Bonsoir.
C’est l’instant critique ciné.
Et y en aura d’autres en fonction des sorties car profitant d’un pass ciné illimité gracieusement offert par ma demoiselle que j’entretiens en faisant la vaisselle (toute façon je l’a fait mieux qu’elle et sans foutre en l’air l’éponge au bout de 3 jours).
Après Return to Silent Hill qu'on va soigneusement cherché à oublier, j’ai été voir deux autres grandes œuvres de 2026, le premier grâce à news de notre Nicolasgourry.
De quoi ça parle ?
Nous suivons un mec (c’est coréen, me demande pas les noms pitié), la cinquantaine, qui travaille dans une entreprise locale. Pas le meilleur poste, pas le pire, mais de quoi avoir sa vie pépère avec sa petite famille, ses chiens et sa maison qu’il a retapé. Mais le capitalisme frappe à sa porte et il se retrouve sans boulot, soit le début de la descente aux enfers jusqu’à l’éclaircie d’une possibilité de recrutement dans une autre boîte. Mais voilà, dans une ville de plus en plus frappée par le chômage, chaque place vaut chère et notre homme sachant pertinemment qu’il n’est pas forcément le mieux qualifié pour obtenir le taf, lui vint la sombre solution : découvrir ceux qui ont le plus de chance de lui piquer le job… et les tuer.
Et…. Bah ce fut bien chiant en fait.
C’était mou, comme un téléfilm France 2, mais avec de meilleurs plans et un meilleur jeu d’acteur (si tant est que je puisse juger les asiatiques sur le sujet). J’essaye d’esquiver autant que possible les BA aujourd’hui pour mieux me garder la surprise, au risque de m’attendre à autre chose, et pour le coup je m’attendais à un véritable massacre (avec un fond néanmoins sérieux, façon satire de notre société de merde).
Ce n’était pas le cas, c’était mou, ça dure plus de 2h sans qu’il ne se passe grand-chose, on comprend facilement le sous-message dans la dernière séquence mais il n’impose pas de grande réflexion autre qu’un « ouais certes, ok... ».
Ce n'est pas un film qui se veut drôle, satirique ou brutal. Juste vouloir pousser à l'émotion par l'absurde des situations. Et j'ai pas ressenti beaucoup d'émotions en fait...
4/10
De quoi ça parle ?
Elle, c’est Linda. Une simple assistante d’une grande boîte, mais incroyablement méticuleuse et bourrée de talents. Le problème, c’est que Linda a beau ne pas être conne, elle passe quand même pour la conne de service en plus d’être véritablement niaise au point que chaque prise de parole donne une sueur de malaise à tout le monde. Lui, c’est Bradley (gueule d’américain random, t’as l’impression de l’avoir vu 300 fois par le passé alors que non). Bradley, c’est le nouveau PDG car fils de l’ancien PDG. Et surtout Bradley, c’est le mascu par excellence qui en a rien à branler du potentiel de Linda et préfère donner la promotion à son pote d’enfance qui, comme lui, aime les nanas avec de gros cul (Linda, elle, n’a pas un gros cul). Mais lorsqu’en plein voyage d’affaires, le jet privé s’écrase aux abords d’une île déserte, que Linda et Bradley sont les seuls survivants, et que Linda est une pro de la survie (elle adore Survivors, le Koh Lanta local), les rôles de domination vont vite s’inverser.
Bon ça a l’air niaiseux mais c’est SAM RAIMI, donc un minimum d’attention s’impose, surtout quand la BA (et l’affiche) promettent que le sang va couler.
Et… Bon cette fois c’était pas chiant. Mais décevant.
Le film se laisse suivre mais on a du mal à vraiment saisir ce qui s’est passé dans le montage car à la sortie, on n’a pas eu l’impression de voir un film de survie sauce Sam Raimi, mais un film de survie random d’un réalisateur tout aussi random, sur lequel Sam Raimi ne serait intervenu que sur 5 scènes.
Alors les scènes en question, c’est du putain de Sam Raimi y a pas de prob, avec des jumpscare bien brutal par moment (le son au ciné aide), jusqu’à tomber dans le WTF (l’énorme sanglier à deux doigts de la taille d’un rhinocéros, sur le moment, j’ai cru qu’ils étaient tombés sur un délire d’île préhistorique).
Sauf qu’au milieu de tout ça, bah y a pas grand-chose à part 2 personnages qui apprennent à se connaître, qui se font des vannes et qui ont forcément des conflits. Mais… mais c’est tout quoi. C’est vide. Parfois un peu drôle mais aussi vide qu'une série TV dont la saison traînerait un peu en longueur.
En fait, le scénario m’a de base donné l’impression d’une sorte de Misery sur une île. On a une sorte d’effet naturel de domination psychologique (PDG/assistante ici, Romancier/fan dans Misery) où x événement va inverser le rapport, surtout que dans Send Help, Bradley se retrouve (au départ en tout cas) dans la même position que Paul dans Misery : blessé, incapable de marcher, et donc à « la merci » de l’autre.
Sauf qu’ici ça fonctionne beaucoup moins car là où Misery a très vite su imposer une tension de plus en plus grandissante, dans Send Help, il faut attendre les 30 dernières minutes pour que ça se bouge enfin le cul. Avant cela, c’est du « je t’apprécie, moi non plus », et des séquences qui ne semblent pas vouloir aller au bout de leurs propos quand on se demande même parfois ce qu’elles foutent là. En simple exemple sans spoil : à un moment, Bradley se construit en douce un radeau de sauvetage un peu pourri pour se barrer de l’île, et fuit véritablement Linda. Sauf qu’à ce moment, Linda est aucunement une menace et n’a rien fait pour aller dans ce sens. Donc pourquoi tu fuis mec ? Au pire tu lui dis que si elle veut attendre les secours, qu’elle se démerde et toi tu prends ton radeau mais POURQUOI tu échafaudes tout un plan pour FUIR ?
Encore une fois l’impression d’un montage chelou, peut-être des séquences coupées plus importantes que prévu, j’en sais trop rien. Reste en conclusion un film tout juste passable porté par une actrice sympa, avec un Sam Raimi qui sait encore faire du Sam Raimi mais seulement quand il le veut, pour un résultat finalement assez oubliable. D’ailleurs la scène de fin est nulle.
6/10
et le mois de mars semble encore pire...
Je vais au moins tenter de trouver 2 films.
Ce serait con de pas renta une carte que je ne paye pas.