Sujet de quelques moqueries depuis les premières présentations, Tokyo Mirage Sessions s'avère finalement être un bon petit RPG, et l'une des dernières exclues à retenir dans la courte carrière de la Wii U.
Nommé au départ Shin Megami Tensei X Fire Emblem avant que les développeurs ne se rendent compte que le titre n'avait pas grand rapport avec Shin Megami Tensei et Fire Emblem, Tokyo Mirage Sessions #FE est un melting-pot étrange au préalable, sorte de Persona en moins ambitieux avec une ambiance assumée 100 % Otaks avec ses personnages typiquement locaux entre la timide de service, le pseudo-héros mais pas trop, le gaijin, l'acteur de séries Z… Et le tout mélangé à de la culture pop-idol. A l'écrit, c'est flippant, mais in-game, ça fonctionne étrangement bien, Atlus étant loin d'être des bras-cassés en la matière même quand il s'agit de pondre un projet avec un budget on va dire moyen. On félicitera d'ailleurs l'éditeur de le balancer en occident vu les faibles ventes japonaises, entre 40.000 et 50.000 exemplaires livrés au total, mais pas non plus de grosse prise de risque vu que le titre se contentera malheureusement des textes en anglais (avec les voix japonaises).
Donc ce RPG va nous plonger dans un monde réaliste dans la veine des productions Atlus, mais sans le coté scolaire des Persona puisque l'essentiel des balades « hors quête principale » (donc l'occasion de faire quelques annexes pendant une période donnée) se fera dans quelques quartiers et habitacles de Tokyo, d'ailleurs pas bien nombreux. Encore une fois, on sent que le budget n'y est pas et l'on se contente du strict minimum, jusqu'à la technique du « On n'a pas le courage de faire plein de PNJ » en se contentant de mettre des silhouettes colorées, un peu comme dans les DanGanRonPa. Ce n'est pas ultra dérangeant et le jeu est propre graphiquement en plus de bénéficier d'une bonne patte artistique autant dans son rendu que dans les menus. L'essentiel est fait dira t-on pour que l'on ne se retrouve pas non plus dans de la production bas de gamme.
Plus concrètement, le jeu nous met au départ dans la peau d'un duo, le beau gosse et la celle qui rêve d'être une idole, la seconde étant la plus mise en avant au départ car ayant vu une proche « disparaître » sous ses yeux en plein concert quelques années avant, sans que le mystère n'ait pu être résolu jusque là. Et très vite, le phénomène va recommencer et commencer à s'expliquer : des « Mirages » (sortes d'entités venus de mondes parallèles) s'amusent à venir absorber nos désirs pour transformer les humains en zombies sans âme, voir pire. Heureusement, comme dans les Transformers, il existe aussi des Mirages sympas qui comptent nous épauler pour nous débarrasser des intrus. Ces derniers agissent en fait comme des Persona et inculqueront la puissance nécessaire aux différents protagonistes pour braver les nombreux donjons.
C'est d'ailleurs là l'un des rares liens avec l'une des séries précitées dans ce faux cross-over : les Mirages alliés sont en fait des héros de la série Fire Emblem et comme pour cette dernière, chacun possède un attribut type épée, hache, lance pour garantir le pierre/feuille/ciseaux en combat, combinés aux habituelles magies qui eux déboulent directement des licences Atlus. A chaque nouvel ennemi rencontré dans un système au tour par tour classique, c'est donc l'inconnu puisqu'on ne connaît rien des résistances/faiblesses de l'opposant et il faut donc un peu tout essayer pour trouver la faille, ce qui est hautement primordiale car à chaque attaque critique, on se la joue Persona avec des alliés qui distribueront derrière des coups supplémentaires sous forme de chaîne. Vu la difficulté assez soutenue par moment et les boss qui peuvent être d'odieux nids à PV, mieux vaudra avoir toujours en stock une large dose de MP pour ne pas vous faire démonter comme un étron. D'ailleurs, conséquence de tout cela : la commande attaquer n'a pas grande utilité vu que l'essentiel passe par les coups spéciaux et les magies.
Contrairement à Persona pour le citer encore une fois, il ne sera pas possible de changer directement de Mirage, ce qui n'empêchera pas un large système d'évolution à coup d'xp pour vos avatars, du changement de classe à une étape bien avancée et surtout des systèmes de Carnage/Radiant. Pour comprendre, sachez que votre Mirage gagne également de l'xp et qu'à chaque étape (une demi-douzaine), il obtiendra une nouvelle compétence active ou passive. Une fois arrivé au niveau maître, il faut passer par le menu Carnage pour, sous réserve de posséder les bons objets à looter contre les ennemis, obtenir une nouvelle arme plus puissante et à nouveau une poignée de compétences à débloquer (et ainsi de suite). Un principe très sympa, même s'il demandera de revenir à chaque fois au Hub pour modifier son Carnage mais heureusement, les donjons ne manquent pas de téléporteurs. Quant au Radiant, c'est tout simplement un échange d'objets pour directement obtenir des compétences importantes pour chacun des personnages avec parfois le besoin de faire un choix, ou d'aller farmer jusqu'à obtenir le nombre requis.
C'est ainsi que durant quelques dizaines d'heures, on enchaînera ces phases de tranquillité en ville où l'on se rechargera en objets tout en faisant progresser l'histoire que ce soit à travers des cinématiques (incluant une dizaine de clips complets en anime) ou via le GamePad qui simulera des conversations rapides sur réseaux sociaux, en plus de servir de map (pas de fonction off-TV du coup, autant vous prévenir). Une fois suffisamment avancé, on pourra même se lancer dans des quêtes propres à chaque personnage pour débloquer des « Duo Skills » incroyablement puissants en combat, et ayant l'originalité de reposer sur la chanson, comme tout le reste du jeu d'ailleurs. Les donjons enfin sont plutôt réussis et bien loin d'un fourre-tout générique : thèmes particuliers, énigmes… En bref, un titre évidemment assez simpliste dans la globalité mais jamais vraiment raté, et qui pourra sans mal plaire aux amateurs qui auront même droit à du New Game + pour s'offrir du challenge supplémentaire et quelques boss cachés.
Les plus
Les moins
+ Un Persona light mais réussi
+ Bon système de combat
+ Donjons intéressants
+ Un thème pour le moins original
+ Bonne patte esthétique
- Faut vraiment aimer la J-Pop
- Les temps de chargement
- Scénario simpliste
- Univers trop étriqué
- Vite fait le coup du Fire Emblem
- En anglais
Conclusion : L'une des bonnes petites surprises de l'année. Non pas qu'il s'agit d'un RPG révolutionnaire ou ambitieux, mais on s'attendait tellement à un bête produit sans grand budget qu'on ne peut que souligner le bon travail d'Atlus sur cette exclusivité Wii U. Il faut juste apprécier le style quoi.
Et voilà! J'ai enfin fini ce jeu! Je l'avais mis de côté pendant quelques mois, après l'avoir acheté day one et avoir fait la moitié du jeu en hard, et je viens de le finir en normal. (J'avais lâché le jeu parce que le mode hard est plutôt difficile surtout contre les boss et parce que j'avais trouvé du travail.)
77h de jeu, itsuki niveau 62, les autres entre 60 et 55, les quêtes secondaires des personnages toutes effectuées, me reste plus que les quêtes annexes et du farming pour avoir les compétences pour tous les persos, il me manque encore des armes, bref y'a de quoi faire si je veux continuer ma sauvegarde en normal.
Quand on finit le jeu on débloque le mode lunatic, je testerai vite fait avant de craquer devant les one shot des ennemis XD
Personnellement j'ai beaucoup apprécié le jeu en général, le gameplay est solide et présente encore des nouveautés même au bout de 60h de jeu, graphiquement c'est correct, mention spécial au design des persos qui sont vraiment réussis, on oubliera quelques costumes WTF mais ca reste un jeu JAP hein...
Niveau histoire ca reste très superficiel, ca respecte bien le cadre du jeu (la mode, la musique, le cinéma et la photographie) et cliché avec un scenario bien nanar avec les héros qui par le pouvoir de l'amitié vont sortir de leur coquille pour être digne de porter des âme de héros. Mais globalement ca se suit grâce aux dialogues pas trop niais comme la plupart des rpg, et quand c'est niais ca colle au cadre. Après y'a beaucoup de dialogues et sont assez bien repartis dans le jeu, mais des fois ca parle pour parler sans rien dire d'intéressant. Et l'anglais est plutôt facile à comprendre...
Après on peut reprocher des sessions trop longues et impossible à zapper, la trop grande importance des sessions ( sans sessions tu va passer soit un mauvais quart d'heure soit tu va finir le combat en 10 minutes au lieu de 3)
Musicalement c'est assez surprenant, le synthé passe bien, ca change des musiques des rpg et ca fait du bien.
Globalement j'ai trouvé l'expérience assez rafraichissante, c'est un rpg avec une ambiance particulière et je trouve ca cool, au lieu de se trouver avec encore un univers médiéval, ou fantasy, ou les 2, ou SF. Là c'est du RPG contemporain WTF, avec des attaques spéciales de l'amour, l'attaque du puissant chant, l'attaque du chien humain, bref du WTF et ca fait marrer tellement ils partent loin.
Y'a pas mal de chansons J pop et elles sont plutôt cool je trouve...Quand je repense à la polémique de l'époque, on descend un jeu pour un rien de nos jours.
Alors oui les références à fire emblem sont minimes, mais elles sont bien intégrés j'ai trouvé, et surtout j'ai été surpris que le scénario Spoiler :
soit relié à un épisode de fire emblem[/spoil]
et la surprise de la fin était cool
[spoil]on incarne Marth à la toute fin du jeu.
Bref pour ceux qui veulent une note, je lui mets 8/10.
8/10
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