L’onde de choc continue de se propager chez Xbox, et cette fois, c’est l’un des studios les plus emblématiques de l’industrie qui semble avoir été profondément amputé.
Alors que les premiers retours évoquaient
un id Software relativement épargné par la restructuration, les informations publiées par
GamesBeat et les témoignages d’anciens employés racontent une toute autre histoire.
Selon les documents officiels déposés au Texas,
136 postes ont été supprimés au sein d’id Software, dont
96 au siège de Richardson et
40 postes à distance. Un chiffre loin d’être anodin puisque le studio comptait environ
185 employés fin 2025... Donc
plus de la moitié des effectifs aurait disparu en l’espace d’une seule journée.
Et ce qui inquiète le plus n’est pas uniquement le nombre de licenciements, mais
les profils qui ont été sacrifiés.
GamesBeat affirme qu’avant cette vague de coupes,
id Software expérimentait plusieurs projets : un
nouveau Perfect Dark, un
Doom orienté coopération/multijoueur, ainsi qu’une toute nouvelle licence baptisée
Fury, décrite comme un jeu original mêlant science fiction, esthétique cyberpunk et ambiance à la
John Wick, avec un système de
Gun Fu combinant armes à feu et arts martiaux. Aucun de ces projets n’avait encore reçu le feu vert définitif, mais ils faisaient partie des pistes étudiées par le studio.
En parallèle, plusieurs anciens développeurs dressent
un constat particulièrement alarmant concernant l’état actuel d’id Software.
L’un d’eux affirme que
"des décennies de savoir-faire collectif ont été effacées", expliquant que des équipes entières spécialisées dans les effets visuels, la programmation du moteur, l’intelligence artificielle, le rendu, le level design ou encore les outils procéduraux ont tout simplement disparu. Certains évoquent notamment la disparition des spécialistes de
Houdini, rendant plus difficile la transmission de nombreuses technologies développées pour
Doom : The Dark Ages.
Mais c’est surtout
l’avenir de l'id Tech qui suscite de nombreuses interrogations.
Depuis plus de trente ans, le moteur maison représente
l’ADN technologique d’id Software. C’est lui qui a permis au studio de conserver une réputation de référence en matière de fluidité, de performances et d’optimisation, bien au delà de la seule licence
Doom.
Or, selon plusieurs témoignages,
l’équipe en charge du moteur aurait été décimée, au point que certains anciens employés estiment qu’il ne resterait plus suffisamment de ressources pour poursuivre son développement. Plusieurs d’entre eux vont jusqu’à penser que Microsoft pourrait progressivement abandonner l'
id Tech au profit de l'
Unreal Engine, dans une logique de standardisation des technologies utilisées par les Xbox Game Studios.
Si cette hypothèse venait à se confirmer, il ne s’agirait pas seulement de la perte d’un moteur graphique propriétaire.
Ce serait la disparition de l’un des plus grands héritages technologiques de l’industrie, celui qui a façonné des générations de FPS depuis Doom et Quake.
Il faut aussi rappeler ce que représente réellement l'id Tech dans l’histoire du jeu vidéo. Ce n’est pas seulement “le moteur de Doom”, ni une simple technologie propriétaire que l’on remplace froidement par un Unreal Engine. L'
id Tech, c’est une colonne vertébrale technique qui a servi de base à toute une génération de jeux, notamment à une époque où le FPS moderne était encore en train de définir ses codes.
On retrouve son empreinte derrière
Return to Castle Wolfenstein, Medal of Honor, Soldier of Fortune 2, Jedi Knight 2 : Jedi Outcast, Jedi Academy, American McGee’s Alice, 007 Quitte ou Double ou encore le premier Call of Duty pour ne citer qu'eux. Rien que ça donne déjà une idée du poids historique du moteur : on ne parle pas d’un outil secondaire, mais d’une technologie qui a accompagné la transition entre le FPS PC old school, le shooter narratif, le jeu d’action sous licence et le FPS militaire moderne.
L’anecdote est presque cruelle aujourd’hui :
une partie de ce que l’industrie considère comme ses standards a été bâtie sur les fondations techniques d’id Software.
Le feeling des armes, la nervosité des déplacements, la gestion des environnements 3D, le modding, les serveurs dédiés, la culture PC compétitive… tout cela porte, directement ou indirectement, l’ADN d’id Tech.
Pour l’heure,
Microsoft n’a pas commenté ces informations. Mais entre une équipe réduite de plus de moitié, plusieurs projets potentiellement abandonnés et un moteur historique dont l’avenir semble désormais incertain,
difficile de ne pas voir dans cette restructuration bien plus qu’une simple réduction des coûts. C’est peut être
toute l’identité d’id Software qui est aujourd’hui en train d’être remise en question.
Il faut aussi rappeler qu’il n’y a pas si longtemps,
Xbox considérait encore Doom comme une franchise importante de son catalogue. Ce qui rend la situation assez lunaire aujourd’hui
parce que visiblement Doom est important, mais pas assez pour préserver ceux qui savent réellement le faire.
Sources : VGC - GamesBeat
Ce gâchis pour la nouvelle licence ça pouvait donner un truc bien cool
Même un Perfect Dark avec leur pate ça aurait déglinguer en vrai.
Un studio sacrifié bêtement...
essayons de voir le côté positif, on a échappé à ça
Ca reste difficilement compréhensible ce démontage d'Id Software...
Mais forcément avec la masse salariale et les jeux qui sortait au compte goutte.....a un moment même quand ru t'appel microsoft, il faut réagir.
Mais difficile pour les employés cette décision.
Les coupes sont aussi les conséquences de la stratégie de Spencer..
https://www.reddit.com/r/GamingLeaksAndRumours/comments/1ur55y0/id_software_was_pitching_perfect_dark_a_john/
Je pense pas que Doom est flop?
Puis le moteur tu peux vite le rentabiliser:
Doom
Wolfenstein
quake
Halo (c'est un fps donc sa passerai)
Hexen/Heretic
Deathloop (utilise une version modif)
Soldier of Fortune
Et tu pourrais le vendre a d'autres studios/éditeurs aussi.
Là pour le coup Id software, Obisidian et Arkane fallait pas taper dedans. c'est un mauvais choix stratégique sur le long therme.
Une pétition devrait être lancée contre Sony et Microsoft pour le coup bas qu’ils nous font. On ne devrait plus leur laisser le moindre soutien financier, surtout après ça.