Prison Break
Après le très sympathique Dragon Quest VIII, on passe à un univers complètement différent avec ce jeu The Chronicles of Riddick, un des nombreux FPS de la première Xbox.
Et pourquoi traiter d'un FPS occidental dans un blog sur le Japon? C'est une blague? Non. Si toi lecteur, tu suis depuis le début ce blog, tu sauras qu'il m'arrive de tester des productions hors thématique. Ce sont les tests hors-sujet.
Sortit à la fin de l'été 2004 sur nos terres, ce jeu est l'adaptation du film éponyme sortit juste avant en salles, et surtout le premier jeu chaperonné par la studio crée par Vin Diesel himself, Tigon Studios et principalement développé par les talentueux suédois de Starbreeze.
Questions existentielles: Riddick est-il un FPS de plus sur la Xbox, rend-il hommage à cette longue et belle équation videoludique qui consiste à dire cinema+conversion console=90 pour cent de merde, ou presque.
On va essayer d'y répondre via ce test.
Avant de commencer à parler du scénario, on va vite parler cinema. The Chronicles of Riddick est la suite direct d'un premier film mettant toujours en scène le très raffiné Vin Diesel, et qui s'appelait Pitch Black. Plutôt que de faire un titre très fidèle au film (The Chronicles of Riddick quoi), Starbreeze a préféré retourner avant le premier film, ce jeu est donc une sorte de préquelle des 2 films cinéma.
Ce jeu se déroule dans une univers SF, où l'incarne Riddick (personnage joué par Vin Diesel), un criminel intergalactique qui vient de se faire pincer par Johns, un mercenaire peu scrupuleux. Ce dernier l'emmène dans l'Alcatraz du 23e siècle, Butcher Bay, qui se situe dans une ravissante planète qui nous fait plus penser à Mars qu'à notre planète bleue.
Le but du jeu est simple, se faire la belle! Une tâche ardue vu le degré de sécurité du centre pénitencier, ainsi que la dureté de ses matons, Abott en tête.
Notre héros, gonflé à la créatine, taciturne, les lunettes noir vissées sur sa tête, marcel en bon et due forme, avec bien sûr un sens de la répartie bien... bourrin, devra ruser pour tromper la vigilance des gardiens, des cameras et autres tourelles de sécurité.
Dans ce FPS, point de blast à tout va, il va falloir discuter avec les co-détenus, remplir des petites missions, s'intégrer donc dans cet univers carcéral très noir et très violent, pour espérer avoir des semblants d'armes. Car oui, dans Riddick, ou en prison pour être plus général, on ne trouve pas d'armement facilement. Il va falloir souvent se taper du combat au corps à corps, où encore effectuer des instant death en traitre avec un tournevis ou un shiv.
Aussi, les armes des gardiens (fusil mitrailleur, etc...) ne seront pas accéssibles car protéger par un code ADN. Si on tente de prendre l'arme laissée par le maton, on se prend une décharge électrique. C'est en entrant notre ADN dans la base de donnée centrale de la prison, que l'on pourra utiliser des vrais flingues. Mais çà ne durera pas éternellement.
Vous l'avez compris, Riddick joue plus l'aspect aventure, infiltration, intelligence que shooting pur et bourrin. En parlant d'infiltration, le jeu propose pas mal de phases de ce type. Riddick aime le noir, l'obscurité totale, et il va falloir lui en service au bougre! Canalisation, tuyau d'aération seront nos amis dans ce jeu. Un indice visuel comme dans un vrai jeu d'infiltration à la première personne comme Thief, est présent. Lorque l'on ne nous voit pas, l'ecran prend une teinte bleuté du plus belle effet. Aussi, à un certain moment du jeu, Riddick pourra voir dans les noirs grâce à ses yeux.
Comme je le disais plus haut, le titre est pas mal scénarisé. Les dialogues sont nombreux, comme les cut-scenes, les co-détenus sont soit des psychopathes complets, soit des fous, soit des pseudo-parrains, ,ou encore des merdes hypocrites qui ne se gêneront pas pour nous faire tomber dans un get-apen. D'autres NPC peuvent inteférer dans notre progression. Par exemple, à la manière d'un Deus EX, on pourra filer de la thune à un prisonnier, qui au moment venu détournera les gardiens pour faciliter notre évasion d'un secteur.
La variété des situations est donc de mise, notamment avec les free-fight, les combats à mort entre prisonnier que nous pouvons effectuer.
L'environnement est immense, la prison est une vraie forteresse bâtit sur de nombreux étages. Le level-design est très inspiré.
Concernant l'ambiance, vous en vous doutez, même si vous ne connaissez ni jeu, ni les films, c'est très violent! Le sang gise de partout, l'immersion dans cet univers est totale. Les dialogues sont crus, les prisonniers ont pour la majorité des sales gueules, des gueules à la Manhunt. J'avertis: ce titre est destiné à un public ADULTE et MATURE. Ce jeu n'est pas fait et pensé pour les enfants, ou les pré-ados.
Ce qui a surtout marqué les esprits concernant ce jeu, c'est sa réalisation. C'est simple, en 2004, les joueurs Xbox qui s'y sont essayés, ont pu avoir un avant-goût du next-gen!!!
Graphiquement, c'est IMPRESSIONANT! La modélisation de Vin Diesel est à pleurer, même la modélisation des autres NPC tuait! Les textures affichés sont fines, extrèmement détaillés, avec du bump-mapping de partout, un éclairage dynamique saisissant, avec notamment la vision nocturne de Riddick qui se joue du décor en le déformant un peu, le tout sous une teinte violette. Même les menus ont de la gueule c'est dire!
L'animation n'est vraiment pas en reste. Les mouvements de notre avatar, et des NPC réspiraient le réalisme. Certes, aujourd'hui les nouvelles productions du genre sont venus se poser commes les nouvelles références, mais placé dans son contexte Riddick forçait le respect. Le moteur physique était très performant. Seul soucis, des chutes de frame-rate par ci par là. Mais de quoi entâcher le tableau.
L'univers sonore est très immersif. Les voix proviennent à la fois de Vin Diesel (pour le héros) et des autres second rôle pour les NPC. La musique est relativement discrète, et ne se déclenche que pendant un combat en fait. Les thèmes ne sont cependant pas inoubliables. Enfin ce que j'ai le plus apprécié dans ce jeu, ce sont les voix des gardiens qui nous pourchassent, qui n'arrêtent pas de nous provoquer!
La maniabilité est au poil. Le pad Xbox ne pose aucun problème, tout est souple, même si les instant kills ne sont pas vraiment naturel à effectuer au début.
Enfin et c'est là que le bât blesse, la durée de vie est très short! Compter environ 6 à 7 heures pour en faire le tour (avec un moyen comme le mien, n'étant pas un fou de FPS). C'est faible, d'autant qu'il n'y a aucun mode multi pour prolonger l'expérience en ligne. C'est la principale erreur de Starbreeze dans cette production.
Au final, je ne peux que conseiller The Chronicles of Riddick aux possesseurs de la Xbox première du nom. Un FPS intelligent, qui ne se contente pas de faire travailler nos pulsions primitives, mais aussi un peu notre cerveau. Un titre techniquement avant-gardiste à son époque, disposant d'un univers propre mais qui pêche sérieusement au niveau de sa durée de vie et de sa rejouabilité. Malgré ce sale défaut, l'experience mérite d'être vécu.
Fiche technique:
Titre: THE CHRONICLES OF RIDDICK: ESCAPE FROM BUTCHER BAY
Développeur: STARBREEZE
Genre: FPS-AVENTURE
Année: 2004
Autre support: PC
Localisation:
Replay Score: 8/10
Je l'ai fait y a à peine 2 semaines de ça le jeu est excellent, rare sont les FPS réflexion ,et de plus, bonne adaptation cinématographique c'est d'autant plus rare.
OH LE BEAUUUUUUUUUFF d'alekidd ! [prendre la voix de Marc Olivier Flogiel] T'as vu ça ZAZA il teste des fps ! en plus des fps ricains ! ça craint ! t'as vu zaza c'est un beauf !
Jamais eu l'occasion de le faire,la première Xbox n'est jamais passée par chez moi,mais il avait l'air bon à l'époque.Très bon test comme d'habitude^^.
j'ai aussi pris une sacré baffe avc ce titre avant tout visuel bien sûr, mais comme lez fond était loin d'être à jeter... un des plus beau jeu avc phantom dust.