Le conflit entre Rockstar Games et 31 anciens employés entre dans sa phase décisive. L'audience finale devant le tribunal du travail de Glasgow vient de débuter, plusieurs mois après le licenciement des salariés concernés en octobre 2025.
Avant l'ouverture des débats, des membres de l'IWGB Game Workers, le syndicat britannique qui représente les travailleurs du jeu vidéo, ainsi que plusieurs anciens employés de Rockstar se sont rassemblés devant le tribunal avec des banderoles et des pancartes dénonçant notamment ce qu'ils considèrent comme une tentative de répression syndicale.
Rachel Crawford, l'une des salariées licenciées, a également pris la parole. Elle a expliqué avoir été renvoyée sans avertissement et sans obtenir, selon elle, d'explication suffisamment claire sur les raisons de son licenciement. Son discours s'est notamment concentré sur la peur que peuvent ressentir les employés lorsqu'ils envisagent de dénoncer certaines pratiques au sein de leur entreprise.
Au cœur de l'affaire, deux versions s'affrontent. Le syndicat IWGB Game Workers affirme que les 31 salariés ont été licenciés en raison de leur appartenance au mouvement syndical. Rockstar Games conteste cette accusation et affirme avoir procédé à des licenciements pour faute grave, notamment en raison du partage présumé d'informations confidentielles sur un serveur Discord associé à l'IWGB.
L'affaire a rapidement dépassé le cadre de Rockstar Games et de ses anciens employés. Elle a notamment été évoquée au Parlement britannique et par Keir Starmer lorsqu'il était Premier ministre, ce dernier ayant qualifié la situation de profondément préoccupante.
Depuis les licenciements, un mouvement syndical s'est également développé au sein de Rockstar Games et formule de nouvelles accusations concernant les conditions de travail, le crunch, les primes et les écarts de rémunération entre hommes et femmes.
L'audience doit durer environ cinq semaines, ce qui signifie qu'elle se déroulera jusqu'à une période très proche de la sortie de GTA 6. L'IWGB réclame, au nom des employés concernés, leur réintégration ou une compensation financière, ainsi que la reconnaissance du caractère injuste de leurs licenciements.
L'issue de cette procédure sera particulièrement surveillée dans l'industrie du jeu vidéo britannique. Si le tribunal donne raison aux salariés, la décision pourrait constituer un précédent important pour la reconnaissance des syndicats chez Rockstar Games et renforcer les revendications collectives au sein du secteur.
Peut être un ou 2 dans le lot
Évidemment,je ne fais que présumé
Pas d’écriteau "No Disk No Buy" !
Quel dommage !