Gare aux bonnes grosses déculottées !
Après quelques hésitations, je m’aventure (enfin) à faire un test complet (le premier en langue française) sur ce jeu fort méconnu. Vanguard Princess, tel est son petit nom n’est pas un inconnu pour moi car j’en avais parlé sur mon blog il y a plus de 15 ans.
Le titre a été développé par Tomoaki Sugeno (alias Suge9), un développeur de jeux vidéo indépendant, programmeur, illustrateur et designer. Avant de créer Vanguard Princess, Sugeno a travaillé dans l’industrie du jeu vidéo professionnel, notamment chez Capcom et SNK. Parmi ses crédits figurent des titres comme Resident Evil 3: Nemesis (où il a contribué à la création de personnages) et The King of Fighters EX: Neo Blood (en tant que designer de graphismes/sprites).
Vanguard Princess est son premier titre personnel, qu’il a d’ailleurs réalisé seul via le moteur Fighter Maker 2nd pour le créer, ce qui est courant dans la scène indie/doujin japonaise.
Ce jeu de combat 2D en versus est d’abord sorti sur PC en version gratuite en 2009, avant de ressortir améliorer dans une version STEAM (en 2014, la version testée ici-même).
Le titre rencontra un petit succès au Japon (le jeu sera d’ailleurs porté tardivement en arcade là-bas, une sorte de consécration).
Il fera légèrement parler de lui en Amérique, mais ici…
Qu’importe, il est temps de le sortir de l’ombre… de mettre bien en évidence ses boobs !
Kaede, mon perso préféré
Une histoire bien présente
Dans un futur proche en proie à la guerre, une mystérieuse jeune fille nommée Hilda Rize survit à un accident d’avion dans des circonstances extraordinaires. Elle révèle qu’elle possède de puissants pouvoirs surnaturels, désignés comme « Riot Magic ». Capturée par le gouvernement pour étude, son énergie libère accidentellement une onde magique appelée “Astral Impact” qui dote d’autres jeunes filles de pouvoirs magiques.
Ces filles deviennent alors des combattantes puissantes appelées Vanguard Princesses. Leur objectif est de se battre, souvent pour des raisons personnelles : certaines veulent sauver un proche, d’autres cherchent un sens à leurs nouveaux pouvoirs ou des réponses derrière cet incident. Pendant ce chaos, Hilda Rize disparaît puis réapparaît en tant qu’entité encore plus puissante, initiant une confrontation qui pourrait menacer toute l’humanité.
Le mode Histoire du jeu suit ces combattantes alors qu’elles progressent à travers des combats et affrontent d’autres possédées, dans des récits individuels qui se rejoignent autour de ce grand conflit surnaturel.
Une histoire intéressante, même si je vous avoue que je m’en battais les couilles, moi je suis là pour les culottes avant tout XD.
Présentation des demoiselles
Vous l’avez compris, ce jeu de combat 2D ne propose QUE des personnages féminins. Elles sont au nombre de 10 + la boss finale.
Je vous propose une présentation des combattantes, avec leurs objectifs et traits distinctifs :
Yui Kutuna
• Profil : Héroïne principale, héritière d’un style de combat à l’épée traditionnel (Kutuna). C’est la « Ryu du jeu » la grande maitresse du karaté, enfin bref vous avez compris.
• Objectif : Elle se bat pour retrouver sa sœur Haruka après l’Astral Impact.
• Traits : Épée légendaire Sakuya, maîtrise martiale.
Haruka Kutuna
• Profil : Sœur de Yui, autre adepte du même art martial, ayant développé la magie.
• Objectif : Elle combat pour sauver un vieil ami et tester ses nouveaux pouvoirs.
• Traits : École de magie + formation martiale.
Lilith
• Profil : Jeune femme aux origines mystérieuses qui prétend être fille du monde souterrain.
• Objectif : Prouver ses origines et sa puissance en combat.
• Traits : Attaques puissantes, aura démoniaque.
Luna Himeki
• Profil : Ancienne membre d’une force spéciale, devenue chasseuse de primes.
• Objectif : S’engager dans la bataille après avoir obtenu des informations clés.
• Traits : Combattante agile et polyvalente. Accessoirement le sex-symbol du jeu dotée d’une poitrine absolument démesurée (Mai Shiranui en PLS)…
Kurumi Mirumati
• Profil : Héroïne mystérieuse trouvée après un crash aérien sans souvenirs.
• Objectif : Comprendre son passé et exploiter son immense pouvoir potentiel.
• Traits : Très forte mais imprévisible, fusionne avec les supports dans ses attaques.
Saki Mitonoya
• Profil : Capitaine de kendo et candidate au conseil étudiant.
• Objectif : Cherche à défier le porteur d’une épée légendaire (Kamitsurugi) offerte par le gouvernement.
• Traits : Style de kendo précis et agressif.
Kaede Hioh
• Profil : Mercenaire énigmatique avec un passé inconnu.
• Objectif : Embauchée pour assassiner une cible dans le cadre du tournoi.
• Traits : Assassine furtive et redoutable. C’est aussi un personnage excessivement sexy, et accessoirement mon personnage préféré pad en main !
Ayane Ikuse
• Profil : Archère experte qui a perdu un œil pendant son entraînement.
• Objectif : Rivaliser avec sa amie d’enfance et adversaire Yui Kutuna.
• Traits : Combats à distance avec arcs et flèches.
Natalia Glinka
• Profil : Agent militaire d’un pays inconnu, très disciplinée, limite pieuse.
• Objectif : Recueillir des renseignements sur les disparitions mystérieuses liées à l’Astral Impact.
• Traits : Soldate méthodique, calme sous pression. Là-encore on est sur un personnage très fan-service.
Eri Hasumi
• Profil : Supersoldat créée par un projet militaire (Blade Noa).
• Objectif : Échapper au laboratoire et retrouver la liberté dans le combat.
• Traits : Physique surpuissant, combat corps à corps.
Hilda Rize (boss final)
• Profil : Antagoniste central(e) de l’histoire, possédant de puissants pouvoirs magiques.
• Objectif : Son rôle varie selon les versions du jeu, mais elle est au cœur de l’incident magique qui déclenche l’histoire.
• Traits : Elle manipule une magie destructrice capable de distordre l’univers.
Outre ces 10 personnages, il existe 5 personnages supplémentaires, qui sont des personnages de support qui aideront nos combattantes principales. Ils font quelque peu le sel et l’originalité de ce soft mais on en reparlera dans la section gameplay. Présentons-les très vite :
• Eko : soutien physique pour combos.
• Juliet: attaques au marteau à portée moyenne.
• Kanae : attaques magiques à distance.
• Siera : verrouillage à distance.
• Chibi Hilda / Kaaya / Maaya : supports spéciaux liés à Hilda.
Gameplay et Mécaniques
On va arrêter de parler de culottes et de seins car le jeu édité par eigoMANGA ne se résume pas au moe/ecchi mais dispose d’un vrai gameplay propre.
Dans cette section, je vais tenter une explication détaillée du système de jeu de Vanguard Princess ainsi qu’une analyse des raisons pour lesquelles, malgré son potentiel, le jeu a reçu des critiques plutôt moyennes de la part des joueurs.
Vanguard Princess est un jeu de combat 2D à l’ancienne, inspiré des classiques du genre tout en ajoutant sa propre touche via un système d’assistances et des mécaniques de ressources.
Concernant le core gameplay classique, le jeu se contrôle à 4 boutons (faible, moyen, fort et un bouton Support). Un peu dans l’esprit d’un KOF XI. Chaque personnage dispose de ses coups spéciaux, on retrouve ici du grand classique dans les commandes (quart de cercle, demi-cercle, etc.) Si vous maîtrisez un tant soit peu Street Fighter ou Guilty Gear, vous vous sentirez à la maison.
Les mouvements répondent bien lorsqu’on commence à comprendre et maîtriser le timing et les inputs, même si certains joueurs ont trouvé le ressenti un peu « lourd » ou « pas aussi vif que d’autres titres accès compétition ».
Le boss final…
Là où ce jeu de combat mâtiné de cul innove, c’est dans son système unique d’assist.
Chaque combattante s’accompagne d’un personnage de support :
Le support va aider en combat selon une option choisie avant le match comme par exemple :
- attaques aériennes,
- support de zone,
- couverture défensive,
- combos prolongés.
Cela ajoute une couche stratégique importante : vous devez savoir quand appeler votre support et comment l’utiliser pour étendre nos combos ou casser la pression adverse. On reparlera de cette aspect plus en détail plus loin. Laissez-moi continuer à vous présenter le terrain de jeux de nos waifus lol.
Le jeu possède un jauge spécial qui se remplit en attaquant ou en recevant des dégâts. Une fois rempli, on peut activer une Liberty Art (super attaque), un mouvement puissant qui peut renverser le cours d’un round.
Cette mécanique rappelle les super combos dans d’autres jeux Vs. classics, mais le design visuel des Liberty Arts est souvent plus explosif et manga, ce qui plaît à certains mais peut être distrayant pour d’autres. Ces attaques sont accompagnés d’une animation style animé japonais, et ce sera toujours l’occasion d’avoir une pantsu shot de toute beauté, ou juste du fan-service bien gras.
Oui le jeu est grivois, et il l’assume, et ça ne plairait TRES CLAIREMENT pas à tout le monde. Après perso, ce genre de spectacle ne me dérange nullement.
C’était plus fort que moi...
Vous avez parlé d’assistanat ?
Le support n’est pas juste une option cosmétique : il apparaît à l’écran en permanence et joue un rôle visuel dans le sens où il faut le considérer dans l'espace de combat, ce qui introduit une zone à gérer en plus de votre personnage principal. En effet, les jeunes filles qui font office de support sont constamment dans la zone de combat. C’est quasi du 2 Vs 2 mais qui se joue en 1 Vs 1. Si j'étais extrême, je dirais qu'il faut presque diviser son cerveau en 2 !
Pour des joueurs pro, ça peut être une richesse stratégique mais aussi une difficulté à intégrer visuellement dans les reads et spacing, selon les goûts.
Effectivement, Contrairement à beaucoup de jeux “Vs.” où l’assist fonctionne avec une jauge liée aux actions (comme dans Marvel vs Capcom), ici la mécanique est différente : Elle se recharge automatiquement !
La jauge de support se remplit toute seule avec le temps, est complètement indépendante de nos actions, des dégâts reçus, ou plus globalement de notre agressivité. Cela change complètement la gestion du tempo par rapports aux jeux de Vs 2D que l’on connait où la ressource récompense l’offensive. Ici, elle récompense la gestion du rythme.
Ça veut dire vous pouvais faire le dos rond intelligemment pour récupérer votre assist, le neutral devient une phase d’attente stratégique, et les deux joueurs savent que “le prochain call arrive”.
On est presque sur une logique de « cooldown » façon jeu moderne, plus que sur une logique de « meter classique ».
Comme la barre revient toute seule, les phases d’oppression sont cycliques avec cette décomposition :
• Les séquences offense → reset neutral → offense sont très marquées
Vanguard Princess a du coup un rythme en “vagues”. Cela donne un flow très différent d’un Guilty Gear où :
• La tension se construit par l’action
• Le momentum récompense l’agression
L’assist dans Vanguard Princess reste en permanence à l’écran, occupe de l’espace, et peut verrouiller les moves adverses ou réduire leur barre de Super par exemple. Du coup le neutral est souvent structuré autour de :
• “Qui a son support prêt ?”
• “Qui force l’autre à le cramer défensivement ?”
Ça crée un mini mindgame constant.
Pas si à la mode, nos filles…
Le jeu original n’a que deux modes :
• Story Mode
• Versus (à deux local)
Le titre ne dispose pas de mode entraînement, pas de mode en ligne, pas d’options avancées dans la version Steam classique. Et ça, c’est la recette miracle pour flinguer un jeu de combat de nos jours. Trop artisanal, le titre n’a pas été (véritablement) pensé pour les joueurs compétitifs. Car malgré un gameplay intriguant et solide sous certains angles, plusieurs facteurs expliquent que ce titre n’a jamais vraiment décollé (surtout chez nous) et qu’il reçut un accueil mitigé.
Par exemple mon stick arcade PS4/PC n’a jamais voulu marcher avec le jeu. La prise en charge des manettes est très discutable et j’ai dû me résoudre à y jouer avec mon pad XBOX 360 (ce qui n’est pas l’idéal pour ce genre de titres). Aussi le mapping est vraiment pénible et peu intuitif. Bref, l’interface se permet en plus d’être particulièrement dégueulasse ce qui ne nous encourage pas à dormir sur le jeu. Et encore une fois, pour un jeu de combat destiné aussi aux pros du stick, le fait que ces derniers ne passent (quasiment) pas c’est comme tirer une 2e balle au jeu.
Bon le mec a fait son jeu tout seul, donc respect, mais franchement niveau présentation de l’histoire, on se situe à un niveau très bas. C’est dommage car il a voulu mettre un peu en avant le lore de son jeu mais finalement ce n’est pas ce qui nous attire ici.
Bon il faut bien en parler, mais le chara-design parfois fortement sexualisé a aussi repoussé certains joueurs qui préfèrent des jeux moins centrés là-dessus. Pour moi c’est un point fort .
Le jeu a été conçu avec Fighter Maker 2nd, ce qui explique des graphismes certes très beaux mais à la résolution datée. Les personnages sont d’ailleurs mieux réalisés que les décors qui ont souvent tendance à bien baver. Les options graphiques s’avèrent limitées, faute à une absence de véritables menus avancés. Cela donne un ressenti très « indé des années 2000 » qui peut être charmant pour certains, frustrant et obsolète pour d’autres.
Enfin l’ambiance sonore est complètement raccord avec l’ambiance visuel : c’est un vrai chaos ! Les filles ne cessent de crier du long, de couiner, les musiques certes bonnes passent presque au second plan.
Visuellement, le jeu a parfois tendance à devenir peu lisible, mais dans l’ensemble on s’en sort sans problème quand on a l’habitude de ce genre de jeux comme Guilty Gear au hasard ou les Marvel.
Pour moi, t’es pas une 10/10 mais plutôt une 7/10
Ca serait la note que je lui attribuerai (et que je lui ai attribué d’ailleurs). Vanguard Princess, derrière son vernis ecchi/fan-service, s’avère finalement être un jeu rugueux et pas très accueillant.
Pour l’apprécier, il faut passer du temps avec, le comprendre, l’étudier, être patient, et ne pas chercher forcément le plaisir rapide et facile. Malgré la surabondance de culottes, de seins, et de formes (très) généreuses, le jeu ne doit pas être considéré comme un « plan c.. » par le joueur. C’est plutôt un titre qu’on apprendra à aimer sur la durée.
Encore une fois, au-delà de son enrobage grivois, on est face à un jeu de Versus qui dispose d’une identité et vraies bonnes idées.
À noter enfin qu’une version moderne avec fonctionnalités compétitives est (apparemment) disponible.
Une mise à jour/DLC récente (Early Access) propose désormais :
• Mode Entraînement, tutoriel, online avec classement,
• Support complet des sticks et manettes,
• Meilleur UI et options modernes.
Cela change beaucoup la donne pour les joueurs compétitifs, ce qui montre que le concept a vraiment du potentiel, mais la version originale restait trop dépouillée à sa sortie.
Fiche Technique: Titre: Vanguard Princess Développeur: Tomoaki Sugeno Créateur: engoMANGA Genre: Combat VERSUS 2D Année: 2014 Autres suports: ARCADE (exA-Arcadia) Nombre de joueur(s): 2 Localisation: