Les fans n’y croyaient plus ! Ce que tout le monde espérait depuis la sortie des deux premiers opus de la série Final Fantasy sur Game Boy Advance est arrivé : Square-Enix réédite les monstrueux épisodes 4, 5 et 6 sur la petite portable. Premier constat après quelques petites heures de jeu.
Mettant définitivement fin aux héros sans personnalité instaurés par les épisodes 1 et 3, ce quatrième chapitre introduit l’un des meilleurs personnages de la série, Cecil, héros suffisamment torturé psychologiquement pour intéresser une foultitude de RPGistes qui s’auto persuadent qu’un jeu n’est intéressant que lorsque l’acteur central broie du noir à longueur de temps. Bref, commandant d’une gigantesque flotte aérienne, Cecil remet en question sa loyauté envers le royaume de Baron lorsque celui-ci exige clairement l’assassinat de toute personne protégeant de près ou de loin les cristaux élémentaires de la planète, trésors inestimables dont le roi souhaite prendre possession le plus rapidement possible. Lorsque vous lui ferez part de vos réticences envers de tels actes, vous ne recevrez comme seule réponse l’ordre d’aller livrer un colis dans la petite ville de Myst, et c’est donc accompagné de votre ami Kain, un chevalier noir imposant, que vous débuterez votre mission dont le dénouement sera on ne peut plus inattendu…
De la Snes à la GBA
Initialement prévu sur notre bonne vieille Nes, le quatrième volet de la série phare de
Squaresoft s’est rapidement vu porté sur la console qui finira par atteindre le statut de « reine des RPG », la Snes donc pour les incultes, et graphiquement, même à l’époque, cela se ressentait : décors ternes, manque de couleurs, effets spéciaux bas de gamme, etc. Rien qui n’entacha la qualité globale du soft, mais il était toutefois important de le noter. Désireux de ne pas reproduire les mêmes erreurs que par le passé, ce qui aurait surtout pour effet d’offrir un jeu moins réussi techniquement que
Final Fantasy I & II : Dawn of Souls, les développeurs ont fait subir à notre sujet une petite refonte technique. Autant prévenir d’ores et déjà les plus optimistes que nous sommes encore loin de la magnificence du sixième opus et on se contentera de décors un chouia plus jolis, de sprites un peu plus fins et détaillés, mais toujours trop petits et enfin, de l’apparition d’avatars de qualité inégale dans les cases de dialogues, ce qui, mine de rien, contribue à la compréhension de l’ensemble vu que dans la version originale, il arrivait parfois qu’on ne sache pas qui était en train de parler.
Les débuts de l’ATB
Passée l’introduction ainsi que les quelques premières minutes de jeu consacrées au blabla habituel, et parallèlement à la découverte de nombreux futurs personnages importants, notre petite équipe se retrouve sur la sempiternelle carte du monde (aussi appelé Map) permettant alors de s’introduire au tout nouveau système de combat de la série, du moins pour ceux qui ne connaissent que les trois premiers épisodes bien entendu, l’ATB (Active Time Battle). Si vous avez, comme beaucoup d’européens, joué à
Final Fantasy VII, il s’agit ni plus ni moins du même principe, à savoir une jauge qui, placée à côté de chaque personnage, indique le temps d’attente jusqu’à votre prochaine action, les ennemis pouvant bien entendu vous attaquer à n’importe quel moment. Bref, des phases de combat en temps réél qui ajoutent en intensité autant qu’elles perdent en stratégie, le temps de réflexion étant pour le coup moins important.
Si pour le reste, le principe reste assez similaire au premier épisode, on découvrira par la suite deux innovations intéressantes qui rythmeront vos batailles avec, pour la première, la possibilité de choisir jusqu’à cinq combattants en même temps, ce qui constituera une bien bonne nouvelle lorsque vous vous creuserez la tête pour faire votre choix parmi une dizaine de personnages tous plus intéressants les uns que les autres. L’autre « nouveauté » réside dans les invocations (dont vous découvrirez la véritable apparition dans le futur remake de
Final Fantasy III sur
Nintendo DS), celle-ci consiste à appeler au cours d’un combat une chimère qui rejoindra le groupe une fois certaines conditions accomplies.
Si pour beaucoup, la sortie de Final Fantasy IV Advance sur Game Boy Advance ne représente qu’un portage de plus du mythe, pour nous autres européens, l’annonce d’un tel titre, qui plus est enfin traduit dans la langue de Molière, confirme bel et bien que notre continent commence à ne plus être la cinquième roue du carrosse en matière de RPG. Certes, excepté le nouveau donjon de cinquante étages, ce ne sont pas les quelques bonus qui justifieront l’achat pour ceux l’ayant déjà terminé dans une autre version, mais il est tout de même agréable de constater que même 15 ans après sa sortie d’origine, l’aventure de Cecil en impose toujours autant. Un peu de courage, plus que quelques semaines à attendre…