# Je prépare un gros article sur ma méthode de tri des romsets (Xbox, PS2, PC...)
Je pense rédiger un article prochainement pour expliquer comment je trie mes romsets. Mine de rien, nous vivons une époque assez incroyable : il n'a jamais été aussi facile d'obtenir l'intégralité du catalogue d'une console. En quelques clics, on récupère un fullset qui coûterait aujourd'hui plusieurs dizaines de milliers d'euros en physique.
Le problème, c'est que cette facilité est devenue un piège.
Je me rends compte que j'aurais pu terminer bien plus de jeux ces dernières années si je n'avais pas eu cette obsession de tout récupérer. Sans doute un vieux traumatisme de gamer : j'avais une Mega Drive pendant que tous les copains avaient une N64 ou une PlayStation. ????
Résultat : je passais davantage de temps à télécharger, classer et tester qu'à réellement jouer.
On tombe rapidement dans une véritable **paralysie du choix**. Un peu comme sur les applications de rencontre : plus il y a de choix, moins on choisit. ????
Aujourd'hui, je fais exactement l'inverse : je construis des bibliothèques **curatées**, où chaque jeu présent a une vraie raison d'être là.
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# Mon principe
La question que je me pose n'est plus :
> *"Quelle est la meilleure version Xbox ?"*
Mais plutôt :
> **"Quelle est la meilleure manière de jouer à ce jeu en 2026 ?"**
Cela change complètement la façon de constituer un romset.
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# Pourquoi je fais ce tri sur Xbox
La première Xbox reste l'une de mes consoles préférées.
Mais elle fête désormais ses 25 ans.
Entre :
* l'obligation d'utiliser un adaptateur HDMI ;
* le 480p pensé pour les téléviseurs CRT ;
* l'image parfois assez floue sur un écran 4K moderne ;
* certains jeux très sombres qui souffrent davantage des convertisseurs HDMI d'entrée de gamme,
le nombre de jeux qui justifie réellement de conserver une Xbox a diminué.
...mais il reste encore de nombreuses pépites.
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# Ce que je conserve
## Les exclusivités
Toutes les exclusivités qui apportent encore quelque chose aujourd'hui.
Par exemple :
* Halo 1 & 2
* Fable
* Jet Set Radio Future
* Phantom Dust
* Crimson Skies
* Breakdown
* Rallisport Challenge 1 & 2
* Project Gotham Racing 1 & 2
* Otogi 1 & 2
* MechAssault 1 & 2
* Ghost Recon 2: Summit Strike
* Genma Onimusha
* Group S Challenge
* Ninja Gaiden Black
* Dead or Alive Ultimate
* Dead or Alive Xtreme Beach Volleyball
* Sega GT 2002 / Online
En revanche, j'ai supprimé plusieurs exclusivités qui ne m'intéressent plus réellement aujourd'hui :
* Azurik
* NightCaster 1 & 2
* Kung Fu Chaos
* Fuzion Frenzy
* Tao Feng
* etc.
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## Les jeux "PC Lead"
Je conserve également les jeux développés avant tout pour le PC.
Typiquement :
* Splinter Cell
* Ghost Recon
* Rainbow Six
* Brothers in Arms
* Colin McRae Rally
* TOCA Race Driver
* XIII
* Republic Commando
* Thief Deadly Shadows
* Call of Cthulhu
* Project Snowblind
* Pariah
* Unreal Championship 1 & 2
* Unreal II
Tous ces jeux utilisent des moteurs très proches du PC (DirectX, Unreal Engine, moteurs maison occidentaux), et la Xbox les accueille remarquablement bien.
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## Les jeux occidentaux encore difficiles à jouer sur PC
Je garde aussi certains jeux dont les versions PC ont mal vieilli :
* Project Snowblind
* Pariah
* quelques FPS ou jeux d'action de cette période utilisant DirectInput.
Ils existent sur PC, mais nécessitent parfois wrappers, patchs, réglages ou offrent une prise en charge de la manette très imparfaite.
La Xbox permet encore aujourd'hui d'y jouer immédiatement.
Je conserve uniquement ceux qui sont réellement liés à la Xbox.
Par exemple :
* OutRun 2
* OutRun 2006
* Crazy Taxi 3
* House of the Dead III
En revanche, les compilations Capcom, SNK ou Taito disponibles également sur PS2 ou d'autres plateformes disparaissent de mon romset Xbox.
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## Les jeux japonais multiplateformes
C'est probablement le plus gros ménage.
Pour Capcom, Konami, Namco ou Tecmo, la plupart des jeux ont été conçus prioritairement autour de la PS2.
Aujourd'hui, PCSX2 permet :
* le rendu HD ;
* les patches widescreen ;
* parfois des patches 60 FPS ;
* des chargements rapides.
Je préfère donc conserver les versions PS2 (souvent NTSC-U afin d'avoir directement le 60 Hz et, lorsqu'elles existent, les textes français) plutôt que les versions Xbox.
Exemples :
* Prince of Persia
* Rayman 3
* Burnout 3
* Burnout Revenge
* The Suffering
* Need for Speed
* Midnight Club
* Castlevania: Curse of Darkness
* Beat Down
* Final Fight Streetwise
* Auto Modellista
* Nightmare Before Christmas
## Les jeux occidentaux désormais mieux préservés ailleurs
Quelques exemples :
* Half-Life 2
* Doom 3
* Beyond Good & Evil
* Stubbs the Zombie
* The Thing
* GTA III
* Vice City
* San Andreas
* Hitman Blood Money
* Rayman 3
Aujourd'hui, les versions PC, remasters ou éditions modernes remplacent totalement les versions Xbox.
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# Pourquoi PCSX2 change complètement la donne
C'est probablement ce qui m'a fait revoir toute ma manière de collectionner.
Quand je peux lancer un Prince of Persia, Burnout 3, Need for Speed ou The Suffering :
* en 1080p ou 4K ;
* avec un patch widescreen ;
* parfois en 60 FPS ;
* avec des temps de chargement réduits,
je redécouvre littéralement ces jeux.
J'ai récemment recommencé Burnout 3 avec le patch 60 FPS : même les crashs gagnent en fluidité. On a presque l'impression de jouer à un remaster.
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# Finalement...
Mon objectif n'est plus d'avoir le plus gros romset possible.
Mon objectif est d'avoir **la meilleure bibliothèque possible**.
Je veux que chaque jeu restant me donne une vraie raison d'allumer la Xbox.
Si un jeu est aujourd'hui mieux préservé sur PC, sur PCSX2 ou sur RPCS3, je n'ai aucun problème à supprimer la version Xbox.
Au final, ma bibliothèque devient beaucoup plus cohérente... et surtout, j'ai enfin envie de jouer au lieu de passer mon temps à faire défiler une liste interminable de jeux.
Je préparerai un article beaucoup plus détaillé prochainement. J'y expliquerai également comment j'organise toute ma ludothèque (Xbox, PS2, PC, PS3...) sur mon serveur Proxmox/RetroNAS, avec un accès sécurisé via VPN depuis n'importe quelle machine. C'est probablement la partie qui intéressera le plus les passionnés d'émulation et de préservation.
Il réunis l'ensemble du travail de la communauté. Il y a les habituels patch 480p et widescreen mais plus surprenants, des patch 720p et 60fps. Il intègre même un outil web pour patcher vos fichiers "default.xbe".
Là je suis en train de nettoyer mon romset pour ne garder que les essentiels car mine de rien il y en a pas mal qui ont eu droit à des remasters/remake ou qui ont une version PC encore fonctionnelle donc inutile de garder des doublons.
Je vous partagerai ma philosophie de tri si ça intéresse des membres d'ailleurs.
Elle reste encore malgré son âge une capsule temporelle de la première moitié des années 2000, un PC DirectX plug'n play qui permet de jouer à certains jeux très compliqué à lancer sur PC et sous leur meilleur aspect sur consoles.
"Losing the War with Japan" – Le docu qui, en 1991, prédisait le déclin américain face au Japon
En novembre 1991, Frontline diffusait un reportage choc : "Losing the War with Japan".
Le message était brutal : pendant que les USA gagnaient la guerre militaire au Koweït, les Japonais gagnaient la guerre économique. Le documentaire s'ouvre sur une phrase cinglante : "La guerre froide est terminée et le Japon a gagné."
Trois industries passées au crible
Le reportage examine comment le "capitalisme à la japonaise" – coordination État-industrie via les keiretsu – menaçait la domination américaine :
- L'automobile : fournisseurs américains laminés, États en concurrence destructrice pour attirer les investissements japonais. L'industrie américaine a perdu des centaines de milliers d'emplois, sans gain net.
- Les écrans plats : une technologie inventée aux USA, mais le Japon en contrôlait déjà 90 % du marché.
- Les jeux vidéo : Nintendo détenait 80 % du marché américain, avec des pratiques anticoncurrentielles qui ont valu une enquête de la FTC.
Comment les USA ont "maîtrisé" le Japon
Les Accords du Plaza (1985) ont forcé le yen à doubler en deux ans (240 → 120 ¥/$). La BOJ a baissé ses taux de 5 % à 2,5 %, avant de les remonter à 6 %, crevant la bulle. Le Nikkei a perdu 60 % de sa valeur entre 1989 et 1992.
Le yen est devenu la monnaie de financement du monde via le carry trade, transformant le Japon en rentier au service de l'hégémonie américaine. Le pays est entré dans une "décennie perdue" qui dure en réalité depuis plus de trente ans.
Mais le combat avec la Chine est d'une toute autre ampleur
Avec le Japon, la compétition était gérable. Le Japon était un allié militaire des États-Unis, dépendant d'eux pour sa sécurité, et sa devise était convertible.
Avec la Chine, c'est une tout autre histoire.
La Chine n'est pas un allié, mais un adversaire stratégique. Elle est souveraine, autonome, et dispose de l'arme nucléaire. Sa devise, le yuan, est contrôlée et non convertible, ce qui rend impossible une "version chinoise du Plaza Accord".
L'économie chinoise est la deuxième du monde, leader en IA, batteries, véhicules électriques et semi-conducteurs. Elle a tiré les leçons de l'histoire japonaise et ne répétera pas ses erreurs.
Les experts sont clairs : les États-Unis ne peuvent pas "refaire un Japon" avec la Chine. Les outils utilisés contre le yen ne fonctionneront pas contre le yuan.
La chute du yen en 2026 est le prolongement de cette guerre commencée il y a 35 ans. Mais cette fois, l'adversaire n'est pas un allié dépendant. C'est une superpuissance qui refuse de s'incliner.
Activez le doublage automatique. Bon visionnage! (non c'est pas Mickaël Vendetta en miniature )
Les États-Unis viennent d’enregistrer leur taux de natalité le plus bas de leur histoire, et le gouvernement est en pleine panique. Crédits d’impôt, primes à la naissance, discours « en faveur de la famille » : rien de tout cela ne change la donne. La plupart des gens accusent les téléphones, les prix de l’immobilier ou « les jeunes d’aujourd’hui ». Ils ont tort.
La vérité est plus simple, et presque personne n’ose la dire à voix haute : les États-Unis suivent exactement le même scénario que le Japon en 1990. Le même piège immobilier. Le même effondrement du mariage. La même richesse immobilisée. Le même désengagement générationnel. Trente ans d’écart, point par point.
Dans cette vidéo, nous analysons les quatre signaux spécifiques que le Japon a franchis dans les années 1990 et que les États-Unis viennent de franchir dans les années 2020, et nous expliquons pourquoi toutes les mesures prises par Tokyo pour y remédier ont échoué.
Le Japon a été le premier. La Corée est la deuxième. Les États-Unis sont les prochains.
Je m'en suis rendu compte avec le recul : toutes ces magnifiques interfaces qui te montrent tes jeux en vidéo et en jaquette ne donnent pas envie de t'investir. Elles donnent envie de tester. Zapper. Passer à autre chose. Netflix, Game Pass et même les applis de rencontre fonctionnent sur la même logique. On appelle ça le paradoxe du choix : plus d'options, moins de capacité à choisir.
Quand t'es bombardé de profils de nanas magnifiques qui se décrivent à peine, attendent que tu fasses le premier pas et proposent des discussions creuses… ça te donne envie de t'investir dans l'une d'elles ? Pas vraiment. Trop de choix tue le choix. Ton cerveau est paralysé par l'abondance.
Mes astuces pour sortir du piège :
Côté films/séries : sur mon serveur Jellyfin, je prépare des playlists de mes favoris et je supprime les films inintéressants. On peut faire pareil avec Steam Big Picture et Batocera, mais ça demande du boulot (surtout le dernier).
Côté jeux : je récupère les ROMsets, je les charcute et je ne garde que ce qui me plaît : Arcade, Action/Aventure, FPS, RPG en français, plates-formes 2D/3D et jeux de course. Exit les jeux de sport annuels, les révisions, bêtas, prototypes, les 50Hz (si j'ai la 60Hz), les RPG en anglais que je ne ferai jamais, le Mahjong et les Visual Novel. Il faut agir comme si vous aviez les jeux en physique car lorsqu'on jouent à des jeux physique, il est inconcevable d'avoir l'intégralité du catalogue d'une machine (je parle même pas du PC, c'est impossible en terme de stockage) donc mieux on trie ses romset, mieux c'est. Un top 100, 200 ou 300 des meilleurs jeux de chaque support est raisonnable par exemple.
Côté émulation : j'ai abandonné Steam Big Picture et Batocera. J'installe directement les émulateurs sur Windows/Linux – PCSX2, Duckstation, Citron, RetroArch ont des interfaces superbes. Je crée des raccourcis sur le bureau pour chaque jeu et j'évite à tout prix d'admirer ma collection.
Côté temps de jeu : je n'installe qu'un seul jeu à la fois. En ce moment : Shadow of the Colossus (PS4), Legacy of Kain Remastered et Limbo (PC), Rallisport Challenge (Xbox). Une icône sur le bureau ou le dashboard, et c'est tout.
Côté rencontres : désinvestir totalement. Il n'y a rien de naturel à juger des femmes sur trois photos et une bio vide. Et puis… elles jouent toutes à Chad B... humour, humour.
Résultat : plus de zapping, plus de paralysie. Je joue, vraiment. Je m'investis. Et c'est bien plus satisfaisant.
Et vous, vous avez des astuces pour lutter contre le paradoxe du choix ?
J'en avais déjà déployé un mais vite supprimé, cette fois-ci c'est la bonne, j'ai de quoi créer des articles via IA pour automatiser certaines tâches et garder quand même mon style d'écriture.
L'idée serait des posts sur:
- Comment jouer à certains vieux jeux de nos jours (choisir la version PC ou console, correctifs, mods, etc)
- Partager mes découvertes rétro (import Saturn/PS1/PS2, jeux méconnus et sous côtés)
- Comment reconditionner les anciennes consoles (pas mal de documentation sur la première Xbox)
- Configurer les émulateurs, les meilleurs sites tipiak, etc
J'en profite car étant de nouveau célibataire et n'ayant pas de projet à me remettre en couple, je pense que c'est le meilleur moment de partager toute la documentation que j'ai accumulé et de jouer à tous les jeux que j'ai manqué depuis les 10-20 dernières années.
Ce sera sur le même modèle que technonagib.fr pour ceux qui suivent mes tutoriels sur l'informatique.
En ce moment pour déstresser je me fait pas mal de jeux de course et sur la OGXbox, forcément dans le genre, il y avait du lourd:
- Moto GP 1/2/3
- Burnout 1/2/3/4
- Forza Motorsport
- Project Gotham Racing
Et les Rallisport Challenge
Ces jeux sont sortis il y a respectivement 24 ans et 22 ans, incroyable de voir à quel point ils ont bien vieillis.
J'aime beaucoup cette console car outre les souvenirs (XBMC, CoinOps, les nombreuses consoles vendues sur gamekyo ), c'est une sorte de capsule temporelle de la première moitié des années 2000 avec des jeux multi-supports dans leurs meilleures versions (480p, 720p des fois, 16:9, Dolby 5.1 in-game), des exclusivités fortes dont certains jamais portés et très mal émulés et surtout des jeux sortis sur PC mais qui sont injouables de nos jours et dont la version Xbox reste la meilleure manière d'en profiter.
Bizarrement, j'ai pas cet affect avec la Xbox 360 car la plupart des jeux sont sortis sur PC et sont jouables de nos jours et la scène hack était pas vraiment flamboyante.
Sinon j'ai branché ma OGXbox avec un adaptateur HDMI sur mon 50 pouces Sharp, franchement je vois rien de choquant visuellement avec le 480p et le 16:9 en natif sur la console. je crois que c'est la console de la gen 128 Bits qui résiste le mieux au temps car la Gamecube/Wii, impossible d'y jouer sir je passe pas par une Wii U (elle upscale en 1080p) et la PS2 est une abomination (trop peu de jeux en 480p, mode GSM instable sur bon nombre de jeux) donc je joue exclusivement sur PCSX2 pour le coup.
Par contre l'émulation de la OGXbox via CXBX...no comment, une horreur sans nom, qu'ils abandonnent vu la charge CPU/GPU et les minables performances.
Mais quand t'es sur PC, entre les jeux Fitgirl-Repack et les promos permanentes, impossible d'acheter quoi que ce soit sur les stores consoles.
Ça fait au bas mot 10 ans que j'ai arrêter de jouer, j'ai énormément de retard à rattraper.
Pour 43,63 euros (soit 2,18 euros par jeu en moyenne) sur Eneba (excellent magasin que je vous recommande), je me suis pris quasiment que des jeux solo:
- Deus Ex: Mankind Divided
- Heavy Rain et Beyond Two Souls
- Killer is Dead et No More Heroes 3
- Mafia III Definitive Edition
- Control et Quantum Break
- Darksiders III et Genesis
- Panzer Dragoon Remake
- Call of Juarez: Gunslinger
- Assassin's Creed Chronicles - Russia et India
- Streets of Rage 4
- Sunset Overdrive
- Shenmue III
- Titanfall 2
- Journey
- Dishonored 2
La RX 6400 est sacrément pratique avec l'upscaling en 4K, le FSR, sa faible conso énergétique. Le seul hic c'est l'Unreal Engine 5 qui met à l'amende pas mal de GPU d’entrée de gamme (une abomination ce moteur).
Évidemment, j'aurai pu tout avoir en tipiak mais à 2 euros le jeu + pouvoir l'installer sur x machines (j'ai un PC chez moi et un autre chez mes parents) + sauvegardes sur le Cloud et éviter d'avoir à stocker en local (certains jeux sont à 40, 80 voir 100 Go aujourd'hui), on va pas faire la fine bouche.
Le 3 juillet 2026, le yen est tombé à son plus bas niveau depuis 40 ans face au dollar (161 ¥/$) et s'échangeait aux alentours de 160 ¥/€. Un événement qui pourrait bien être le symptôme d'un bouleversement monétaire mondial.
Beaucoup s'interrogent sur cette dégringolade, mais peu mesurent le rôle colossal et méconnu du yen au sein du système financier mondial. Derrière cette monnaie se cache une histoire fascinante : celle d'un allié des États-Unis devenu trop encombrant, dont la puissance économique a été délibérément démantelée pour préserver la domination du dollar.
Cette série s'appuie sur plusieurs ouvrages majeurs :
- Les Princes du yen de Richard Werner
- La Guerre des monnaies de Hongbing Song
- Pétrole : Une guerre d'un siècle de William Engdahl
- Chip War de Chris Miller
- Princes of the Yen (documentaire)
Synthétisé à partir de mes prises de notes via l'IA Deepseek.
Bonne lecture!!!
CHAPITRE 1 – 1945-1979 – Les fondations du "miracle" japonais
1945-1971 : Une économie de guerre en temps de paix
Pour comprendre le yen d'aujourd'hui, il faut retourner aux origines du "miracle" japonais.
En 1945, le Japon est en ruines. L'occupation américaine, sous MacArthur, ne démantèle pas le système économique de guerre, elle le remodèle. Le Japon va reproduire la logique de l'économie de guerre, mais appliquée aux biens de consommation.
Le système japonais d'après-guerre s'inspire directement des méthodes du banquier central d'Hitler, Hjalmar Schacht, et de la Reichsbank dans les années 1920. Schacht avait développé un système de contrôle du crédit permettant à l'État de diriger les flux financiers vers les secteurs prioritaires. Ce modèle "schachtien" fut exporté au Japon et adapté.
L'instrument clé ? Le "Window guidance" (窓口指導). La Banque du Japon (BOJ) dirige strictement les flux de crédit vers les secteurs jugés stratégiques, limitant la concurrence par des cartels. L'objectif n'est pas le profit, mais la croissance des parts de marché.
Résultat : une croissance fulgurante. En 1968, le Japon devient la deuxième économie mondiale, servant de modèle aux "tigres" asiatiques.
Le yen, étouffé pour favoriser les exportations
Durant cette période, le yen est maintenu à un taux de change artificiellement bas (360 yens pour un dollar de 1949 à 1971), ce qui favorise les exportations japonaises. Le "miracle" économique japonais repose en partie sur cette sous-évaluation monétaire.
Mais ce système, planifié et protégé, est une épée de Damoclès. Il allait attirer les foudres de Washington.
Le tournant de 1971 : la fin de l'étalon-or et la guerre des monnaies
Le 15 août 1971, Nixon met fin à la convertibilité du dollar en or. Le système monétaire international, en vigueur depuis Bretton Woods, s'effondre. Le yen, jusqu'alors maintenu artificiellement bas, commence à s'apprécier, passant de 360 à 308 yens pour un dollar. C'est un premier avertissement pour le Japon, dont le modèle exportateur repose sur une monnaie faible. La guerre des monnaies commence.
1973 : La Commission trilatérale, ou comment intégrer le Japon au cercle des décideurs
Face à ces bouleversements, David Rockefeller fonde la Commission trilatérale pour renforcer les liens financiers entre l'Amérique du Nord, l'Europe et le Japon. Le Japon est désormais intégré au cercle des décideurs mondiaux, mais toujours sous la tutelle du dollar. Cette intégration est à double tranchant : elle reconnaît la puissance japonaise, mais elle l'institutionnalise dans un système où le dollar reste roi.
CHAPITRE 2 – 1945-1985 – Le Japon, vitrine de l'Occident et future usine du monde
Après la guerre, les États-Unis font un choix stratégique : empêcher que l'océan Pacifique ne devienne un océan communiste. Avec la victoire communiste en Chine (1949) et la guerre de Corée (1950), Washington décide que le Japon doit devenir le principal allié industriel des États-Unis en Asie. L'objectif est clair : faire du Japon la vitrine du monde occidental et un rempart contre la vague communiste.
Les Américains injectent des milliards de dollars à travers le plan Dodge (1949) et les commandes militaires de la guerre de Corée. Ces dernières représentent environ 60 % des exportations japonaises au début des années 1950. Toyota, au bord de la faillite en 1949-1950, survit grâce aux prêts bancaires et aux commandes américaines.
Les États-Unis transfèrent également leur savoir-faire dans l'acier et l'électronique via des licences et des brevets accordés par Bell Labs, IBM, RCA et GE. Ils ouvrent leur marché intérieur aux produits japonais, acceptant d'énormes déficits commerciaux comme un choix géopolitique de la guerre froide.
Les résultats sont spectaculaires
- L'automobile : En 1980, les voitures japonaises représentent 23 % des ventes aux États-Unis.
- Les semi-conducteurs : En 1970, le Japon détenait 20 % de parts de marché mondiales (contre 60 % pour les USA). En 1980, il grimpe à 51 %, contre 35 % pour les USA.
- L'électronique grand public : Sony, Panasonic, Toshiba inondent les foyers occidentaux.
Le yen, arme secrète du miracle
Durant cette période, le yen est maintenu à un taux artificiellement bas (360 yens pour un dollar de 1949 à 1971), rendant les produits japonais extrêmement compétitifs.
Le prix du succès
Ce système, planifié et protégé, avait un coût. Il maintenait une grande partie de la population dans une sous-consommation chronique. Mais le Japon avait accompli l'impossible : en une génération, il était passé du statut de pays vaincu à celui de deuxième puissance économique mondiale.
CHAPITRE 3 – 1979-1989 – L'apogée du Japon (1ère partie)
L'ère de la globalisation et de la financiarisation à outrance
Les années 1980 marquent un tournant dans l'économie mondiale. Sous l'impulsion de Reagan et Thatcher, le monde bascule dans une ère de financiarisation outrance, de dérégulation et de globalisation. Les "yuppies" règnent sur Wall Street. Le capitalisme financier l'emporte sur l'industrie. Et le Japon, lui, est au sommet de sa puissance technologique.
Le Walkman : la bascule vers l'innovation
En 1979, Sony lance le Walkman. Pour la première fois, un produit japonais ne se contente pas d'imiter l'Occident ; il crée une nouvelle catégorie de consommation et bouleverse les habitudes culturelles mondiales. Le Japon passe de la copie à l'innovation.
Une domination technologique tous azimuts
- L'automobile : Après les chocs pétroliers, les voitures japonaises, plus petites et moins gourmandes en essence, déferlent sur l'Amérique. L'automatisation des chaînes de montage les rend d'une fiabilité redoutable. Detroit est laminée. En 1980, les voitures japonaises représentent 23 % des ventes aux États-Unis.
- Les semi-conducteurs : Les DRAM japonaises ont 4,5 fois moins de défauts que les américaines. Le Japon détient près de 100 % du marché des puces 1 mégabit.
- L'image et le son : Le Japon domine les formats VHS, les magnétoscopes, les téléviseurs. Sony, Panasonic, Toshiba inondent les foyers occidentaux.
- La lithographie : Nikon et Canon supplantent l'américain GCA, qui dominait le marché des steppers.
- Les jeux vidéo : Nintendo conquiert 85 % du marché américain après le krach de 1983.
- Les écrans plats : Une technologie inventée aux États-Unis, mais le Japon en contrôle 90 % du marché.
En 1989, 6 des entreprises les plus précieuses du monde étaient japonaises : Industrial Bank of Japan ($104 Md), Sumitomo Bank ($73 Md), Fuji Bank ($69 Md), Dai-Ichi Kangyo Bank ($60 Md), Tokyo Electric Power, Toyota Motor Corporation.
Le Japon qui peut dire non
En 1989, Akio Morita (Sony) et Shintaro Ishihara publient Le Japon qui peut dire non. Ishihara écrit : "Les semi-conducteurs de 1 mégabit utilisés dans le cœur des ordinateurs ne sont fabriqués qu'au Japon. Le Japon a au moins cinq ans d'avance sur les États-Unis."
Le livre est traduit par la CIA. En 1987, la CIA commande un rapport prévoyant une "Pax Nipponica" – un bloc économique asiatique dirigé par le Japon.
CHAPITRE 4 – 1979-1989 – L'apogée du Japon (2ème partie)
Les Accords du Plaza : le piège se referme
En septembre 1985, l'Accord du Plaza est signé à l'hôtel new-yorkais du même nom. Officiellement, pour faire baisser un dollar surévalué. Officieusement, pour contraindre le Japon à réévaluer le yen.
En 1985, 1 dollar valait environ 260 yen. En 1987, il ne vaut plus que 130 yen. Le yen a doublé en deux ans. La BOJ baisse ses taux d'intérêt de 5 % à 2,5 % en février 1987 pour compenser l'effet négatif sur les exportations.
L'effet sur l'industrie japonaise
Une Toyota exportée aux États-Unis, qui coûtait 10 000 dollars, doit désormais être vendue 20 000 dollars pour maintenir les mêmes marges. L'impact est brutal. Les entreprises japonaises n'ont pas d'autre choix : elles doivent délocaliser en Asie du Sud-Est, puis en Chine, aux États-Unis et en Europe. C'est le début de l'internationalisation productive contrainte du Japon.
La bulle spéculative
Les capitaux japonais se rapatrient massivement. Le Nikkei passe de 6 819 points à 38 915 points en 1989. Entre 1986 et 1989, le prix des terrains dans les grandes villes est multiplié par 3 à 5. Le palais impérial de Tokyo vaut autant que l'intégralité du parc immobilier de la Californie. Le foncier représente alors environ 60 à 70 % de la richesse nette des ménages. Le marché immobilier japonais pèse quatre fois plus en valeur que celui des États-Unis.
Le zaitech : la financiarisation du Japon
Pour compenser leurs pertes, les entreprises japonaises se lancent dans la spéculation financière (zaitech). Selon Nomura, les actifs financiers de Japan Inc. passent de 909,7 milliards de dollars en mars 1983 à 1 400 milliards de dollars en 1986. En 1986, la rumeur courait qu'un tiers des bénéfices avant impôt de Toyota provenait du zaitech.
Une bulle culturelle sans précédent
Sony rachète Columbia Pictures pour 4,8 milliards de dollars – la plus grosse acquisition japonaise de l'histoire aux États-Unis. Des films comme Akira n'auraient jamais vu le jour sans ces budgets faramineux.
Le "Japan Lobby" à Washington
En 1990, le Japon dépense 400 millions de dollars par an pour un lobbying politique aux États-Unis – un montant équivalent aux dépenses combinées des Républicains et des Démocrates pour les élections de 1988.
"Losing the War with Japan" (1991)
Le documentaire Frontline examine comment le "capitalisme à la japonaise" menace la domination américaine. Pendant que les USA gagnaient la guerre militaire au Koweït, ils perdaient la guerre économique contre le Japon.
La BOJ remonte les taux de 2,5 % à 6 % entre 1989 et 1990 : la bulle éclate.
CHAPITRE 5 – 1990-1999 – L'effondrement, la déflation et la naissance du carry trade
1990-1992 : L'éclatement de la bulle
Wall Street utilise la bombe nucléaire financière : les produits dérivés.
Le mécanisme (raconté par Hongbing Song) est diabolique :
- Les banquiers d'investissement achètent aux compagnies d'assurance japonaises des promesses de paiement en cas de baisse du Nikkei (put warrants).
- Ils revendent ces promesses au Danemark, qui "loue" sa réputation.
- Les Japonais, persuadés de leur exceptionnalisme, parient contre eux.
- Le 29 décembre 1989, le Nikkei atteint son sommet historique : 38 915 points.
- Le 12 janvier 1990, les Nikkei put warrants sont émis sur le NYSE. Le Nikkei commence à chuter. Il ne s'arrêtera plus.
En 1992, la bourse japonaise a perdu 60 % de sa valeur. Près de 5 000 milliards de dollars s'évaporent. L'économiste Yoshikawa Mototada écrira que l'appauvrissement du Japon dans les années 1990 est comparable à celui de la Seconde Guerre mondiale.
Le krach a été d'une telle violence qu'il a fallu 34 ans à la bourse japonaise pour s'en remettre (le Nikkei retrouve son record historique seulement en 2024).
1990-1998 : La décennie perdue et le déni de la BOJ
Richard Werner, chercheur associé à la BOJ pendant la crise, révèle dans Les Princes du yen que la banque centrale savait, mais a choisi de ne pas agir.
Un banquier central lui confie :
"Si nous imprimions plus d'argent, nous aurions une reprise. Mais rien ne changerait alors. Les problèmes structurels du Japon ne seraient pas résolus."
La BOJ prolonge délibérément la récession pour forcer la transformation structurelle du Japon vers un modèle libéral à l'américaine.
Le résultat institutionnel :
- Le ministère des Finances (Ōkurashō) est dépouillé de ses pouvoirs en 1998
- La BOJ devient indépendante en 1998
- En janvier 2001, le Ōkurashō disparaît, perdant même son nom
1999 : La naissance du carry trade
Le carry trade naît en 1999, lorsque la BOJ abaisse ses taux à zéro. Le yen devient la monnaie de financement du monde.
CHAPITRE 6 – 1990-2010 – Les conséquences sociales et économiques de la décennie perdue
Un déclin relatif
La décennie perdue n'est pas qu'une crise financière. C'est une catastrophe sociale et démographique dont les effets se font encore sentir aujourd'hui.
Le Japon reste innovant dans la robotique, les matériaux, les machines-outils et l'automobile. Il perd cependant son avance dans les logiciels, Internet, les plateformes numériques et les semi-conducteurs de pointe. Le décalage technologique avec les États-Unis et la Chine se creuse.
Les entreprises zombies
Au début des années 2000, on estime que 30 % des entreprises japonaises étaient des "zombies" – des entreprises qui ne survivent que grâce aux prêts des banques, sans profit ni perspective de croissance.
Ces entreprises ont cassé les prix juste pour survivre, plongeant le Japon dans une spirale déflationniste. Les clients reportent leurs achats, les entreprises baissent les prix, les entreprises n'embauchent plus, voire licencient.
Le cercle vicieux de la déflation
Si les prix baissent, les entreprises ne peuvent pas faire de bénéfices. Dès lors, pas d'investissement dans l'innovation, pas d'augmentation des salaires. Pendant ce temps, aux États-Unis, les capitaux financent les géants de la Silicon Valley.
La génération sacrifiée
Les entreprises gèlent les embauches de nouveaux diplômés durant 10 ans. Beaucoup finiront caissiers ou serveurs, malgré leurs diplômes. Cette fameuse "génération perdue" (Lost Generation) portera les stigmates de cette crise toute sa vie.
- En 2015, 1 homme sur 4 et 1 femme sur 7 n'étaient pas encore mariés à 50 ans au Japon.
- En 2024, moins de 700 000 naissances pour la première fois depuis le début des statistiques à la fin du XIXe siècle, contre 2 millions au début des années 1970.
Le PIB nominal du Japon était de 5 500 milliards de dollars en 1995. Il est aujourd'hui d'environ 4 200 milliards de dollars. Cette baisse ne provient pas seulement de la stagnation économique, mais aussi de la déflation, de l'évolution du taux de change du yen et de la démographie.
Le salaire moyen n'a pas augmenté depuis 30 ans – les salaires réels stagnent.
CHAPITRE 7 – 2000-2019 – L'ère du carry trade et l'échec des Abenomics
Le carry trade, pilier du système mondial
Pendant une décennie, le carry trade fonctionne sans heurts. Le yen reste faible, oscillant entre 100 et 120 yens pour un dollar. Les investisseurs empruntent des yens pour acheter des actifs partout dans le monde.
Les chiffres colossaux :
- Prêts externes des banques japonaises : 350 milliards de dollars
- Investissements étrangers du Japon : plus de 4 500 milliards de dollars
Sans le carry trade, Wall Street perd sa principale source de financement à bas coût. La dette américaine (36 000 milliards de dollars aujourd'hui) repose en partie sur ce mécanisme.
2012-2019 : L'échec des Abenomics
En 2012, Shinzo Abe lance les "Abenomics" : assouplissement monétaire massif, relance budgétaire, réformes structurelles. Objectif : provoquer une inflation de 2 %.
La stratégie monétaire : faire baisser le yen pour relancer les exportations. La BOJ imprime des yens, le yen s'affaiblit (120 yens/ en 2013, jusqu′ à 150 yens).
Le carry trade a-t-il étouffé les Abenomics ?
L'assouplissement monétaire sans précédent de la BOJ a bien affaibli le yen et fait bondir la bourse de Tokyo, mais les exportations n'ont pas répondu comme prévu.
Le carry trade a contribué à cette inefficacité en détournant les capitaux vers des placements financiers étrangers plutôt que vers l'économie réelle. Les entreprises japonaises sont restées dans un "esprit déflationniste" : elles refusent d'augmenter les prix par peur de perdre des clients.
Le yen faible n'a pas profité aux ménages, dont le pouvoir d'achat a diminué.
En 2016, la BOJ adopte les taux d'intérêt négatifs. Le yen reste faible. L'inflation ne vient pas. La dette publique atteint 260 % du PIB.
CHAPITRE 8 – 2020-2026 – Le piège du yen se referme sur le monde
2020-2023 : L'inflation qui revient
La pandémie bouleverse tout. Les chaînes d'approvisionnement sont perturbées. Les prix des matières premières s'envolent. Pour la première fois depuis des décennies, l'inflation pointe au Japon.
En 2022-2023, le prix du riz – aliment de base – flambe. Les ménages japonais voient leur pouvoir d'achat s'effondrer. Le yen, qui s'affaiblit encore, renchérit les importations. Le Japon, dépendant à 100 % du gaz et du pétrole, subit de plein fouet la hausse des prix de l'énergie.
2024-2026 : La BOJ commence à craquer
La BOJ, prise au piège, commence à remonter ses taux :
- 2024 : de 0,1 % à 0,25 %
- 2025-2026 : nouvelles hausses timides
Le 3 juillet 2026, le yen tombe à son plus bas niveau depuis 40 ans : 161 ¥/$ et 160 ¥/€.
Pourquoi le monde tremble-t-il ?
Le carry trade est partout :
- Les hedge funds ont emprunté des milliers de milliards de yens
- Ils ont investi dans des actions américaines, des cryptos, des bons du Trésor
Si la BOJ continue d'augmenter ses taux, le coût de ces emprunts explose
Les trois risques du carry trade se matérialisent simultanément :
- La BOJ augmente ses taux
- Le yen s'apprécie (rendant le remboursement plus cher)
- Les actifs achetés avec les yens perdent de la valeur
Le danger pour les États-Unis :
- Les investisseurs japonais, attirés par les rendements japonais, se détournent des bons du Trésor américain
- Une vente massive des bons du Trésor provoquerait une crise de la dette (36 000 milliards de dollars)
Le Japon est pris en étau :
- Augmenter les taux → fin du carry trade, effondrement des actifs risqués (crypto, actions)
- Baisser les taux → importer davantage d'inflation, appauvrir les ménages, renchérir les importations énergétiques et technologiques (IA, semi-conducteurs)
L'ère du yen comme monnaie de financement du monde touche-t-elle à sa fin ?
Le yen n'est pas seulement une monnaie nationale. C'est le lubrifiant d'un système financier mondial devenu dépendant de sa faiblesse. Si ce lubrifiant vient à manquer, c'est tout le moteur qui risque de gripper.
CHAPITRE 9 – Conclusion
La chute du yen n'est pas un accident. C'est le prolongement d'une guerre économique et monétaire commencée il y a cinquante ans.
Le yen a été la monnaie d'une puissance montante, puis la monnaie d'une bulle spéculative, et enfin la monnaie de financement du monde. Aujourd'hui, il est la monnaie d'une nation en déclin démographique et économique, mais dont la monnaie reste le pilier invisible du système financier mondial.
Le carry trade a permis aux États-Unis d'emprunter sans limite pendant plus de vingt ans. La dette américaine a atteint 36 000 milliards de dollars, et le yen en a été le carburant.
Mais ce carburant s'épuise. La BOJ, prise au piège entre l'inflation importée et la fin du carry trade, devra faire un choix douloureux. Et ce choix aura des conséquences planétaires.
L'ère du yen comme monnaie de financement du monde touche-t-elle à sa fin ?
D'un autre côté, on a jamais vécu une époque aussi abondante (voir surabondance) en terme de contenus même si ça frise l'indigestion (on sait plus quoi choisir) et à des prix extrêmement abordables (voir gratuits via le tipiak).
En vrai, c'est triste, on va plus pouvoir admirer et conserver nos objets physiques, je le conçois. Je suis pas pro physique mais je me souviens avec émotion de certains jeux de ma collection que j'affectionnait (au hasard, Drakengard) avec leur belle notice, ces magnifiques illustrations, le DVD décoré avec soins mais bon depuis la gen PS3/X360, les éditeurs avaient commencé à rogner sur les coûts, à faire de la notice quelque chose d'inutile, à rendre leur jeux de plus en plus orientés online même quand ça ne servait à rien et pas mal de jeux sont devenus inutilisables de nos jours sans l'aide de la communauté.
Et puis, regardez l'état actuel des productions.
D'excellents jeux sortent mais on sent qu'on arrive au bout du bout. Les jeux prennent de plus en plus de temps à être développés, ils tournent tous avec le même moteur, les développeurs n'optimisent quasiment plus leur jeux, les AAA limitent la prise de risque au maximum (ils resterons pas dans les annales).
Il y a encore les jeux Nintendo, Capcom (quelle remontada n’empêche), les jeux AA qui sauvent l'honneur et redonnent espoir mais bon, n'est-ce pas au fond le bon moment de retourner dans le passé et de découvrir toutes ces perles connues ou méconnues qu'on peut avoir en physique ou en tipiak en quelques clics ?
N'est-ce pas le moment d'investir dans le PC, quitte à ce que soit pas un foudre de guerre pouvant faire tourner GTA VI mais suffisant pour faire tourner un gigantesque catalogue.
Et avec la flambée des prix de la RAM et du stockage, peut-être est-ce le moment d'investir dans ces derniers et de stocker à titre de sécurité les jeux qui peuvent disparaître du jour au lendemain des stores voir d'Internet ?
Il y a largement de quoi avoir à boire et à manger en terme de contenus. Suffit d'avoir les bonnes adresses et les bonnes apps pour vivre en autarcie.
Pleurer sur les réseaux sociaux de la fin du physique, je trouve ça un peu indigne dans le sens où c'est pas une surprise et c'était qu'une question de temps avant que cela n'arrive, le temps d'habituer les jeunes générations à consommer uniquement au format numérique.
Je pense que le seul et unique moyen de résister au tout numérique des grosses coroporations c'est de:
- Télécharger le maximum de contenus (musiques, films, séries, jeux, livres) pour vivre en autarcie (mes tutoriels orientés serveur pourraient plaire à certains membres du site)
- Collectionner ce qui est déjà sortis en physique et ne plus consommer de contenus au format numérique sur les stores consoles
Ce jeu, c'est pas ma tasse de thé mais force est de constater que j'ai été surpris sur les effets inattendus qu'il a eu sur mon fils de 9 ans :
- Le modding et le fait que le jeu tourne sous Java ont poussé mon fils à s'intéresser au codage. Il est déjà à l'aise avec le clavier/souris, à taper des commandes sous Linux mais du coup il souhaite avoir sur son PC portable VS Code, regarder des vidéos et trafiquer davantage le jeu (on va bientôt découvrir des outils IA également).
- L'esthétique cubique et pixelisé fait qu'il ne voit aucun problème à jouer à des jeux de la génération 32 bits/64 bits. Il peut très bien jouer aux anciens Sonic MD/GG comme ceux sortis sur Dreamcast ou les derniers comme Generation ou Frontier. Idem pour Mario, il passe de Odyssey à Super Mario 64 très facilement (obsédé par le trailer de l'E3 96 avec la tête de Wario ). Donc du coup cette tolérance aux graphismes vieillots va me permettre de lui faire découvrir l'âge d'or sans soucis. Il a kiffé acheter des figurines dans Shenmue par exemple et que je lui explique que sans ce jeu, son Animal Crossing existerait même pas. Dernièrement il s'étais mis sur les Pac-Man World PS1/PS2 et les remake et même le jeu d'origine.
Dans un autre registre, il a découvert la première série Power Ranger grâce au remake de Netflix et lui qui jure que par les animes 3D (il trouve l'animation 2D dépassé, il a préféré HNK 2026 au film de 1986, je voulais l'étrangler!!!), sa mâchoire s'est décrochée quand j'ai montré la scène du film Akira avec l'énorme sphère qui sort du sous-sol (du coup on va bientôt regarder Steamboy).
En terme de culture et de curiosité il met à l'amende tellement de millenials, ils seraient rouge de honte face à lui
J'ai décidé de fermer Myrient le 31 mars 2026. D'ici là, le site restera accessible dans son état actuel. Veuillez télécharger tout contenu que vous jugez important, car vous disposez d'environ un mois pour le faire.
Plusieurs raisons motivent cette fermeture :
- Financement insuffisant
Alors que le trafic a continué d'augmenter l'année dernière, le montant des dons est resté le même. J'ai dû débourser plus de 6 000 dollars par mois de ma poche pour couvrir la différence, ce qui n'est pas viable.
- Gestionnaires de téléchargement payants
Au cours des derniers mois, de nombreux gestionnaires de téléchargement spécialisés ont été créés, contournant complètement le site, les messages de don et les protections de téléchargement. Certains de ces gestionnaires de téléchargement ont verrouillé certaines fonctionnalités derrière un mur payant, obligeant les utilisateurs à payer pour y accéder. L'utilisation de Myrient à des fins commerciales et lucratives a toujours été strictement interdite. Une utilisation aussi flagrante et abusive du site ne peut plus être tolérée.
- Hausse des prix de la RAM, des SSD et des disques durs
Depuis septembre dernier, les prix de la RAM, des SSD et des disques durs ont considérablement augmenté et continuent de grimper en raison de la demande extrême et continue des centres de données IA. Cela a également entraîné une augmentation des frais d'hébergement de Myrient. Les mises à niveau nécessaires de l'infrastructure de stockage et de mise en cache n'ont fait qu'aggraver le problème. Avec un grand nombre de serveurs et le déficit mensuel existant susmentionné de plus de 6 000 dollars, il n'y a aucun moyen de payer les coûts supplémentaires d'hébergement et de mise à niveau du matériel.
Il existe encore de nombreuses autres raisons mineures, je pourrais m'étendre longuement à ce sujet, mais personne ne voudrait lire tout cela.
En bref, je n'ai plus les moyens de faire fonctionner le site.
Si vous avez des commentaires, vous pouvez les envoyer à support@erista.me (je les lirai tous et répondrai peut-être à certains d'entre eux).
Merci d'avoir utilisé Myrient pendant toutes ces années.
- La faille GoldHhen peut-être chargé désormais jusqu'au firmware 13.00 grâce à l'application PSVue https://lnkd.in/eibVyiHB , une simple USB suffit pour restaurer l'application une première fois puis lancer le jailbreak à chaque démarrage
-Sachant que le dernier firmware en date est le 13.02, cela veut dire que toutes les PS4 peuvent être jailbreaké très facilement
- Vous allez pouvoir activer le serveur FTP, le mod debug, installer des homebrew, des émulateurs et des jeux (sous réserve que vous ayez les originaux, vous m'avez compris)
- Mais surtout des distributions Linux comme Arch Linux, Manjaro, Ubuntu, Batocera (distro orienté retrogaming) https://lnkd.in/eQv5uEsg et plus surprenant, Proxmox VE https://lnkd.in/e_jzsZnx
- La console embarquant un processeur AMD Jaguar Octocore basse consommation, 8 Go de RAM, un disque dur de 500 Go/1 To (selon les modèles, USB/Wifi/Ethernet, c'est ni plus ni moins qu'un PC domestique
- Donc en plus d'être une console de jeu au catalogue gigantesque (plus de 3600 jeux), elle peut-être recyclé comme PC de bureau, serveur de virtualisation et station retrogaming