Nintendo cherche à faire rejeter la plainte collective déposée aux États-Unis par plusieurs consommateurs, qui reprochent au constructeur de ne pas avoir répercuté d'éventuels remboursements de droits de douane sur le prix de ses produits.
À l'origine de l'affaire, deux clients estiment que Nintendo a augmenté le prix de certains de ses produits afin de compenser les coûts liés aux taxes douanières américaines. Selon eux, si ces droits venaient finalement à être remboursés par les autorités, l'entreprise devrait en faire bénéficier les consommateurs ayant acheté des produits concernés entre le 1er février 2025 et le 24 février 2026.
Dans une requête déposée devant la justice, Nintendo demande toutefois le rejet pur et simple de cette action. Les avocats de la firme soutiennent que les acheteurs ont obtenu exactement ce pour quoi ils ont payé, au prix affiché au moment de l'achat. Ils rappellent également que les consommateurs restaient libres de ne pas acheter les produits ou de se tourner vers des alternatives concurrentes.
La défense estime que la plainte repose sur une mauvaise interprétation du fonctionnement des transactions commerciales. Selon elle, il n'existe aucune obligation de revoir rétroactivement le prix d'un produit vendu simplement parce que le contexte juridique ou économique évolue après la vente. En conséquence, les plaignants ne pourraient prétendre à aucun remboursement lié à une éventuelle évolution du dossier des droits de douane.
Nintendo précise également que les hausses de prix appliquées n'ont jamais consisté à répercuter intégralement le montant des taxes sur les consommateurs. L'entreprise affirme avoir procédé à des ajustements ciblés et limités, tout en absorbant elle-même une partie des coûts sur plusieurs de ses produits les plus populaires de 2025, dont la Nintendo Switch 2.
Pour rappel, avant le lancement de la console en juin 2025, Nintendo avait repoussé l'ouverture des précommandes américaines afin d'évaluer l'impact des nouveaux droits de douane. La société avait ensuite confirmé que ces mesures n'auraient finalement aucune incidence sur le prix de lancement de la Switch 2, maintenu à 449,99 dollars.
En parallèle, Nintendo poursuit toujours le gouvernement américain devant la Cour du commerce international afin d'obtenir le remboursement des droits de douane qu'elle estime avoir indûment acquittés, avec les intérêts correspondants.
Et d'un autre coté, une entreprise non plus