Visitez les coulisses de Science Saru, le studio qui donne vie à The Ghost in The Shell, en compagnie de Maaya Sakamoto la voix japonaise de Mokoto, le tout sous titré en français.
Découvrez les procédés d'animation et les difficultés surmontées par l'équipe en charge de cette nouvelle adaptation.
La série est disponible esclusivement sur Prime Video.
Phil Lord et Christopher Miller, les créateurs des films « Tempête de boulettes géantes » et « La Grande Aventure LEGO », ont mis leur talent unique au service d’une vision inédite en créant
Spider-Man : New Generation, doté d’un style visuel révolutionnaire, le premier d’une trilogie de ce genre est réalisé par Bob Persichetti, Peter Ramsey et Rodney Rothman, aidés par le chef créateur Justin K. Thompson (Samurai Jack, Star Wars: The Clone Wars) qui a participé à ce projet ambitieux.
Phil Lord et Christopher Miller : "Ce qui nous a attirés dans le Spider-Verse, c’est la possibilité de revisiter l’histoire de Spider-Man pour la raconter d’une manière totalement inédite et révolutionnaire à destination des nouvelles générations. Le film explore sous un nouvel angle les aventures de ce jeune homme qui devient un super-héros, tout en abordant des thèmes plus largement universels comme le passage à l’âge adulte ou le fait d’agir pour ce en quoi l’on croit et de trouver sa place dans le monde."
La réalisation du tout premier long métrage d’animation Spider-Man a été l’occasion d’explorer un nouveau style visuel inspiré de l’esthétique des comics. Cette esthétique assez novatrice donne l'impression que le spectateur feuillette et regarde de véritables pages de comics en mouvement.
L’équipe d’Imageworks s’est notamment inspirée des imperfections de l’impression offset ; le superviseur des effets visuels Danny Dimian explique :
"Nous avons remarqué que parfois, lors de l’impression des comics, les cylindres des presses offset n’étaient pas parfaitement alignés et que le décalage donnait l’illusion que l’image imprimée n’était pas nette. Cela nous a poussés à explorer des façons de jouer avec la mise au point de la caméra en s’inspirant des techniques d’impression offset. Quand les différentes passes de couleur n’étaient pas correctement réglées, l’image de la BD obtenue était floue, l’œil avait de la difficulté à accommoder. Nous avons donc flouté et décalé l’image de la même façon qu’une page de bande dessinée mal imprimée, et cela crée une sensation vraiment cool, l’illusion que l’image a été imprimée sur l’écran."
L’esthétique globale du film a été guidée par la vision des artistes, qui ont privilégié le design et le style plutôt que la précision ou le réalisme. Les artistes ont été encouragés à expérimenter et à tester de nouvelles idées sans se soucier des éventuelles perturbations que cela pourrait causer dans le processus de production. Afin de s'adapter à ce nouveau style visuel, diverses techniques innovantes ont été développées, notamment sur le rigging (squelettage), l'animation des traits du visage et les effets 2D dessinés à la main.
Alberto Mielgo, le directeur artistique de la première phase de création du film, a d’ailleurs remarqué le travail d’un couple de graphistes : Jessica Rossier et Bastien Grivet ont tous deux imaginé les décors et environnements du film pendant deux ans, depuis leur petite maison de Montbazin.
Into the Spider-Verse est le résultat d’un mélange de nombreux nouveaux styles de rendu, associés à des éléments dessinés à la main.
Pour créer cette animation « saccadée », le nombre d’images par seconde est passé de 24 à 12, une animation en deux secondes donc, pour un aspect net et vif à la fois. Pour parler des personnages, Spider-Man Noir est animé manière rigide avec des contrastes noirs et blancs, Peni Parker a été conçue dans un style d’animation japonaise traditionnelle et Spider-Ham avec un dynamisme cartoonesque assez loufoque ; trois styles d’animation pour un résultat qui s’incorpore étonnamment bien avec le reste des décors et autres personnages.
Josh Beveridge, responsable de l’animation des personnages : « "Notre plus grand défi était de trouver l’équilibre entre le côté cartoon et le réalisme. Pour créer la meilleure version animée des comics, nous avons dû oublier et repenser notre façon de voir les choses. Cela nous a conduits à modifier le nombre d’images par seconde pour obtenir cette version stylée et vibrante dans l’esprit pop art. Quand on tourne Spider-Man en prises de vues réelles, c’est difficile de mettre le personnage dans les fantastiques positions caractéristiques des bandes dessinées parce qu’il faut composer avec les lois de la physique. L’animation, elle, nous permet d’oublier ces lois pour obtenir le résultat que l’on veut sans être limité par les contraintes de la réalité. Nous avons travaillé dur pour créer une animation en 2s (soit 12 images par seconde au lieu de 24), pour travailler avec des simulations et des mouvements complexes de caméra. Nous ne voulions pas une image trop saccadée, ni trop fluide. On voulait un aspect net, vif, qui frappe le spectateur. Chez Sony Pictures Imageworks, nous avons un pipeline de production très solide, et je pense que ce film nous aura amenés à le modifier pour les projets à venir."
Cette esthétique des comics si particulière est le fruit d'un long processus d'essais et d'expérimentations infructueuses avant d'atteindre ce résultat. Inspiré du travail de Sara Pichelli, co-créatrice de Miles Morales, Into the Spider-Verse a nécessité jusqu’à 140 animateurs ; le film a été dédié à la mémoire des créateurs de Spider-Man, Stan Lee et Steve Ditko, tous deux décédés en 2018.
Sa suite Across the Spider-Verse voit les choses en grand, chez Sony Pictures Animation et Sony Pictures Imageworks, les artistes se sont surpasser pour dépasser les prouesses du premier film, se déroulant dans 6 dimensions différentes, le film compte 240 personnages pour un travail qui a nécessité 1000 animateurs.
Parmi les univers parallèles parcourus dans Across the Spider-Verse, celle de Gwen (Terre-65) à été conçu comme une aquarelle vivante ou les couleurs et arrières plans changent en fonction des émotions de Gwen, ce style est puisé par des BD de Gwen Stacey/Ghost-Spider.
Pour la dimension de Pavitr Prabhakar (Terre-50101) le Spider-Man India, les équipes ont pris comme référence le style des albums indiens Indrajal Comics des années 70 pour imaginer ce mélange entre Manhattan et Mumbai. Pour donner cette texture façon papier, l'animation mise en grande partie sur des textures épaisses et des lignes de crayon volontairement laissé apparent.
Tandis que l’univers de Spider-Punk puise ses racines dans l’âge d’or du mouvement punk londonien, ou les artistes ont puisé son inspiration dans la presse, les BD et les visuels de l'Angleterre des années 70, la dimension de Miguel O’Hara, Nueva York a été influencé par des œuvres de Ron Bobb et Syd Mead, deux grands génies qui ont profondément façonné l'esthétique du cinéma de science-fiction.
Grâce aux nouveaux outils développés par Sony Animation, l'intégration entre l'esthétique 2D et le rendu 3D gagne davantage en fluidité, le logiciel Rebelle a par exemple été utiliser pour animer et illustrer l'univers aquarelle de Gwen. Afin de préserver l’aspect dessiné à la main tout en restant sur support numérique, les artistes ont impérativement utilisé l’outil Kismet pour élaborer les scènes du Vautour version « papier ».
Patrick O’Keefe, chef-décorateur : "À une époque, chacun se contentait de dessiner sur une feuille de papier et on percevait l’intention et le coup de crayon de l’artiste. Pour un film de cette envergure, on doit recourir à un dispositif en 3D. C’est par ailleurs inhérent au style de narration et pourtant, on voulait retrouver ces techniques traditionnelles au cœur même des images nées des technologies les plus récentes. On a donc développé des outils nouveaux pour tracer un contour à l’encre pour nos personnages lorsqu’ils se déplacent à travers l’espace – au lieu d’utiliser un nuanceur, les traits semblent ‘baver’ un peu comme lorsqu’on utilise une technique par couches successives de peinture".
Across The Spider-Verse à nettement plus d’ambition quand on connaît maintenant son énorme succès, mais elle n’est pas non plus sans conséquence. Avec une production assez chaotique dans le fond, ou une centaine d’animateurs aurait quitté le navire dû à un rythme de travail insoutenable pendant un an, l’organisation désastreuse de Phil Lord et ces nombreux changements demandés sur des plans finis ont nettement retardé la production.
Beyond The Spider-Verse, la conclusion et dernier de cette fabuleuse trilogie arrivera le 16 juin 2027 au cinéma.
«L’équipage vous remercie d’avoir choisi la compagnie tapis volant, veuillez rester assis jusqu’à ce que la carpette se soit stabilisée… »
«Je crois qu’il est temps de dire adieu au Prince Abubu. »
«Quand on a rien, il faut faire comme si tout nous appartenait.»
Réalisé par John Musker et Ron Clements (Basil Détective Privé, La petite Sirène) Aladdin est inspiré du conte « Aladdin ou la Lampe merveilleuse » du recueil "Les Mille et Une Nuits."
Après le succès de la Petite Sirène, le projet débuta en 1990 et l'année suivante une version préliminaire du storyboard a été montrée aux dirigeants des studios, (dont Jeffrey Katzenberg, qui rejoindra par la suite Steven Spielberg pour créer Dreamworks Animation quelques années après.), une première version du film qui ne plaira pas, ce qui amena à John Musker et Ron Clements de revoir leur copie pour un scénario plus solide. Le tapis volant fut donc inventé par la production et la mère d’Aladdin qui devait être la médiatrice entre Aladdin et le Palais fut supprimé, car elle ralentissait beaucoup trop le récit.
Le personnage d'Aladdin a été légèrement vieilli pour lui conférer une allure plus mature Glen Keane qui a notamment travaillé sur Ariel de la Petite Sirène, Marahute dans Bernard et Bianca au pays des Kangourous et la Bête dans la Belle et la Bête prend en charge le personnage. Il imagina tout d'abord le personnage comme petit et fragile et voulait échapper aux nombreux stéréotypes associés à l'image du héros fort et grand. Il prit alors comme modèle l'acteur Tom Cruise, l'un des acteurs les plus en vue d'Hollywood à cette époque et le résultat a été très bien reçu.
Jasmine à été réalisée par Mark Henn, qui a souvent collaboré avec Glen Keane sur les personnages féminins, le rendu de Jasmine est moderne et épuré qui s'éloigne des stéréotypes des femmes orientales.
Le Génie prend vie grâce à Eric Goldberg qui de son caractère décalé et de son humour a fortement influencé le personnage. D'un point de vu graphique, il s'est fortement inspiré du caricaturiste Al Hirschfeld connu pour ses dessins épurés à l'encre noire.
Le talentueux Andreas Deja réalisa le personnage de Jajar qui avait par le passé réalisé Gaston dans la Belle et la Bête.
Sortit le 11 novembre 1992 Aladdin se distingue par sa maîtrise, tant du côté de l'animation et de ces couleurs pétantes que dans son histoire et ces personnages. On y retrouve un rythme bien dosé, de l'humour et des enjeux fort et efficace.
"Ça doit pas t’empêcher de croire à tes rêves. Si tu fais une fixation sur le passé, tu sauras jamais ce que l’avenir te réserve. Remonte à la surface et regarde."
"A bien des égards la tache du critique est aisée. Nous ne risquons pas grand chose, et pourtant nous jouissons d’une position de supériorité par rapport a ceux qui se soumettent avec leur travail à notre jugement. Nous nous épanouissons dans la critique négative, plaisante à écrire et à lire."
Après l'énorme succès des Indestructibles, Brad Bird retourne à la réalisation avec Ratatouille en 2007. Initialement, c'était le scénariste Jan Pinkava qui était à l'origine des personnages et de l'histoire en dessinant des premières esquisses et dessins avant l'arrivée de Brad Bird sur le projet.
"Les gens veulent toujours savoir d'où viennent les idées. La vérité est qu'un jour, je me tenais dans la cuisine avec ma femme, et que tout-à-coup j'ai eu cette idée : et si un rat voulait devenir un chef de cuisine ? Lorsque vous vous mettez à raconter cela aux gens, tout le monde rit. C'est vraiment une idée complètement folle !"
Au cours de la préparation du film, l'équipe de Pixar a pris environ 4 500 photos de la ville de Paris afin de les utiliser comme référence. Ils se sont également aventurés dans les égouts, sur les rives du canal Saint-Martin, à proximité de la Samaritaine, et au sommet de la Tour Eiffel pour au mieux capturer son atmosphère.
La directrice de la photographie Sharon Calahan : "Quand nous sommes allés à Paris, il y avait du soleil, mais la lumière était argentée et diffuse, tout paraissait doux, chaleureux et accueillant. Je voulais retrouver cela dans notre film. Le film n'est pas éclairé avec une lumière fortement colorée et des ombres franches comme c'est le cas d'ordinaire, parce que je voulais vraiment célébrer cette couleur particulière que l'on ne trouve qu'à Paris."
Le pelage d'un rat est composé de 500 000 poils et malgré la puissance des technologies de l'époque, il était impossible de les animer individuellement, ainsi, les équipes de Pixar ont opté pour l'animation de seulement 30 000 poils clé, sur lesquels repose l'ensemble du pelage. Par ailleurs, 160 contrôles d'animation différents ont été créés spécialement pour Remy.
"Cela ouvrait des possibilités formidables, explique Brad Bird mais l'une des principales difficultés restait que le visage d'un rat ne se filme pas forcément bien sous tous les angles. Leur long museau peut cacher la bouche s'ils baissent la tête, par exemple. Nous avons beaucoup travaillé cela, nous avons fait quantité d'essais afin d'être sûrs que le public allait connaître de mieux en mieux Rémy à travers ses attitudes et ses expressions."
Pour des recherches encore plus poussées, Brad Bird et son équipe se sont rendu dans des grands restaurants parisiens comme au Procope, à la Tour d'Argent, chez Hélène Darroze, à Taillevent et chez Michel. La conception de la cuisine du restaurant Gusteau, un lieu clé du film à évoluer au fur et à mesure pendant deux ans.
"Nous craignions un peu d'y laisser la santé : tant de délices en si peu de temps... Mais nous avons beaucoup appris, et cela a enrichi le film"
"La conception visuelle de la cuisine a évolué sur environ deux ans, explique-t-elle. Nous avons visité un grand nombre de cuisines en France et en avons retiré des éléments très précis. Notre cuisine est un peu plus ouverte - la plupart des vraies cuisines sont une série de petites pièces reliées entre elles, et cela n'aurait pas fonctionné au plan cinématographique. Mais nous avons conservé la séparation des zones : boulangerie, préparation des poissons, des viandes, préparations froides..."
Ingrédients pour un chef d'œuvre chez Pixar :
- Une animation impressionnante qui ne vieillit pas.
- Une cuillère à soupe d'humour qui fait toujours sourire.
- Du personnage cohérent et utile à l'histoire.
- D'une musique qui colle parfaitement à l'ambiance.
- Sans oublier, le rajout d'une fin inoubliable.
Masaaki Yuasa est originaire de Fukuoka, où il est né le 16 mars 1965, dans la préfecture située sur l'île de Kyūshū. N’étant pas très bon en dessin, et alors qu’il était au collège, c’est après avoir vu le château de Cagliostro de Hayao Miyazaki, qu'il envisage une carrière dans l'animation. En suivant des études d'art à l'Université industriel de Kyūshū, il intègre en 1987 le studio d'animation Ajiadō. Après avoir travaillé sur des films grand public comme Doraemon ou Crayon Shin Chan , il réalise pour la premier fois son film Mind Game, au studios 4°C.
En 2007, il prend part à l'omnibus Genius Party, qui regroupe des figures emblématiques de l'animation japonaise telles que Shoji Kawamori, Shinichiro Watanabe, Mahiro Maeda et Kōji Morimoto. Il a également réalisé Kemonozume en 2006 et Kaiba en 2008 pour le studio Madhouse.
Masaaki Yuasa à une approche bien différente par rapport à d’autres réalisateurs, d’une imagination débordante, il n’hésite pas à être audacieux dans sa proposition comme dans son style. En collaborant avec Eunyoug Choi sur l’épisode « La chaîne alimentaire » de la série Adventure Time en 2014, les deux partagent cette même vision de l’animation, la création de Science Saru en 2013 leur permet d’exprimer au mieux leurs idées tout en ayant une certaine liberté créative.
De ce fait, cette certaine créativité émergea par un mélange d’une animation traditionnel aux outils numériques, et c'est en 2017 que Science Saru s’est fait connaître en se lançant dans un long-métrage nommé Lou et l'île aux sirènes. Un projet d’une très grande échelle est réalisé en un temps record et propose cette même combinaison d'animation. Pendant que le film avait fini sa post - production, un autre est aussitôt produit en même temps pour une sortie la même année, il s’agit de Night Is Short, Walk On Girl , l'adaptation du roman de Tomihiko Morimi , une comédie romantique aux péripéties burlesques représentant le monde de la nuit à Kyoto.
Étant un grand fan de l’œuvre de Gô Nagai , le talentueux Masaaki Yuasa concrétise en 2018 la flamboyante adaptation de Devilman CryBaby , pour Science Saru c’était un défi de taille, le manga datant de 1972 à eu une certaine modernité graphique pour son époque. Masaaki Yuasa connu pour son travail sur Space Dandy ou Ping Pong the animation se lâche librement avec cette adaptation, son animation, d'une fluidité remarquable, offre une expérience visuelle exubérante et captivante, Yuasa n’hésite pas à moderniser son contenu, tout en demeurant fidèle à son essence et à son scénario d'origine.
Après un énorme succès dans le monde entier, et de nombreux prix remportés, le studio dégaine en 2019, le long-métrage Ride Your Wave toujours réalisé par Yuasa et produit par Choi. Un long-métrage à la thématique romantique qui reçoit pas mal de bonnes critiques.
Le 25 mars 2020, Masaaki Yuasa a quitté son poste de PDG de Science Saru , pour se reposer, Eunyoung Choi annonce qu'en plus de poursuivre sa collaboration avec Yuasa sur de futurs projets, le studio souhaite également explorer de nouvelles opportunités avec d'autres réalisateurs.
Cette même année est marquée par l’arrivée de deux séries d’animation, la première Keep Your Hands Off Eizouken! est une adaptation du manga de Sumito Owara racontant toute les étapes de conception d'un anime fait par un club d’un établissement scolaire. La série se distingue par son originalité suivie d’une direction artistique soignée tout en abordant avec brio l’imaginaire des personnages.
La seconde est inspirée d’un roman de Sakyo Komatsu , Japan Sinks 2020 prend place juste après les Jeux Olympiques de Tokyo, en 2020 dans un contexte de survie causé par un séisme au Japon.
Mi-2021, le studio enchaîne les projets dans un contexte qui fait face à une vague de critiques sur les conditions de travail des animateurs dans l'animation japonaise, d'anciens animateurs de Science Saru mettent en lumière divers problèmes associés à l’ambition du studio ainsi qu'à la gestion de leur charge de travail, qui leur impose des phases de crunch en raison de la production de trop nombreux projets pour un studio de petite envergure.
The Heike Story est diffusé la même année, onze épisodes basés sur le roman Heike Monogatari de Hideo Furukawa , une épopée japonaise écrite au XIIe siècle qui est produite par Naoko Yamada (A Silent Voice)
Après avoir réalisé deux épisodes pour la série Star Wars Vision , le long métrage Inu-Oh en 2022 est aussi inspiré du roman de Hideo Furukawa , un projet dirigé par Masaaki Yuasa qui mélange des genres musicaux et des danses dans une animation bien fluide.
Le studio rajoute en plus The Tatami Time Machine Blues , une adaptation qui fait suite à The Tatami Galaxy , une série courte réalisée par Shingo Natsume (One-Punch Man)
L’année suivante sort un certain Scott Pilgrim Takes off basé sur la série de comics Scott Pilgrim par Bryan Lee O'Malley. Le studio réputé pour son talent à été choisi pour produire la série au coté de O'Malley et Grabinski qui ont assuré son écriture et désiraient capturer l'essence de la bande dessinée et du film, tout en actualisant certains éléments des vingt années qui ont suivi la première publication de la bande dessinée. Cette série propose une approche originale grâce à son animation de haute qualité, accompagnée d'une intrigue qui s'avère bien efficace, et par rapport au comics ou au jeu vidéo, la série parvient a enrichir à la fois son univers et ces personnages.
The Colors Within , réalisé par Naoko Yamada est le dernier long-métrage en date du studio, sortit en juin dernier le projet réuni trois personnages aux sensibilités singulières qui se retrouvent pour jouer de la musique.
Pendant la production de l’animé Dandadan, le géant Tōhō entreprend le rachat du studio afin de renforcer sa capacité de production dans le domaine de l'animation. L’adaptation animée de Dandadan est par ailleurs excellente au passage, capturant à merveille l’essence du manga, Science Saru démontre encore une fois son énorme talent de créativité et on espère une belle continuité avec sa saison 2 en juillet, tout comme l’adaptation du manga Sanda en octobre ou encore l’intrigante nouvelle série Ghost in the Shell, prévue en 2026.
S’adaptant à tout type de public, Science Saru continue d’expérimenter, et d’innover l’animation de manière générale, un studio talentueux qui exprime une créativité et une passion qui dépassent le simple divertissement.
«Il y a deux sortes de métaux dans cette casse : la ferraille, et les œuvres d'arts.
Si tu dois manger quelque chose, mange la ferraille. Ce qui se trouve en cet instant DANS TA BOUCHE, C'EST DE L'ART !»
Jeune talent prometteur dans le domaine de l'animation Brad Bird débute sa carrière chez Disney et à peine âgé de 14 ans, il réussit à décrocher un stage lui donnant l'opportunité de côtoyer des figures emblématiques telles que Milt Kahl, un des principaux animateurs de la société, qui a travaillé sur des films comme Blanche Neige et les sept nains, Pinocchio ou encore Bernard et Bianca. Après avoir suivi des études au California Institute of the Arts, il retourne chez Disney où il est recruté en tant qu'animateur principal pour le film Rox et Rouky. Plus tard il est rapidement licencié par Disney et s'oriente alors vers le petit écran, devenant consultant puis réalisateur sur des séries comme Les Simpson, avant de lancer sa propre série animée Family Dog, qui est basée sur un épisode de la série Histoires Fantastiques de Steven Spielberg.
À la suite de l’énorme succès du Roi Lion en 1994, plusieurs studios, y compris la Warner, tirent parti de cet engouement pour proposer leurs propres films d'animation. La Warner se tourne alors vers le talentueux réalisateur et lui propose dans un premier temps un scénario nommé «Ray Gunn» , un récit polar noir de science-fiction. Ce projet annulé et pensé en 2D à l’époque par la Warner sera plus tard ressuscité par Skydance en long-métrage d'animation 3d prévu en 2026 sur Netflix.
Désirant maintenir sa coopération avec Bird, la Warner lui suggère de se pencher sur un projet qui n'a pas avancé depuis un certain temps, Le Géant de Fer. Initialement imaginé comme une comédie musicale, Bird remanie complètement le projet proposant l'idée ingénieuse de situer l'intrigue dans les années 50, en plein milieu de la Guerre Froide, tout en exploitant la paranoïa ambiante de l'époque liée à la menace nucléaire. Il choisit également de focaliser l'histoire sur une thématique fondamentale de la science-fiction : l'émergence d'une âme dans une arme robotique.
En éliminant les éléments de la comédie musicale, Brad Bird introduit de nombreux personnages, tels qu'un agent du gouvernement et Dean, tout en transformant la mère d'Hogarth en une mère célibataire. En fin de compte, l'approche de Bird s'éloigne considérablement du livre qui l'inspire. La Warner avait beau valider les idées du réalisateur, niveau finance, c’était plus que limite, le projet est donc impacté par une baisse de budget, ce qui ne décourage pas Brad Bird pour autant en réalisant des prouesses sur le plan créatif que technique. En utilisant le logiciel After Effect tout en mélangeant des images dessinées à la main avec de la 3D pour le robot, Bird a pu compter sur l’aide de Joe Johnston (le réalisateur de Jumanji) qui a d’ailleurs conçu le design du robot.
Cette hybridation entre l’After Effect et les images dessinées ont créé un véritable contraste 2d/ 3d ou les intégrations du robot en 3D sont quasi invisibles. Si Brad Bird était à fond sur cette production, la Warner à carrément sacrifié sa promotion conduisant à un bide au box-office.
Si le film est toujours aussi agréable à visionner , Le Géant de Fer est une œuvre culte et admirable d’une richesse intéressante par ces thèmes matures , tant pour l’enfant que pour l’adulte , ces nombreux clins d’œil sont une vrai déclarations d’amour à la science-fiction.
Akira Matsumoto, de son nom complet, est né en 1938 à Kurume, dans le département de Fukuoka, il est décédé le 13 février 2023 à Tokyo. Reconnu comme l'un des grands maîtres du manga et de l'animation au Japon, il a accumulé au total plus de 200 volumes reliés de ses créations et a participé à la réalisation de plus de 50 films d'animation.
À seulement 16 ans, alors qu'il prévoit de suivre des études en ingénierie, il soumet des planches d'une nouvelle intitulée "Mitsubachi no Bōken" (les aventures de l'abeille) au magazine Manga Shonen, spécialisé dans les récits courts en quatre cases (yonkoma), qui cherche à élargir son travail en engageant des auteurs capables de réaliser des histoires plus longues. C'est de cette manière qu'il est choisie pour le tout premier concours des jeunes auteurs, où il obtient le titre de lauréat. Et c'est en 1954 qu'il entame sa carrière.
Inspirées par le style visuel d'Osamu Tezuka , on dit que le maître aurait fait appel à lui via un télégramme, alors qu'il avait des difficultés à terminer son œuvre à temps. Ce moment restera unique, car c'est la seule fois qu'il prêtera son talent à un autre mangaka.
Dès son adolescence, dans les années 1950, Leiji Matsumoto conçoit le personnage du Capitaine Harlock, également connu sous le nom d'Albator. Nommé à l'époque capitaine « Kingston » , Matsumoto s’est inspirée en grande partie du légendaire samouraï Miyamoto Musashi pour créer Albator. Le personnage apparaîtra pour la première fois en 1969 dans le manga Dai-Kaizoku Captain Harlock. C'est en 1977 que le personnage deviendra populaire avec le manga Capitaine Albator et son adaptation sur le petit écran, Albator, le corsaire de l'espace.
"J’étais en troisième année de collège, j’avais 14 ans et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à dessiner un personnage qui lui ressemblait beaucoup. C’était juste pour m’amuser, pour un fanzine comme on dit maintenant, c’était plutôt pour amuser mes camarades de classe, ça n’allait pas chercher très loin. Dès le début, il avait sa balafre, il lui manquait un œil. Harlock c’est un personnage qui est né à l’intérieur de moi, de manière assez spontanée."
Il découvre dans son enfance les valeurs d'empathie, de fraternité et de pacifisme, des qualités que l'on peut retrouver dans son œuvre.
Son expérience personnelle, surtout celle de son enfance durant la Seconde Guerre mondiale, à nourrit son inspiration. De son père pilote, il apprend que l’ennemi n’est pas forcément mauvais.
"Ce sont des notions d'espoir, de rêve, de partage, du sens, de fraternité parmi les êtres humains. Je crois en cette idée qu'il n'y a pas de frontières, qu'il faut s'unir avec ses amis pour défendre des valeurs qui nous sont chères"
Pour échapper à un quotidien difficile, il développe dès son plus jeune âge une passion pour l'espace, encouragé par sa grande sœur qui lui narre des récits de science-fiction. Grâce aux dessins animés rapportés par son père des États-Unis, il s'initie à l'univers de l'animation et, à l'âge de cinq ans, il a pu analyse le processus de création de l’animation, image par image.
Par ailleurs la personnalité et les valeurs d’Albator découlent directement du Bushido, le code d'honneur des samouraïs. Ce personnage permet à Leiji Matsumoto de souligner les valeurs de ténacité associés à cette culture.
«Chez les samouraïs, on dit qu’on ne sort pas son sabre sans être déterminé à lutter jusqu’à la mort. Ce n’est pas un geste gratuit. Et donc, Harlock, c’est un peu la même chose, c’est-à-dire qu’à partir du moment où il fait quelque chose, il va jusqu’au bout. C’est dans ce sens qu’il y a du bushido : c’est la détermination dans le geste, dans l’acte. On ne fait pas les choses sans réfléchir, sur une impulsion, on ne les fait que si on est prêt à aller jusqu’au bout des choses »
Grâce au succès de la série animée, qui par la suite à été adaptée au cinéma, le père d'Albator a pu partager ses valeurs à travers son œuvre.
"Il ne faut pas avoir peur de pleurer, car ce n'est pas quelque chose de honteux, par contre, il est selon moi honteux d’abandonner ses rêves."
Le film Albator , le corsaire de l’espace sortit en 2013 reprend les prémisses de sa légende , réalisé pour la première fois en images de synthèse , ce film profite d’une bonne réalisation et d’une histoire plus sombre que d’habitude , le tout en restant très proche de la vision de Leiji Matsumoto.
Mugen est un féroce guerrier au style de combat plutôt sauvage alors que Jin est un samurai très habile au style traditionnel. Ces deux samouraïs n'ont vraiment rien en commun mais leurs routes semblent se croiser. Mugen erre dans un salon de thé où il sauve la vie d'une jeune serveuse : Fû. Jin fait alors son apparition dans le salon de thé, Mugen sent qu'il est fort et ne peut s'empêcher de le défier. Fû les convainc de la suivre afin de retrouver un mystérieux samurai qui sent comme les tournesols. C'est alors que commence leur long et périlleux voyage...
- Fuu Kasumi « Bon, ça suffit ! Vous m'avez fait une promesse. Vous n'avez pas oublié, n'est-ce pas ? Jusqu'à ce que nous trouvions le "samouraï qui sent le tournesol", vous n'êtes pas autorisés à vous entre-tuer !"
Jin « Je n'ai aucune envie de te tuer. En fait, vous ne valez pas la peine d'être tué. Te tuer ne ferait que ternir ma lame. »
Mugen «Ne vivez pas votre vie en inventant des excuses.Celui qui fait vos choix, c'est vous-même !»
Réalisé par le talentueux Shinichiro Watanabe , l’après Cowboy Bepop se dessine en 2004 avec la sortie de Samurai Champloo , une autre série devenue aussi culte au fils des années. Proposant 26 épisodes, cette animé originale nous fait voyager au Japon à travers une perspective différente de la période Edo (1603-186 Ce Japon est revisité avec cette vision créative et original qui s’appuie principalement sur un mélange improbable entre les éléments historiques japonais avec des influences hip-hop. D’ailleurs, le titre « Champloo » provient du « chanpuru » une spécialité d’Okinawa mêlant des ingrédients de plusieurs traditions culinaires. Le titre évoque l'essence du Japon traditionnel, incarnée par les samouraïs tout s'appuyant sur une culture fusionnée, offrant une perspective singulière sur un Japon ré imaginé , rythmé par une bande-son hip-hop captivante.
Un mélange qui caractérise bien les projets originaux de Shinichiro Watanabe, et ce, « road trip » bien barré ne déroge pas à la règle. Pour le personnage de Mugen , signifiant « infini » est caractérisé par la couleur rouge symbolisant sa sauvagerie et sa colère, allant même jusqu’à son style de combat imprévisible évoquant le breakdance. Son sabre étranger fait directement écho à la non-appartenance à l’ordre samouraï traditionnel.
Jin, qui signifie "bienveillance", est teinté de bleu symbole de l’eau qui peut être calme comme dévastateur. Cette teinte reflète autant la noblesse que la mélancolie. Ces deux sabres montrent cette icône du samouraï traditionnel issu de cette époque. Le rose est utilisé pour Fuu et met en avant sa féminité, elle est aussi symbole de lumière et de bonheur permettant à la série d’éviter de tomber dans un excès de sérieux. Son nom désigne le « vent » soufflant le début d’une grande aventure.
Une aventure nimbée de nombreuses péripéties qui prennent la forme d’un road trip dans ce Japon si particulier. Et Shinichiro Watanabe n’a rien laissé au hasard , puisqu’il puise dans de nombreux lieux réels pour transporter nos trois personnages et nous avec, dès l’épisode 1, on est transporté dans la banlieue d’Edo à Yokohama. On peut vite apercevoir dans l’épisode 5, le quartier historique de Sawara situé dans la préfecture de Chiba.
Là encore dans l’épisode 6, pendant leur tourisme dans la capital, on aperçoit très distinctement le temple Senso-ji et sa célèbre porte Kaminarimon.
Pendant la période Edo, les déplacements s'effectuaient par de vastes routes principales, des villages d'étape étaient créés pour permettre aux voyageurs de se reposer et de se ravitailler. Les deux principales routes, parmi les plus connues et utilisées, étaient la Nakasendo (69 villages) , qui reliait Edo à Kyoto à travers les montagnes , et le Tokaido (53 villages), reliant Edo à Kyoto. Si nos trois protagonistes parcourent le Tokaido dans cette œuvre , il existait sur cette même route des postes de contrôle qui étaient mis en place pour filtrer les passants et les marchandises, dans le but de prévenir l'importation d'armes et de produits illégaux, ainsi que la fuite de personnes recherchées. Dès l’épisode 9, on peut apercevoir le poste de contrôle de Hakone qui était sans doute le plus célèbre et le plus craint.
Le voyage continue dans la baie d'Ise, située entre les préfectures d'Aichi et de Mie, scène des épisodes 13 et 14 de Samurai Champloo. On explore alors un Japon en bord de mer, comportant de petites îles aux mains des pirates.
L’aventure se poursuit dans le Kansai, la région regroupant Kyoto et Osaka. C'est à Osaka que se passe l'épisode 15, qui présente à la fois le château d'Osaka, les quartiers animés de la ville, la culture ninja typique de la région, et la complexité de son marché noir. Après la traversé du Kansai , la quête de nos personnages se prolonge à Hiroshima , un épisode délirant au cœur du château de Hiroshima.
Le road trip ne s’arrête pas là et nous mène à Kyushu, au sud-ouest du Japon. Durant l'épisode 21, Jin fait la connaissance d'un ermite au milieu des montagnes , qui est une référence à Miyamoto Musashi, l’un des samurai les plus célèbres de l’histoire du Japon.
Le périple se termine pendant l’épisode final de Samurai Champloo ou les 3 protagonistes finissent par atteindre l‘île d’Ikitsuki, un lieu célèbre pour ses falaises côtières.
Si la réalisation est plutôt soigné avec un découpage de l’action qui respecte plutôt bien les combats au sabre , sa musique constitue une part importante dans la série. Derrière cette bande son déjanté , elle est essentiellement composé par Nujabe, Force of Nature et Tsuchie des grands nom du Hip Hop japonais , un choix de piste musical qui transpose un mélange audacieux et original collant parfaitement à ce genre d’univers. Par ailleurs le résultat est juste bluffant dans les moments calmes comme dans les phases de combat et donne une ambiance unique à la série.
Samurai Champloo restera une œuvre exceptionnel , et fait littéralement voyagé le spectateur à travers un univers à la fois atypique et captivant. Marqué d’une bande son harmonieuse , elle offre une aventure grandiose au coté de trois personnages attachant.
Alors qu'il n'était qu'un enfant Bruce Wayne vit ses parents se faire assassiner sous ses yeux. Devenu adulte Bruce joue durant la journée les hommes d'affaires et revêt secrètement chaque nuit le costume de Batman un sombre héros masqué qui s'évertue à défendre Gotham City face à une panoplie de criminels aussi désaxés que hauts en couleur.
Face au succès de la série, les Tiny Toons, la Warner a décidé de créer plusieurs nouvelles séries animées, y compris une série consacrée à Batman. Suite à cette initiative Bruce Timm a commencé à illustrer Batman, tandis qu'Eric Radomski s'est attelé à réaliser les décors.
Avec seulement une connaissance du film de 1966 et celui de Tim Burton, Bruce Timm et Eric Radomski se sont partiellement influencés de ces derniers en y incorporant un univers inspiré de l’art déco des années 1940 de New York. Plus tard, le mélange appelé « Dark Déco » émergea aussitôt. Si cet aspect est très important, son coté rétro futuriste l’est tout autant pour une ville de Gotham très réaliste et sombre, les véhicules de police par exemple garde cette temporalité des années 40 alors que les hélicoptères et le design de la Batmobile est assez futuriste tout en étant cohérent avec cette époque. Ses décors sombres sont en grande partie dus à un arrière-plan dessiné sur du papier noir, et ces couleurs « vintages » sont directement inspirées des dessins animés Superman des années 1940 ainsi que plusieurs films comme Le Cabinet du Docteur Caligari (1921) , Citizen Kane ou Metropolis. (1927)
L’animation des personnages devait aller à l’essentiel, le manque de temps alloué dans le planning a entraîné une insuffisance de détails concernant les costumes des personnages.
Bruce Timm : « Je savais que, à vingt-quatre dessins par seconde, chaque petite ligne devait être tracée des milliers de fois ; plus il y a de lignes sur un personnage, moins un animateur a le temps de tracer ces lignes correctement, en particulier sur un budget et un planning pour la télévision. Résultat : une mauvaise animation. »
Le character designer Kevin Nowlan affirme que des personnes réelles ont inspiré des personnages, tels que Rhea Perlman pour Jesse et George Will pour le Ventriloque. L'apparence du Pingouin est reprise du film Batman : Le Défi (Batman Returns), avec ses difformités et sa chevelure noire en arrière, tout comme Catwoman, qui adopte la chevelure blonde de Michelle Pfeiffer. Le costume de Double-Face est divisé en deux parties distinctes, l'une noire et l'autre blanche, pour accentuer son conflit intérieur.
Plusieurs studios d’animation ont animé les 65 premiers épisodes et TMS a également animé le générique d'introduction de la première saison. La série introduit pour la première fois le personnage féminin d’Harley Queen, l’acolyte officiel du Joker. Le célèbre scénariste Paul Dini a eu l’idée du personnage en regardant la prestation de son amie Arleen Sorkin déguisée en arlequin lors d’un épisode des Jours et des vies. Harley Quenn devait apparaître sur un seul épisode, mais Dini insista auprès de Timm pour l’inclure dans la série.
Lors de la scène d’introduction où l’on voit Batman qui regarde du haut d'un immeuble de Gotham City avec un éclair derrière lui est un un mélange entre la couverture du comics Batman: The Dark Knight Returns (1986) de Frank Miller et le dernier plan du film Batman de 1989.
Sa musique thème est signé par Danny Elfman qui reprend un peu le film de 1989 qu'il avait composé.
Si la série n’a pas pris une ride , elle reste intemporelle tant ces qualités sont nombreuses , chaque minutes de ces épisodes sont mémorable , son style visuel , son intrigue et ces personnages en font l'une des meilleures séries d'animation.