Chienne de vie de ninja!
Nouveau test retro, avec cette fois-ci un jeu peu connu, et accéssoirement un produit typiquement import, avec ce Shien: The blade chaser sur Super Famicom.
En effet, on est là en face du cas typique du titre tombé dans l'oubli. Paru en 1994, et oeuvre du studio plutôt discret Dynamic, ce titre possède néanmoins une spécificité qui le démarque: la participation au développement de ce titre de Go Nagai. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce bonhomme, sachez qu'il s'agit tout simplement du papa de UFO Robot Grendizer (Goldorak chez nous), ainsi que de Mazinger, ou encore de l'excellent Violence Jack qui inspira quelques peu le manga de Tetsuo Hara, Hokuto no Ken. Bref, une pointure dans l'animation japonaise.
On va tout de suite se plonger dans l'univers de ce titre curieux.
Souris Super Famicom
Le scénario, qui est bien sûr signé Nagai, et nous conte l'histoire d'un couple de Ninja, Shien et Asuka, qui font tous les deux partie du même clan.
Usé par cette vie rythmée par les assassinats et meurtres en tout genre, ils décident de raccrocher les shurikens, ainsi tourner le dos aux traditions ancêstrales, qui régissent leur vies et leur destinées.
Une offense bien sûr aux yeux des forces des ténèbres, qui ne l'entendent pas de cette oreille et qui décident de rappeler à nos 2 jeunes tourteraux qu'on ne quitte pas la famille si facilement!
Wolfang et sa bande de ninjas loyaux enlèvent Asuka et l'emprisonne d'une autre dimension, et forcent Shien à un de ces derniers baroud d'honneur, pour aller récupérer sa belle.
Notre héros devra donc affronter ses amis, dont le maître de ninjintsu Shura Nyudo, le guerrier mongol Gol Bangoll, ainsi que El Santos (un cyborg), Wolfang donc, le maîtres des 4 éléments, pour finir avec son boss, le roi des démons.
Un scénario somme toute classique, mais qui mélange un peu les époques ce qui en fait un imprécis spatio-temporel teinté de mysticisme.
Dans les faits, Shien est un jeu de tir en vue subjective, qui rappelle grossièrement un titre comme Operation Wolf de Taito avec un aspect aventure à la Crossed Swords sur Neo Geo, avec pas mal de séquences de dialogues. Seulement là s'arrête la comparaison, car notre héros n'utilise pas d'armes à feu ou de pouvoirs, mais des kunai et des shurikens. C'est Nagai qui a voulu cela expliquant, à l'époque, que l'on trouvait pas mal de jeux utilisant d'armes à feux/coups de poings, et peu de titres avec des combats au couteau, au corps à corps. Pour lui, aucune arme à feu ne peut procurer autant de sensations qu'une lame aiguisée, première arme de l'humanité! (un peu bizarre notre ami!!?)
Nous voilà plonger, en vue subjectif dégommant les kyrielles de ninja jusqu'aux affrontements contre les boss et sous-boss à travers les différents endroits visités. Ce jeu est l'un des rares compatible avec la souris Super Famicom, et non pas de Super Scope pour ce jeu, l'accéssoire n'est pas compatible.
L'armement ici est illimité, on peut se protéger contres les projectiles énnemis, et lors des combats au corps à corps en premier plan. Pour les combats contre des ennemis éloignés (au fond de l'écran) rien ne vaut une bonne rafale de shurikens ou l'attaque magique (à utiliser dans les situations chaudes).
Différents items sont à récupérer durant l'aventure, essetiellement des points de vie, de magie ainsi que des améliorations pour notre armement.
A préciser aussi que le level-design est assez soigné puisque pas mal de variété de situations, comme par exemple les passages en pseudo-3D, utilisant le mode 7, lors des affrontements contre les boss de fin de niveaux.
Certains boss nécessitent aussi un brin de strategie et de timings pour être vaincu. En gros pour résumer, ce titre ne se résume pas à du blast bête et méchant.
Techniquement, le jeu est correct, mais pas non plus une révolution visuelle. Les décors sont plutôt détaillés, et les ennemis bien représentés malgré un certain manque de variété par endroit. Le design est à mon sens assez réussi dans l'ensemble, surtout pour une production du genre.
Les passages en 3D sont par contre très sommaires, avec une (très) grosse pixelisation des boss, lors des zooms. Ca peut choquer les plus jeunes, j'en conviens lol.
L'animmation par contre ne présente pas de défauts majeurs, tout bouge bien, la vitesse de défilement est suffisante, bref du travail propre pour l'époque.
L'aspect sonore n'est pas exeptionnel, les musques sont assez quelconque, les voix digit sont assez rares, et les bruitages sont dans l'ensemble mauvais. Mitigé donc.
Enfin le jeu est relativement laborieuse au pad, mais on s'y fait après un temps d'adaptation, mais c'est à la souris que ce jeu donne sa pleine mesure avec un confort optimal. Accéssoire que malheuresement je n'ai pas pu tester. Enfin, le principe même du titre est relativement répétitif, mais là il faut plutôt s'en prendre au genre (qui veut çà) plutôt qu'au jeu.
Au final, sans être exeptionnel, Shien remplit sa mission sur Super Famicom. Du fait de sa forme original, ainsi que de son apport artisitique intéressante, qui font de ce produit, une oeuvre qui fût à contre-courant à l'époque.
Pour finir, cet article est avant tout destiné, aux acquéreurs (ou futur acquéreurs) de la souris Super Famicom, celle-là qui trône fièrement sur votre étagère. Voilà donc, un pretexte pour la sortir de votre musée, et d'en faire usage... son juste usage!
Fiche technique:
Titre: SHIEN: THE BLADE CHASER
Editeur: DYNAMIC
Genre: TIR-AVENTURE
Année: 1994
Autre support: EXCLUSIF
Localisation:
Replay Score: 6/10
Screenshots:
Bonus retro:
Pour conclure définitivement cet article, rien de mieux qu'une petite video gameplay, pour se faire son idée sur la chose ^^.
enfin "petit " ^^ .... aucun test que j'ai ecrit na été aussi complet que les tien ... et puis les test made in alexkidd ses quand meme se qui il y a de plus complet ^^
très bon choix mon cher monsieur Alex j'adore UFO Grendizer et le personnage du jeu là ressemble bcp à Duke Fleed alias Alcor le pilote de Mazinger ou Mazinger Z ça fait longtemps que je n'ai vu l'ensemble des goldorak juste un episode par mois et des fois tous les 3 mois nostalgie oblige