Choisir, c'est renoncé...
Après avoir été encencé par la quasi-totalité de la presse videoludique, voilà qu'arrive dans mon blog, Fable, le projet fou et ambitieux de Peter Molyneux, ancien patron de Lionhead Studios.
Ce jeu fait partit de ces rares titres dont j'ai suivi mois après mois, et d'une manière très attentive l'actualité. Baptisé dans un premier temps, Project Ego (ou Ego démesuré plutôt), Fable débarqua un beau jour d'Octobre 2004 dans notre beau pays.
Fable nous avait fait de nombreuses promesses. Peter Molyneux nous parlait à l'époque d'univers simulé, où chaque choix entrainera une incidence sur notre personnage, ainsi que sur son environnement. On parlait à l'époque d'une révolution du jeu d'aventure. Pas moins.
Qu'en est-il réellement? Ca tombe bien, cela fait 2 petites semaines que je viens de boucler ce titre, et je vais donc pouvoir éditer cette petite critique.
Fable se déroule dans le Royaume d'Albion. Une contrée médiéval qui est en proie à de nombreux troubles.
Dès le début de l'aventure, on incarne un petit bonhomme fort sympathique, que l'on devine déjà être le futur guerrier de notre aventure. Autant vous le dire tout de suite comme çà c'est fait, j'ai joué à Fable en héros. En effet, j'ai choisit la bonne destinée.
Donc, notre première mission est de trouver un cadeau d'anniversaire pour notre grande soeur. Après avoir accompli de bonnes actions, on part donc à sa rencontre munit de la boîte au chocolat de ses rêves. Et puis là, Cut-scene, le village se fait raser par une horde de barbares sauvages, le brave père de notre avatar gise sur le sol, dans sa marre de sang.
Sachez que j'ai pas vraiment saisi ce début d'aventure. Je ne sais pas, mais on dirait que ces évènements sont arrivés un peu trop vite dans le jeu, comme un cheveu sur la soupe. Bref, on comprend vite que c'est un pretexte scenaristique pour passer aux choses serieuses.
A partir de là, on forgera notre chevalier à sa guise à savoir devenir quelqu'un de bien (ce que j'ai fait), ou au contraire un psychopate, ou encore un guerrier neutre.
Après donc les tutoriaux, notre aventure principal se résume à aller à la guilde, choisir une mission, l'executer, revenir à la guilde, faire du level-up, reprendre une nouvelle mission etc...
La force de Fable est incontestablement la capacité que nous ont offert les développeurs, à personnaliser le personnage. Je me suis vraiment amusé à lui trouver des beaux habits, à lui faire des coupes de cheveux, barbes, tatouages etc... Pour séduire une fille par exemple, il faudra adopter un certain style vestimentaire, un certain look. L'expression de sa sociabilité est un élément novateur dans ce jeu par rapport à un Zelda par exemple. Les développeurs ont essayé d'oter ces dialogues scriptés en nous offrant un éventail d'expression (roter, s'excuser, faire le beau etc...). Une intention louable.
Bref sans rentrer dans le détail de toutes les possibilités offertes, de tous les à côtés en fait, on peut affirmer en un mot que Fable a essayé d'innover, en essayant de rendre des NPC plus vivant et plus réactifs à nos choix. Le système d'alignement est bien vu (même si un jeu comme Kotor l'utilisait de belle manière aussi), et voir les villageois nous applaudir quand on vient d'effectuer une mission qui a permi au royaume de se débarasser d'un élément indesirable est sympa.
Concernant le système de combat maintenant. On est face à un Action/RPG, on dispose d'un combo de base qui pourra être perfectionné grâce au multiplicateur de combat. On devra ramasser des orbes vertes laissées par des ennemis fraîchement abbatus. C'est à la guilde que se fait le level-up. On a aussi à notre dispotion des sorts magiques, comme la foudre, ou la charge enflammée. Arabalète et flêche sont aussi de la partie, bref, un système de combat bien étudié quoique un peu bourrin à la longue.
Techniquement Fable fût une petite claque à son époque. Les graphismes sont tout bonnement magnifique. Surtout les décors, qui nous proposent des textures chatoyantes et du bump-mapping à gogo, des effets de transparence, déformations etc... Mention spéciale pour le rendu de l'eau, splendide.
Au niveau de l'animation, je vais être plus bref, en disant que tout va bien. Que le jeu est bien animé, pas de clipping ni de ralentissements à signaler.
Côté son, maintenant, les musiques de Danny Elfman sont absulements magnifiques, tant dans le choix des thèmes, que leur aspect emotionnel. Là aussi, mention speciale au thème du Cimetière qui est à mon sens le meilleur du jeu.
Enfin, après un peu de pratique, les commandes deviennent souple et bien pensé. Une fois assimilée toutes les subtilités (et il y en a) on s'en sort. Le héros se manie au doigt et à l'oeil. Du bon boulot.
Alors qu'est ce qui va pas dans ce jeu après ce tableau élogieux? Pour l'instant, vous l'avez compri, je vous dresse les points positifs de Fable. Là on va passer aux sujets qui fâchent, et sans transition!
Je vous avertis, je ne vais pas être tendre. Tout d'abord, la première chose qui m'a soulé dans ce jeu, c'est le scénario. Nullissime! A se demander presque si on est dans un Action-RPG là? Faut arrêter! Le scénario est d'une platitude consternante et se fond dans cette masse d'à côté que j'ai décrit plus haut. On se sent mais alors, PAS DU TOUT impliqué dans l'aventure.
A force de se concentrer sur le personnage principal, de mettre tout l'effort de développement autour de sa construction, Lionhead a sans doute oublier d'incruster une trame principale cohérente, qui tienne un peu le soft pour résumer. Plus clairement, les missions que l'on cherchera à la Guilde sont plutôt indépendantes les unes des autres, on est une sorte de chevalier mercenaire, sans âmes, sans émotions, sans charisme, une espèce de robot moyen-âgeux. Le scénario apparaît au tout début du jeu, et à la fin, presque comme un cheveu sur la soupe et de manière maladroite.
On est loin de l'intelligence de progression d'un Zelda, jeu qui arrive à immerger et à impliquer le joueur.
Le jeu est extrémement linéaire. La liberté dans Fable, n'est qu'une fausse liberté. Ca se résume souvent à du couloir/monstres, avec des environnements fermés, donc, on est loin de l'immensité d'un Dragon Quest pour oser la comparaison.
Ensuite, les NPC. Ils ne servent à rien. La sociabilité dans ce jeu, atteint très vite ses limites. C'est ce que j'appelle la fausse illusion d'une réalité virtuelle. On se rend compte que leur IA est loin de l'univers simulé que Molyneux nous a promis. On comprend vite le truc. Là aussi, il y a un mecanisme scripté, qui rend les villageois super con. Par exemple, on peut se marrier avec 100 femmes si on veut. Il suffit de répeter à chaque la même opération, et le tour est joué. Les réactions des NPC sont sectorisés en categories fixes, et non totalement libre. Mais bon, j'en veux pas trop aux programmeurs, qui ont voulu voir beaucoup trop grand, la Xbox ne peut pas tout faire.
Le design des personnages masculins, (et de notre héros aussi) est à chier. On dirait plus des gorilles d'Afrique que des êtres humains avec leur grosse paluche, et leur dos vouté. Heureusement que les filles sauvent l'affaire...
Enfin, et je terminerais par cela: la durée de vie du soft! CATASTROPHIQUE! Si vous vous concentrez sur la quête principale, il vous faudra en toute franchise, 8h de jeu environ pour le boucler. Et encore je suis gentil. Un véritable naufrage pour un jeu d'aventure. Et en plus, il est facile, quoi. Ceux qui ont joué à un titre comme Morrowind, par exemple, doivent fuir cette escroquerie.
On pourra me dire qu'il y a les à côtés, mais ils ne sont pas passionnants et ne renforcent pas le jeu. C'est sympa et c'est tout. Les quêtes sont super bâteau aussi.
Au final, Fable tient plus d'un titre comme GTA San Andreas (pour son côté Guilde/mission), et d'un de Hack & Slash pour son gameplay, plutôt qu''un veritable jeu d'aventure. Malgré ses bonnes idées, et sa réussite technique, Fable n'est tout simplement pas un bon jeu Action-RPG. C'est plutôt un jeu d'aventure d'initiation (pour débutants), mâtiné de simulation de vie. Un cocktail qui foire à cause d'une ambiance inexistante, d'une psychologie absente, et d'une IA tout simplement pas à la hauteur des rêves les plus fous de Molyneux. On tient là le pétard mouillé de la Xbox. Un titre très sur-côté, qui ne mérite pas l'indulgence à cause de sa technique réussit. Merci aux journalistes bidons...
Fiche technique:
Titre: FABLE
Editeur: MICROSOFT GAMES STUDIOS
Genre: ACTION-RPG
Année: 2004
Autre support: PC (LOST CHAPTERS)
Localisation:
Replay Score: 4,5/10
Screenshots:
Bonus:
Pour finir, voici la pub américaine qui nous propose d'incarner le héros bienfaiseur dans Fable.
entierement d'accord,LE plus gros pétard mouillé de l'Histoire des JV (avec the bouncer je l'accorde)...et dire que j'avais acheter ma Xbox pour ce jeu, ou moins ca m'aura permis de faire Halo
Salut l'ancien! Très bon test c'est bien argumenté. Moi j'ai bien aimé fable,son ambiance mais la fin est nullissime, ellle m'a beaucoup déçu! Et l'interaction est limitée! Dommage =(
Moi j'ai bien aimer le jeu mais une fois fini en 8h (en me perdant en plus, je sais pas comment j'ai fais ) j'y ai plus jouer, c'est un pétard mouiller se jeu, les defaut tout se que tu as dis, et je rejouterais les cornes qu'on se tape quand on devient mechant, c'est pas classe, sa sert a rien, pourquoi les avoirs mis? de plus sa a tout casser mon beau perso mechant snifff, ensuite c'est ultra lineaire (comme dis plus haut je me demande comment je me suis perdu )
Te perdre dans fable llloooooooooll. T'as fais fort toi . Sinon Coolspot, ouais la fin est franchement à l'image du jeu [g]*Spoiler*[/g] Jack of Blades qui egorgent sa mère, après l'avoir tué, sa soeur, faut la sauver ou.... AH C'EST BIDON! [g]*Spoiler*[/g]
Alexkidd===ce n'est pas la vrais fin,le jeu continue pendant au moins 5h avant que vienne la vrai fin ou jack of blades se transforme en dragon(mais tu rate rien la 2eme fin est encore plus pourri que la 1ere.)