sans rougir à la table des plus grands jeux bacs-à-sable en monde ouvert de tous les temps.
JV 15/20
Impossible de reprocher à Crimson Desert toute la générosité dont il fait preuve. Mais en poussant ce curseur trop loin, Pearl Abyss se retrouve piégé par ses ambitions. Résultat : un grand décalage entre les qualités techniques et immersives de son monde et son contenu. Le scénario laisse quasiment indifférent, les quêtes se suivent et se ressemblent beaucoup dans leur construction, et les combats de boss, parfois accessibles, parfois aberrants de difficulté, nous obligent souvent à répéter la même routine. Heureusement, le gameplay, malgré ses petites lacunes, s’étoffe sans cesse et insuffle à l’aventure des airs de défouloir, et il fallait bien ça pour digérer les puzzles imaginés par les équipes. Inconstants, à l’image du reste, ils auront néanmoins le mérite de fédérer les joueurs et de créer une vraie émulation communautaire. Ajoutez à cela un contenu astronomique, qui met des étoiles dans les yeux des complétionnistes, et vous obtenez un titre qui vous occupera l’esprit pendant plusieurs centaines d’heures. Oui, le voyage est agréable, dépaysant, voire stimulant de temps à autre, mais Crimson Desert n’avait pas les reins assez solides pour le piédestal sur lequel on l’a posé.
GameWave 7,5/10
Crimson Desert est un jeu de contrastes violents. C'est un bac à sable phénoménal, capable de vous faire oublier l'heure pendant des nuits entières d'exploration libre, mais c'est aussi un titre qui manque cruellement de discipline. Pearl Abyss a voulu injecter toutes les idées de la décennie écoulée dans un seul moule, sans toujours s'assurer que l'ensemble soit digeste.
On l'aime pour son ambition démesurée, ses combats viscéraux et parfois la beauté sauvage de Pywel. On le maudit pour ses menus archaïques, sa narration décousue et ses choix d'ergonomie qui punissent le joueur sans raison, et certaines finitions datées.
Si vous cherchez une histoire poignante à la Last of Us, passez votre chemin. Mais si vous voulez un monde où vous pouvez vous perdre, chasser des dragons, gérer une banque et faire du catch avec des orcs dans une forêt luxuriante, Crimson Desert est une expérience qu'il faut avoir vécue, malgré ses cicatrices.
Numerama 7/10
Comment peut-on être autant émerveillé qu’exaspéré par un jeu ? C’est une question qui risque de me hanter pendant longtemps encore… Après chaque escapade dans Crimson Desert, j’ai rapidement ressenti un manque terrible, attisant une envie immédiate de replonger dedans, d’en arpenter chaque recoin. Pourtant, souvent, trop souvent, durant mes explorations, j’étais rattrapé par de la frustration, de l’abattement face à des boss lourdingues, de la consternation lors de missions ridicules et creuses… C’est un jeu à la fois étourdissant et assommant, passionnant et agaçant, fantastique et infernal. Ce qu’on ne pourra pas lui enlever, c’est sa générosité folle et son open world incroyable qui est un véritable appel à l’aventure. Crimson Desert est un chef-d’œuvre intrinsèquement cassé, sclérosé par une myriade de petites choses fastidieuses et rageantes. Reste à savoir si vous serez prêt à lui pardonner tous ses errements. Si oui, ajoutez 2 points à la note ; si non, retranchez-en 2.
ActuGaming 7/10
Et c’est à l’image de tout ce que Crimson Desert fait naitre entre lui et nous ; une relation à la « je t’aime, moi non plus » qui, en dépit des plus grandes frustrations, rend la manette bien difficile à poser. Une sorte d’amour toxique qui ne nous empêche pas pour autant de nous demander si le tout avait véritablement besoin d’étendre à ce point ses frontières. Dans une industrie qui semble enfin avoir compris que les mondes ouverts à l’échelle démesurée sont un problème, avec certains studios comme Ubisoft qui sont prêts à lever le pied, Crimson Desert est à rien d’être un anachronisme. Une vision presque à l’ancienne qui peut aussi bien être saluée pour l’accomplissement qu’est ce projet, que décriée pour son abondance parfois difficile à justifier. Être plus raisonnable l’aurait sans doute aidé à mieux marquer les esprits, car sa diversité finit par lui jouer des tours dans la mesure où il est impossible qu’il réussisse dans tous les chemins qu’il emprunte. Le grand jeu qu’il rêvait d’être est bien visible, caché sous toutes ses imperfections. Et quand il est à deux doigts du faux pas de trop, il se rattrape constamment en nous rappelant à quel point le voyage peut être agréable et unique, en dépit des embûches. Un numéro de funambule dangereux et unique en son genre. Bravo l’artiste, mais pas de numéro de rappel.
Millenium 65%
Les meilleurs moments de Crimson Desert sont lorsque l'on pense au jeu qu'il aurait pu être, sans sa boulimie de mécaniques ineptes et sa maniabilité d'une lourdeur assommante. Truffé d'imprécisions et de systèmes qui ne marchent pas, le premier jeu solo de Pearl Abyss peut néanmoins compter sur son open-world sublime, ou sa gestion de base reprise de BDO, pour nous sortir de temps à autres de notre frustration.
Jdg 6/10
Crimson Desert va être clivant, c'est une certitude. Mes prédictions à propos des notes de la presse et des joueurs sont que les écarts seront très importants. Je comprendrais que certains y trouvent leur compte, notamment ceux qui cherchent avant tout un bac à sable colossal avec un système de combat musclé et des dizaines d'heures de contenu à explorer. Pour eux, c'est peut-être le trip parfait.
Pour moi, Crimson Desert, c'est un jeu qui avait tout pour marquer 2026 et qui rate sa cible à cause d’une narration ratée et une incapacité à me donner envie d'y retourner. L'embargo levé la veille à 23h dit tout ce qu'il faut savoir sur la confiance du studio envers son propre titre. Attention donc à ne pas vous fier à la hype de façon trop hâtive donc.
Gamekult 5/10
Crimson Desert est la définition même de l'immense gâchis. C'est une carrosserie de Ferrari abritant un moteur de voiture sans permis. Pearl Abyss a voulu satisfaire tout le monde et finit par ne satisfaire personne : le fan de Elden Ring ragera devant l'imprécision des combats, le fan de The Witcher s'ennuiera ferme devant l'absence d'écriture, celui qui recherche un monde aussi organique que Breath of the Wild déchantera, et le grand public se cassera les dents sur une ergonomie aux fraises et sur des murs de difficulté injustifiés. Rongé par des errances techniques inacceptables pour un blockbuster de cette trempe, et plombé par une écriture totalement dépassée, Crimson Desert risque la septicémie vidéoludique. La hype est passée, le train a déraillé. Rendez-vous dans un an, après 150 patchs et une tonne de DLC, déjà prévus évidemment.