Il y a des studios qui, à une époque, avaient une “patte” immédiatement reconnaissable. On lançait un jeu Rare, Blizzard, BioWare, Konami, Squaresoft ou même Ubisoft époque PS2/GameCube, et on retrouvait une ambiance, une philosophie, une façon de raconter ou de jouer qui leur appartenait vraiment.
Aujourd’hui, beaucoup ont l’impression que cette identité s’est diluée.
Parfois c’est à cause des départs. Quand les créateurs historiques, directeurs artistiques, compositeurs ou scénaristes quittent le navire, le studio garde le nom… mais plus forcément l’âme. BioWare sans ses auteurs historiques ou Konami après l’ère Kojima, ce n’est plus tout à fait la même chose.
Il y a aussi la pression économique. Les gros éditeurs veulent désormais des jeux capables de plaire “à tout le monde”, partout dans le monde. Résultat : certaines licences deviennent plus lisses, plus standardisées, avec des mécaniques reprises partout. Beaucoup de mondes ouverts finissent par se ressembler, peu importe le studio derrière.
L’explosion des coûts joue aussi énormément. À l’époque PS1/PS2, un studio pouvait tenter des trucs étranges ou très typés. Aujourd’hui, quand un AAA coûte des centaines de millions, le risque est beaucoup moins accepté. On préfère parfois suivre les tendances plutôt que créer quelque chose de vraiment différent.
Même Nintendo, qui garde encore une forte identité, a parfois été critiqué pour certains choix plus “modernes” ou plus prudents. À l’inverse, des studios comme FromSoftware ou Ryu Ga Gotoku Studio donnent encore cette impression d’avoir une vraie vision reconnaissable immédiatement.
Et puis il y a aussi le facteur nostalgie. Quand on découvre un studio à 12 ou 15 ans, l’impact émotionnel est énorme. Des années plus tard, même si les jeux restent bons, la magie des premières découvertes revient rarement avec la même force.
posted the 05/19/2026 at 05:01 PM by
julie54
"En fait, il se passe toujours le même procédé, tu as un constructeur qui arrive sur le marché, il va proposer des licences inédites pour se démarquer, puis il y aura des suites, puis des remaster ou remake (pour jouer sur la nostalgie des licences du constructeur ou alors un reboot pour relancer une licence), du coup tu auras des licences surexploités et sous exploité et parfois tu auras une "prise de risque" avec une nouvelle licence.
En gros, l'arrivé d'un nouveau constructeur permet de "bousculer" un peu et d'avoir plein de nouvelle promesses...avant qu'il se repose un peu trop sur ses lauriers et c'est repartie pour l'attente d'un nouveau constructeur."
https://www.gamekyo.com/group_article57064.html
Avec un budget d'un AAA insipide, tu pourrais faire 5 jeux a budget raisonnable, en limitant les risques, et en offrant une liberté de création, de la singularité, etc...
Alors il y a bien quelques AAA qui tirent leur epingle du jeu, et ce sont souvent eux qui gagnent les GOTY au final...
Mais putain faites nous plus de Outer Wilds, de Clair Obscur, de Disco Elysium, de Blue Prince, de Silksong, de Astrobot, de Xenoblade, ....
Je plussoie nicolasgourry et 51love dans leurs réflexions. Un nouveau constructeur pourrait apporter un peu de sang frais, mettre en avant un style de jeu...
Quant à la mini liste de 51love elle me semble très à propos. C'est d'ailleurs désormais plutôt les indés qui tentent les "jeux étranges" de l'ère PS1/2 auquel tu fais référence je crois.
Nintendo de leur côté ils assurent franchement bien la continuité dans leurs jeux... mais c'est presque trop, d'une certaine manière ça tourne un peu en rond, ce qui les sauve c'est la variété des jeux et licences représentées, si on prend les jeux de cette année : les derniers Yoshi, Tomodachi Life, Splatoon, Fire Emblem ou Starfox remontent assez loin... donc la lassitude ne s'installe pas trop et on est souvent content quand arrivent les retrouvailles.