Chez Quantic Dream, la tension entre salariés et employeurs est à son paroxysme, et le dernier communiqué du STJV (
Syndicat des travailleurs et travailleuses du jeu vidéo) indique que la situation est loin d'être résolue. Parmi les accusations du syndicat, il revient surtout la « brutalisation » du débat : « la direction du studio semble choisir de lire la loi avec un angle inédit : imposer des délais illégaux, s’entêter sur des dispositions qui ne tiendront pas à l’examen le plus élémentaire du plan par l’inspection du travail… [...] Nos camarades ont vu la direction refuser de fournir des documents nécessaires à l’exercice par peur que les négociateurices les "pervertissent" – quoi que cela puisse bien vouloir dire, se faire reprocher des
"méthodes de fascistes" (la République française, dont nous demandons l’application des lois, appréciera l’insulte…), ou encore se faire asséner qu’il ne "faut pas lire la presse, c’est un tissu de mensonges." »
Malgré la grève du 25 juin, la direction de Quantic Dream s'entêterait donc sur la tenue d'un PSE incompatible (d'après les éléments connus) avec le cadre légal. Le STJV dénonce aussi la pingrerie du directeur général
Guillaume de Fondaumière :
« la situation de Quantic Dream, filiale du groupe NetEase (qui lui aussi se porte très bien, merci pour lui), devrait au moins permettre d’envisager une compensation décente aux personnes lésées par les décisions de la direction. Au contraire, leur recherche permanente du moins-disant amène à une situation proprement absurde, où les propositions de la direction seraient inférieures à ce qui avait été obtenu par nos camarades à Don’t Nod, entreprise largement moins bien soutenue financièrement. »
Jusqu'ici, NetEase s'est montré silencieux sur la mobilisation interne.
« Notre section se battra jusqu’au bout pour que les travailleureuses de Quantic Dream soient respecté·es et que s’il leur faut perdre leur emploi, cela se fasse au moins dans des conditions décentes. C’est notre message à la direction depuis le début du processus de négociation, et nous nous y tenons », résume le communiqué du STJV
, qui adresse aussi une pensée à l'équipe Quantic Dream Montréal, sur le point de perdre une vingtaine de salariés.
Aujourd'hui, le STJV appelle à la grève reconductible « pour dénoncer la conduite indigne de cette négociation par la direction, demander l’extension des négociations et, au minimum, l’inclusion des demandes des représentant‧es du personnel dans le plan de licenciements ». À voir comment le mouvement sera suivi.
Gamekult
J’ai cru devenir dyslexique.
Ils ont plus de revendications que ce qu'ils produisent, le mur est inévitable.
Mais quel horreureuse, c'est d'une laideurice !
wikipédia