description : Groupe officiel de Gamekyo, où vous pourrez retrouver tests, aperçus, avis de DLC, bilan de Season Pass et parfois des "retour sur" quand la situation le permet.
Conditions de test : effectué à partir d’un code review sur PlayStation 5 Pro, non sans un petit retard lié aux fériés (donc la faute des enfants, pas la mienne).
Housemarque n’a pas toujours appartenu à PlayStation, mais ça fait quand même 20 ans qu’on a tendance à les associer à eux, soit les deux-tiers de vie du studio, toujours au rapport pour des titres plein de boulettes à tendance Arcade jusqu’à l’évolution récente sur PlayStation 5, celle de la voie du rogue-lite, l’un des genres les plus prisés de la scène indé, moins pour un first-party et encore moins dans le domaine du AAA. Il y eut donc Returnal, parfaite réussite établissant d’entrée de jeu les talents de l’équipe suédoise jusqu’à pousser PlayStation à sortir le chéquier deux mois plus tard pour sécuriser la boîte (faut dire que Xbox était très carnassier à l’époque) et 5 ans après, les mecs tentent déjà de renouveler l’essai avec Saros. Et c’est en fait encore mieux.
De mémoire de joueur, et j’ai quand même une sacré liste de jeux derrière moi, rarement un « shooter » (dans le sens très large du terme) m’a fait ressentir un quelque chose dès les premières secondes de gameplay. Ce « quelque chose » au moment de simplement pousser le stick qui fait dire que l’expérience va être top. Doom 2016 assurément, Control aussi en y repensant. On ressent instantanément une maniabilité parfaite et une fluidité ultime. Du velours. Et ce n’est qu’un début avant de découvrir tout ce talent de Housemarque dans le rythme, les échanges ultra nerveux, ce système qui récompense la prise de risque en absorbant ou contrant les attaques ennemies, l’abondance rapide de « boulettes » venues de leur époque Resogun & co où les mecs faisaient déjà l’apologie des effets de particule à outrance… De la bonne grosse intro qui met dans le bain avant de crever lamentablement car nous sommes dans un rogue, et la mort est une routine à laquelle on ne peut échapper, mais ici tout de même un peu plus souvent que d’habitude.
Après le reveal du jeu, on se demandait pourquoi ne pas avoir appelé tout simplement ce jeu Returnal 2, qu’importe l’absence de lien scénaristique, et aujourd’hui on comprend pourquoi. Saros est différent et représenterait presque une sorte de second départ pour cette nouvelle voie prise par Housemarque, comprenant peut-être par sécurité financière qu’un rogue sous forme de AAA a besoin de se vendre un minimum et donc d’être assez accessible pour un public plus large. Car Returnal ne l’était pas vraiment. Bien sûr qu’on pouvait finir par y arriver puisque l’on peut arriver à tout avec de la volonté, même Sekiro (peut-être), Mais Returnal avait de gros pics de difficulté pouvant impacter les moins courageux en plus d’un principe de sessions pas vraiment courtes, et l’habituel risque de stagner un peu niveau montée en puissance à partir d’un certain point. Tout cela, Saros le corrige d’un claquement de doigts, pour le meilleur et pour le pire.
Alors attention, Saros n’est pas forcément plus facile, ou en tout cas pas toujours (y a quelques beaux pics par moment), juste qu’il élimine la majorité des frustrations. Cela passe notamment par un arbre de compétences où dépenser les sortes de points d’xp accumulés pendant un run, avec des bonus essentiel dont très rapidement la deuxième « vie » mais globalement c’est du HP/MP/XP. En cas de trépas, il y a bien évidemment un pourcentage de perte du gain mais qu’importe, si vous avez tapez un bon run, vous aurez quand même l’impression d’être devenu plus puissant avec cette envie immédiate d’y revenir, qu’importe le mur qu’il y a eu en face. Qui plus est, le rythme de chaque run étant dantesque, il m’est arrivé de vouloir taper une session rapide pour finalement enchaîner 2h30 non stop à en avoir les yeux qui piquent, et le soupir face à l’heure trop tardive pour en remettre une cartouche.
Le débat est donc ouvert sur l’identité même d’un rogue car évidemment, en adoptant une pression moindre face à l’échec et une augmentation en puissance plus poussée, on gagne en rythme (et de manière folle) ce que l’on est susceptible de perdre en sentiment d’accomplissement. Ça ne lui enlève pas le statut du genre lui-même, jusqu’il entrouvre plus grand la porte d’une nouvelle école tout aussi intéressante et répondant aux besoins d’un autre public (et pourquoi pas aussi le même, ne soyons pas fermés). Qui plus est, des options sont bien présentes pour modeler un peu la difficulté avec très rapidement la mise en place d’un modulateur à bonus/malus dont on ne peut abuser des effets. Mais la plus grande différence avec bien des concurrents (Returnal inclus d’ailleurs) vient probablement de la progression. Avant, chaque run imposait le même point de départ et un cheminement, possiblement de plus en plus rapide, entre les différents biomes jusqu’au final. Saros fait lui le choix de points de téléportation au début de chaque biome, sans rendre forcément les choses plus faciles et c’est même l’inverse selon votre envie : vous gagnez du temps (et serez quoi qu’il arrive plus puissant qu’au moment de votre précédente mort) mais débuter du début, à l’ancienne, c’est donc une route vers davantage de bonus une fois revenu au mur précédent, surtout que le personnage obtient petit à petit de nouvelles aptitudes (dont un grappin) pour aller piocher des trucs auparavant inaccessibles.
C’est grisant. C’est même incroyablement grisant et ce Saros valide décidément une année déjà pleine de belles surprises alors que nous ne sommes qu’en mai. On peut néanmoins lui reprocher des choses, comme un scénario certes beaucoup plus intéressant que prévu, avec doublage FR (notez bien ça, en face…), mais à la mise en scène d’un RPG Bethesda. Alors oui, ce n’est pas la grande spécialité de Housemarque, des anciens de trips très arcade, mais c’est en revanche totalement celle de Sony donc c’est toujours dommage pour un représentant de plus en plus important des PlayStation Studios. Le jeu se rattrape en revanche sur son ambiance sonore et surtout visuelle, et si certes les « blocs » de biomes ne sont pas aussi variés d’un bout à l’autre, c’est parce que chacun possède une version « Eclipse » (parfois obligatoire, parfois disons moins) où la difficulté est boostée autant par la puissance des ennemis que le risque de corruption, mais pour de meilleures récompenses « d’xp ». Et surtout quelle très jolie DA, servant aussi bien le plaisir des yeux que la narration.
Au final en y regardant de plus près, d’autres éléments éloignent Saros du rogue standard, le genre étant tellement prisé qu’il ne peut que muter comme celui des Soulsborne. L’aléatoire notamment. Il est présent, mais pas de manière aussi invasif autant pour les bonus que le matos lui-même. On pourra justement lui reprocher de ne pas proposer beaucoup d’armes différentes (de toute façon, on privilégiera l’espèce de lance-fléchettes dès que possible, et surtout pas le pompe). Mais là encore, cet éloignement de la génération aléatoire, néanmoins présente, pour quelque chose de plus stable valide encore cette tentative de proposer sa propre école puisqu’il est impossible de louper totalement un run par la faute à pas de bol (= le loot pourri). Les hardcore du genre pourront s’y amuser en rechignant un peu d’avoir tout torché en moins de 30h, mais la réussite est là pour un nouveau public tant Saros représente peut-être la meilleure porte d’entrée au genre. Et en AAA.
Je tiens à m’excuser du retard (le test Forza Horizon 6 arrive très vite, celui de Yoshi ensuite).
Putain de chantier à la maison + putain de fériés à la chaîne donc tous les gosses.
J’aime prendre mon temps à chaque review mais j’ai surtout besoin de CALME.
Maintenant ça va mieux
Et j’ai déjà hâte de faire mon bilan des GOTY de l’année, ça faisait longtemps que je m’étais pas autant éclaté.
Il est excellent le jeu, mais sony doit comprendre que vendre un rogu-like issu d’une nouvelle licence faut une baisse de prix et une petite demo aussi ça ferait pas de mal
Font pas assez d’effort niveau prix, comme astro bot, ils exagèrent même Nintendo l’a compris que faut des prix AA aussi
wickette En même temps le jeu aurait couté 70M, ce qui me parait juste aberrant malgré la qualité du jeu, c'est plus que FF16.
Mais ouais je ne comprend pas pourquoi ils n'ont pas fait de demo.
xynot Bah le jeu n'est pas mauvais, mais quand je vois des notes de barge de gauche à droite, ça vient clairement des joueurs du dimanche, pas de ceux ou celles qui connaissent la licence depuis le 2 ou 3.
Ah merci... Ca donne bien envie... Mais voilà, on dépend de ses choix... Entre finir les bouquins entamés les histoires courtes de la scène indépendante a prit ou moyen Budget et les grosses nouveautés...
Et je dois aussi avouer que Replaced m'a replacé a ma place avec cette décision d'avoir misé sur le mauvais cheval, même si sa crinière est magnifique, et comme demain sort Forza et juste après notre cher James Junior...
Saros attendra gentillement mais sûrement
Pas encore eu le temps de m’y mettre mais ton test me conforte qu’il s’agit là d’un grand jeu. Housemarque confirme qu’il fait parti des grands des SIE.
Ils aura son succès d’estime à force de bouche à oreille. Returnal ou subnautica en ont bien bénéficiés sur le long terme.
Mon vrai regret c’est la narration Alien/Dune qui au final n’est plus le mystère attendu.
Je reve d’un jeu de sf horrifique de ce calibre, mais qui nous fiche enfin la paix avec la métaphores de trauma familiaux. Soit c’est assumé et choquant comme silent hill/returnal, soit ils nous font de la SF pure à la dune/alien.
ça c'est le Playstation qu'on a envie de voir, et pas toutes les merdes qu'on a eu entre les sorties de Returnal et Saros
wickette de mémoire j'ai eu le jeu a 52€ sur cdiscount en preco.
Mais oui, tu as raison, le jeu aurait du etre vendu moins cher. un MSRP a 60€ plutot que 80€, et trouvable facilement a 45-50€.
Le jeu est génial ok, il a eu un assez gros budget mine de rien (etonnament elevé d'ailleurs) ok, mais c'est pas assez bankable pour etre vendu aussi cher.
Sony s'est raté quelque part, a trop eu confiance en son projet.
Putain de chantier à la maison + putain de fériés à la chaîne donc tous les gosses.
J’aime prendre mon temps à chaque review mais j’ai surtout besoin de CALME.
Maintenant ça va mieux
Et j’ai déjà hâte de faire mon bilan des GOTY de l’année, ça faisait longtemps que je m’étais pas autant éclaté.
Et il a pas encore eu le GOTY E-Day
C'est le meilleur début d'année qu'on a eu depuis perpète.
RE Requiem, Crimson Desert, Pragmata, Saros, Forza Horizon 6, NiOh 3...
Bordel qu'est-ce qu'on bouffe bien.
Y a que Replaced qui m'a totalement déçu.
Là je suis en plein kiff sur Pragmata, un vrai régal
Font pas assez d’effort niveau prix, comme astro bot, ils exagèrent même Nintendo l’a compris que faut des prix AA aussi
Mais ouais je ne comprend pas pourquoi ils n'ont pas fait de demo.
Mais le Scénario est très mauvais, entre de l'anti patriarcale caricaturale et du progressisme manichéen.
Heureusement le jeu est incroyable sur tout le reste, mais mettre ça en point positif...lol.
Et je dois aussi avouer que Replaced m'a replacé a ma place avec cette décision d'avoir misé sur le mauvais cheval, même si sa crinière est magnifique, et comme demain sort Forza et juste après notre cher James Junior...
Saros attendra gentillement mais sûrement
Mon vrai regret c’est la narration Alien/Dune qui au final n’est plus le mystère attendu.
Je reve d’un jeu de sf horrifique de ce calibre, mais qui nous fiche enfin la paix avec la métaphores de trauma familiaux. Soit c’est assumé et choquant comme silent hill/returnal, soit ils nous font de la SF pure à la dune/alien.
Mais là, c’est trop décevant
ça c'est le Playstation qu'on a envie de voir, et pas toutes les merdes qu'on a eu entre les sorties de Returnal et Saros
wickette de mémoire j'ai eu le jeu a 52€ sur cdiscount en preco.
Mais oui, tu as raison, le jeu aurait du etre vendu moins cher. un MSRP a 60€ plutot que 80€, et trouvable facilement a 45-50€.
Le jeu est génial ok, il a eu un assez gros budget mine de rien (etonnament elevé d'ailleurs) ok, mais c'est pas assez bankable pour etre vendu aussi cher.
Sony s'est raté quelque part, a trop eu confiance en son projet.