À une époque, lancer un jeu japonais, c’était changer de monde.
Interfaces étranges, musiques marquantes, persos improbables, idées parfois bancales… mais une vraie identité.
Des JRPG PS1 comme
Xenogears,
Vagrant Story ou
Suikoden, aux bizarreries Dreamcast façon
Shenmue,
Jet Set Radio ou
Rez, en passant par les jeux PS2 ultra typés comme
ICO,
Katamari Damacy,
Okami ou
Shadow of the Colossus, le Japon proposait autre chose que de simples clones occidentaux.
Aujourd’hui, entre moteurs partagés, ambitions mondiales et production AAA standardisée, cette “folie” semble s’être estompée.
Vous avez aussi l’impression que le jeu vidéo japonais a perdu une partie de son âme, ou au contraire que cette époque était juste plus tolérante à l’expérimentation ?

Quand t'es obligé de foutre des peintures jaune dans ton remake de Final Fantasy VII, ça en dit long sur l'industrie. Le jeu vidéo japonais n'est plus un marché de niche.
Les productions DotEmu SoR ou Absolum ont hérité de cela,
Nintendo continue de perpetuer cette ame en parti, meme si ils vendent le produit trop cher et se comportent comme Disney sur la propriété intellectuelle.
Déjà, ajd, les jeux japonais sont moins mis en avant, bridé financièrement par leur marché qui est proportionnellement parlant bcp plus petit qu'il y a 20 ans face aux autres territoires.
Ce que j'entends par jeu japonais, c'est aussi l'expérience de jeu a la japonaise. Capcom a bcp occidentalisé ses jeux, est passé full multi support pour être aussi costaus commercialement parlant.
Donc ajd , les jeux japonais sont pas nécessairement plus nombreux qu'avant, évidemment, mais bcp moins visible surtout, noyé par les productions occidentales, et la percé des Chinois va pas forcément améliorer les choses, même si ca apporte un peu de diversité au moins.
Pour les prod japonaises, je pense en premier lieu aux prod Atlus, les excellents SMT. Les Persona, même Métaphor, il y a une identité forte.
En ce moment je suis sur Visions of Mana, t'as des jeux comme ghost wire, legend of Heroes, d'ailleurs un nouveau okami est en préparation.
Mais oui, ils ont moins d'impact qu'avant, et la team Ico elle manque aussi bcp.
C'est d'autant plus flagrant pour nous pauvre gaijin car on le remarque surtout avec les gros éditeurs dont on a l'habitude de voir les jeux traverser l'archipel.
avec l'IA ce n'est pas prêt de s'arranger car on va vers une production où ce qui reste de créateur passera son temps à maquiller l'utilisation de l'IA.
La méthodologie Japonaise a eu son âge d'or aujourd'hui c'est vraiment très compliqué.
Mais les moteurs type unreal etc ont mis en place une automatisation, les Japonais dans le passé repartait pratiquement d'une feuille blanche et se fichait même de garder le code source de leur programme.
La problème c'est maintenant on a donc des moteur unreal qui ne sont pas vraiment spécialisé (enfin si mais pour des trucs génériques).
Les développeurs font des jeux qui peuvent utiliser Unreal et c'est compréhensible économiquement mais derrière en généralisant ils ne font plus des moteurs adaptés à une idée ou un concept originale.
Il reste quelques teams comme chez Capcom, Bandai Namco ou Monolith soft qui font leur propre moteur maison mais bon beaucoup ont jeté l'éponge comme Konami (où ils ont eut assez stupide d'utiliser le Fox Engine (moteur développé pour MGS ) pour PES.
Donc derrière on se retrouve avec des produits de plus en plus spécialisé en fonction des idées d'Epic Games...et donc avec des produits de plus en plus génériques.
(À cette époque, le Japon était devant tout le monde en matière de jeu vidéo, des pionniers (!), ils croyaient en ce qu'ils faisaient et avaient cette inventivité qu'on leur jalousait en occident, de sorte que dans les années 2000, bah quand tu jouais aux jeux vidéo, tu jouais à des jeux japonais. Le premier jeu occidental, vraiment, que j'ai acheté, c'était The Witcher 2 : Assassin's of Kings sur 360 et PC (en 2012), qui signait, à mes yeux, le premier RPG occidental qui valait la peine de s'y intéresser (c'était à ce point).
L'industrie du jeux vidéo, à cette époque, était encore jeune, avant qu'elle entre dans un autre âge avec la génération PS360 qui a rebattue les cartes d'une part...
(le projet Fabula Nova Cristalis de Square Enix avec FFXIII, FF Versus XIII et Agito [plus tard renommé Type-0] sont un exemple du fait qu'on ne pouvait plus appliquer la même méthode, car les coûts de prod' s'en sont trouvés démultipliés, et plus tard en 2008, The Last Remnant utilisait l'Unreal Engine 3)
quand d'autre part, le progrès technologique patent qu'on observait dans les années 2000 a peu à peu chamboulé nos vies pour les faire graviter autour.
Comme si en définitive les progrès techniques réalisés étaient en fait... des freins, la douille! L'esprit jap peut quand même encore se retrouver chez pas mal d'éditeurs jap (non sans blagues) et les indés. Mais quelque part aujourd'hui l'offre de jeux est tellement vaste et riche qu'on ne sait plus trop où regarder.
Je veux bien lire ta réponse,
mais à condition que tu apprennes à aérer ton texte et à le mettre en page,
personne n'a envie de lire un tel pavé indigeste.