Selon des informations rapportées par le Financial Times, l’administration Trump examine actuellement la situation des investissements de Tencent dans plusieurs grands groupes du jeu vidéo occidentaux. Le sujet serait débattu en interne alors que le président des États-Unis, Donald Trump, s’apprête à rencontrer son homologue chinois Xi Jinping en Chine au mois d’avril.
D’après le quotidien économique, des responsables de premier plan auraient tenu plusieurs réunions afin d’évaluer si les participations du géant chinois dans des sociétés américaines, mais aussi finlandaises, du secteur vidéoludique peuvent représenter un enjeu de sécurité nationale. L’objectif serait de déterminer si ces investissements, parfois minoritaires mais stratégiques, pourraient donner lieu à des influences jugées sensibles par Washington.
Une réunion impliquant plusieurs membres du cabinet devait se tenir ce mardi pour approfondir le dossier, mais elle aurait été reportée pour des raisons d’agenda. Aucune décision officielle n’a pour le moment été annoncée, et le débat resterait à un stade d’analyse.
Pour rappel, Tencent dispose d’un portefeuille particulièrement large dans l’industrie du jeu vidéo aux États-Unis et en Europe comme Riot Games (100%), Epic Games (environ 40%) ou encore Supercell (environ 84%). Le groupe chinois détient également près de 80% de Grinding Gear Games ainsi que des participations minoritaires dans Frontier Developments (environ 9 %) et Paradox Interactive (environ 10 %).
En France et plus largement autour de l’écosystème Ubisoft, la situation est plus complexe : Tencent possède environ 10% du capital direct de l’éditeur, tout en étant monté à près de 49,9% de Guillemot Brothers, la structure familiale qui reste l’actionnaire de référence. À cela s’ajoute une participation d’environ 25% dans Vantage Studios, entité dédiée aux licences Assassin's Creed, Far Cry et Rainbow Six.