Oui, je suis pour le physique, les tableaux, la matière, la fidélité, la complexité du résultat final. On a tendance à regarder la partie émergée de l'iceberg, mais c'est aussi l'effort fourni qui rend le résultat final valorisant. par exemple, lorsque vous vous rendez dans une expo, tout est prêt pour faciliter la contemplation, mais ce qui manque souvent c'est la parole de l'artiste sur sa technique, le temps passé et les difficultés rencontrées pour intégrer toutes ses idées dans un espace/format limité : cela donne une dimension supérieure, une authenticité unique car il y a une histoire.
Il n'y aurait pas d'émulation sans physique.
Cependant l'émulation - même imparfaite - pourra t-elle non seulement aider à la préservation de la patrie Gaming - nation longtemps honnie mais de plus en plus respectée et médiatisée - mais aussi servir au maintien du physique. Je m'avance comme j'ai dit souvent.
Il n'empêche, la reproduction par tierce personne me fait penser à tous les ersatz qui imitent sans romantisme. L'IA pour ne pas la nommer.
Quelques questions Solaires : est-ce qu'au fond, ne devrait-on pas accepter la disparition. Sans chercher à émuler.
Le romantisme du Retrogaming aka "entretenir le passé", isole t-il, frustre t-il.
Par ailleurs, il est question du seul ordinateur, un Sharp X68000 qui fêtera bientôt ses 40 ans, capable de reproduire fidèlement l'expérience Arcade - corrigez-moi si je me trompe -. Bien sûr côté console, la Neo Geo.
En occasion, proposée à 5 000 euros avec ses disquettes 5" 1/4 et quelques boîtes complètes.
"Les travaux qui ont été fait sur le x68000 (par un pro):
• Remplacement des condensateurs électrolytiques : 52 au total
• Remplacement de la batterie de secours intégrée
• Nettoyage intérieur de l’appareil
• Nettoyage et graissage des 2 lecteurs de disquette
• Bloc d'alimentation remplacé par une alim type pc Sans ventilateur"
Personnellement, je préfère faire les jeux sur émulateur, car l’émulation offre de nombreux avantages, tels que :
de meilleurs graphismes, des packs HD pour certains jeux, des patches 60 FPS et des Patchs d'aures genres, la correction de bugs, la possibilité d’utiliser la manette que l’on veut, les saves states, et bien d’autres choses encore…
Les émulateurs PS1 (DuckStation) et PS2 (PCSX2) sont proches de la perfection et ne cessent d’être améliorés et mis à jour.
La quasi-totalité des bibliothèques de ces deux consoles est jouable sans problème.
Dolphin pour la Gamecube est vraiment excellent aussi.
Les émulateurs PS3 (RPCS3) et Xbox (Xemu pour la Xbox d’origine et Xenia pour la 360) sont également encore mis à jour régulièrement et deviennent de plus en plus performants, et permettent de faire tourner un très grand nombre de jeux.
L’émulateur PS4 est aussi en très bonne voie.
Sans parler des émulateurs plus anciens (Nintendo, Super Nintendo, Mega Drive, etc.) qui font tourner tous les jeux existants sans souci.
Et sur PC, de plus en plus de jeux sont décompilés, ce qui permet d’y jouer sans émulateur, et sans les limitations techniques des machines de l’époque et avec certains avantages.
En ce qui me concerne, je n’ai pas l'intention de revenir en arrière, mais bien évidemment, chacun son truc.
Je suis assez d’accord avec l’idée que le physique porte une histoire que le numérique seul ne peut pas toujours transmettre.Pour moi, l’émulation ne remplace pas le physique. Elle ne devrait pas prétendre le faire. Elle peut en revanche devenir une forme de prolongement. Une mémoire active. Une manière de garder accessibles des œuvres, des interfaces, des ambiances, des sensations qui, autrement, disparaîtraient dans des cartons, des caves, des greniers ou des collections privées invisibles.
Il n’y aurait pas d’émulation sans physique, oui. Mais aujourd’hui, il n’y aura peut-être plus de transmission massive du physique sans une forme d’émulation, de recréation ou de mise en scène numérique.
Le problème n’est pas d’émuler. Le problème, c’est d’émuler sans âme.À l’inverse, quand l’émulation est accompagnée d’un vrai regard, d’une direction artistique, d’un contexte, d’une mise en scène, elle peut devenir un acte de préservation très puissant.
Accepter la disparition ? Oui, peut-être. Mais accepter ne veut pas dire abandonner.
On peut accepter que le passé soit passé, sans pour autant le laisser s’effacer complètement. Le retrogaming devient triste quand il se transforme en refuge fermé, en musée poussiéreux, ou en tribunal permanent où tout ce qui est moderne est forcément nul. Là, oui, il peut rendre aigris.
Mais quand il sert à transmettre, à raconter, à inspirer, à reconnecter les générations, alors il n’isole pas. Il rassemble.
Le passé ne devrait pas être une prison. Il devrait être une matière première.
Et au fond, préserver le jeu vidéo, ce n’est pas refuser l’avenir. C’est lui donner des racines.Le physique c'est la relique. L’émulation c'est la lanterne. Le vrai sujet, c’est ce qu’on décide d’éclairer avec...
C'était bien l'émulation, de la Snes à la Switch j'aurais tout fait avec, mais maintenant à l'heure de l'IA c'est devenu un peu has been, même si pour le moment il y a que les gros hits qui ont des ports officieux, un jour, tous les jeux auront une version pure qui tourne partout. Ça ne sert pratiquement plus à rien d'émuler la Nintendo 64 par exemple, excepté pour F-Zero X (d'ailleurs j'ai une rom custom 16:9 qui est plus optimisé que l'original, avec une meilleure distance d'affichage etc) et des titres obscures.
de meilleurs graphismes, des packs HD pour certains jeux, des patches 60 FPS et des Patchs d'aures genres, la correction de bugs, la possibilité d’utiliser la manette que l’on veut, les saves states, et bien d’autres choses encore…
Les émulateurs PS1 (DuckStation) et PS2 (PCSX2) sont proches de la perfection et ne cessent d’être améliorés et mis à jour.
La quasi-totalité des bibliothèques de ces deux consoles est jouable sans problème.
Dolphin pour la Gamecube est vraiment excellent aussi.
Les émulateurs PS3 (RPCS3) et Xbox (Xemu pour la Xbox d’origine et Xenia pour la 360) sont également encore mis à jour régulièrement et deviennent de plus en plus performants, et permettent de faire tourner un très grand nombre de jeux.
L’émulateur PS4 est aussi en très bonne voie.
Sans parler des émulateurs plus anciens (Nintendo, Super Nintendo, Mega Drive, etc.) qui font tourner tous les jeux existants sans souci.
Et sur PC, de plus en plus de jeux sont décompilés, ce qui permet d’y jouer sans émulateur, et sans les limitations techniques des machines de l’époque et avec certains avantages.
En ce qui me concerne, je n’ai pas l'intention de revenir en arrière, mais bien évidemment, chacun son truc.
Il n’y aurait pas d’émulation sans physique, oui. Mais aujourd’hui, il n’y aura peut-être plus de transmission massive du physique sans une forme d’émulation, de recréation ou de mise en scène numérique.
Le problème n’est pas d’émuler. Le problème, c’est d’émuler sans âme.À l’inverse, quand l’émulation est accompagnée d’un vrai regard, d’une direction artistique, d’un contexte, d’une mise en scène, elle peut devenir un acte de préservation très puissant.
Accepter la disparition ? Oui, peut-être. Mais accepter ne veut pas dire abandonner.
On peut accepter que le passé soit passé, sans pour autant le laisser s’effacer complètement. Le retrogaming devient triste quand il se transforme en refuge fermé, en musée poussiéreux, ou en tribunal permanent où tout ce qui est moderne est forcément nul. Là, oui, il peut rendre aigris.
Mais quand il sert à transmettre, à raconter, à inspirer, à reconnecter les générations, alors il n’isole pas. Il rassemble.
Le passé ne devrait pas être une prison. Il devrait être une matière première.
Et au fond, préserver le jeu vidéo, ce n’est pas refuser l’avenir. C’est lui donner des racines.Le physique c'est la relique. L’émulation c'est la lanterne. Le vrai sujet, c’est ce qu’on décide d’éclairer avec...
pademoniumcinematics belles réflexions, toutes en prose.