Je voulais partager une réflexion, ou plutôt un gros projet que je couvre depuis un momment déjà parce que je pense qu’on arrive à un vrai tournant pour le jeu vidéo.
Avec les dernières annonces autour de Sony et la direction de plus en plus marquée vers le tout-dématérialisé, je pense que beaucoup de joueurs vont commencer à se poser une vraie question : est-ce qu’on continue à suivre les constructeurs dans des écosystèmes fermés, ou est-ce qu’on commence à reprendre un peu le contrôle de nos bibliothèques, de nos souvenirs et de notre manière de jouer ?
Parce qu’au fond, le problème n’est pas seulement de savoir si le disque disparaît ou non. Le vrai sujet, c’est la propriété.
Quand un jeu devient uniquement lié à un compte, à un store, à une licence, à un serveur ou à une décision d’éditeur, on ne possède plus vraiment le jeu. On possède un accès. Et cet accès peut changer, disparaître, être retiré, devenir incompatible ou être enfermé dans une boutique qui finira peut-être par fermer.
C’est exactement ce qui me travaille depuis quelque temps avec mon projet Nostalgic Bedroom, et surtout avec la direction que je veux lui donner maintenant à travers NB Builder et CyberRunner.
À la base, Nostalgic Bedroom, c’est un projet d’interface autour de la nostalgie, des collections, des machines, des chambres rétro, des ambiances 80/90/2000, des jaquettes, des vidéos, des systèmes et des souvenirs de joueurs. L’idée n’a jamais été simplement de lancer un jeu depuis un menu. L’idée, c’était de recréer une ambiance, une époque, une sensation.
Voilà ce que ça donne aujourd'hui: (6ans après)
Mais aujourd’hui, avec la direction que prend l’industrie, je pense qu’il faut aller plus loin.
CyberRunner, c’est cette nouvelle étape.
L’univers part d’une idée simple : dans un futur où le jeu vidéo physique a presque disparu, où les stores se sont fermés les uns après les autres, où les licences ont été perdues dans le cloud et les abonnements, certains passionnés deviennent des sortes d’archivistes du jeu vidéo. Ils récupèrent, restaurent, classent et transmettent ce qui peut encore l’être.
Ce ne sont pas juste des personnages futuristes pour faire joli. Les CyberRunners sont des survivants de la mémoire vidéoludique. Des gens qui refusent que le jeu vidéo devienne uniquement une ligne dans un compte utilisateur ou un service temporaire.
Et c’est là que NB Builder entre en jeu.
NB Builder, dans l’idée, ce sera une base pour construire, organiser et présenter ses collections autrement. Pas seulement empiler des jeux dans une liste, mais donner du sens à ce qu’on possède : par machines, par séries, par genres, par souvenirs, par ambiances, par époques.
Je veux construire quelque chose qui mélange interface, préservation, création visuelle et communauté.
La première étape sera de poser l’identité CyberRunner : une sorte de porte d’entrée, une archive privée, un terminal qu’on réactive, une base secrète où l’on vient retrouver des fragments du patrimoine vidéoludique.
La deuxième étape sera de développer NB Builder : un outil plus clair pour organiser les collections, créer des vues, structurer les médias, préparer des univers, mettre en valeur les systèmes, les séries, les genres et les souvenirs.
La troisième étape sera de créer une archive vivante : un espace où des builders, des créateurs, des testeurs, des archivistes et des passionnés pourront contribuer, débloquer des éléments, partager des créations, participer à l’évolution du projet.
L’idée n’est pas de faire une simple communauté morte avec trois posts et une bannière qui ne change jamais. J'ai prévu quelque chose d'hyper vivant, qui évolue, avec une vraie identité, des événements, des mises en avant, des niveaux, des badges, des accès et une progression dea chievements et des carottes au bout!
Nostalgic Bedroom restera la partie souvenir, chambre, collection, émotion, époque VHS, consoles, boîtes, jaquettes et objets.
CyberRunner sera la partie futur, arcade, récupération, mission, préservation et mémoire numérique.
Les deux univers seront liés : l’un représente ce qu’on a vécu, l’autre représente ce qu’il faut sauver.
Ce n'est pas du tout pour faire un discours anti-Sony, anti-console ou anti-démat. J’aime les consoles. J’aime les machines. J’aime les générations PlayStation, Nintendo, Xbox, Sega, tout ce que ces marques ont apporté. Mais justement, c’est parce que j’aime cette culture que je trouve inquiétant de la voir glisser vers un modèle où l’objet, la boîte, le disque, la revente, le prêt, la collection et même la sensation de posséder quelque chose disparaissent peu à peu.
Le tout-démat peut être pratique, oui. Mais s’il devient la seule option, il transforme notre rapport au jeu vidéo.
On ne collectionne plus vraiment. On consomme.
On ne transmet plus vraiment. On accède.
On ne possède plus vraiment. On dépend.
Et je pense que c’est maintenant qu’il faut construire autre chose à côté.
CyberRunner, pour moi, c’est une réponse à cette époque.
Si l’industrie veut transformer le jeu vidéo en simple service temporaire, alors de notre côté, on peut construire des archives, des interfaces, des communautés, des outils et des univers pour garder une trace vivante de ce qui nous a marqués.
Le jeu vidéo, ce n’est pas seulement des fichiers. Ce sont des jaquettes, des menus, des sons de démarrage, des machines, des câbles, des souvenirs, des chambres, des bornes, des magazines, des après-midis entiers, des découvertes, des claques.
Et tout ça mérite mieux qu’un simple bouton “télécharger” dans un store qui fermera un jour.
CyberRunner, c’est cette idée : récupérer ce qui peut encore l’être, organiser ce qui existe déjà, construire une archive vivante, et donner aux passionnés un vrai terrain pour continuer à créer autour du patrimoine vidéoludique.
Le grand public est de plus en plus sur Gamekyo, et "ça ne le dérange pas" de consommer online. Le grand public arpente les sites de jeux vidéo, mais n’est pas passionné, il collectionne pour le m’as-tu-vu et le business, et parfois ne joue qu’à 4 ou 5 mêmes jeux, gen après gen.
C'est bien cool comme initiative, mais si j'ai bien compris ça servira aussi de launcher pour jouer à tout un tas de jeux, dans ce cas comment tu va réussir à récupérer ces jeux, hors tout ce qui est rétro vieux de 30/40 ans, pour y jouer légalement ?
Il faut reconnaître que ça n'a JAMAIS été la majorité qui achalande ou créé les musées. Il y a un respect de l'oeuvre qui échappe à la sensibilité du grand public, versatile, capable d'empiler, d'emmagasiner, puis de très vite oublier.
Il y a des sites qui font dans la préservation, mais pour leur machine respective.
En tout cas, le constat video en introduction instruit sur la raison de la démarche.
solarr Non, tu as bien compris l’idée générale, mais il y a une précision importante : le projet n’a pas vocation à récupérer, fournir ou distribuer les jeux.
NB Builder / CyberRunner serait avant tout une interface de présentation, d’organisation et de lancement. En gros : donner un cadre propre à une collection que l’utilisateur possède déjà, avec ses médias, ses fiches, ses vues, ses systèmes, ses playlists, ses archives, etc.
Je ne fournirai pas de ROMs, pas d’ISOs, pas de BIOS, pas de liens de téléchargement, pas de packs de jeux. Ce n’est pas le but, et je veux justement que le projet soit clair là-dessus dès le départ.
Pour les jeux PC récents ou modernes, l’idée serait plutôt de pointer vers ce que l’utilisateur a déjà installé légalement : Steam, GOG, Epic, jeux indépendants, exécutables locaux, homebrews, démos, freeware, etc.
Pour le rétro, même chose : chacun reste responsable de ses propres fichiers, de ses propres dumps, de ses propres supports. Le fait qu’un jeu ait 30 ou 40 ans ne le rend pas automatiquement libre de droits. Donc je ne vais pas vendre ou distribuer du contenu protégé.
CyberRunner parle de préservation, mais pas dans le sens “on pirate tout et on met ça dans une boîte”. L’idée, c’est plutôt : documenter, organiser, mettre en valeur, recréer une expérience autour des jeux, des machines, des interfaces et de la mémoire vidéoludique.
Donc oui, ça peut servir de launcher, mais ce sera surtout une base de construction et de présentation. Le contenu, lui, devra venir de sources légales ou personnelles côté utilisateur.
En gros : je construis le musée, je ne remplis pas les vitrines avec des cartons tombés du camion. ????
Regarde juste Aujourd’hui, légalement, tu as déjà énormément de contenu à agréger sans aller chercher quoi que ce soit de douteux : ta bibliothèque Steam, Epic avec tous les jeux offerts au fil des années, GOG, Itch.io, les jeux PC installés localement, les démos, les homebrews, les freewares, le Game Pass, etc.
Et demain, si les constructeurs poussent de plus en plus vers le démat, il faudra bien des interfaces capables d’habiller tout ça proprement. Parce que le problème du full digital, ce n’est pas seulement l’accès aux jeux : c’est aussi la perte de l’objet, de la jaquette, de la mise en scène, de l’identité visuelle, de la sensation de collection.
Pour Nintendo par exemple, j’ai déjà énormément travaillé sur des univers visuels, des vues, des ambiances et des systèmes autour de leurs machines. Donc si demain le démat prend encore plus de place chez eux aussi, il y aura clairement moyen d’habiller ça proprement, sans jamais prétendre fournir le contenu.
Sony a amorcé une direction très claire, et je pense que les autres finiront par suivre, plus ou moins vite. Donc autant commencer maintenant à réfléchir à une interface qui ne soit pas juste une liste froide de jeux dans un store.
Je ne veux pas remplacer les stores, je veux redonner une âme aux bibliothèques numériques. Parce qu’une liste Steam de 800 jeux qu’on ne lance jamais, c’est légal, oui… mais niveau émotion, c’est un tableau Excel avec une manette branchée dessus.????????
naoshige11 Oui, c’est exactement ça. Et en fait, même pour le rétro, il y a déjà énormément de choses faisables légalement sans passer par de la ROM douteuse ou de l’émulation sauvage.Aujourd’hui, sur PC, tu as plein de collections officielles : les compilations Neo Geo, Samurai Shodown, Capcom Arcade Stadium, Mega Man Legacy Collection, Castlevania Anniversary Collection, Contra Collection, Atari 50, Taito, Namco, SEGA, Street Fighter, Disney Classics, etc. Il y a déjà un paquet de jeux rétro disponibles officiellement sur PC.Et c’est exactement ce que j’ai déjà fait avec Nostalgic Bedroom( regarde à environ 1 minutes 1 eme video). Par exemple, j’ai recréé une interface inspirée de la PS4, mais je ne lance pas de l’émulation PS4 derrière. En réalité, j’intègre des liens PC vers des jeux installés légalement. Visuellement, tu as l’illusion d’être dans un environnement console, mais techniquement tu lances juste un jeu PC.
C’est ça l’idée : recréer l’ambiance, l’interface, l’expérience, la sensation de collection, sans forcément toucher au contenu illégal. Le launcher devient une couche de présentation au-dessus de ce que tu possèdes déjà.
Pour moi, le gros enjeu du futur, ce ne sera pas seulement “où sont les jeux ?”, mais “comment on les présente, comment on les classe, comment on garde une âme dans des bibliothèques numériques
Une faction de gamers vont y adhérer.
Le grand public est de plus en plus sur Gamekyo, et "ça ne le dérange pas" de consommer online. Le grand public arpente les sites de jeux vidéo, mais n’est pas passionné, il collectionne pour le m’as-tu-vu et le business, et parfois ne joue qu’à 4 ou 5 mêmes jeux, gen après gen.
Ou alors j'ai rien compris.
Il y a des sites qui font dans la préservation, mais pour leur machine respective.
En tout cas, le constat video en introduction instruit sur la raison de la démarche.
NB Builder / CyberRunner serait avant tout une interface de présentation, d’organisation et de lancement. En gros : donner un cadre propre à une collection que l’utilisateur possède déjà, avec ses médias, ses fiches, ses vues, ses systèmes, ses playlists, ses archives, etc.
Je ne fournirai pas de ROMs, pas d’ISOs, pas de BIOS, pas de liens de téléchargement, pas de packs de jeux. Ce n’est pas le but, et je veux justement que le projet soit clair là-dessus dès le départ.
Pour les jeux PC récents ou modernes, l’idée serait plutôt de pointer vers ce que l’utilisateur a déjà installé légalement : Steam, GOG, Epic, jeux indépendants, exécutables locaux, homebrews, démos, freeware, etc.
Pour le rétro, même chose : chacun reste responsable de ses propres fichiers, de ses propres dumps, de ses propres supports. Le fait qu’un jeu ait 30 ou 40 ans ne le rend pas automatiquement libre de droits. Donc je ne vais pas vendre ou distribuer du contenu protégé.
CyberRunner parle de préservation, mais pas dans le sens “on pirate tout et on met ça dans une boîte”. L’idée, c’est plutôt : documenter, organiser, mettre en valeur, recréer une expérience autour des jeux, des machines, des interfaces et de la mémoire vidéoludique.
Donc oui, ça peut servir de launcher, mais ce sera surtout une base de construction et de présentation. Le contenu, lui, devra venir de sources légales ou personnelles côté utilisateur.
En gros : je construis le musée, je ne remplis pas les vitrines avec des cartons tombés du camion. ????
Regarde juste Aujourd’hui, légalement, tu as déjà énormément de contenu à agréger sans aller chercher quoi que ce soit de douteux : ta bibliothèque Steam, Epic avec tous les jeux offerts au fil des années, GOG, Itch.io, les jeux PC installés localement, les démos, les homebrews, les freewares, le Game Pass, etc.
Et demain, si les constructeurs poussent de plus en plus vers le démat, il faudra bien des interfaces capables d’habiller tout ça proprement. Parce que le problème du full digital, ce n’est pas seulement l’accès aux jeux : c’est aussi la perte de l’objet, de la jaquette, de la mise en scène, de l’identité visuelle, de la sensation de collection.
Pour Nintendo par exemple, j’ai déjà énormément travaillé sur des univers visuels, des vues, des ambiances et des systèmes autour de leurs machines. Donc si demain le démat prend encore plus de place chez eux aussi, il y aura clairement moyen d’habiller ça proprement, sans jamais prétendre fournir le contenu.
J'en parle ici ==
Sony a amorcé une direction très claire, et je pense que les autres finiront par suivre, plus ou moins vite. Donc autant commencer maintenant à réfléchir à une interface qui ne soit pas juste une liste froide de jeux dans un store.
Je ne veux pas remplacer les stores, je veux redonner une âme aux bibliothèques numériques. Parce qu’une liste Steam de 800 jeux qu’on ne lance jamais, c’est légal, oui… mais niveau émotion, c’est un tableau Excel avec une manette branchée dessus.????????
C’est ça l’idée : recréer l’ambiance, l’interface, l’expérience, la sensation de collection, sans forcément toucher au contenu illégal. Le launcher devient une couche de présentation au-dessus de ce que tu possèdes déjà.
Pour moi, le gros enjeu du futur, ce ne sera pas seulement “où sont les jeux ?”, mais “comment on les présente, comment on les classe, comment on garde une âme dans des bibliothèques numériques