The Darkness est un FPS inspiré du comics culte du même nom.
On incarne Jackie Estacado, un tueur à gages de la mafia new-yorkaise, qui se fait posséder par une ancienne entité démoniaque le jour de ses 21 ans.
Cette malédiction se transmet de génération en génération au premier-né de la famille depuis son arrière-arrière-grand-père.
Elle lui donne des pouvoirs surnaturels absolument terrifiants.
Le jeu commence par une intro vraiment géniale, surtout pour l’époque : une course-poursuite de malade dans les tunnels du métro avec des flics corrompus, suivie d’une grosse fusillade sur un chantier de construction avec un hélicoptère de télé qui filme une partie de la scène en direct.
D’ailleurs, on peut même mater le direct à la télé pour anticiper quand les ennemis vont débarquer dans la salle où l’on se trouve. C’est plutôt bien pensé.
Peu après, son oncle, Paulie Franchetti, lui offre comme cadeau d’anniversaire une putain de bombe qui manque de le tuer.
Et c’est ensuite dans les chiottes, après avoir discuté avec un clodo, que la créature démoniaque nommée Le Darkness, se réveille en lui et massacre tous les hommes de main de Paulie présent sur les lieux.
Cette entité est consciente, vicieuse et ne veut aucun bien à Jackie, et elle cherche à le posséder totalement.
Du coup, Jackie doit gérer à la fois cette créature qui vit en lui et sa vengeance sanglante contre son oncle Paulie.
Le scénario est vraiment bon, et est un mélange parfait de film de mafia ultra-violent avec des pouvoirs surnaturels et une bonne dose d’insultes.
L’ambiance est excellente et on s'y croit vraiment.
Les métros dégueulasses pleins de graffitis, les clodos qui dorment par terre avec leur caddie et leur petite télé portable...
On peut se balader librement dans plusieurs quartiers de la ville comme le Lower East Side, etc, et utiliser le métro comme hub pour voyager.
Gameplay
Jackie dispose d’un arsenal classique : double pistolets, fusils à pompe, mitraillettes, fusils d’assaut, etc.
Mais le vrai kiff vient des pouvoirs du Darkness, utilisables seulement dans l’obscurité :
- Le fouet/tentacule
- Le bras serpent qui rampe sur les murs et dans les conduits de ventilation et qui permet aussi de surprendre les ennemies
- Des pistolets spéciaux surpuissants
- Des trous noirs qui aspirent et recrachent tout
Et l’invocation de Darklings !
Ces petits démons parfois drôle ont chacun leur spécialité : le Lightkiller (qui détruit les lumières), le Kamikaze (qui se fait exploser), le massacreur qui fonce et saute sur les ennemies et le mitrailleur qui utilise une mini gatling.
Ils peuvent même mettre des vêtements qu’on trouve dans le jeu.
On peut aussi dévorer le cœur des ennemis tués pour devenir plus résistant dans le noir.
Le Darkness absorbe l’obscurité pour régénérer la santé de Jackie, et il déteste la lumière, donc il est préférable de détruire les sources de lumières.
Et dans ce jeu, pas de flèche à la con qui dit où aller.
On se démerde tout seul comme un grand.
Il faut lire les plans de métro et les panneaux des tunnels et des rues comme dans la vraie vie.
Le jeu se déroule aussi entièrement de nuit, ce qui renforce encore plus l’ambiance.
Il y a pas mal de quêtes secondaires (certaines plus intéressantes que d’autres), et des tonnes de numéros de téléphone à appeler donnant lieu à des dialogues souvent délirants ou drôles, et un pager qui nous permet de reçevoir des messages et des menaces.
Le jeu se déroule dans les années 80 ou 90.
D’où les télés à tube cathodique, avec de vraies vieux films entier, ainsi que des épisodes de Flash Gordon et les cartoons de Popeye qu’on peut regarder en zappant. On peut aussi écouter des musiques.
Durée de vie
Il m’a fallu environ 5 heures pour le terminer en mode normal.
Par contre, pour le finir à 100 % (toutes les quêtes, artworks, pages de comics, etc.), il faut largement plus.
Bande son
Le jeu comporte uniquement des voix en anglais avec des sous-titres français, mais les voix sont excellentes, surtout celle de Jackie et du Darkness.
Avec un casque, la voix grave et menaçante du Darkness donne "parfois" vraiment des frissons.
L’OST est vraiment bonne : un gros mélange de métal et de rock pendant les phases d’action, qui colle parfaitement à l’ambiance du jeu, avec aussi d’autres styles plus calmes et tout aussi excellents.
Ça ne plaira pas à tout le monde, mais moi j’ai adoré.
Graphismes
Le style graphique est un peu particulier, mais j’adore.
Il a sa propre vibe sombre et mature qui colle parfaitement au jeu.
Ce n’est pas le plus beau techniquement, mais l’ambiance qu’il dégage m’a vraiment plu.
Les différentes versions du jeu
Le jeu est sorti uniquement sur PS3 et Xbox 360.
Aujourd’hui, le mieux est clairement de le jouer en émulation.
Il existe des patches pour passer en 60 FPS, élargir le FOV et corriger quelques bugs graphiques.
La version Xbox 360 émule mieux et permet d’augmenter la résolution mais est très gourmande en ressources, sinon on auras des baisses de framerate et des micro-freezes.
La version PS3 de ce jeu ne peux pas être amélioré en terme de résolution, mais dispose elle aussi du patch 60 FPS et du FOV.
Mais de mon coté, les 60 FPS n'étaient pas vraiment stable, alors j'ai locké le jeu à 30.
À part quelques petits artefacts (rayons bleus bizarres pendant l’intro et reflets de miroirs), le jeu tourne nickel du début à la fin.
Le jeu sur l’émulateur Xbox 360 est cependant un peu plus terne au niveau des couleurs quand on active le patch pour corriger les problèmes graphiques.
Conclusion
À l’origine, The Darkness était un comics qui a commencé en 1996 et s’est terminé en 2013, avant de bénéficier d’un reboot en décembre 2025 par le co-créateur original lui-même, et qui est toujours en cours.
Franchement, ce jeu aurait pu être un excellent film et mérite largement un Remake (ou au minimum un remaster).
À l’époque, je l’avais chopé en occasion pour environ 15 euros et j’avais pris une claque.
Une suite est également sortie 5 ans plus tard en 2012 alors que je n'y croyais plus.
En bref, si vous voulez un jeu avec une thématique de la mafia, avec des pouvoirs surnaturels, ainsi qu'un scénario solide et une ambiance sombre et adulte, The Darkness est fait pour vous.
Une pépite un peu oubliée de la génération Xbox 360/PS3.
vohmp
Le 2 est excellent lui aussi, mais le style graphique change complètement : il passe en cell-shading pour se rapprocher encore plus de l’esthétique des comics.
Il est aussi ultra-violent et encore plus mature et assumé pour un public adulte.
Ouais c'est clair que cette license le mérite, mais comme ils ont rebooté le Comics, qui sait...
Le 2 est excellent lui aussi, mais le style graphique change complètement : il passe en cell-shading pour se rapprocher encore plus de l’esthétique des comics.
Il est aussi ultra-violent et encore plus mature et assumé pour un public adulte.