Ce projet de rupture conventionnelle collective ne concerne pas les studios de production. C’est la première fois que la France est ciblée par les plans de réduction d’effectifs du groupe.
Le vent d’austérité qui souffle sur Ubisoft touche désormais son pays natal : la France. Le géant du jeu vidéo, qui a perdu jeudi près de 40% en Bourse avant de reprendre 10% ce lundi, a annoncé à la clôture des échanges un projet de plan de départs volontaires ciblant son siège social. Ce dernier, flambant neuf, est situé à Saint-Mandé (Val-de-Marne), à quelques mètres du bois de Vincennes. Les 1100 salariés du siège, appartenant à l’entité Ubisoft International, occupent diverses fonctions : finances, juridique, marketing, communication, affaires publiques... C’est aussi là que se trouvent les différents pôles de la direction générale du groupe créé en 1986 par la famille Guillemot, et présent aujourd’hui en Europe, Amérique du Nord et Asie.
Ubisoft International a engagé des négociations avec les syndicats autour d’une «possible rupture conventionnelle collective (RCC)», qui pourrait concerner jusqu’à 200 postes en contrat français, soit 18% des effectifs. Une RCC n’est, juridiquement, pas un licenciement. Ce dispositif permet aux salariés volontaires en CDI, et répondant également à des critères qui seront définis avec les syndicats, de quitter l’entreprise avec une indemnité tout en bénéficiant de leurs droits au chômage. Le montant de l’indemnité est, là encore, négocié entre la direction et les élus du personnel.
«À ce stade, il ne s’agit que d’une proposition, et aucune décision ne sera définitive tant qu’un accord collectif n’aura pas été conclu avec les représentants du personnel et validé par les autorités», souligne un porte-parole du groupe.
Ce dernier rappelle que les salariés des studios de production français d’Ubisoft, situés à Montreuil, Lyon, Bordeaux, Montpellier ou encore Annecy ne sont pas concernés par ce projet.
200 millions d’euros d’économies
Le groupe derrière les licences Assassin’s Creed, Prince of Persia ou Far Cry a annoncé mercredi dernier un nouveau plan d’économies de 200 millions d’euros sur deux ans, portant à 500 millions les réductions de dépenses depuis 2023.
Elles se traduisent une baisse des effectifs, qui passe par des fermetures de studios, des licenciements et des plans de départ volontaires. Ces coupes franches, auxquelles le groupe a longtemps répugné, avaient jusqu’à présent touché le Japon, les États-Unis et certains pays d’Europe comme la Suède. Mais elles se rapprochent désormais du «cœur du réacteur» d’Ubisoft, que sont le Canada et la France.
Autre mécanisme activé pour inciter au départ : la fin du télétravail également annoncée mercredi.
Ubisoft espère retrouver son «leadership créatif», en panne sèche depuis de nombreuses années, en se réorganisant à partir d’avril en cinq pôles semi-indépendants. Ces «maisons créatives», chargées d’un style de jeux vidéo en particulier, auront la charge de porter leurs projets du concept à la mise sur le marché, tout en ayant une responsabilité financière. Nombre d’observateurs voient dans ce redécoupage les prémices d’une vente à la découpe de ce fleuron français.
https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/ubisoft-envisage-un-plan-de-departs-volontaires-au-siege-social-en-france-20260126
Les mecs des studios Microsoft ont un avantage car c'est Microsoft qui a tout annuler et fermer des studios ...là quand faudra expliquer qu'ils ont organisé une grève alors que le bateau coulait
J'imagine les zozos maintenant parcourir leur RS: twitter, instagram, etc pour effacer leur collaboration au bordel
La méritocratie ça se gagne