Nintendo a donc relancé le Virtual Boy le 17/02/2026… et c’est même une première en France ! Le casque rouge sur pattes n’est en effet jamais officiellement sorti en Europe, seule sa réputation de bide commercial ayant atteint nos contrées.
Mais plutôt que de me relancer dans une longue présentation de la console, je préfère vous renvoyer à mon dossier sur le Virtual Boy :
https://www.gameforever.fr/virtualboy.php
L’idée même d’acheter un Virtual Boy ne m’a jamais traversé l’esprit : bien que fan de Nintendo, rien ne m’incitait à investir dans cette console sans réel attrait, sans ludothèque fournie, sans réel chef d’œuvre (même si je n’aurais pas dit non au VB Wario Land). La curiosité de pouvoir tester la machine ne s’est toutefois jamais dissipée, comme s’il manquait quelque chose à ma culture vidéoludique.
Aussi, quand Nintendo a annoncé sortir les jeux Virtual Boy sur le Switch Online ainsi qu’une reproduction du casque, j’étais le cœur de cible… et peu importe le prix !
Rien de particulier à dire sur l’unboxing : le casque n’est pas une console, juste un accessoire dans lequel on va insérer une Switch ou une Switch 2. La première découverte est de me rendre compte à quel point le casque est volumineux, voire encombrant. Monté sur son trépied (ou plutôt son bipied), le Virtual Boy Switch prend de la place, mais les amateurs de la console sont formels : il s’agit bien là d’une reproduction à l’identique, et le bipied fourni est parfaitement compatible avec le casque original.
La reproduction est donc extrêmement fidèle en apparence, mais ne contient aucune connectique. Je rappelle là une évidence, mais l’accessoire contient 0 % d’électronique, et quasiment que du plastique.
Mais où vais-je ranger ce casque après utilisation ?
Pour la mise en route, je lance l’appli disponible « gratuitement » avec l’offre Switch Online + Pack additionnel.
Et je vais doucher les espoirs de ceux qui souhaitaient jouer aux jeux Virtual Boy sans accessoire : rien n’est prévu pour afficher les jeux en 2D. Sans le casque en plastique ou son modèle en carton, impossible de jouer aux jeux Virtual Boy…
sauf si vous avez investi auparavant dans le Nintendo Labo en VR, qui est lui parfaitement compatible ! Si l’accessoire en carton traîne donc dans un coin après l’avoir testé pour Zelda BOTW ou encore Mario Odyssey, vous pourrez donc le ressortir du placard et tester les jeux Virtual Boy !
Les autres accessoires non officiels pourraient eux aussi être compatibles, mais ça demande confirmation.
On peut décrocher la visière rouge, qui ne sert en fait pas à grand chose, pour découvrir que la lunette du casque est la même que pour le Nintendo Labo VR
Mais retour à mon casque : il faut maintenant s’installer pour jouer, et j’ai connu position plus confortable. La première impression est tout de même vraiment bonne, et l’effet 3D stéréoscopique fonctionne très bien. Ceux qui ne perçoivent pas la 3D peuvent également régler l’affichage et profiter quand même des jeux, même en 2D, ce que ne permettait pas la console originale dont l’affichage leur restait définitivement trouble.
La question est de savoir si les sensations originales sont vraiment reproduites, et à ce sujet, Florent Gorges – spécialiste Nintendo renommé qu’on ne présente plus – est formel : l’expérience par rapport à la console originale est quasiment identique.
Pour être parfaitement identique, il aurait fallu proposer également une réédition de la manette Virtual Boy, mais je m’en passerai très bien (quoique…).
Je ne vais pas forcément détailler mon expérience avec les jeux – je réserve ça pour mes avis –, mais je comprends mieux certains choix de Gunpei Yokoi sur le monochrome :
l’affichage du fond noir offre un réel effet de profondeur, plus prononcé encore que sur 3DS. Wario Land propose même des graphismes très nets et des effets réellement impressionnants, de quoi confirmer son statut de vitrine de la console.
Reste cette couleur rouge : pas forcément agréable, elle est proposée par défaut, mais une mise à jour prochaine ajoutera d’autres coloris (N&B, jaune, vert).
A l'intérieur du casque.
Bon, et au bout d’une demi-heure d’utilisation, quels sont les symptômes : maux de tête ? Yeux qui piquent ? Eh bien… non ! Et c’est sans doute là qu’on mesure qu’entre le Virtual Boy et la Switch, il s’agit bien de deux technologies complètement différentes. La résolution proposée pour les jeux VB sur Switch 1 et 2 ne semble pas beaucoup plus élevée (vu la taille riquiqui des écrans), mais le rétro-éclairage que ne proposait pas la console originale est sans doute bien moins fatiguant pour les yeux. Pas de maux de tête donc, même si je ressens pendant quelques courtes secondes la sensation de sortir du noir après avoir fini de jouer.
Je l’ai également dit un peu avant, je le répète donc ici : la position pour jouer n’est pas très confortable, et même après avoir trouvé les bons réglages, j’ai ressenti au bout de quelques minutes des fourmis aux mains.
Bref, jouer à cette réédition de Virtual Boy n’est pas commode ; le prix à payer pour reproduire l’expérience de jeu originale.
Aucun accessoire n’est également prévu pour fixer le casque sur la tête, mais vu le poids de l’accessoire en plastique avec la Switch 1 ou 2 à l’intérieur (facilement plus d’un kilo, donc plus lourd que le Virtual Boy original qui pèse 750g), il faudrait des attaches solides et bien renforcées pour éviter les douleurs au cou.
Par défaut, le casque Virtual Boy est réglé pour la Switch 2. Si vous jouez sur Switch 1, il faudra juste dévisser l'adaptateur Switch 2 pour visser à la place l'adaptateur Switch 1.
Pour finir, la question qui fâche : le prix. 80€ pour un accessoire en plastique, c’est très cher. Nintendo est évidemment en situation d’imposer le prix qu’il souhaite, donc si vous trouvez que 80€, c’est trop, vous pouvez zapper, ou vous tourner éventuellement sur le Virtual Boy en carton qui ne coûte que 20€. Personnellement, j’ai des doutes sur la fiabilité de l’accessoire low cost – que je ne compte pas tester –, mais il reste la solution la moins onéreuse pour découvrir les jeux Virtual Boy sur Switch : le pack VR Nintendo Labo est en effet plus cher (40 à 50€), tout comme les lunettes VR non officielles pour Switch – et dont la compatibilité n’est pas garantie.
Maintenant, comparé à un Virtual Boy d’occasion (compter 500€) et les jeux (100€ minimum pour les plus répandus), ça reste évidemment bien moins cher, et sans doute bien plus fiable : non seulement la console originale a été un bide, mais elle est aussi très fragile et demande à un moment ou à un autre des réparations. Un Virtual Boy est donc tout sauf un investissement raisonnable.
En plus des 14 jeux initialement présentés, 2 jeux inédits (Zero Racers et D-Hopper) seront proposés.
Je me répète toutefois : il faudra compter sur une mise à jour de l’appli pour que les jeux puissent tourner en 2D sur l’écran de la Switch ou celui de la télé. C’est techniquement possible puisque des émulateurs le font très bien, mais je ne vois pas Nintendo renoncer à vendre des casques en plastique ou en carton juste pour satisfaire des joueurs curieux, d’autant que – argument en faveur de Nintendo – cela reviendrait aussi à ne pas respecter l’expérience de jeu originale (même si la 3D stéréoscopique ne change fondamentalement pas le gameplay de la plupart des jeux).
En l'état, l'appli Virtual Boy ne fonctionne tout simplement pas quand la console est en mode docké, et un message apparaît pour vous demander de retirer la console du dock.
Sans accessoire, voici ce que vous verrez sur l'écran en mode nomade. Bonne chance pour jouer !
Vous vous doutez bien que si j’ai investi dans ce casque en plastique, c’est que mon opinion au sujet des jeux Virtual Boy sur Switch est déjà faite, mais je vous laisse vous faire votre propre avis. J'espère que la présentation de l'accessoire vous aura apporter quelques infos !
A lire également :
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Mon dossier Virtual Boy
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Liste des avis Virtual Boy sur gameforever.fr (appelée à s'étoffer)
Sinon il paraît que le wario de la virtual boy est bien....dommage que je ne puisse jamais y jouer.
Il est vrai qu'a l'époque, le service retro du switch online n'était pas opérationnel