OutRun 2006 Coast 2 Coast débarque enfin sur notre brave monolithe noir, afin de combler un manque évident de jeux de course fun et non prise de tête. Voyons ce que cette amélioration d’OutRun 2 a dans le ventre
Outrun, un nom mythique qui résonne encore dans les oreilles des plus âgés avec une nostalgie non dissimulée. Sorti en 1986, le jeu de
Sega défraya la chronique de par un fun incommensurable. Conduire une Ferrari Testarossa les cheveux au vent, accompagné de sa douce et bercé par des musiques exceptionnelles était tout simplement du jamais vu. Après des adaptations variées sur les consoles
Sega, la firme au hérisson bleu décida alors du lui offrir une suite neuf ans plus tard. Sort donc en Arcade
OutRun 2 qui satisfera pleinement les grands fans de la série. Développé sur une borne Chihiro (hardware similaire a la Xbox), il était donc inévitable de le voir adapté plus tard sur la console de
Microsoft. S’ensuivit alors un « add-on » portant la mention de SP, qui rajoutait notamment de nouveaux circuits et de nouveaux bolides. Entendant les fans supplier,
Sega décide donc de sortir cet
OutRun 2006 Coast 2 Coast, non pas que sur Xbox cette fois, mais également sur Playstation 2 et PSP.
Magic Sound Shower
Rassurez-vous tout de suite, il n’est pas question ici de portage bidon, comme nous avions pu voir avec le massacre de
Top Spin sur PS2. Bien au contraire. Le jeu a été travaillé et cela se voit. Plusieurs modes sont donc a notre portée. Vous pourrez donc créer votre profil ou bien télécharger celui de votre PSP si vous possédez ladite version. Ainsi, toutes les voitures et autres goodies débloqués préalablement seront accessibles directement sur votre PS2. Par la suite, il vous sera possible de choisir de jouer seul ou en multijoueur. Le multijoueur permet donc de s’affronter en ligne ou en réseau local. Vous pourrez directement accéder à l’add-on SP pour ceux qui connaissent déjà
OutRun 2 par cœur.. Ici pas de rififi, de l’arcade comme si on y était, on choisit sa musique et hop, c’est parti !
Bien sûr, vous pourrez accéder à un mode plus évolué comme le contre-la-montre et coup de coeur. Il vous sera aussi possible de jouer à
OutRun 2, de la même manière que sur Xbox auparavant. Vous gagnez des miles qui vous permettent d’acheter une tonne de goodies et ainsi, de débloquer une classe de véhicules plus « racing ». En effet, une catégorie supplémentaire existe, à savoir des voitures remodelées, pour la plupart très réussies. Les voitures, au nombre de 15, vous feront goûter aux différents chefs-d’œuvre mécaniques que Ferrari créa tout au long de son histoire. Vous découvrirez aussi de nouveaux modèles, non présents dans la première version d’OutRun 2. Le mode Carrière est ici nommé Coast to Coast, et vous permettra de courir sur une continuité de stages, mélangeant
OutRun 2 et SP, ce qui aura pour effet de composer des spéciales plus ou moins longues avec un certain nombre de défis à relever. Ici aussi, vous serez donc récompensé par des miles d’or. Rassuré sur le fond, qu’en est-il désormais de la forme de ce
OutRun 2006 Coast 2 Coast ?
Passing breeze
Et bien ne vous inquiétez pas, niveau technique,
that’s all right, ou plutôt c’est tout bon, comme dirait l’autre. Cette version PS2 ne souffre d’aucune comparaison négative par rapport a la version Xbox. Certes, les voitures ont peut-être perdu en polygones et les ombres projetées au sol ne sont peut-être pas aussi détaillées que sur Xbox, mais seul l’œil avisé mettra à nu ces petites différences. Les stages sont tous d’une richesse graphique impressionnante, bourrés de petits détails et autres clins d’œil aux autres hits de
Sega. Selon les stages, l’affichage de l’horizon diffère et il est très plaisant de voir là où nous serons dans une vingtaine de secondes. Les musiques enchanteresses d’OutRun premier du nom, ainsi que d’autres épisodes Megadrive et Master System sont présentes, pour sentir davantage l’ambiance à bord de votre « macchina rossa ». Rien ne pourra vous arrêter. Les bruits de moteur sont relativement différenciés pour chaque bolide, ce qui permet d’accentuer son choix personnel, rien que pour entendre le V12 légendaire ronfler dans ses oreilles.
En ce qui concerne la maniabilité, la version PS2 ne s’en sort pas trop mal et les dérapages fusent. Cependant, on notera une petite faiblesse au niveau du stick qui peut paraître trop sensible. Le phénomène d’aspiration est bien présent, ce qui permettra de doubler avec classe et panache les différents rivaux que vous croiserez dans les multiples stages. A noter parfois selon le dénivelé du stage un affichage des données trop riche, qui peut parfois encombrer la vue.