À quelques jours de la prochaine édition de la Gamescom, Geoff Keighley a apporté des précisions sur le fonctionnement de l’Opening Night Live, notamment sur la sélection des jeux et la présence de contenus sponsorisés dans le show.
Lors d’une session de questions-réponses organisée en amont de l’événement, le présentateur a confirmé que l’Opening Night Live repose sur un mélange de contenus sélectionnés pour leur intérêt éditorial et de placements payants. Il compare notamment le fonctionnement de l’émission à celui des stands physiques de la Gamescom : certaines entreprises peuvent acheter de l’espace au sein du programme afin de mettre leurs productions en avant.
Cette précision intervient alors que la question du coût d’apparition dans les événements présentés par Geoff Keighley fait régulièrement débat. Des estimations publiées précédemment évoquaient notamment un tarif pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers de dollars pour certains trailers lors des Game Awards, tandis qu’un autre rapport avançait un montant de 120.000 dollars pour une bande-annonce d’une minute dans l’Opening Night Live.
Felix Falk, directeur général de Game, l’association allemande de l’industrie du jeu vidéo, avait pourtant affirmé par le passé que la grande majorité des contenus diffusés dans l’Opening Night Live n’étaient pas payants. Selon lui, un jeu pouvait être retenu gratuitement si son contenu était suffisamment intéressant pour Geoff Keighley et son équipe.
Geoff Keighley a donc expliqué que les deux modèles coexistent. Certains jeux sont intégrés parce qu'ils présentent une actualité importante ou une annonce particulièrement attendue, tandis que d'autres apparaissent dans le cadre de partenariats commerciaux.
La sélection éditoriale dépend notamment de l'importance de l'annonce. L'objectif est de proposer aux spectateurs des révélations capables de créer la surprise et de justifier leur présence devant un public international. Les studios qui arrivent avec une annonce majeure peuvent ainsi obtenir une place éditoriale dans le programme.
À l'inverse, un jeu déjà connu et dont la sortie est imminente peut davantage relever d'une logique promotionnelle. Geoff Keighley cite notamment le cas de productions qui sortiront seulement quelques semaines après la diffusion : leur présence sert alors aussi à faire connaître ou rappeler l'existence du titre.
Le présentateur insiste néanmoins sur la diversité des productions retenues. L'Opening Night Live ne se limite pas aux gros éditeurs et aux productions AAA. Des équipes indépendantes composées de seulement quelques personnes peuvent également être sélectionnées lorsqu'elles proposent un projet auquel l'équipe de l'émission croit.
La décision n'est par ailleurs pas prise par Geoff Keighley seul. Il a expliqué que la sélection résultait d'une décision collective. Il souligne également que les entreprises présentes dans l'Opening Night Live sont généralement déjà liées à la Gamescom, notamment en tant qu'exposants. Le show numérique peut ainsi être considéré comme une extension internationale de leur présence physique sur le salon.