CNPlay 9/10
Screamer réussit là où beaucoup de reboots échouent. Il ne se contente pas de revenir, il revient avec une vraie vision. Milestone comprend que pour faire revivre une licence comme celle-ci, il ne suffit pas de reprendre un nom connu. Il faut retrouver une énergie, un esprit, une manière de faire exister la course autrement. C’est exactement ce que fait ce nouvel épisode. Grâce à sa conduite nerveuse, à son rythme soutenu, à sa direction artistique en cel shading particulièrement inspirée et à ses personnages complètement décalés, il parvient à imposer une identité très forte. Le jeu a surtout le mérite de ne jamais chercher à lisser sa personnalité. Il est excessif, stylisé, parfois étrange, souvent spectaculaire, et c’est précisément ce qui le rend aussi attachant. L’idée de faire cohabiter des personnages exubérants parlant chacun une langue différente tout en se comprenant parfaitement résume assez bien la philosophie du projet. Screamer ne veut pas être raisonnable. Il veut être mémorable. Et il y parvient. Dans un genre qui manque parfois de folie, ce reboot apporte un vrai souffle. Pas seulement parce qu’il est bon, mais parce qu’il a du caractère.
PushSquare 8/10
Screamer est un jeu de course arcade audacieux et captivant qui se distingue de la concurrence. Il prend de grands risques, et la plupart d'entre eux ont fonctionné, à l'exception peut-être d'une histoire qui s'étire un peu en longueur. Le gameplay est unique et stimulant, et une fois que vous maîtrisez tous les systèmes, c'est très gratifiant. Avec sa présentation stylée, ce jeu de course se distingue nettement des autres.
JVFrance 75%
Avec son gameplay arcade et son approche anime qui sortent de l’ordinaire, Screamer joue parfaitement sur notre corde nostalgique du début à la fin. La proposition de Milestone touche juste : une jouabilité maîtrisée, soutenue par une réalisation convaincante sous Unreal Engine 5. Entre son mode aventure, ses différents types de courses, ainsi que son multijoueur en ligne et local jusqu’à quatre joueurs, Screamer s’impose comme une belle surprise. Si vous recherchez un jeu à l’ancienne, doté de menus simples mais élégants et d’une progression sans prise de tête, nous ne pouvons que vous recommander cette production, bien qu’elle ne soit pas totalement exempte de défauts.
Geeko 7,4/10
Le studio italien Milestone nous livre avec ce reboot de Screamer un jeu de course arcade très futuriste, à la mode cyberpunk. Plein de bonnes intentions, le titre ne parvient toutefois pas totalement à convaincre, la faute à un mode solo trop lent et pas très intéressant à suivre et à un gameplay peut-être trop complexe. Screamer reste toutefois un jeu de course très fun, visuellement superbe, avec un univers très riche. Ce n’est pas le jeu de l’année, mais Milestone nous livre toutefois un jeu de course fort original qu’on aimerait voir décoller, ne serait-ce que pour découvrir une suite plus aboutie…
IGNFrance 7/10
Screamer est un jeu à double visage. D’un côté, il impressionne par sa direction artistique somptueuse et son gameplay aussi accessible que jouissif, capable de procurer des sensations immédiates et sincères. De l’autre, il s’enferme dans des choix d’équilibrage discutables, où une intelligence artificielle trop directive vient parasiter le plaisir de la performance pure. Lorsqu’il fait confiance au joueur, notamment dans ses modes chronométrés, Screamer tutoie l’excellence arcade. Mais lorsqu’il cherche à contrôler artificiellement le déroulement des courses, il génère une frustration difficile à ignorer. Ce tiraillement constant empêche le jeu d’atteindre le statut de référence qu’il semblait pourtant capable de viser. Reste une expérience solide, stylée et souvent grisante, qui mérite l’attention malgré ses défauts. Un jeu que l’on apprécie pleinement… à condition d’accepter de composer avec ses limites.
Numerama 7/10
Screamer a tout du jeu que l’on lance quand il est déjà trop tard pour se plonger dans une longue aventure, mais qu’on a quand même envie de jouer. Avec ses bonnes sensations de vitesse, ses bolides qui tiennent bien la route et son histoire joliment mise en scène, le jeu de Milestone se montre propre et soigné. Pour autant, sa difficulté et son manque de contenu pourraient ne pas donner envie d’y revenir, surtout pour celles et ceux qui chercheraient un Mario Kart version plus piquante, mais pas trop. Toujours est-il qu’avec son mode histoire et la personnalisation poussée de son mode Arcade, Screamer pourrait se faire une petite place dans les jeux de courses automobiles un peu niches, pour une poignée de joueuses et de joueurs en manque de titre du genre. Difficile cependant de justifier un prix de 69 € pour un jeu qui a tout d’un excellent titre à 30 €.
Gamekult 7/10
Sachez-le : Screamer est tout sauf un jeu accessible. Son gameplay unique et dodu demande un véritable temps d'assimilation ; ses pics de difficulté, parfois injustes, où le manque de visibilité de certaines épreuves trop chargées mettent à rude épreuve ; ses mécaniques d'évolution sont aussi trop plates et ses cinématiques, sublimes, sont rares. Il n'en demeure pas moins un titre de course qui ose et qui, souvent, réussit à accrocher, exciter, enivrer par l'exercice de style unique qu'il propose. C'est un jeu de drift et de castagne à la croisée d'un Ridge Racer impitoyable et d'un Burnout bourrin, généreux en dialogues et en circuits, ponctué d'une excellente bande-son et direction artistique. Sans aucun système d'argent ou d'amélioration de voiture, Screamer manque encore de profondeur dans sa construction pour réellement franchir le palier des grands titres du genre, mais peut-être que son suivi fera la différence. En attendant, la proposition de Milestone est plus que louable et prouve que le studio italien peut et doit respirer en quittant l'éternel carcan de la simulation : flirter avec l'arcade, la science-fiction et l'animation japonaise, ça a vraiment du bon.
ActuGaming 6/10
Au même titre que les jeux de combats, Screamer demande de l’investissement personnel pour être pleinement maîtrisé, sans quoi le jeu sera infernal à jouer et paraîtra souvent frustrant, voire injuste. Non pas que la gestion à deux sticks analogiques soit un souci en tant que tel, au contraire c’est intuitif et cela suit la philosophie de game design du jeu : la recherche de la maitrise, ce qui passe par le contrôle total de son véhicule. Le véritable problème, c’est qu’il y a une fracture entre la lourdeur sur l’avant des véhicules, compliquant les mouvements, et la souplesse sur l’arrière qui facilite le drift. Ce déséquilibre impacte négativement le gameplay et la jouabilité, au même titre que le manque de sensation de vitesse qui fait pâle figure en comparaison d’autres softs plus anciens. Le jeu de Milestone perd en tonus et en dynamisme, malgré la tension permanente de ses courses. Sur la forme, en dépit de l’absence d’une réelle diversité dans les circuits, le sans faute n’est pas loin. Sur le fond en revanche, des ajustements sont nécessaires pour rééquilibrer l’expérience, y insuffler un peu de peps et ne pas faire une sortie de route. Parce qu’à côté de ça, l’expérience reste plaisante, peu commune et généreuse en contenu. Un exemple à suivre sur bien des points.
Je vais peut-être lui laisser sa chance à sa sortie.