BetaTesteur 9,5/10
Est-ce que Fortune’s Weave est trop gros? Probablement. Est-ce qu’il peut être intimidant? Absolument. Est-ce que certains joueurs vont se perdre dans la quantité de systèmes qu’il propose? C’est pratiquement certain.
Mais après avoir passé plusieurs semaines à parcourir l’Empire de Dagda, à apprendre à connaître ses quatre héros, à développer mon équipe, à explorer ses régions et à me préparer pour les Jeux Héroïques, je ne considère plus vraiment cette démesure comme un problème : c’est précisément ce qui fait de Fire Emblem: Fortune’s Weave une aventure dans laquelle j’ai constamment envie de retourner, même lorsque je me disais que j’allais simplement jouer encore une petite heure.
Et c’est peut-être ça, finalement, le plus beau compliment que je peux lui faire : Fortune’s Weave ne se contente pas d’être un excellent Fire Emblem; il comprend ce qui rendait Three Houses aussi difficile à lâcher, ajoute suffisamment de nouvelles idées pour éviter la simple répétition et transforme le tout en une aventure tellement généreuse que je risque fort de continuer à découvrir des choses bien après avoir terminé ce que je pensais être l’histoire principale.
GameWave 9/10
Fire Emblem: Fortune's Weave est une aventure particulièrement généreuse, qui demande toutefois un certain investissement avant de révéler toute sa richesse. Entre ses quatre campagnes, ses nombreux personnages, sa progression basée sur les choix et son système de combat tactique, le titre propose suffisamment de matière pour occuper de très nombreuses heures. Et malgré quelques répétitions dans l'exploration ou des combats secondaires parfois trop routiniers, l'ensemble conserve une vraie envie de poursuivre l'aventure.
Pour un premier contact avec la licence, la densité des systèmes peut néanmoins impressionner. Il faut du temps pour comprendre les différentes possibilités, trouver les bons personnages à développer et apprendre à gérer efficacement ses ressources. Une fois cette période passée, Fortune's Weave devient cependant beaucoup plus lisible et laisse davantage de place à la stratégie, notamment grâce à des cartes bien pensées et à une grande variété d'unités.
Sans chercher à comparer cette nouvelle aventure aux précédents épisodes, ce premier contact permet surtout de constater que Fire Emblem: Fortune's Weave possède suffisamment de personnalité et de profondeur pour fonctionner par lui-même. Accessible dans ses bases, exigeant dans sa maîtrise et particulièrement riche dans sa progression, le titre constitue ainsi une expérience solide pour les amateurs de RPG tactiques comme pour les joueurs qui souhaitent découvrir le genre.
Numerama 9/10
Qu’il est immense, ce nouvel épisode de Fire Emblem. Fortune’s Weave est un opus très ambitieux, qui pousse la formule de la saga comme jamais auparavant. Avec sa direction artistique soignée, son histoire généreuse, ses personnages attachants et son contenu colossal, Intelligent Systems signe une aventure tactique aussi riche que chronophage. C’est d’ailleurs là son seul défaut — qui n’en est pas un, finalement : avec son avalanche de systèmes à assimiler et plus d’une centaine d’heures pour en voir le bout, Fortune’s Weave demande un véritable investissement et ne peut pas vraiment se jouer en dilettante. Il n’est bien sûr pas nécessaire de faire l’histoire avec les quatre personnages principaux, mais le jeu vous encourage à le faire à de multiples reprises. Mais si vous avez le temps et l’envie de vous plonger dans un JRPG tactique optimisé de partout et aussi généreux, difficile de ne pas voir en Fortune’s Weave l’un des grands crus de la saga, et tout simplement l’un des meilleurs jeux de la Switch 2.
GAC 9/10
Au final, je considère que Fire Emblem: Fortune’s Weave est bel et bien le meilleur des deux mondes. J’y ai retrouvé la richesse des personnages et des histoires que j’avais particulièrement appréciée dans Three Houses, tout en profitant de combats aussi excellents que ceux d’Engage. Mais c’est surtout sa structure autour de quatre protagonistes qui m’a le plus convaincu, puisqu’elle encourage réellement à découvrir chacune des aventures avant d’atteindre la conclusion finale. Même si une certaine répétition est inévitable avec un concept qui nous pousse à parcourir quatre aventures dans le même univers, j’ai constamment eu envie de retourner voir ce que les autres personnages vivaient et de découvrir leurs histoires sous différents angles. Après toutes ces heures, Fortune’s Weave m’a donc donné exactement ce que j’espérais retrouver d’un nouvel épisode de Fire Emblem, tout en proposant une formule qui me semble particulièrement efficace pour nous encourager à voir tout ce que le jeu a à offrir.
Gamergen 18/20
Le résultat est un jeu de rôle particulièrement riche, profondément narratif et suffisamment flexible pour convenir aussi bien aux habitués de la série qu’aux joueurs découvrant le genre. Intelligent Systems réussit surtout à transformer une structure potentiellement indigeste en une expérience étonnamment fluide, où chaque nouvelle révélation donne envie de pousser un peu plus loin. Les neurones prennent quelques coups au passage, mais après tout, dans Fire Emblem: Fortune’s Weave, même les neurones ont droit à leur bataille tactique. Ne passez pas à côté si vous aimez le genre...
JV 17/20
Fire Emblem : Fortune’s Weave est probablement le moins Fire Emblem de toute la licence. Outre la direction artistique méditerranéenne, il y a désormais une dimension gestion à l’échelle d’un royaume : c’est le cœur du gameplay, avec une boucle très addictive, surtout en fin de partie. Néanmoins, cette ambition d'en faire toujours plus finit par noyer la recette d'origine. La série repose historiquement sur un équilibre subtil : des escarmouches resserrées, des héros qu'on façonne avec soin et le plaisir d'agrandir ses rangs au fil d’une histoire particulière racontée dans un royaume en guerre. Et en poussant les curseurs, le jeu alourdit inutilement une formule qui n'en demandait pas tant. Il brise alors son propre centre de gravité, ce qui se matérialise par une structure maladroite, impactant chaque strate du jeu et l'éloignant un peu des caractéristiques inhérentes de la série. Toujours est-il que Fire Emblem : Fortune’s Weave reste un jeu de rôle tactique à la fois accessible et profond ; qui offre des personnages attachants que l’on aime plus que tout faire évoluer. Mais surtout de les voir survivre pendant des batailles où chaque coup est mortel. En somme ? Le moins Fire Emblem de tous, mais un Fire emblem quand même.
ActuGaming 8,5/10
Qu’importe qu’il ne soit pas un foudre de guerre, Fire Emblem: Fortune’s Weave est bien l’un des épisodes les plus ambitieux de la série. Avec ses quatre routes plaisantes à suivre et des aménagements confortables pour en profiter dans les meilleures conditions, le jeu a appris des erreurs de Three Houses tout en peaufinant ce que ce dernier avait accompli (ce n’est pas rien), avec des batailles plus complètes et engageantes. La routine parfois barbante qui finit par s’installer durant la première partie n’efface en rien les qualités de cet opus, même si son récit souffre d’un manque d’enjeux pendant de nombreuses heures. Pas sûr que Cai, Dietrich, Leda et Theodora soient aussi marquants que le trio Edelgard, Dimitri et Claude (c’est peut-être la nostalgie qui parle), il n’empêche que le casting ne fait aucune fausse note, en plus d’être particulièrement riche. La démesure est en tout cas au rendez-vous ici, avec un jeu particulièrement généreux qui devrait contenter votre soif de Fire Emblem pendant des années.
Gamekult 7/10
Même s'il s'agit sans doute de la tentative la plus généreuse de la licence, Fire Emblem : Fortune's Weave est un objet contradictoire. D'un côté, vous trouverez une ample structure en trois actes qui désamorce enfin le problème des routes multiples grâce à une écriture incarnée, des personnages incroyablement attachants et quelques-unes des meilleures cartes de la série (pas toutes, loin s'en faut). De l'autre, vous avez là un jeu qui n'ose pas assumer ses propres partis pris, s'excusant sans cesse de ses décisions majeures de design à coup d'options (mort permanente contournable, hub à moitié facultatif, acte 2 escamotable...) qui ne font que les vider de leur sens, le tout haché par une répétitivité chronophage lors des phases de temps libre. Malgré tout, pour qui aura le temps (ou la patience) de composer avec la corvée d'optimisation qui lui sert d'ossature, Fortune's Weave demeure une très belle entrée dans la saga. En fait, c'est bien, parce que les bases l'étaient déjà. Mais il y avait là tant de potentiel que l'on pouvait espérer plus concis, plus précis, plus assuré.
J’aurai aimé qu’il retrouve son ambiance vantée par les fans qui a l’air de se rapprocher d’un tactic ogre ou d’un unicorn overlord.
Celui là a l’air encore d’être dans la même lignée (ex:fan service éhonté) mais je pense que j’y prendrai plaisir.
Dans tous les cas, je le récupère demain
"Blague à part (ou peut-être pas), Fire Emblem: Fortune’s Weave est une expérience d’une grande intelligence, riche en thématiques, en personnages et en mécaniques de jeu d’une belle profondeur. Alors que Wolverine vient de sortir, il est agréable de constater que l’un des trois grands constructeurs et éditeurs de consoles respecte encore l’intelligence du joueur et cherche à aller au-delà de la simple répétition à l’infini de ces productions standardisées et sans âme, conçues selon des recettes toutes faites."
J'espère juste qu'il n'hérite pas trop des mécaniques de three houses
Sinon je peux le faire le jeu si j'ai JAMAIS fait la licence de ma vie ? Ou c'est une suite ?
Non ce sera complétement con.
Mais imagine......
Cette épisode à l'air dingue...faut bien savoir où mettre ses 60-80 balles de nos jours de toute façon...