- Avis rapide sans spoilers sur NINJA GAIDEN : Ragebound -
Platiné avant-hier sur PS5, et quel pur régal. Ici, on fonce, on tranche tout et on ne réfléchit pas… ou presque. Car dans certaines situations, il faut impérativement éliminer les ennemis dans un ordre précis, sous peine de se retrouver coincé à l’écran face à un adversaire puissant.
Le jeu distingue en effet deux types d’ennemis : les ennemis faibles et les ennemis puissants. Les premiers meurent en un seul coup, tandis que les seconds nécessitent plusieurs frappes, avec le risque constant d’encaisser de lourds dégâts tant ils sont rapides et agressifs.
Toute la mécanique repose alors sur la recherche du one shot, rendu possible grâce à l’aura bleue récupérée sur les ennemis faibles. Les premières heures peuvent sembler confuses, mais plus on progresse, plus on apprend de ses erreurs. Très vite, on s’adapte à cette forme de sélection naturelle imposée par le gameplay.
À cela s’ajoute Kumori, le personnage féminin, capable d’utiliser des armes de jet et divers pouvoirs ninjas. Certains ennemis sont liés à sa couleur, il faudra donc les éliminer avec ses pouvoirs pour récupérer l’aura correspondante, et non avec Kenji, comme expliqué précédemment.
Le gameplay se révèle alors terriblement prenant, rythmé et rétro. On accroche immédiatement. La difficulté est même très bien équilibrée, elle est exigeante sans être punitive, avec des échecs illimités qui encouragent l’apprentissage.
Les niveaux restent classiques, à la manière du Shinobi de Sega (bases militaires, grottes, temples), mais l’approche est ici très arcade. Il y a donc très peu de plateformes et très peu d’exploration.
Si le premier run procure énormément de plaisir, le second laisse toutefois apparaître une certaine lassitude, due à l’omniprésence des combats à l’écran (environ 90 % du jeu) et à un contenu secondaire assez limité.
Là où Shinobi brillait par sa chasse aux collectibles menant à des zones secondaires et épreuves inédites, Ninja Gaiden Ragebound se contente de variations plus modestes, comme des niveaux secret avec davantage d’ennemis dans le même décor, quelques collectibles dissimulés derrière de simples murs, ou encore des sections avec Kumori reposant sur une contrainte de temps (la jauge de vie qui diminue, de la fausse difficulté quoi...).
En parlant de fausse difficulté, la fin secrète, elle aussi, déçoit à cause de ça. J’ai d’ailleurs triché sans le moindre remords tant c’était du foutage de gueule, surtout après une conclusion principale aussi mémorable.

Conclusion :
Ninja Gaiden Ragebound est un jeu arcade terriblement rétro, capable d’envoûter les amateurs du genre en quelques minutes à peine. Toutefois, au fil des heures, une certaine répétitivité et un manque de contenu nuisant à la rejouabilité se font ressentir.
Le Shinobi « made in France » de Sega gérait bien mieux cet aspect.
Cela n’empêche en rien Ninja Gaiden Ragebound d’être un excellent jeu, porté par des passages grandioses, un rythme de jeu fou et une bande-son inoubliable. On en redemande clairement, avec pourquoi pas un épisode 2 spécialement avec Ryu, et en format XXL.
NOTE : 7/10
Les plus :
-Une DA et une 2D nostalgiques pour les nostalgiques
-Une des intro les plus cultes de l’histoire du JV
-Un duo attachant qui se balance des piques entre eux
-Un gameplay exigeant, rapide et prenant
-Équilibrage parfait de la difficulté pour la trame principale
-Rythme de jeu fou
-Une OST rétro rock 5 étoiles
-Bestiaire varié et de très bons combats de boss
-Une fin mémorable (tout le dernier niveau)
Les moins :
-90 % que du combat (dommage pour la variété...)
-Manque cruellement de contenu annexe de qualité
-C’est de l’arcade, donc forcément c’est très court
-Les phases avec Kumori, inutiles et avec un timer aux fesses
-Plein de pouvoirs et de bonus très secondaires
-Un niveau secret terriblement décevant, c’est honteux de proposer ça...
Vous pouvez retrouver mon test écrit du jeu Shinobi: Art of Vengeance, juste ici les amis : blog_article481961.html