Devenu l’un des actionnaires les plus importants de plusieurs géants du jeu vidéo, Savvy Games Group affirme pourtant ne pas avoir l’intention d’intervenir dans la stratégie de ces entreprises.
Lors d’une intervention pendant la Game Developers Conference (GDC), Brian Ward, PDG du groupe saoudien, a tenu à clarifier la position de SGG après le transfert récent d’un important portefeuille d’actions depuis le Public Investment Fund (PIF), le fonds souverain de l’Arabie saoudite.
Au total, près de 12 milliards de dollars de participations dans plusieurs grands acteurs de l’industrie, dont Nintendo, Take-Two ou encore Square Enix, sont désormais gérés par le Savvy Games Group. Les parts détenues oscilleraient entre 5 et 10% du capital selon les entreprises, ce qui place le groupe parmi leurs actionnaires majeurs.
Malgré ce poids financier, Brian Ward assure que Savvy Games Group n’a pas vocation à influencer les décisions des éditeurs concernés.
« Cela peut nous offrir davantage d’opportunités de collaboration avec ces sociétés », explique-t-il, tout en précisant que le groupe ne cherche pas à imposer des changements ou à peser sur leur stratégie. « Nous ne sommes pas pressés de modifier quoi que ce soit. Nous n’avons fait aucune proposition et rien n’est prévu pour le moment. »
Pour SGG, ces participations doivent surtout être vues comme un levier financier. Elles offrent au groupe une réserve de liquidités potentielle qui pourrait servir à financer de futures opérations de rachat ou de consolidation dans l’industrie du jeu vidéo. Pour l’instant toutefois, Brian Ward indique qu’aucune cible majeure n’a été identifiée.
Des rumeurs évoquent régulièrement un intérêt du groupe pour Moonton, studio spécialisé dans le jeu mobile et propriété de ByteDance, mais le dirigeant s’est refusé à tout commentaire sur ce dossier.
Savvy Games Group poursuit en parallèle une stratégie d’expansion très agressive dans le secteur. Depuis 2022, l’entreprise dispose d’un mandat du gouvernement saoudien pour investir près de 38 milliards de dollars dans l’industrie vidéoludique dans le cadre de la diversification économique du royaume.
Une partie de ces investissements s’est déjà matérialisée par le rachat d’acteurs majeurs du jeu mobile comme Scopely (Monopoly Go) ou encore la division gaming de Niantic (Pokémon Go). SGG a également pris une participation dans le groupe suédois Embracer, où Brian Ward siège aujourd’hui au conseil d’administration.
Interrogé sur une éventuelle implication dans un projet visant à racheter entièrement Electronic Arts pour en faire une société privée, une opération évoquée autour de 55 milliards de dollars et potentiellement soutenue par le fonds souverain saoudien, Brian Ward a indiqué ne pas savoir si Savvy Games Group serait concerné.
Au-delà des investissements, l’Arabie saoudite tente également de s’imposer comme un nouveau hub mondial du jeu vidéo et de l’esport. Riyad accueille notamment des événements d’envergure comme la Coupe du monde d’esport, dont la prochaine édition doit débuter le 6 juillet 2026.
pas plus que le dernier SNK ?
ça par contre, ça serait pas mal. Que ce soit les Saoudiens, Tencent ou même Bolloré.
Bien de voir des pays arabes diversifier leur économie et créer de l’emploi dans un secteur ou les développeurs sont beaucoup trop souvent devenu la variable d’ajustement.
Du coup ça ne te derange pas la censure quand ça vient du Japon ou de l'occident ?
La jaquette d'un jeu a été engierrement censuré la derniere fois, une femme qui à la base on voyait un peu ses cuisses ou un bout de poitrine, ils ont tout rhabiller.
Donc on a pas attendu les saoudiens pour censurer si tu veux.
Je ne sais pas comment ils ont pu faire mais c'est totalement paradoxal ce pays.
Ici c'est juste pas le propro, j'ai juste fait une réaction a l'article qui parle de la déclaration de Brian Ward sur la non interférence de son groupe saoudien sur les developpeurs