description : C'est un groupe avec des vidéos d'analyse (exemple : Exitium Film, Game Next Door, La chaîne de P.A.U.L, Bolchegeek, Meeea, Calmos, NostalGeek, Very Own Sun ect) sur les jeux vidéo et le cinéma, principalement, mais aussi d'autres sujets qui pourrait nourrir des réflexions qui entourent "les jeux vidéo" avec une approche "fun".
AUCUNE vidéo (la partie texte en italique inclus) n'est faite par les membres de ce groupe.
On est partis pour le 21ème épisode de FLOPBUSTER. Et quoi de mieux pour lancer l'année que d'attaquer la suite qui déteste toutes les suites ? Aujourd'hui on s'attaque au monstrueux GREMLINS 2 de Joe Dante. Un film punk, chaotique, en colère...et surtout une œuvre dont le propos artistique et politique est plus pertinent que jamais.
Le film comporte quelques faiblesses. Gremlins 2 est moins magique que son aîné. Tout se passe dans une immense tour a la trump tower un lieu cloisonné, alors que dans le premier les gremlins se ballade dans la ville de Kingston Falls, en harcelant les citoyens. ceux-ci dit, jai bien aimé le film, ils ont même recruté le regretté christopher lee qui joué le role du scientifique un peu fou.
kidicarus
Nous avons pas du voir les mêmes films.
Les Gremlins sont une métaphore de l’enfant :
Dans le premier film, il s’agit de l’enfant mal encadré.
Dans le deuxième film, il s'agit de l'enfant programmé par son environnement.
Le premier : sur la forme est plus "sombre", mais sur le fond il est plus "consensuel", le tout dans une petite ville de province, il conforte le rêve américain.
Le deuxième : sur la forme il est plus "fun", mais sur le fond, il est plus cynique, le tout dans une grosse ville, il démoli le rêve américain.
Le deuxième a moins eu de succès au USA, car c'est un miroir virulent contre l’Amérique du capitalisme dérégulé, qui rends les médias absurdes, la technologie pour mieux assoir son autorité, aujourd'hui incarné par Trump (Daniel Clamp c'est Trump avant l’heure, qui dit pas son nom).
zboubi480 mets des enfants d’école primaire (ça commence déjà en maternelle, je suis agent d'animation, je suis avec eux) dans une salle de cinéma (une des scènes cultes du premier) mal "encadrés" (pas de profs, pas de parents, pas de règles), et tu vas vite comprendre le parallèle.
Dans le premier en gros "des enfants laissés seuls" voilà ce qui pourrait se passer (ou ce qui se passe), dans le deuxième "des enfants façonnés dans un certain environnement" voilà ce qui pourrait se passer (ou ce qui se passe).
nicolasgourry Du coup ça expliquerait les 3 rèlgles à toujours respecter avec eux. Les 3 règles ferait référence à l'éducation prodiguées par les parents ?
nicolasgourry vouloir toujours voir des messages partout. Le film est moins bon car le premier est plus fantastique dans son genre alors que le second est quasi tout public comme c'était la mode en ce temps SOS fantôme 2 par rapport au 1, terminator 2 qui devient blessator.
La seule vraie chose sur le film cet qu'il est une satire.
J'aime bien car c'est gremlins, mais on loin du premier et de son traitement.
kidicarus Une satire, c’est quand tu pousses l’illogisme jusqu’au bout (Paul Verhoeven fait pareil).
Ça signifie qu’il y a un angle, un message derrière le délire, c'est pas "gratuit".
Gremlins 2 n’est pas juste une comédie, c’est une approche philosophique et politique déguisée en film "grand public" (interdit au moins de 13 ans au USA, d'ailleurs c'est à cause du premier que la classificationPEG-13 a été crée).
burningcrimson exactement, Gizmo c'est l'innocence "pur", mais c'est de son corps que sort le "méchant Stripe", suite à une règle pas respecté, une façon de dire "il y a une dualité en chacun de nous" qui commence à apparaitre tôt.
zboubi480 Je pourrais même rajouter que Trump (vu que je fais un parallèle avec Daniel Camp) se conduit lui-même comme un enfant. Il passe outre le droit international comme un gosse qui refuse de suivre les règles du jeu parce qu'elles le dérangent. C'est la démesure totale : il a le pouvoir d'un adulte mais les pulsions d'un enfant mal "encadré".
J'adore le 1, j'adore le 2, ma génération, avec indiana, retour vers le futur, batman, etc...des films qui vous marque. Alors aujourd'hui, c'est une autre époque, forcément que le regard est différent.
nicolasgourry
"Le premier : sur la forme est plus "sombre", mais sur le fond il est plus "consensuel", le tout dans une petite ville de province, il conforte le rêve américain."
Non, le premier ne conforte pas le rêve américain, il pointe comme le deuxième, certaines dérives de l'époque et surtout la chimère de l'Amerique idéale incarné par Kingston falls qui,de prime abord, paraît être la petite ville parfaite où il fait bon vivre...mais derrière ce joli emballage se cache quelque chose de beaucoup moins reluisant, des drames humains que l'on ne voit ou ne veut pas voir dans ce genre d'endroit type carte postale.
En y regardant de plus près, Les éléments dramatiques ( les plus dérangeant) du film ne viennent pas des exactions des gremlins mais de ces drames humains distillés subtilement à l'intérieur du récit.
Le premier film fait juste les choses plus subtilement,en tâche de fond contrairement au second beaucoup plus burlesque et brut dans son approche. Dante a été énormément drivé et cadré par Spielberg sur le premier. Là où sur le second il a fait ce qu'il voulait...
ellegarden
Les deux films sont subversifs pendant l’histoire, mais seul le 2 le reste jusqu’au bout.
Le 1 devient consensuel à la fin, l’ordre est rétabli par la sagesse d’un vieux sage qui nous fait la morale, on est bordé par un sermon rassurant.
Le 2, lui, ne se laisse pas apaiser, l’ordre ne revient que par accident. L’autorité (Clamp) n’a rien appris et reste un guignol, obsédé par le profit.
Une fois les Gremlins partis, que reste‑t‑il ?
Dans le 1, un maître et dans le 2, un système irréparable et absurde qui survit par pur coup de bol.
Le 1 dit "dors, quelqu’un veille" l'enfant (Gizmo) doit se soumettre
Le 2 dit "personne ne veille" l'enfant (Gizmo) doit s'émanciper
Par contre, je croise les doigts pour le troisième.
Vivement un gremlins 3
Nous avons pas du voir les mêmes films.
Les Gremlins sont une métaphore de l’enfant :
Dans le premier film, il s’agit de l’enfant mal encadré.
Dans le deuxième film, il s'agit de l'enfant programmé par son environnement.
Le premier : sur la forme est plus "sombre", mais sur le fond il est plus "consensuel", le tout dans une petite ville de province, il conforte le rêve américain.
Le deuxième : sur la forme il est plus "fun", mais sur le fond, il est plus cynique, le tout dans une grosse ville, il démoli le rêve américain.
Le deuxième a moins eu de succès au USA, car c'est un miroir virulent contre l’Amérique du capitalisme dérégulé, qui rends les médias absurdes, la technologie pour mieux assoir son autorité, aujourd'hui incarné par Trump (Daniel Clamp c'est Trump avant l’heure, qui dit pas son nom).
Dans le premier en gros "des enfants laissés seuls" voilà ce qui pourrait se passer (ou ce qui se passe), dans le deuxième "des enfants façonnés dans un certain environnement" voilà ce qui pourrait se passer (ou ce qui se passe).
La seule vraie chose sur le film cet qu'il est une satire.
J'aime bien car c'est gremlins, mais on loin du premier et de son traitement.
Ça signifie qu’il y a un angle, un message derrière le délire, c'est pas "gratuit".
Gremlins 2 n’est pas juste une comédie, c’est une approche philosophique et politique déguisée en film "grand public" (interdit au moins de 13 ans au USA, d'ailleurs c'est à cause du premier que la classificationPEG-13 a été crée).
burningcrimson exactement, Gizmo c'est l'innocence "pur", mais c'est de son corps que sort le "méchant Stripe", suite à une règle pas respecté, une façon de dire "il y a une dualité en chacun de nous" qui commence à apparaitre tôt.
zboubi480 Je pourrais même rajouter que Trump (vu que je fais un parallèle avec Daniel Camp) se conduit lui-même comme un enfant. Il passe outre le droit international comme un gosse qui refuse de suivre les règles du jeu parce qu'elles le dérangent. C'est la démesure totale : il a le pouvoir d'un adulte mais les pulsions d'un enfant mal "encadré".
"Le premier : sur la forme est plus "sombre", mais sur le fond il est plus "consensuel", le tout dans une petite ville de province, il conforte le rêve américain."
Non, le premier ne conforte pas le rêve américain, il pointe comme le deuxième, certaines dérives de l'époque et surtout la chimère de l'Amerique idéale incarné par Kingston falls qui,de prime abord, paraît être la petite ville parfaite où il fait bon vivre...mais derrière ce joli emballage se cache quelque chose de beaucoup moins reluisant, des drames humains que l'on ne voit ou ne veut pas voir dans ce genre d'endroit type carte postale.
En y regardant de plus près, Les éléments dramatiques ( les plus dérangeant) du film ne viennent pas des exactions des gremlins mais de ces drames humains distillés subtilement à l'intérieur du récit.
Le premier film fait juste les choses plus subtilement,en tâche de fond contrairement au second beaucoup plus burlesque et brut dans son approche. Dante a été énormément drivé et cadré par Spielberg sur le premier. Là où sur le second il a fait ce qu'il voulait...
Les deux films sont subversifs pendant l’histoire, mais seul le 2 le reste jusqu’au bout.
Le 1 devient consensuel à la fin, l’ordre est rétabli par la sagesse d’un vieux sage qui nous fait la morale, on est bordé par un sermon rassurant.
Le 2, lui, ne se laisse pas apaiser, l’ordre ne revient que par accident. L’autorité (Clamp) n’a rien appris et reste un guignol, obsédé par le profit.
Une fois les Gremlins partis, que reste‑t‑il ?
Dans le 1, un maître et dans le 2, un système irréparable et absurde qui survit par pur coup de bol.
Le 1 dit "dors, quelqu’un veille" l'enfant (Gizmo) doit se soumettre
Le 2 dit "personne ne veille" l'enfant (Gizmo) doit s'émanciper