Star Fox – 8
Beastro – 8 (indé)
The Mermaid Mask – 8 (indé)
The Incident at Galley House – 8
Gothic 1 Remake – 7
Rhythm Heaven Groove – 7
33 Immortals – 5
The Adventures of Elliot: The Millennium Tales – 5
Deer & Boy – 4 (indé)
Star Fox 8
Au bout du compte, vous devriez ressortir de Star Fox avec le sentiment d'une expérience riche et consistante. Une grande partie du *game design* révolutionnaire de la version N64 a parfaitement résisté à l'épreuve du temps ; l'ensemble bénéficie d'ajouts et de finitions soignés, ainsi que de quelques nouveautés destinées à prolonger l'intérêt du jeu. Certes, la qualité visuelle de ce *remake* aurait pu être encore plus poussée et l'envergure globale semble parfois un peu limitée. Toutefois, le titre prouve que le vieux renard a encore de beaux restes et que les fondations sont solides pour bâtir, à partir de zéro, un jeu Star Fox absolument grandiose sur la future Switch 2. Mais si cela ne devait jamais se concrétiser et que ce titre restait l'ultime volet, ce retour dans le Lylat system en valait largement la peine.
Rhythm Heaven Groove 7
Dans l'ensemble, il s'agit peut-être davantage d'un triomphe de la quantité sur la qualité, mais entre l'athlète bodybuildé de *Fruit Flex* faisant rebondir des citrons sur ses biceps et les créatures trapues et adorables de *Brolly Good Show* coiffées de parapluies, l'imprévu surgit assez souvent pour vous divertir. Même si ce coin de paradis met un peu plus de temps à trouver son rythme, il est rassurant de constater que, pour cette entreprise si distinguée, la musique — aussi décalée soit-elle — continue de jouer.
The Adventures of Elliot : The Millennium Tales 5
Ce vieux cliché souvent associé aux blockbusters — selon lequel on apprécie le film si l'on « débranche son cerveau » — semble tout à fait approprié pour *The Adventures of Elliot*. En fait, le jeu semble encourager ce désengagement mental.
...
Lors de ses premières sorties, Elliot est relié à la princesse du royaume par des boucles d'oreilles magiques, sorte de talkie-walkie fantastique. Mais alors que vous êtes un explorateur aguerri et qu'elle reste confinée au palais, elle s'obstine à vous prodiguer des conseils d'aventure. Vous voyez ce coffre au trésor là-bas ? Peut-être devriez-vous l'ouvrir. Ces paroles de sagesse sont débitées de façon si robotique et truffées de compliments immérités qu'on a l'impression d'être harcelé par un chatbot. Plus tard, ce rôle de compagnon est repris par Faie, une fée à la voix stridente et au bavardage incessant. L'option permettant de la faire passer du mode « bavarde » à « réservée » ne fonctionne pas. Couper les voix du jeu reste le seul moyen d'obtenir un peu de répit.
Bien que cela représente un certain sacrifice — le reste du doublage étant loin d'être désagréable —, personne n'a vraiment grand-chose d'intéressant à dire. Pour un jeu d'aventure, le scénario — du moins dans sa première moitié — manque cruellement d'audace.
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Il est donc surprenant de constater que, vers la fin de l'histoire, si l'on souhaite atteindre la véritable conclusion, *The Adventures of Elliot* exige que l'on « rebranche » son cerveau. En résolvant les problèmes de divers PNJ à travers les époques, le jeu parvient même à gérer assez habilement un paradoxe temporel complexe. Pour en saisir toute la portée, il faut parfois réfléchir aux liens entre les personnages, les lieux et les objets, et retourner dans certaines zones sans indication précise. Cela suffit à nous tenir en haleine pendant une dizaine d'heures supplémentaires après avoir atteint la première fin (peu satisfaisante).
Pourtant, aussi captivant que cela puisse être, il est déroutant qu'un jeu demande si peu d'efforts pendant si longtemps — avec pour seul véritable défi quelques combats de boss — pour ensuite nous tirer brutalement de notre semi-léthargie afin de nous faire découvrir ses révélations les plus profondes. Même lorsque le récit commence à devenir intéressant, une grande partie des heures restantes se passe à faire des allers-retours pénibles dans des grottes déjà explorées, tout en mettant son esprit en veille pour tenter d'oublier la lassitude. Si l'on peut aisément débrancher son cerveau pendant deux heures au cinéma, il en va tout autrement après vingt-cinq heures passées à massacrer des monstres et à tenir des conversations creuses : aussi superbe soit l'univers d'Elliot, l'esprit finit inévitablement par rompre le ronronnement de la nostalgie et de la facilité pour réclamer quelque chose de plus enrichissant. L'histoire finit peut-être par marquer les esprits, mais lorsque la destination captive davantage que le voyage, peut-on vraiment parler d'aventure ?
Resetera

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posted the 07/10/2026 at 11:30 AM by
nicolasgourry
S'il vous plait dites moi que Beastro c'est l'histoire d'un monstre qui tient un bar...
Deer and boy a des bonnes notes aussi et la 4 ^^