20 ans déjà ! Sorti en toute fin de vie de la PlayStation 2, Final Fantasy XII n’était pas seulement un baroud d’honneur technique : c’était aussi une proposition radicale pour la série, un épisode prêt à bousculer ses propres codes. Monde ouvert sans combats aléatoires, intrigue politique dense, système de combat presque automatisé… À l’époque, beaucoup ont rejeté la proposition sans prendre la peine de s'y pencher réellement. Mais avec le recul, il demeure difficile de ne pas y voir l’un des Final Fantasy les plus audacieux, et peut-être même les plus fascinants jamais conçus.
Tout l'amour porté par l'auteur de ces lignes à Final Fantasy XII, et plus globalement, à tout l'univers d'Ivalice, a déjà été porté en texte il y a tout juste un an, à l'occasion d'un article collégial dédié aux 25 ans de la PS2. Mais puisqu'on ne se lasse jamais de se répéter, voire de s'épancher sur les raisons de cette réussite flamboyante, un papier dédié s'avère bien mérité, surtout à l'occasion des 20 ans du jeu (donc sorti le 16 mars 2006 au Japon, avant d'arriver presque un an plus tard en Europe). 2006, c'est tard pour la génération PS2 : la console est en fin de vie, et la génération suivante pointe déjà le bout de son nez. Mais Square Enix n’entend pas quitter la console sans un dernier coup d’éclat, offrant avec FF XII l'une des plus belles claques techniques de la console. Vastes zones ouvertes, absence de combats aléatoires, mise en scène relativement sobre, Final Fantasy XII regroupe toutes les ambitions de l'éditeur à l'époque, le tout dans un enrobage très inspiré par la folie Star Wars d'alors.
Délices d'Ivalice
Le décor, c'est Ivalice, un monde déjà exploré dans Final Fantasy Tactics et Vagrant Story, mais toujours aussi mystérieux, avec ses royaumes déclinants, ses empires conquérants et ses tensions politiques, bien loin des récits adolescents qui pulullent pourtant dans le genre depuis des décennies. Alors, certes, il y a Vaan, que le joueur incarne en premier (enfin, pas réellement en premier, mais vous avez l'idée), et qui représente toujours cet attachement à une certaine crédulité, visiblement toujours dans le cahier des charges. Sauf que très vite, le joueur comprend que ce n'est pas vraiment son histoire. Il pourrait s'agir de celle d'Ashe, princesse héritière déchue d'un royaume conquis par l'Empire d'Archadia. Mais le plus évident, c'est Balthier : déjà, il se définit lui-même comme "the leading man" (le premier rôle), dans une réplique devenue l'une des plus célèbres du jeu. Et ce n'est pas juste de l'arrogance : contrairement à Vaan, Balthier possède un passé directement lié aux enjeux du scénario, une vraie compréhension du monde d'Ivalice, et surtout une influence réelle sur la direction des événements. On rappelle que l’intrigue de Final Fantasy XII tourne autour des néthicites, de l’Empire d’Archadia et de la manipulation du pouvoir, or Balthier est intimement lié à tout cela. D'une part, il est le fils de Cidolfus Demen Bunansa, l'un des principaux antagonistes du jeu, a fui Archadia et son passé pour devenir pirate du ciel, et comprend mieux que les autres les dangers liés aux nethicites et à la technologie impériale. Et puis, contrairement à Vaan ou même Penelo, Balthier a du charisme à revendre.
Outre la teneur très engageante du scénario, témoignage du savoir-faire de Yasumi Matsuno en la matière, la vraie révolution de Final Fantasy XII se situe en réalité dans son gameplay : le jeu abandonne les combats aléatoires et adopte un système inspiré du MMO, où les affrontements se déroulent directement sur la carte. Les personnages agissent en temps réel, guidés par le fameux système des Gambits. Le principe de ces derniers est simple : il faut programmer des comportements automatiques. Par exemple, si un allié a moins de 50% de vie, lancez automatiquement un sort de soin. Si un ennemi est faible face à des sorts élémentaires de glace, lancez-en un sans avoir à passer par une commande directe du joueur. Ce système, absolument génial, et qui n'a que trop peu servi d'inspiration depuis (on note quand même Unicorn Overlord, probablement la tentative qui a su s'en rapprocher le plus, au tour par tour néanmoins), transforme progressivement le joueur en stratège : une fois les Gambits bien réglés, les combats s’enchaînent presque tout seuls. Et si l'idée semble étrange, elle s'avère en réalité incroyablement addictive : la vraie bataille, elle se passe dans votre tête, et dans les menus.
À sa sortie, Final Fantasy XII reçoit d’excellentes critiques (au sein même des ces pages d'ailleurs) mais divise parmi les amateurs de la licence, et ce pour plusieurs raisons : certains y voient un conte trop politique pour la série, voire trop froid. D'aucuns venaient même à le considérer comme à part dans la licence, ce que l'on ne peut que réfuter, encore aujourd'hui : le XII n'est pas moins un Final Fantasy qu'un autre, grâce son audace, sa volonté salvatrice de réinventer ses systèmes, et son univers incroyablement attachant, certes aidé avec maestro par l'incroyable musique de Hitoshi Sakimoto, Hayato Matsuo et Masaharu Iwata, l'une des meilleures de la licence (oui, malgré le fait qu'Uematsu, qui ne signe que KissMe Good-bye, s'y soit fait discret). En 2017, Final Fantasy XII : The Zodiac Age ressort plateformes modernes avec une refonte bienvenue, qui en font la meilleure expérience du jeu à l'heure actuelle : équilibrage revu, vitesse accélérée, système de jobs, cette version met en lumière ce que beaucoup n’avaient pas perçu à l’époque, à savoir la profondeur folle de son système. Et tous les 2/3 ans, on le relance. Et tous les 2/3 ans, on retrouve cette ambiance si chaleureuse, si particulière. Tiens, ça fait presque 2 ans... il sera bientôt temps de s'y remettre.
https://www.gamekult.com/actualite/final-fantasy-xii-a-20-ans-aujourd-hui-et-il-reste-la-madeleine-de-proust-fondamentale-3050868980.html
vagrant story, FF tactics et FF 12.
ça tombe bien car je fais la version zodiac age en ce moment (je n'avais jamais testé cette version) et cela fait plus de 10 ans que je n'ai pas fais FF12.
Mon premier avis sur ff 12 est que c'etait le jeux le plus ambitieux de suqare et l'un des 5 meilleurs jeux de la ps2.
Actuellement sur la vesion zodiac..mon avis ne change pas. Le jeux est tellement efficace notamment sur son gameplay. On a vraiment l'impression d'un mélange entre FF tactics et d'un ff classique, mature , des personnages d'une beauté incroyable (aller voir les artworks). La grande force du jeux c'est le système de combat et son monde qui donne l'impression d'être dans un monde ouvert (oui déjà sur la ps2). On a vraiment l'impression de se déplacer dans un vaste univers, et les combats s'enchainent sans qu'on en est marre...on reflechis au build de ses personnages ect..Il y a pleins de choses à faire en dehors de la quête anexe, l'histoire est mature (matsuno oblige), il y a pleins de pnj partout (bizarrement ff 15 est beaucoup plus vide..et ff 16 aussi à ce niveau)
La seul faiblesse du jeux pour moi c'est dans les espaces fermés (donjon) et si je me souviens bien la fin est moins. marquante que les autres ff. Les persos ont plus de retenus.
Bref l'un des meilleurs jeux de tous les temps, super addictif, un super univers et probaglement le FF le plus ambitieux de square..(peur être avant le FF7 part 3?)
foncez si c'est pas déjà fait, et faites vous un jugement qu'à partir d'une dizaines d'heures, pas avant.
Mais le faite de ne jamais avoir pu finir le jeu laisse un goût amère dans la bouche
J'aurais bien voulu voir à quoi aurait pu ressembler le jeu....
On ne le saura jamais
pour le monde en lui même on aime ou pas, moi je n'ai pas aimé (ni tactics d'ailleurs), le lore en lui même n'est pas réellement inclu directement dans le jeu mais via des média annexe, et la trame est plus une suite d’evenementiel qu'une vrai histoire contrairement a un vagrant story ,Yasumi Matsun, j'aurais préféré qu'on lui confie plutot la suite de la licence vagrant que le placer sur FF (ou le laisser sur les tactics) histoire qu'il continue la ou il était le meilleur