MangaTalk
Inada Koji, originaire de Tokyo et diplômé de l'École Métropolitaine de Génie Aéronautique de Tokyo, a vu le jour le 14 mars 1964. Son parcours de mangaka a débuté en 1985 avec la sortie de Rouge Magic, il a également été l'assistant d'Akira Toriyama. Deux ans après, en 1989, il sort son premier recueil de nouvelles, « Kusottare dazee!! ». Le rédacteur en chef du Shonen Jump le met ensuite en contact avec Riku Sanjō pour collaborer sur l'adaptation en manga de Dragon Quest, intitulée Dragon Quest - Dai no Daibouken. Son second manga Beet the Vandel Buster publié dans le Monthly Shonen Jump en 2002 rencontre aussi un immense succès.
Le scénariste de manga Riku Sanjō est né le 3 octobre 1964, diplômé de l'université Meiji, il a souvent travaillé en collaboration avec Kōji Inada et surtout participé à cette œuvre d'exception née de l'adaptation d'un RPG à succès. Au départ, il était question d’un manga assez court destiné à promouvoir Dragon Quest IV, mais l’engouement des lecteurs l’a fait transformer en série.
Riku Sanjō « Quand j’ai appris que ça allait devenir une série, je me suis dit : “Il va falloir que je me prépare mentalement” et “Ça risque d’être vraiment dur”. Bien sûr, j’étais ravi que ça devienne une série. Mais vu la situation à ce moment-là, je savais pertinemment que si une série venait s’ajouter à mon travail, la charge de travail allait devenir extrêmement lourde. »
En 1988, alors que la série de jeux Dragon Quest s'était déjà imposée comme un grand succès, la sortie du troisième opus a donné lieu à un véritable phénomène de société.
« En tant que joueur, j’avais moi-même fait la queue devant les magasins pour acheter le « III » et j’y avais joué jusqu’à l’épuisement. »
En tant que rédacteur, Riku Sanjō était en contact avec Yuji Horii, le créateur de la franchise Dragon Quest (qui avait également supervisé Dai no Daibouken), ainsi qu’avec l’éditeur Torishima, qui, au sein de la rédaction du Jump, avait repéré le formidable potentiel de la série en manga.
Torishima lui a donc proposé d'écrire le scénario d'un manga one-shot dans le cadre d'un projet multimédia lancé en vue de la sortie du nouveau Dragon Quest IV.
On pouvait s’attendre à une histoire calquée des jeux d’origines, mais Sanjō a réussi à créer un début de scénario à la fois originale et imprégnée de l’esprit de Dragon Quest.
« Dans le jeu Dragon Quest, les personnages dessinés par Akira Toriyama sont vraiment mignons. Même les monstres ennemis sont mignons. Sur la Famicom, quand on bat ces monstres, ils disparaissent simplement dans un éclair accompagné d’un bruit sec. Mais si je devais dessiner tous les combats dans un manga, les slimes et autres monstres finiraient par être découpés à l'épée. Je me suis tout d'abord dit que je ne voulais pas voir ça. Alors, j'ai décidé de faire de ces monstres des alliés. J'ai imaginé un enfant qui s'entend bien avec les monstres, et j'ai décidé que le mignon petit slime – Gome-chan – serait dès le début son meilleur ami.
« Je commence toujours par me demander comment éviter le pire scénario et comment ne pas donner une impression négative. C'est toujours par là que je commence. »
En plus de son scénario, il fallait impérativement un dessinateur capable de transmettre au lecteurs l’univers de Dragon Quest, c’est ainsi qu'Inada Koji entre en jeu, les deux auteurs ont alors fait naître l’œuvre en quelques chapitres qui présente Dai, le seul survivant d'un naufrage qui l'a envoyé sur l'île de Demurin, peuplée par des monstres devenus gentils depuis que la paix est revenue sur Terre. L’œuvre ne tardera pas à gagner en popularité, son atmosphère typique de Dragon Quest , permet aussi aux enfants de s'identifier à Dai et de s'immerger émotionnellement dans l'univers du jeu.
« Je pensais que ce qui plairait le plus, c’était de créer un manga qui permette aux lecteurs de se dire : “Ah, c’est donc à ça que ressemble vraiment l’univers de Dragon Quest”. Je souhaitais faire appel à un dessinateur capable de transmettre cette impression : “Ah, voilà à quoi ressemblent les slimes”. M. Torishima m’a proposé plusieurs candidats, mais la plupart d’entre eux avaient un style proche de celui de M. Toriyama. Cela avait certes son intérêt, mais j’ai préféré privilégier quelqu’un capable de rendre la « texture » moelleuse des slimes, et c’est ainsi qu’il m’a présenté M. Inada. »
Sanjō avait une bonne relation avec Yuji Horii et grâce à son expérience de scénariste, il lui a permis d’étendre cette histoire originale en demandant des one-shots supplémentaires avant sa transformation en série.
« On ne peut pas commencer une série sans transformer ce qui a commencé de manière originale en quelque chose de plus conventionnel. »
Dai, qui vivait avec des monstres sur l’île de Demurin, révèle ses qualités de héros en protégeant la princesse Leona, on peut considérer que la série avait déjà commencé à ce moment-là, cette première histoire en un tome avait rencontré un franc succès. Pour son titre, Sanjō avait l’autorisation d’utiliser « Dragon Quest » mais il lui fallait un sous-titre pour se distinguer de la série principale et ainsi le rendre plus compréhensible aux yeux du public. Il décide donc de superposé deux sons pour créer un jeu de mots, ainsi la série avait pour sous-titre Dai no Daibouken.
« Le héros du jeu « Dragon Quest » est un guerrier. Comme son nom l’indique, j’aurais pu le dépeindre comme un personnage courageux, une figure d’idéal. Mais je ne l’ai pas fait ; j’ai plutôt choisi de créer Dai, un personnage de garçon avec lequel le public pourrait s’identifier. »
L'immense succès de La quête de Daï réside en grande partie dans la qualité de son récit, ponctué de passages émouvants et d'une intrigue captivante, l’œuvre se distingue aussi par son originalité, offrant une évolution intelligente et subtile de ses personnages.
Que ce soit en manga ou en animé, Dragon Quest La quête de Daï est une œuvre qui marque les esprits, tant pour les plus jeunes que les adultes.

https://www.shoshosein.com/personnalite/inada-koji
https://the0to1.zebrack-comic.shueisha.co.jp/interview/20251010

tags :
posted the 04/19/2026 at 02:39 PM by
yanssou
À l’époque je l’achetais chez j’ai lu, j’avais découvert l’histoire complète de Fly en français avec Poppu et Leona.
J’ai vendu la série il y a une dizaine d’années et j’ai recommencé avec la réédition en gros volume.
Un peu difficile au début avec les vrais noms, j’avais pris l’habitude des autres… pareil pour les sorts…
Sinon ces 2 auteurs avaient commencé une autre série très intéressante, Beet The vandel buster. On y retrouvait les traits et aussi un peu l’univers de Dai et c’était édité en France. Mais la longue mise en pause suite aux soucis de santé d’un des deux auteurs a eu raison des droits d’adaptation je crois…
On avait eu un volume 13 ou 14 après des années d’attente et puis de nouveau plus rien alors qu’en italien il y avait d’autres volumes…
Mouais, dommage que les musiques soient pourries contrairement à la première série qui reprenaient celles de Dragon Quest 1 à 4.
A cause de ça je n'ai pas pu la regarder, les musiques de la première étaient tellement géniales... https://www.youtube.com/watch?v=Xs2mNh2iIEQ
Et encore, dans l'original il y avait ce coté organique des animes de cette époque peints à la main,
alors que cette nouvelle série est toute faite à l'ordinateur, j'ai trouvé ça insipide, j'ai vraiment été déçu, depuis le temps que j'attendais qu'ils fassent enfin la saga en entier.