J'aime bien les films qui reposent sur des concepts atypiques, dans l'esprit des séries comme La Quatrième Dimension ou Black Mirror.
C'est l'histoire de Bear est un jeune homme solitaire et introverti, profondément marqué par la mort accidentelle de son chat. Au sein de son groupe d'amis, composé de Yann et Sarah, il entretient une complicité ambiguë avec Nicki, une jeune fille dont il est secrètement amoureux sans oser le lui avouer. Incapable de briser la barrière de la timidité pour transformer cette amitié. Il décide d'acheter un bijou exotérique pour Nikki. Il repère une boite ou il y a un l'intérieur un objet qui permet de faire un vœu unique. Lors d'une soirée, après avoir raccompagné Nicki chez elle sans parvenir à exprimer ses sentiments, il utilise l'objet pour formuler un souhait désespéré : que Nicki devienne follement amoureuse de lui.
Ce qui n'était au départ qu'une demande sentimentale naïve et maladroite se transforme en une spirale de violence où la jalousie, devenue pathologique, ne laisse aucune place à la survie de ceux qui menacent ce lien artificiel.
Le film est conçu comme un huis clos à la réalisation solide et précise, explore la dérive d'une relation toxique portée à son paroxysme, un thriller très violent avec un fond d'humour noir. Le tout avec un budget modeste, ce qui fait qu'il va à l'essentiel, une approche "minimaliste", même dans le choix du format 4/3.
Mais le pilier central du film est la performance de l'actrice, qui traverse une palette d'émotions impressionnante, offrant une prestation de haute volée. Même s'il s'agit d'une fable, le mécanisme narratif est si bien huilé que, dès lors que le spectateur accepte le concept initial, il est pris dans l'engrenage et le film fonctionne parfaitement.
Dans la salle je voyais des couples, je me disais que le film film pouvait agir comme un miroir dérangeant sur la nature des relations. En poussant le concept de l'attachement à son paroxysme, Obsession pose une question fondamentale : à partir de quel moment l'amour devient-il une entrave mortifère ?
Ce basculement fait écho à l'évolution de notre regard sur ces drames : ce que l'on qualifiait autrefois de "crime passionnel" est désormais nommé pour ce qu'il est réellement - un acte de violence pure, dépouillé de la justification romantique.
Si j'avais un petit reproche, l'abus de Jump scare peut-être (surtout l'un d'entre eux que j'ai trouvé prévisible), il n'y avait pas besoin pour le coup, ça fonctionnait bien même sans.