Le scénario semble se répéter. Il suffit qu'une femme occupe un rôle important ou qu'un personnage soit noir, asiatique ou issu d'une minorité pour que certains crient immédiatement au « wokisme ». Pourtant, ils acceptent sans difficulté l'existence de dragons, de balrogs, de sorciers immortels, d'anneaux magiques ou de hobbits de 1,20 mètre. En revanche, un elfe noir semble parfois être la seule chose qui leur fasse perdre toute suspension d'incrédulité.
Si l'on met les réactions de côté et qu'on regarde simplement les faits, *Les Anneaux de Pouvoir* est une production américaine destinée à un public mondial. Les États-Unis sont aujourd'hui une société très diverse : environ 58 % de Blancs non hispaniques, 20 % d'Hispaniques, 14 % de Noirs, 6 % d'Asiatiques, avec une répartition quasiment égale entre femmes et hommes. Il n'a donc rien d'étonnant à ce que les studios américains proposent des castings qui reflètent davantage cette diversité.
À l'échelle mondiale, c'est encore plus évident. Environ 60 % de l'humanité vit en Asie, près de 18 % en Afrique, tandis que l'Europe représente environ 10 % de la population mondiale. Si une œuvre cherchait à représenter l'humanité dans son ensemble, un casting composé presque exclusivement de personnages blancs serait en réalité beaucoup moins représentatif que certains semblent l'imaginer.
Cela ne signifie pas que tous les choix de casting sont dictés par la démographie. Les studios prennent aussi des décisions artistiques, commerciales et marketing. Ils produisent des œuvres destinées à des centaines de millions de spectateurs répartis sur plusieurs continents. Il est donc logique qu'ils cherchent à toucher un public plus large que celui d'un seul pays ou d'une seule culture.
Bien sûr, il est parfaitement légitime de critiquer une adaptation. On peut discuter de sa fidélité à Tolkien, de la qualité de l'écriture, du rythme, de la mise en scène ou des libertés prises avec le lore. Ce sont des critiques qui portent sur l'œuvre.
En revanche, considérer que la simple présence d'une femme dans un rôle important ou d'un elfe noir suffit à prouver qu'une série est « woke » est un raisonnement difficile à soutenir. Accepter sans sourciller des créatures fantastiques tout en affirmant qu'un elfe noir « brise le réalisme » d'un univers où existent des dragons, des orques et des arbres qui parlent relève davantage d'une réaction idéologique que d'une analyse de la cohérence de l'œuvre.
Enfin, il y a un élément très concret que les studios regardent avant tout : l'audience. Si une série obtient plusieurs saisons, c'est qu'elle répond à des objectifs que le studio juge suffisants, qu'il s'agisse du nombre de spectateurs, de la fidélisation des abonnés ou de sa stratégie globale. Les débats sur les réseaux sociaux donnent souvent l'impression qu'une œuvre est unanimement rejetée, mais les commentaires les plus virulents ne représentent pas nécessairement l'ensemble du public. Les studios renouvellent une série sur la base de leurs indicateurs, pas en fonction du nombre de messages indignés publiés sur Internet. Bref vous êtes la nouvelle minorité
Incroyable qu’ils n’aient pas encore annulé cette connerie.
Heureusement, les films sont toujours là.
Je pense que j'enchaînerai.
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Si l'on met les réactions de côté et qu'on regarde simplement les faits, *Les Anneaux de Pouvoir* est une production américaine destinée à un public mondial. Les États-Unis sont aujourd'hui une société très diverse : environ 58 % de Blancs non hispaniques, 20 % d'Hispaniques, 14 % de Noirs, 6 % d'Asiatiques, avec une répartition quasiment égale entre femmes et hommes. Il n'a donc rien d'étonnant à ce que les studios américains proposent des castings qui reflètent davantage cette diversité.
À l'échelle mondiale, c'est encore plus évident. Environ 60 % de l'humanité vit en Asie, près de 18 % en Afrique, tandis que l'Europe représente environ 10 % de la population mondiale. Si une œuvre cherchait à représenter l'humanité dans son ensemble, un casting composé presque exclusivement de personnages blancs serait en réalité beaucoup moins représentatif que certains semblent l'imaginer.
Cela ne signifie pas que tous les choix de casting sont dictés par la démographie. Les studios prennent aussi des décisions artistiques, commerciales et marketing. Ils produisent des œuvres destinées à des centaines de millions de spectateurs répartis sur plusieurs continents. Il est donc logique qu'ils cherchent à toucher un public plus large que celui d'un seul pays ou d'une seule culture.
Bien sûr, il est parfaitement légitime de critiquer une adaptation. On peut discuter de sa fidélité à Tolkien, de la qualité de l'écriture, du rythme, de la mise en scène ou des libertés prises avec le lore. Ce sont des critiques qui portent sur l'œuvre.
En revanche, considérer que la simple présence d'une femme dans un rôle important ou d'un elfe noir suffit à prouver qu'une série est « woke » est un raisonnement difficile à soutenir. Accepter sans sourciller des créatures fantastiques tout en affirmant qu'un elfe noir « brise le réalisme » d'un univers où existent des dragons, des orques et des arbres qui parlent relève davantage d'une réaction idéologique que d'une analyse de la cohérence de l'œuvre.
Enfin, il y a un élément très concret que les studios regardent avant tout : l'audience. Si une série obtient plusieurs saisons, c'est qu'elle répond à des objectifs que le studio juge suffisants, qu'il s'agisse du nombre de spectateurs, de la fidélisation des abonnés ou de sa stratégie globale. Les débats sur les réseaux sociaux donnent souvent l'impression qu'une œuvre est unanimement rejetée, mais les commentaires les plus virulents ne représentent pas nécessairement l'ensemble du public. Les studios renouvellent une série sur la base de leurs indicateurs, pas en fonction du nombre de messages indignés publiés sur Internet. Bref vous êtes la nouvelle minorité
Y a encore des idiots qui sont restés bloqués sur le fait d'avoir des acteurs noirs
La série n’est pas parfaite mais ça rest un bon divertissement