...
de la Definitive Edition car 10 ans plus tard, ce jeu est toujours une "bénédiction".
Imaginons...
C'est un peu comme si le papa de Xenogears (T. Takahashi

) et celui de Pikmin (S. Miyamoto) avait voulu faire un bébé ensemble.
(Non non, pas de propagande LBGT/LGTB, merde j'arrive jamais à l'écrire... ou APGL sur mon article... on les laisse un peu tranquille, merci...
)
C'est alléchant sur le papier, enfin du moins, l'union de 2 game designs opposés.
Et là, bah, ils ont accouché d'un bébé à l'ADN "
parfait", d'un jeu qui reprend le meilleur des 2 mondes, tout en s'affranchissant de leurs faiblesses.
Malheureusement, au sein d'une même fratrie, tous les génomes ne se valent pas, pourtant au commencement on a fait mijoter ensemble les mêmes ingrédients, le X et le Y, l'Alpha et l'Omega, la Monade et le Zohar, toussa toussa...
(pauvre Rex, t'as pas eu un physique facile, et si ce n’était que ça...)
Honnêtement après Xenoblade Chronicles 2,
je me suis fait un peu caca dessus... Je me suis mis à douter de moi même.
Je m'étais toujours dit que je me referai ce Xenoblade Chronicles un jour, vu l’expérience qu'il m'avait fait vivre à l'époque, mais quand même... la trouille d'un souvenir lointain, d'une nostalgie, de le voir plus beau que ce qu'il est devenu 10 ans plus tard m'a fait flipper. Car de mon côté, en 10 ans... Bref, ne parlons pas de sujets fâcheux...
C'est le risque de voir s’écrouler tout un monde, tout un imaginaire autour de vos jeux préférés. A qui ce n'est jamais arrivé?
Avez-vous essayé de rejouer à Jet Force Gemini? A Destruction Derby 2? A Giants Citizen Kabuto? Non n'y retouchez pas, vraiment, ils sont super (
dans vos souvenirs).
Résumons...
Heureusement pour Xenoblade Chronicles, ses qualités techniques ne l'ont pas aidé à faire de lui un jeu "culte" en 2010. Non car il était déjà "à la ramasse" faces aux autres productions HD des PS360 sur ce point (et uniquement).
C'était le temps du bon vieux 480p des familles, des 10 polygones qui restaient en stock pour modéliser Shulk, Reyn et le nopon (ce dernier en avait déjà bouffé 6 en plus), des shaders (heu hein quoi?), une fluidité exceptionnelle en Europe (24 FPS pas constant et plutôt 8 dès que l'on allait "engager l'ennemi").
Et tout ça grâce aux impressionnants 88 Mo de RAM de la Wii et ses 0.0012 TFLOPS, une véritable explosion visuelle qui rendrait aveugle n'importe quel lynx.
C'est vraiment mon petit plaisir coupable de parler de ce jeu unique le jour où Nvidia va présenter des GPU à 6584 TFLOPS et alors qu'il y a quelques heures, nous venons de voir, pour la première fois, les next gen déjà sur les rotules avant même d'être sorties à cause d'une démo pas trop vilaine sous Unreal Engine 5.
Les points forts :
Une ode à l'exploration
Avec une OST sublime
Avec des environnements immenses au level design poussé
Ce besoin de dépaysement pendant le confinement (merci! pourquoi j'ai fait Control juste avant?

) avec toutes ces zones à visiter
Ce cycle jour/nuit qui a une influence visuelle forte et qui joue aussi sur le gameplay
La variété des conditions météo
Cette sensation de liberté
La curiosité constamment récompensée (XP qui tombe du ciel, monstres uniques tous les 50 pas,...)
Le grinding souvent (quasi) transparent/automatique des quêtes/défis annexes (seulement si la curiosité est l'un de vos vilains défauts)
Vraiment tout est fait pour donner envie d'explorer ce monde et que des taches d'apparence fastidieuses (fedex what?) ne le soient pas
Quand même quelques dizaines de quêtes secondaires intéressantes pour le background
Une aventure avec un grand A
Une quête principale de qualité, avec une bonne histoire, longue, haletante
Beaucoup de moments de grâce lors de cinématique épiques
Globalement, une certaine justesse dans la mise en scène et sur l'aspect narratif très appréciable, notamment pour ce type de production (on me dit que Rex vient d'aller mettre son pyjama...)
La richesse du système de jeu et son contenu (sociogramme (affinité & réputation), tête à tête, forge des gemmes, arbres de compétences + partage, gestion des arts + builds, encyclopédie, colonie 6, etc...)
Le système de combat aussi est extrêmement complet et dévoile ces 1001 facettes tout au long de l'aventure
La direction artistique sublime
L'univers et son ambiance, vivre sur le titan Bionis c'est quand même pas commun
difficile à croire qu'une console comme la Wii puisse faire tourner un tel jeu avec autant de contraintes techniques
Et un feeling de bon jeu old school qui donne du charme au titre
Bestiaire de grande qualité
Voice acting excellent (Jap comme Anglais)
Ouf pas d'overdose de nopon
Les points faibles de la version Wii :
L'IA qui a du mal à gérer correctement les déplacements
pas de possibilité de sauvegarder des builds ou de configurer l'IA (FF12 et les gambits par exemple)
Techniquement, à la ramasse (texture, clipping, ralentissement), je parle pas des visages, malgré une bonne DA dans les artworks
Les menus, inventaire miteux
L’apparence de certaines armures, difficile de ne pas ressembler à un cul lors de moment potentiellement tragiques sans sacrifier sa build
Difficile de passer l'écran titre, tu fais iech Y. Shimomura
Certainement trop level dépendant tant qu'on ne maîtrise pas tous les rouages
Le new game+ ou tu roules sur le jeu avec ton level 82... (environ 50h pour le refaire tout de même, en traînant pas tant que ça, prévoir bien le double pour un 1er run)
Ma note : 9+/10 (comprendre 22/20 sur l'échelle de JA/Caro&JuJu) une masterpiece, des qualités intemporelles pour ce JRPG exceptionnel
(images de la definitive edition)
