Tsukasa Hōjō, né à Kokura, au Japon, se lance dans le manga durant ses études universitaires en soumettant son premier récit, Space Angel, au concours Tezuka du magazine Shonen Jump (Shueisha), où il remporte le deuxième prix. Repéré par cet éditeur en 1979, il entame sa première série majeure : Cat's Eye où il acquiert rapidement une renommée internationale, un succès qui permet a la série d’être adaptée en anime en 1983 suivit d’un remake en 2025.
Cat’s Eye met en avant les trois sœurs Rui, Hitomi et Aï qui tiennent un café à Tokyo qui s'appelle le Cat's Eye , de nuit, elles deviennent les Cat’s Eye, des voleuses qui volent les créations d’un artiste allemand nommé Michael Heintz qui auparavant appartenaient à leur père, en volant ces œuvres d'art, elles pensent pouvoir arriver à le retrouver.
Entre aspects comiques avec l’inspecteur Toshio Utsumi qui souhaite attraper coûte que coûte les Cat's Eye et cambriolage rusé, le titre mise davantage sur son humour et sur la relation entre ces personnages. Le manga possède de bonnes intrigues malgré certaines répétitions dans ces péripéties.
« Pour Cat's Eye, de nombreux lecteurs l'ont davantage appréciée comme une comédie romantique que pour ses histoires de cambriolages. Les relations entre les personnages, cette dynamique où l'on est sur le point de révéler ses vrais sentiments mais où l'on s'en empêche finalement, ces sentiments mitigés où l'on aime quelqu'un tout en le détestant : tous ces éléments ont séduit les fans, en particulier les femmes. »
« Au fond, il y a toujours eu cette conviction que ce sont des œuvres de divertissement destinées à être appréciées simplement, sans chichis. C'est particulièrement vrai pour *Cat's Eye*, où j'avais l'intention d'offrir aux lecteurs un « aperçu de l'amour entre adultes », car « vous deviendrez vous aussi des adultes un jour ». Comme ces séries paraissaient dans un magazine *shonen*, je les ai dessinées en pensant aux élèves du primaire, mais ce sont en fait les collégiens et lycéens qui m'ont semblé les plus réceptifs. »
C’est bien après en 1985 que Hōjō lance City Hunter, et encore une fois, le succès est au rendez-vous, jusqu’à devenir un titre culte. Populaire en manga ou en anime, c’est aussi en partit grâce au personnage de Ryo Saeba, le "nettoyeur" qui débarrasse Tokyo de ces criminels en tout genre sur contrat. Souvent engagé comme garde du corps, lui et sa partenaire Kaori forment un duo atypique que personne ne peut arrêter.
Un véritable ovni, City Hunter excelle dans l'art d'allier action et humour, présentant des personnages plutôt profond, dont leurs histoires émouvants ne laissent pas indifférent, le réalisme des dessins de Hōjō reste frappant et le fil narratif se maintient parfaitement, quelques répétitions sont néanmoins présentes mais éclipsées par l'humour souvent hilarant, dû à ce duo haut en couleur.
« Dans mon œuvre suivante, City Hunter, j’ai fait du protagoniste Ryo Saeba un personnage pervers (un « mokkori man »), je m’attendais donc à ce que les fans féminin se détournent de la série, mais apparemment, il y avait en fait plus de fans femmes que d’hommes. En fait, je me souviens que les fans masculins m’ont dit : « Tout ce côté mokkori, c’est gênant, alors arrêtez ça, s’il vous plaît » (rires). J’étais constamment surpris par les réactions de mes lecteurs. »
« j'ai laissé toutes les scènes d'action spectaculaires à l'anime et aux films, et j'ai opéré un changement de cap radical dans le manga, où j'ai plutôt conçu la série comme une histoire entre un homme et une femme, en mettant davantage l'accent sur les relations humaines. C'était peut-être là, au fond, l'essence même de la série. »
« Pour ce qui est des anecdotes, City Hunter (Ryo Saeba) a fait l'objet de plaintes de la part de groupes de femmes qui estimaient que la série était sexiste. Elles auraient apparemment appelé la rédaction, mais mon éditeur de l'époque leur a répondu : « Non, cette série est populaire auprès des filles. Bonne journée », puis il leur a raccroché au nez, et elles n'ont plus jamais rappelé. (Rires). Je suis toujours reconnaissant de toute l'aide que j'ai reçue de la part d'alliés solides à mes côtés, comme mon éditeur. »
Suite à la conclusion de City Hunter, Hōjō s'est consacré à des courtes histoires pendant plusieurs années, avant de créer F.Compo et en dernier, Angel Heart. Hōjō est également un excellent mentor, Takehiko Inoue, l'illustre auteur de Slam Dunk et Vagabond, fut l'un de ses anciens assistants.
Un sacré auteur, j'adore son style et ses histoires. Family Compo est extraordinaire, mais les cats et Nicky restent ce que je préfère.
Je suis particulièrement fan de la VF pour l'anime.
Je suis particulièrement fan de la VF pour l'anime.