description : Groupe officiel de Gamekyo, où vous pourrez retrouver tests, aperçus, avis de DLC, bilan de Season Pass et parfois des "retour sur" quand la situation le permet.
Conditions de test : effectué sur Nintendo Switch 2 à partir d’un code fourni par l’éditeur, en demandant constamment à quiconque de ne pas intervenir dans la pièce pour des besoins de concentration intense.
De manière polie, ceux qui me connaissent vous le diront : « Ce mec, ce n’est pas Patrick Swayze quoi. » Et si ce n’était que le jeu de jambes hein (et le physique). Car c’est avec un sens du rythme fort approximatif et une oreille peut-être musicale mais surtout fatiguée que je me suis attardé sur Rhtyhm Paradise Groove, dernier opus d’une de ces licences Nintendo pas bien coûteuses mais au concept suffisamment prenant pour attirer une certaine audience. Pour l’anecdote et sauf surprise, il devrait s’agir du tout dernier jeu first-party sur Switch 1, tout comme l’épisode initial avait bouclé le catalogue Nintendo de la GBA il y a déjà 20 ans. Mais c’est quoi Rhythm Paradise au juste ?
Alors pour la faire simple, vous prenez une DA over simpliste mais drôle à la façon d’un Wario Ware, et chaque épreuve vous demandera d’appuyer sur un, deux ou trois boutons quand il faut en suivant le rythme, sans grosse indication à l’écran. C’est tout. Enfin c’est tout mais c’est loin d’être facile et il n’y a d’ailleurs aucun mode de difficulté. La précision est parfois d’ordre chirurgicale et encore plus pour obtenir une bonne note avec toujours cette problématique de ne jamais trop savoir les conditions pour y parvenir tant d’une épreuve à l’autre, on peut obtenir le Graal avec davantage d’erreurs que lors d’un « Vraiment Pas Mal » qui nous semblait pourtant parfait ou pas loin. La licence fait en tout cas l’apologie du « Simple à comprendre et dur à maîtriser », et il faut tout simplement vite prendre en compte que dans la majorité des séquences, ce qui compte au-delà du par cœur, ce n’est aucunement ce qu’il y a sur l’écran (encore plus quand des éléments perturbateurs viennent nous perturber, justement) mais tout simplement ce que l’on entend. Un pied au sol pour servir de métronome et les yeux fermés vous offriront parfois de meilleurs résultats, croyez-moi.
Quelques dizaines d’épreuves du genre constitue le cœur du jeu, certaines avec des morceaux très inattendus grâce à diverses collaborations, à chaque fois proposé en pack de 4 à la difficulté un peu aléatoire pour les maîtriser un par un avant de s’attaquer au medley, et la durée de vie tiendra surtout sur le besoin de débloquer de bonnes notes pour peu à peu ouvrir le contenu d’un intéressant mode spécial, sorte de pseudo RPG rythmique dans la forme qui est plutôt une bonne surprise en terme de nouveautés malgré un challenge clairement abusé vers la fin. Pour l’élite, donc pas moi. Une trentaine de très bons mini-jeux multi (uniquement local, tout à fait normal vu le genre tant le moindre lag est interdit) répondent également à l’appel pour quelques parties rigolotes/énervantes en coop ou compétition, et l’on regrettera ici que l’enrobage n’ait pas fait l’objet d’un peu plus de travail (en dehors d'une voix off qui peut prononcer notre vrai nom) tant une sorte de simili Mario Party n’aurait pas été du luxe pour donner une nouvelle dimension à la licence sans en trahir les bases, surtout pour ce genre de « petit jeu » vendu 40€ par l’artisan.